BREMOND
cèdent, né ert 1561, mort le 15 avril 1651. Jeune encore, il accompagna son père dans ses campagnes sous le nom de baroji des Châteliers, et, comme son père, il resta attaché à la cause royale. Lié avec le duc d'Épernon , il le suivit au siège d'Aix en 1593. En 1614 U représenta, aux états généraux , la noblesse d'Angovunois. En 1617 il marcha contre les Rochelois , qui s'étaient emparés de Rochefort; et avec le duc d'Épernon il conduisit à Angoulêrae la reine, qui venait de quitter Blois. Au siège de Saint- Jean-d'Angély , où il se trouva en 1611, il eut son fils , François de Bremond, tué à son côté. n combattit aussi sous les ordres du duc d'Épernon jusqu'à la paix de 1625 , et secourut en 1728 l'île de Ré attaquée par les Anglais. L'historien Dupleix dit, en parlant de lui et de son fils Jean-Louis de Bremond, que « leurs noms méritent de la postérité. « Bremond revint ensuite au siège de la Rochelle. En 1635 , il conduisit le ban et l'arrière-ban de la noblesse à Châlons, où se trouvait le roi. Il mourut retiré au château d'Ars, après avoir fait la guerre pendant soixante-quinze ans, et avoh' assisté à plus de vingt battes et dix-huit sièges.
Duplelx, Histoire de France. — Moréri, Dictionnaire historique.
IV. BREMOND D'ARS (Jeati-Louis) , de la branche d'Orlac , marin français , mort le 24 août 1704. Enseigne des vaisseaux du roi, il tomba frappé d'un boulet'au combat de Malaga, à côté de l'amiral comte de Toulouse. Son frère, Jacques-René, fut grièvement blessé dans la même affaire. C'est à eux qu'Esménard fait allusion dans son poëme de la Navigation :
Là ces guerriers enfants, dont le jeune courage Brille de leur faiblesse et des grâces de l'âge. Élèves d'un héros et fiers de son appui. Par la fondre en éclats sont frappés devant lui.
Annales de la marine. — La Pérouse. — Bonflls, His» toire de la marine française.
V. BREMOND D'ARS {Pierre-René-Augustc, comte de), né à Saintes le 16 décembre 1759, mort dans la même ville le 25 février 1842. Nommé le 31 décembre 1788, par la noblesse de Saintonge, l'un des commissaires chargés de demander une administration provinciale, il proposa en même temps la proportionnaUté dans le payement des subsides. Député suppléant aux états généraux de 1789, il y remplaça le comte de la Tour - du - Pin ,' devenu ministre de la guerre, et fit partie de la minorité amie des réformes progressives et modérées. Il signa la protestation du 13 avril 1790, contre le décret confraire à lareligion catholique. H en fit de même, le 24 juin, contre le décret relatif à la noblesse, et, le 30 mars 1790, contre le décret de déchéance du roi. Dans d'aufres occasions, les 31 août et 29 septembre 1791 notamment, il manifesta les mêmes sentiments en faveur de la religion et de la royauté. Comme tant d'aufres membres de la noblesse et du clergé, il émigra, et se réfugia en Hollande lors de la conquête de la
Belgique par les armées républicaines, n rentia en France en 1800, après avoir vécu à l'éfranger, en donnant des répétitions de latin et de mathématiques. Un fils mort de froid et de faim , sa femme et sa sœur incarcérées, ses propriétés aliénées, tant de malheurs accumulés le portèrent à se retirer en quelque sorte du monde, au fond d'une campagne , près de Saintes, loin des honneurs, qu'il relusa. Sous l'empire comme sous la restauration , il se contenta du modeste tifre de maire de la Chapelle-des-Pots. Membre du conseil d'agriculture de Saintes, il a publié : Mémoire sur la culture de la vigne et la fabrication des vins en Saintonge, dans le compte rendu de la Société d'agriculture de Saintes (1806); — quelques autres itféwîoires, imprimés de même dans les Bulletins de cette Société.
Biographie Saintongeaise. — Nouvelle Biographie des Contemporains. — Rabbe, etc.. Biographie portative des Contemporains.
VI. *BRE.MOND(Cy%arZes de), marquis d'Ars, neveu de Jean-Louis, officier de marine , né en Saintonge le 15 août 1738, tué le 10 janvier 1771 . Enseigne des vaisseaux du roi , il commandait , en avril 1760, la frégale V Opale, lorsqu'il s'empara successivement, avec le secours de la Malicieuse, du navire anglais le Guillaume-Marie, et de la frégate anglaise le Pingouin, de vingtquafre canons. Chargé, pendant quafre mois, de croiser sur les côtes d'Angleterre avec la frégate la Brune, dontil fut séparé vers la fin de décembre, Bremond fit dans cette campagne plusieurs prises importantes sur les Anglais, et succomba dans un combat confre des forces supérieures.
Gazette de France, années 1760-1761. — La Pérouse. — Bonfils, Histoire de la Marine —Documents inédits.
BREMOND D'ARSES OU ARS (1) (Louis),
guerrier français , né en Saintonge , vivait dans la première moitié du seizième siècle. Il fut d'abord lieutenant de Louis de Luxembourg, comte deLigny, et se distingua à Fomoue, où le chevalier Bayard combattit sous lui. Il ne se fit pas moins remarquer sous Louis XII. En 1499 il assista à la prise d'Alexandrie. Il alla ensuite au secours du château de Milan, lors de la révolte contre la domination française. A Novare, il lutta courageusement et de sa personne contre Ludovic Sforce. Il concourut à la conquête de Naples , se distingua au siège de Canosa , s'empara de Biseilles, et prit d'assaut le château de cette ville. A Cerignoles, le 28 avril 1503, il fut blessé, se rétablit bientôt de sa blessure, et vint prendre, dans la Fouille, Andria etplusieiu-s aufres villes. Chargé de remplacer le comte de Ligny, qui venait de mourir à Lyon, Bremont d'Ars s'étabUt dans Venouse, que les Espagnols ne purent lui enlever. « Louis d'Ars, dit Jean d'Authon , fit ce que grosse armée ne put pas , et demeura le premier et le dernier en PouUle. » Il débarqua dans la Marche d'Ancône. A Rome,
(1) Il n'est pas de la même faraiile que les Bremond d'.\.rs précédents.