BREMOND
où il se rendit ensuite, il reçut du pape l'accueil le plus flatteur. A Fellizanos il tailla en pièce, un corps d'ennemis qui voulaient lui faire obstacle. Louis XII le plaça avec ses officiers dans sa garde. En 1510 il revint en Italie, où il eut Bayardpour lieutenant, et se trouva à la bataille de Ravenne en 1511.
Jean d'Authon, Chronique.
BREMOND ( Antoine), théologien et historien français de l'ordre de Saint-Dominique , né en 1692 à Cassy , en Provence ; mort en 1755. En 1716 il fut envoyé comme missionnaire à la Martinique ; mais le mauvais état de sa santé le fit bientôt rappeler. Il se rendit à Rome , où on lui confia la publication du Bullaire de l'ordre de Saint-Dominique , collection qui parut de 1729 à 1740, en 8 vol. in-folio. Bremond fut nommé, en 1748, général de son ordre. Outre l'ouvrage déjà cité, on a de lui : Manuale utile ad un cristiano , tradotto e raccolto da varj lïbri; Rome, i73&;—Degermana stirpe smicti Dominici;\hiA., 1740, in-4°; — De illustr. viris Pefro martyre Sansio et Francisco Seirano, et aliisin Fo-Mennaprovincla martyribus; ibid., 1753, in-8»; — Annalium ordinis prsedicatorum volumenp'imum; ibid., 1756, in-fol.
f^ie de Bremond Antoine, (dans le i^' vol. des) Annales ord. prsedicat. — Oraison funèbre du P. Bremond; Rome, 1755.
BREMOND (François de), physicien et naturaliste français, né à Paris le 14 septembre 1713, mort dans la même ville le 21 mars 1742. Il fut membre de l'Académie des sciences de Paris et de la Société royale de Londres. On a de lui : Traduction des Transactions philosophiques de la Société royale de Londres ; Paris, 1738, 4 vol. in-4°; — Tables générales des Transactions philosophiques ; ibid., 1735, 1 vol. in-4° ; — Recueil de tous les écrits publiés en Angleterre sur le remède de mademoiselle Stephens; ibid., 1742, 2 vol. in-12 : le l'^'' vol. est de Bremond et de Morand réunis; le 2^ vul. est de Morand seul; — une Traduction des expériences physiques sur diverses manières de dessaler Veau de la mer et de la rendre potable, par Galles; ibid., 1736, in-12; — une Traduction des Nouvelles tables loxodromiques de Murdoch; 1742, in-12; — une Traduction des expériences physico-mécaniques sur différents sujets, par Hawksbée, et Histoire complète de l'électricité, ouvrages posthumes publiés par Desmarets; 1754, 2 vol. in-12.
De Malran, Éloge de François de Bremond, dans les Mémoires de l' Académie des Sciences, année 1741. — Moréri , Dictionnaire hist. — Biographie médicale, — Quérard, la France littéraire.
BREMOND (Gabriel de), romancier français, réfugié en Hollande vers la fin du dix-septième siècle , se mit aux. gages des libraires des Provinces-Unies , comme un assez grand nombre de ses compatriotes,- qui trouvaient des moyens d'existence dans la publication d'écrits plus ou
moins frivoles. On ignore le lieu et la date de sa naissance, ainsi que l'époque de sa mort. Il ne se borna pas à composer des ouvrages romanes-ques. S'étant mêlé d'intrigues politiques dans des vues opposées à celles du gouvernement , alors que la guerre éclata entre les hautes puissances et la France, il fut mis en prison à la Haye ; c'est là qu'il occupa ses loisirs à refondre la traduction que Chapelain avait donnée des Aventures de Guzman d'Alfarache. Il supprima beaucoup de réflexions oiseuses ou prolixes qui embarrassaient la marche del'action, et « accommoda « le livre à la française , en y insérant une infi- « nité de petites histoires connues de ceux qui « cownais.se?2na'cartedelacouretdeParis(l). » Ce n'est donc pas une traduction nouvelle, ainsi que l'a cru Lenglet Dufresnoy. L'arrangeur (2) ne manque pas de saisir l'occasion de tomber à bras raccourci sur les gens de justice. Ces diverses modifications que subit la ti-aduction originaire procurèrent quelque succès à la Vie de Guzman d'Alfarache, où l'on voit ce qui se passe sur le théâtre de la vie humai7ie ; Amsterdam , 1695, 3 vol. in-12. Cette fois, ce furent les libraires de Paris qui usèrent de représailles envers ceux de Hollande en faisant réimprimer l'ouvrage la môme année. Le nouvel abrégé de Guzman, publié par le Sage, a fait oublier celui-ci. Bremond n'obtint sa liberté qu'après la conclusion du traité de Ryswick. Après sa sortie de prison, il passa au Levant, et depuis lors on manque de renseignements sur sa personne.
Les autres ouvrages que l'on connaît de Bremond sont : Apologie, ou les véritables Mémoires de J madame Marie Mancini, connétable de Golonna, écrits par elle-même; Leyde, 1678, pet. in-12 : ces véritables Blémoires étaient destinés à servir d'antidote à d'autres Mémoires également apocry])hes qui avaient été publiés à Cologne, 1676, in-12, sous le nom de cette princesse. -Le fond des uns et des autres est vrai; mais les incidents dépure imagination y tiennent trop déplace pour qu'on puisse les ranger dans la classe des documents historiques »u simplement anecdotiques; — Hattigé, ou les Amours du roi de Tamaran , nouvelle ; Cologne , Simon l'Africain , \ 1676, in-12 : c'est la l'elation, sous des noms supposés, des amours de Charles II, roi d'Angleterre, avec lady Castelmaine. L'abbé Sephoravaittrouvé sur l'exemplaire qui lui appartenait une clef manuscrite des personnages, que M. Barbier arapportée. D'aprèsM. Brunet, il faut compter //a<^((;(^ ' au nombre deslivres rares. Au surplus, cette nouvefle a été réimprimée dans le tome H du recueil intitulé Histoires tragiques et galantes, 1710, 3 vol. in-12; — le Galant Escroc, ou le faux \ comteBriou, i&ll, mAI; ~ Mémoires galants, oa les Aventïires amoureuses d'une personne de
(1) Lettres choisies de Bayle, avec des remarques, tom. I, p. 106.
(2) Mercier, A'éoiof/fp, on Vocabulaire de mois noMveauT, tom. 1, p. 49.
qualité, 1680, iiif-12. Desmaraeaux, annotateur
lies Lettres de Bayle (toni. i, p. 128), indique
encore plusieurs autres ouvrages dans le même
genre, et observe que l'auteur les a dédiés à des
personnes de qualité en Angleterre, sans doute
pour provoquer leur générosité ou leur appui.
I Toutes ces productions, quoique écrites avec es-
! prit et un certain enjouement, sont à peu près
1 oubliées aujourd'hui , à l'exception des Mémoi-
i res de Marie Mancini et d'Hattigé. On attribue
i aussi à Brémond le Double Cocu, histoire du
1 temps, Pa*is, 1678, in-12, réimprimé à Rouen,
j 80US ces titres : le Cocu content , ou le Vérita-
I ble Mirotr des Amoureux , 1702, in-12; —
I Histoire galantedhin double cocu, 1703, in-12.
Les amateurs de facéties recherchent ces sortes
d'écrits, seulement sur l'étiquette du sac.
[ J. Lamodreux.
\ Lenglet-Dufresnoy, Bibliothèque des Romans. — Des- I msizeaux, Lettres de Bayle avec des remarques. — Diej tionnaire des Anonymes.
\ KBÉiHOND ( Gabrielle), voyageuse française, I née à Marseille, vivait dans le milieu du dixî septième siècle. Elle fit le pèlerinage de Jérusa- } lem , et visita la haute et basse Egypte , la Pa- I lestine , le mont Sinaï, et une grande partie des {wovinces de la Syrie. Son voyage, traduit du 1 français par Richard- Ange Brerai , a été publié [ en italien; Rome, 1673, mri"; MA., 1679, il^•8^ I Biographie universelle.
BRÉMONT ( Etienne), théologien français, né à Châteaudun le 21 mars 1714, mort le 25 jan- ; vier 1793. Il fut successivement curé à Charti-es, chanoine de la même ville , et chanoine de l'é- ' glise de Paris. Il prit part aux querelles occasionnées par la bulle Unigenitus. Décrété de prise de corps par le parlement, il erra pendant [ onze ans, et ne reparut qu'en 1773. On a de lui : , Dissertation sur la notoriété publique des pécheurs scandaleux, etc.; 1756; — Recueil de pièces intéressantes sur la loi dti silence, in-12 ; — Lettres adressées à fauteur de l'Année littéraire, à l'occasion d'un nouveau plan de philosophie classique; Paris, 1785, in-12; — Représentations à M. Necker, à l'occasion de son ouvrage : De l'importance des opinions religieuses; Genève et Paris, 1788; — Apolegie du Mémoire présenté au roi par les princes, relativement à la réunion des ordres; Paris, 1789, in-8°; — Examen de plusieurs projets de constitution, in-8"; — De la raison dans Vhomme; ibid., 1785-1787, 6 vol. in-12. Cet ouvrage valut à l'kuteur un bref honorable de Pie VI et les félicitations des plus illustres prélats français.
Richard ei Giraud, Bibliothèqtte sacrée. — Ouérard, la France littéraire.
BRÉMONTIER (Nicolos-Théodore), ingénieur français, inspecteur général des ponts et chaussées, né en 1738, mort à Paris en 1809. Doué d'unespritobservateur,deconnaissancesétendues dans les sciences naturelles, il fut le premier tpii
BRÉMOND — BREMSER S18
signala un moyen propre à fixer les dunes du golfe de Gascogne , à les empêcher de gagner pays, suivant l'expression de Montaigne. On sait que , depuis plusieurs siècles , ce» montagnes de sable mobile , s'avançant avec une rapidité effrayante entre l'embouchure de la Gironde et celle de l'Adour, avaient couvert un vaste territoire, et enseveli un grand nombre d'habitations et de villages. Brémontier, par des moyens aussi simples qu'avantageux dans leurs résultats , arrêta ce fléau, qui menaçait même l'existence future de la ville de Bordeaux. Dans ces contrées, autrefois désertes, on, voit aujourd'hui de magnifiques forêts de pins maritimes, et même des plantations de vigne, qui y réussissent parfaitement. Aussi n'est-ce pas sans un vif sentiment d'intérêt que le voyageur lit, sur ta pierre du monument élevé en ce lieu à la mémoire de Brémontier, les mots suivants, qu'y a gravés la reconnaissance publique : L'an 1786, sous les auspices de Louis XVI, M. Brémontier fixa le premier les dunes, et les couvrit de forêts. En mémoire du bienfait, Louis XVI il, continuant les travaux de son frère, éleva ce m,onument, 1818. Brémontier a donné l'explication détaillée des moyens qu'il a employés , et l'historique de ses travaux , dans quelques mémoires présentés à la Société d'agriculture de Paris. Le rapport des commissaires de cette Société est inséré dans le tome IX de ses Mémoires ( année 1806). On a encore de Brémontier : Mémoire sur les dunes, et particulièrement sur celles qui se trouvent entre Bayonne et la pointe de Gave, à l'embouchure de la Garonne; Paris , 1796, in-8''; — Rechei'ches sur le mouvement des ondes; MA., 1809, in-8°.
Rapport sur les différents Mémoires de Brémontier. par MM. Gillet-Laumont, Tessier etChassiron. — Notice sur Brémontier, dans les Mémoires de la Société d'agriculture. t. XIII. - Le Bas, Dict. encyclop. de lu France. — Quérard, la Frayice littéraire.
BREMSER (Jean-Godefroy), médecin naturaliste allemand, né à \Vertheim-sur-le-Mein le 19 août 1767, mort le 21 août 1827. Il se fixa à Vienne, et y pratiqua la médecine ; il contribua vivement à la propagation de la découverte de la vaccine, fit de nombreux essais sur l'emploi thérapeutique du galvanisme, s'occupa spécialement de la théorie des vers intestinaux , des moyens de guérir les affections vermincuses, et devint un célèbre helminthologiste. On a de lui en allemand : Essai sur la vaccine; Vienne, 1801, in-8°; — la Vaccine considérée dans ses rapports avec les intérêts de l'État; ibid., 1806, in-8°; — Explication des proverbes populaires sur la médecine, MA., 1806, in-S"; — Avis sur lamanière dont il faut seconduire dans les saisons insalubres pour se préserver des maladies; ibid., 1807, in-4°; — Traité zoologique et physiologique sur les vers intestinaux de l'homme; MA., 1819, in-8°; traduit en français par Grundler; Paris, 1824, in-S" ; — Icônes helmint/ium, systema Budolfi
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entozooLogicum illustrantes ; ibid., 1824, in-fol. Callisen, Medic, Sckriftsteller-Lexicon.
BREMUNDANO (Francisco-Fadro), historien espagnol, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Uistoria de los hechos del senor don Juan de Austria en elprincipado de Cataluna; Saragosse, 1673, in-fol. ; — Floro historico de la guerra de Ungria; Madrid, 1684, 5 vol, in-4°.
Antonio, Bibliotheca hispana nova.
ERENDAN (saint), dit l'Ancien, né en Irlande vers la fin du cincpiième siècle, mort le 16 mal 578. Après avoir passé plusieurs années dans l'abbaye de Llan-Carvan , il fonda le monastère d'Ailech en Angleterre , bâtit une église dans les îles Sbetland, établit plusieurs couvents et plusieurs écoles dans sa patrie, et contribua ainsi à la civilisation de l'Irlande. La relation des voyages de ce saint se trouve dans un recueil manuscrit de la bibliothèque de Nuremberg, contenant le récit des voyages de Marc-Paul et de quelques autres personnages.
P^ie manmcrite de saint Brendan, dans la bibliothèque Cottonienne à Londres. — Jacques Usher; Britannic rutn ecclesiarum antiquitates. — Smith, Histoire naturelle et civile de Kerry. — Les Bollandlstes, t. III, de mai.
BRENDEL {Adam), médecin allemand, mort en 1719. n fut professeur d'anatomie et de botanique dans l'université de Wittemberg. Ses principaux ouvrages sont : de Homero medico; Wittemberg, 1700, 1715,in-4°; — de Embryone in ovulo ante conceptionem existente; ibid., 1703, in-4''; — de Curatione morborum per carmina; ibid., 1706, in-4°; — Liber de lapidicina microcosmica ; ibid., 1711, in-4°; — de Balneis veterum valetudinis causa adhibitis; ibid., 1712, in-4°; — Commentatio de/ebre puerpera ex antiquitate eruta; — de TJsu et ahusu venx sectionisin eurandis febribus ; ibid., 1715, in-4°.
Biographie médicale.
BRENDEL (Jean-Godcfroy) , médecin allemand, né à Wittemberg en 1712, mort le 17 janvier 1758. n fut professeur de médecine à Gœttingue. Ses principaux ouvi'ages sont : Opuscula mathematici et medici argumenti; Gœttingue, 1769, 3 vol. 10-4°; — Medicina legalis seu forensis , ejusdemque prselectiones academicœ in Teichmeyeri inst. medic. leg. ; Hanovre, 1789, in-4°; — Prselectiones academieœ de cognoscendis et eurandis morbis; Leipzig, 1792, 3 vol. in-8°; — un grand nombre de dissertations sur différents sujets de médecine.
Adelung, suppl. à iôchet, Allgem. Gelehrten-Lexicon. — Biographie médicale.
BRENDEL (Jean-Philippe), médecin allemand, vivait à Schleitz, dans le Vogtland, au commencement du dix-septième siècle. On a de lui : Consilia medica celeberrimorum quorumdam Germaniœ medicorum collecta; Francfort, 1615, in-4».
Van der Llnden, de Scriptoribus medicis.