CIMABUE — CIMAROSA
répétition avec quelques changements; elle avait été peinte par Cimabue pour l'église Saint-François de Pise, et elle est restée en France à la dispersion du Musée Napoléon.
Selon Vasari, Cimabue avait peint plusieurs sujets de la vie du Cbrist dans le cloître de Santo-Spirito de Florence; il n'en reste plus de traces, non plus que des fresques dont il avait décoré à Padoue l'église del Carminé, détruite par un incendie. Cimabue mourut comblé de richesses et d'honneurs, plus digne encore des hommages de la postérité pour avoir deviné le Giotto, et l'avoir donné au monde ; il fut enterré dans la cathédrale de Florence, dont il avait été l'un des architectes. E. Breton.
Vasari, f^ite. — Lanzi, Storia pittorica. — Délia Valle, Lettere sanesi.— Morrona, Pisa' illustrata. — OrlandJ, Jbbecedario. — Baldinucci, iVoêisie..— Ticozzi, Dizionario, etc.
ciMAR£.Li.A.{Barthëlemi), chroniqueur ita lien, de l'ordre des Mineurs, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il composa avec Hor. Diola l'ouvrage suivant : Croniche deW orcline de' frati Minori; Venise, 1617, 5 vol. in-4°; traduit en français, Paris, 1623, 4 vol. in-4°.
Waadiug, Sciiplor. ordinis Minonim. — Diipin, Table d-es auteurs ecclésiastiques du dix-septième siècle.
ciMÀRELLi ( Vincent- Marie^, historien italien, de l'ordre des Dominicains, né à Corinalto, au commencement du dix-septième siècle, mort à Brescia, en 1660. Il professa la théologie, et fut inquisiteur dans différentes villes. On a de lui : Besolutiones physicee et morales; Brescia, 1640, in-4''; — Istoria dello stato d'Urbino da' Senoni, detta Vmbria Senonia, e de' lor granfatti in detta Umbria Senonia e de' lor gran fatti in Italia; délie citta e luoghi che in essa al présente si trovano; di quelle che distrutte gia furono famose , e di Corinalto che dalle Cenesi di Suasa hebbe l'origine; Brescia, 1642, in-4°.
Échard, BibliotJi. script, ord. Prœdie.
*ciMAROLi,us (Ignace-Brentanus), histoùm allemand, de l'ordre des Bénédictins, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : Epitome {chronologica mundi christiani, s. ab anno nativ. Chr. usque ad 1726 ; Augsbourg, 1727, in-fol. ; — Historiens et encomiastes Marianus ; Vienne, 1729, in-4°,
Ziegelbauer, Hist. liter. ord. S, Bened.
ciMAROSiL ( Bomenico), célèbre compositeur italien, naquit le 17 décembre 1749 (1), à Aversa, petite ville du royaume de Naples, et mourut à Venise, le 11 janvier 1801. Fils d'un pauvre maçon, il n'avait que sept ans lorsque son père, qui était venu se fixer à Naples, se tua en tombant d'un ëchafaud. Dans sa détresse, la mère de Cimarosa le recommanda à un moine qu'elle avait pour confesseur. Celui-ci, après avoir donné quelques
(1) M. Fétis ei. plusieurs autres biographes .Indiquent , l'année 175* comme étant celle de la naissance de Ciaarosa.
leçons de latin à l'enfant, fut frappé de son intelligence, et se chargea non-seuleûtent de son éducation, mais encore, de son entretien. Par im heureux hasard, le bon moine était oi'ganiste de son couvent; s'apercevant du goût de son pupille pour la musique, il se mit aussi à la lui enseigner. Les rapides progrès de son élève lui ayant révélé sa vocation, il le fit entrer au conservatoire de^Sainte-Marie de Loretto, et ce fut là que sous la direction de Fenaroli , disciple de Durante, le jeune Cimarosa étudia le contre-point et acquit cette pureté et cette élégance de style qui distinguent les ^maîtres sortis des écoles de Naples au dix-huitième siècle.
A l'âge de dix-neuf ans, Cimarosa avait terminé ses études musicales; doué d'une brillante imagination, ses premières productions annonçaient déjà ce qu'il serait un jour : on y trouvait ces mélodies heureuses qui caractérisent tousses ouvrages. Outre sentaient comme compositeur, il jouait bien du violon et chantait parfaitement. La Baronessa stramba; représentée en 1773, à Naples, fut le premier ouvrage par lequel il se lit connaître du puMic. Ce début fut couronné d'un plein succès , et en peu de temps Yltaliana in Londra , la Finta Frascatana, la Finta Parigina, et il Fanatico per gli antichi Romani placèrent leur auteur au premier rang des compositeurs de son époque. : Déjà Piccini avait donné l'idée des finali ; mais ce fut dans il Fanatico que l'on entendit pour la première fois des trios et des quatuors dans le courant de l'action. En 1776 il se rendit à Rome, où il écrivit il Pittore Parigino et i Due Baroni, et revint ensuite à Naples se mesurer avec Paisiello, dont les compositions excitaient l'enthousiasme général. L'Armida imaginaria, gli Amanti comici et une foule d'autres délicieux opéras, sortis comme par enchantement de sa plume féconde, portèrent sa réputation dans toute l'Italie. Rome, Florence, Vicence, Venise, Turin se disputèrent tour à tour l'honneur de posséder le jeune musicien. A Venise, en 1782, après la première représentation du Convito di Pietra, la population le ramena chez lui en triomphe à la lueur des flambeaux. On ne savait ce qu'on devait le plus admirer ou de sa prodigieuse facilité ou de l'invention qui brillait dans toutes ses productions.
Tant d'œuvres étincelantes de verve, de grâce et de naturel, répandirent bientôt le nom de Cimarosa dans toute l'Europe. L'impératrice de Russie, Catherine II, l'appela à sa cour, en lui faisant offrir le titre de compositeur de sa chambre et du théâtre impérial ; des avantages pécuniaires considérables étaient attachés à cette offre. Cimarosa accepta : il partit de Naples au commencement de l'année 1787 ; mais avant de se rendre à Saint-Pétersbourg, il alla à Tm'in, et y écrivit il Valdomiro, qui obtint un éclatant succès. A son arrivée en Russie, il y fut accueilU avee la plus haute distinction et traité avec raunifi^