‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 154 sur 200 · CLÉON — CLÉOPATRE · texte numérisé non relu

CLÉON — CLÉOPATRE

loents que nous avons sur le célèbre démagogue nous viennent de ses ennemis , nous rappellerons les reproches qui lui ont été faits. On l'accuse d'avoir corrompu le gouvernement athénien, en donnant trop d'influence à la classe populaire. Selon Plutarque, « Cléon, sans aucun égard pour la décence des assemblées, donna le premier l'exemple d'y crier de toutes ses forces , de rejeter sa robe par derrière , de frapper sur sa cuisse, de marcher à grands pas dans la tribune pendant son discours; et par là il introduisit parmi ceux qui administraient les affaires publiques une licence et im mépris de toute bienséance qui portèrent dans la république la confusion et le désordre. » Plutarque raconte à ce sujet une anecdote assez curieuse. « Un jour que Cléon devait parler au peuple , il se fit attendre fort longtemps ; il vint enfin très-tard, avec une couronne de fleurs sur la tête , et pria le peuple de remettre l'assemblée au lendemain. « Car aujourd'hui , dit-il , je n'ai pas le temps de parler d'affaires : je reçois chez moi des étrangers et je fais un sacrifice. »Les Athéniens se levèrent en riant, et congédièrent l'assemblée. » On reproche encore à Cléon d'avoir fait voter à plusieurs reprises la continuation d'une guerre qui devait perdre sa patrie. Quelque graves que soient ces accusations , il faut reconnaître qu'Athènes prospéra sous son administration. H accomplit par la prise de Sphactérie un des actes les plus éclatants de la guerre du Péloponnèse. Mort en 422, il ne saturait être responsable des fautes qui amenèrent dix- huit an« plus tard la chute d'Athènes et le triomphe de sa rivale.

Thucydide, III, 36-41, 48-30 ; IV, 21, 22 , 27, 28, 122 ; V, 2-3, 6-10. — Diodore de Sicile , XII, ss, 63, 73, 74. — Aristophane, Aeham., 377, 502; Equités, Fespœ, Nubes, 549, 580; iJanœ, 569-577.— Plutarque, Périclès, 51; Nicias, 7.— Bôckh, Staats-haushaUung, etc., II, IS.— Grote, Historij of Greece, t. V, VI. — P. Mérlmce , dans la Revue des Deux Mondes, 1 Jnin 1849.

CLÉON , sculpteur grec, né à Sicyone , vivait vers la centième Olympiade ( 376 avant J.-C). Il reçut les leçons d'Antiphane, qui lui-même avait étudié sous Périclyte , élève du grand Polyclète. II exécuta, après la quatre-vingt-dix-huitième olympiade, pour le temple d'Olympie, deux statues de Jupiter en bronze. Au rapport de Pline, il excellait à faire des statues représentant des [tersonnages vivants.

Pline, Histor. net., XXXIV, 19. — Pausanlas, VI.

CLÉoNiCE. Voy. Pausanias.

CLÉONYME (KXe(ovu[Aoi;), secondfils de Cléomène H, roi de Sparte, et oncle d'Areus F"^, vivait vers 300 avant J. C. H fut exclu du trône après la mort de son père, en 303, à cause des craintes qu'inspirait son caractère violent et tyrannique. En 303, les Tarentins, en guerre avec les Romains etlesLucaniens, demandèrent des secours aux Spartiates, qui leur envoyèrent quelques troupes commandées par Cléonyme. L'arrivée des Spartiates obligea les Lucaniens à la paix ; les Romains traitèrent aussi avec les

Tarentins, et Cléonyme, qui avait d'abord songé à délivrer la Sicile de la tyrannie d'Agathocle, se mit à courir la mer Adriatique , plutôt en pirate qu'en général. Il fit une descente sur le territoire des Venètes, fut défait par les Padouans et forcé de se rembarquer. H parvint à s'emparer de Corcyre, mais il en fut bientôt chassé par Démétrius Poliorcète. Une nouvelle tenta- ^ tive sur Tarento ne réussit pas à Cléonyme; il revint à Corcyre, et à partir de ce moment il disparaît de l'histoire jusqu'en 272, où nous le retrouvons appelant Pyrrhus à Sparte {voy. AcROTATus). On ignore ce que devint Cléonyme, mais son fils Léonidas fut dans la suite roi de Sparte.

Diodore, XX, 104, 105. — Tlte-Live, X, 2. - Strabon, VI. —Pausanias, III, 6. - Plutarque, Jgis,3; Pyrrhus, 26.

* CLÉONYME, fils du général Spartiate Sphodrias, vivait vers 380 avant J.C. Il était hé par la plus étroite amitié avec Archidame , fils d'Agésilas. Ce prince intervint à la prière d' Archidame en faveur de Sphodrias, mis en jugement en 378, et le sauva conti-e les véritables intérêts de Sparte. Cléonyme montra la plus vive reconnaissance pom' le sauveur de son père, et fut tué à la bataille de Leuctres, 371 avant J.-C.

Xénophon, Hellenica, V , i. — Plutarque, Agésilas, 25, 28.

CLÉOPATRE (KXeoTràTpa) , reine des Macédoniens, nièce d'Attale, général macédonien, mis à mort en 335 avant J.-C. Philippe, père d'Alexandre le Grand , avait répudié Olympias en 337, pomépouser Cléopâtre. Après la mort de ce prince, Olympias fit périr sa rivale et l'enfant que celleci avait eu de Philippe.

Justin, IX, 5, 7. - Pausanias, VII, 7. — Diodore, XVI, 93; XVII, 2. — Plutarque, Alexandre, 10.

CLÉOPATRE, reine d'Épire, fille de Philippe et d'Olympias, et sœur d'Alexandre le Grand, morte en 308 avant J.-C. Elle épousa, en 336, Alexandre, roi l'Épire, son oncle du côté maternel. Philippe fut assassiné pendant les fêtes qui accompagnèrent ce mariage. Cléopâtre, devenue veuve en 326, fût, après la mort d'Alexandre, recherchée en mariage par les principaux lieutenants de ce prince. Léonat, Perdiccas, Cassandre, Lysimaque et Antigone demandèrent inutilement sa main. Cléopâtre, qui vivait à Sardes, comblée d'honneurs, mais captive, résolut de passer en Egypte , auprès de Ptolémée ; Antigone, informé de ce dessein, la fit assassiner.

Diodore, X'^U, 23; XX, 37. — Justin, IX, 6; XIII, 6; XIV, 1.

CLÉOPATRE, reine d'Egypte, fille d'Antiochus EH^le Grand, morte vers 174 avant J.-C. Elle épousa, en 193, Ptolémée V, Épiphane, à qui elle apporta pour dot la Cœlé-Syrie. Après la mort de son mari, en 181, Cléopâtre, en qualité de régente, gouverna l'Egypte avec beaucoup de sagesse ; elle mourut avant la majorité de son fils , Ptolémée Philométor.

Tite-Uve, XX.XV1I, 3. - PoJybe, XXVIII, 17,

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