‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 20 sur 200 · CHATEAUNEUF · texte numérisé non relu

CHATEAUNEUF

consul à Tripoli de Syrie, consul général à Tunis, et enfin résident de la France à Genève. Lorsque Dumouriez se fut expatrié, Chàteauneuf quitta ce dernier poste, se retira en Hollande, et se fit libraire à Hambourg. On a de lui : Idylles de Théocrite mises en vers français , suivies de quelques idylles de Bion , Moschus et autres auteurs plus modernes; — Amsterdam, 1794, in-8°; — Paraboles de VÈvangile, mises en vers français; 17©5, iQ-4°.

Dcsessarcs, Siècles littéraires^

CHATEATOiEPP (Renée DE RiEux, dite la Belle ) , dame française, favorite du duc d'Anjou, depuis Henri HI, naquit vers 1550, d'une noble famille de Bretagne, et mourut vers 1587. Elle fut placée comme fille d'honneur auprès de Catherine de Médicis; et son étonnante beauté, qui pendant longtemps fut proverbiale à la cour, lui attira les hommages de Charles IX et du duc d'Anjou, depuis Henri HI, dont elle fut la maîtresse pendant plusieurs années. Ce prince lui adressa , par l'entremise de Desportes, le rimeur de la cour, une foule de sonnets qui roulent tous sur sa beauté, et en particulier sur sa blonde chevelure. Devenu roi de France), Henri HI , s'unissant à Louise de Vaudemont , bien que, d'après le malicieux Tallemant des Réaux, il eût eu quelque envie d'épouser sa favorite , proposa la main de la belle Chàteauneuf au comte de Brienne, simple cadet de famille; celui-ci, néanmoins, refusa un mariage qui, disait-il , le déshonorait en lui assurant la faveur du roi , et fut obligé de quitter la cour. Cependant mademoiselle de Chàteauneuf craignait peu les charmes de la jeune reine; elle se crut même assez sûre de sa puissance pour oser braver cette princesse dans un bal ; et le roi se vit forcé de la punir de cette insolence en l'éloignant de la cour. Par dépit, et peut-être par amour, elle épousa un Florentin nommé Antinotti, qu'elle poignarda dans un accès de jalousie. L'ancien amour du roi la fit absoudre de ce crime , et plus tard, après avoir, suivant Tallemant des Réaux, refusé la main du prince de Transylvanie , qui avait envoyé demander une fille de la cour de France, elle épousa Philippe Altoviti, capitaine des galères, que Henri IH créa baron de Castellane. Ce second mari périt encore de mort violente : il fut assassiné par Henri d'Angoulême, grand-prieur de France, contre lequel il avait conspiré. Depuis cette époque (1586;), l'histoire perd la trace de mademoiselle de Châ teauneuf , et l'on ne sait même pas la date précise de sa mort.

Saint-Ednie, Histoire des favorites. — Tallemant des Beaux, Historiettes. — Le Bas, Dlct. encycl. de la France.

CHATEAUNEUF-RANDON (le comte Alexandre de), révolutionnaire français, mort en 1816. Il fut d'abord capitaine dans les dragons' du comte d'Artois, et gentilhomme de ce prince; député par la noblesse de la sénéchaussée de

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