‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 32 sur 200 · CHAUVELOT — CHAUVIN · texte numérisé non relu

CHAUVELOT — CHAUVIN

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Il était capitaine du génie à l'époque delà révolution. Après l'arrestation du roi Louis XVI, il émigra, fit en 1792 la campagne des princes, obtint un congé, s'établit à Brunswick, et rentra en France vers 1805. On a de lui : Introduction à l'électricité, etc. ; Madrid ( Bayonne ), 1788, in-8°; — le Livre des vérités , contenant les causes directes de la révolution française, avec ime analyse raisonnée des missionnaires français (les révolutionnaires) ; Brunswick, 1795, in-S"; — Lettre à Kant sur V épouvantable abus que l'on pourrait faire ■de ses opinions; ibid., 1797, in-8°; — Nouvelle introduction à la géométrie, ou théorie exacte et himineuse de l'étendue; ibid., 1802, in-8°.

Arnault, etc., Biographie nouvelle des contemporains.

cHAUVENCï ( Louis de Looz , comte de Chini, sire de), seigneur flamand, vivait à la lin du douzième siècle. Il se rendit célèbre par le tournoi qu'il donna à Chauvenci-le-Chàteau, entre Stenay et Montmédi. Les vers que ce tournoi inspira à un trouvère contemporain, Jacques Bretex , ont été imprimés sous ce titre : les Tournois de Cha%ivenci; Valenciennes , 1836, in-8°, et le P. Ménestrier en a cité des fragments.

Ménestrier, de l'Usage et de l'origine des armoiries, p. ils. — Biogr. univ.,éHt. belge.

CHAUVIER ( Claude - François - Xavier ) , homme politique français, né en 1748, à Lure , en Franche- Comté, mort dans la même ville, le 26 février 1814. Il pratiqua la médecine dans sa ville natale. Député à la Convention nationale par le département de la Haute-Saône, il y vota la détention de Lauis XVI , sans appel et sans sursis. A la fin de la session, il passa au"cons£il des Cinq-Cents.

Petite biographie couvent.

* CHAUVIN (....), navigateur français, natif de la Normandie, vivait au seizième siècle. Le marquis de La Roche ayant échoué dans son expé- «iition à la Nouvelle-France, Chauvin, à l'instigation de Pont - Gravé , sollicita et obtint d'Henri IV le privilège exclusif de faire à la Nouvelle-France le commerce des pelleteries, avec toutes les ])rérogatives cjui avaient été concédées à La Roche. Ayant équipé quelques navires d'im faible tonnage , il remonta le fleuve Saint-Laurent jusqu'à quatre-vingt-dix heues de son embouchure , et débarqua à Cadausac , point où les Indiens venaient vendre chaque printemps les fourrures qu'ils avaient recueillies pendant l'hiver. A l'issue d'un secx)nd voyage , il revint en France , laissant une partie de ses équipages dans une habitation où ils périrent presque tous misérablement; ceux qui échappèrent aux maladies ou à la famine durent la vie à l'assistance des sauvages. Chauvin, qui songeait plus à faire le commerce qu'à créer un établissement, fit encore deux voyages à Ca-

dousac, et mourut sans avoir pu terminer le second, P. Levot. j

M. Lescarbot et le P. Cliarlevoix , Histoire de la. Nouvelle-France.

CHAUVIN {Etienne), philosophe et théologien protestant, né à Nîmes, le 18 avril 1640, et mort à Beriin, le 6 avril 1725. A la révocation de l'édit de Nantes , il se réfugia à Rotterdam , où il fonda un pensionnat et où il desservit pendant quelque temps l'église wallonne. En 1688 il fut char-gé de suppléer Bayle, empêché par une longue maladie de donner ses leçons de philosophie , et il paraît que son enseignement fut assez goûté pour qu'il conçût l'espoir de succéder à cet homme célèbre dans le cas qu'il ne pourrait plus remonter dans sa chaire. L'électeur de Brandebourg , qui , avec autant d'habileté que de générosité, cherchait à attirer dans sa capitale les plus savants d'entre les protestants réfugiés, l'ayant nommé en 1695 professeur de philosophie et inspecteur du collège français. Chauvin s'établit à Berlin (l),où ses connais- \ sauces lui acquirent bientôt une juste considération. La Société royale des sciences de cette ville l'admit dans son sein peu après sa fondation , et ti'ouva en lui un de ses membres les plus actifs et les plus utiles. Chauvin fut à Berlin le représentant du cartésianisme, et il se livra surtout à l'étude de la physique, dans l'intention de combler les lacunes que cette doctrine présentait encore de ce côté.

On a de Chauvin : Thèses de cognitione Dei; in-12, sans date et sans nom de lieu, mais, d'après Ménard (2), imprimé à Nimes et avant la révocation de l'édit de Nantes ; — Lexicon rationale, sive thésaurus philosophions, ordine alphabetico digestus ; Rotterdam, 1692, in-fol. : plusieurs éditions, dont la meilleure est celle de Leuwarden, 1713, in-fol., avec figures. On peut considérer cet ouvrage comme le dictionnaire de la philosophie cartésienne. C'est u travail immense, dans lequel ont puisé, au moini autant que dans le dictionnaire de Bayle, Ici historiens de la philosopliie antérieurs à Brucker et Brucker lui-même ; mais il est d'une lecture fatigante, à cause de l'aridité d'un style tropi scolastique; — Nouveau Journal des savants;, Rotterdam et ensuite Berlîn, 1694-1698, 4 vol.i in-8° ; — de Nova circa vapores hypothesi} dans les Miscellan. Berolin. ; — Lettre' touchant David Guiraud; dans la Bibliothèquek germanique, t. HI. Michel Nicolas.

Ménard , Histoire de la ville de Nismes, t. VII. — Bayle, Lettres. — Bartholmess, Histoire de Cécadémie, de Berlin, t, I. —MM. Haag, la France protestante.

* CHAUVIN (Pierre), philosophe et théologien protestant, confondu avec le précédent par la plupart des biographes , et appartenant probablement à une famille de ce nom originaire

(1) Une de ses Olles, Hélùnc Chauvin, épousa, en 1702 le savant J. Barbeyrac, qui fut professeur au collège français, de 1697 à 1710.

îi Histoire lie la rjUr rh- A'iWîM, t. Vif, p. 713.

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