‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 39 sur 200 · CHAZELLES · texte numérisé non relu

CHAZELLES

comptabilité nationale instituée pour remplacer la chambre des comptes. Il fut massacré aux Tuileries dans la nuit du 9 au 10 août.

Bégin, Biogr. de la Moselle.

*CHAZET ( André-René-Polydore Aussan DE ), littérateur français, né à Paris, le 23 octobre 1775, mort en 1844. Secrétaire en 1792 de M. de Mackau, ambassadeur de France en Suisse, il fut à son retour compris dans la liste des déportés. Au 18 fructidor, il échappa à ce danger, s'adonna aux lettres, se fit auteur dramatique, et , surtout écrivain de circonstance. D'abord opposé à Napoléon, il chanta ensuite Marie-Louise, soutint les opinions royalistes sous la Restauration, et devint rédacteur de la Quotidienne en 1815, puis l'un des fondateurs de la Société des Bonnes lettres. Dans ses dernières années, il ouvrit des séances littéraires. On a de lui entre autres ouvrages l'Amant soupçonneux , comédie en un actefet en vers ; Paris, 1805, avec Lafortelle; — la belle Hôtesse, comédie en un acte; Paris, 1806, en collaboration avec Vallée; — le Bouquet de roses, me le chansonnier des Grâces ; Paris, 1800; — le Conciliateur, ou trente mois de l'histoire de France; Paris, 1824, in-8°; — la double 31 éprise , comédie en un acte et en prose; Paris, 1810, in-8° ; — Éloge de P. Corneille; Paris, 1808, in-12; — Éloge de La Harpe; Paris, 1805, m-?,";— Esprit de l'Aima' nach des Muses depuis sa création ; Paris, sans date, 2 vol. in-18; — les Femmes officiers, ou un jour sons les armes , comédie en un acte et en prose (mêlée de vaudevilles) ; Paris,1818, sous le pseudonyme d'Edmond et en collaboration avec Dubois; — Il faut un état, ou la revue de Van VI, comédie- vaudeville en im acte; Paris, 1798; — Louis XVIII à son lit de mort; Paris, 1824, in-8°; — la Lyre d'Anacréon, ou choix de romances, rondes de table et ariettes de théâtre; Paris, 1800-1803, 3 vol. in-12; — le Mari juge et partie, comédie en un acte et en vers; 1808, in-8°; — la Nuit et la Journée du 29 septembre 1820, ou Bétails authentiques de tout ce qui s'est passé le jour de la naissance de M. le duc de Bordeaux ; Paris, 1820, in-8° ; — les Russes'.en Pologne, tableau historique depuis 1762 jusqu'à nos jours, avec la traduction polonaise en regard; Paris, 1812, in-8''; — des Mœurs, des lois et des abus , tableaux du jour, précédés de la vie de M. de Montyon, 1829, in-8° ; — Mémoires, souvenirs, œuvres et portraits; Paris, 1837; — Charles X, esquisse historique; Paris, 1837, in-18.

Quérard, la France «itteraire.— Rabbe, Boisjolin, etc., Biog. portât, des contemp.

CHÉBTB-BEN-ZÉID. Voy. SCHABIB.

■*CHEccHi (Renier), musicien italien, né à Pise,en 1749, mort à Livourne, vers 1815. Lorsque Napoléon créa la société italienne des sciences , letîi'es et aiis , Checchi fut nommé membre de la section musicale. Il était déjà

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maître de chapelle de la cathédrale de Livourne. n a composé beaucoup de'morceaux de musique religieuse et plusieurs opéras, parmi lesquels on remarque l'Eroe] cinese. On a aussi de lui une collection de Partimenti pour l'enseignement de l'harmonie.

Fétis , Biographie universelle des musiciens.

*CHECCOZZi (Jean), littérateur et antiquaire italien, né à Vicence, le 21? juin 1691, mort dans la même ville, le 13 février 1756. 11 fut d'abord chanoine dans sa ville natale. En 1726 il devint professeur d'histoire ecclésiastique à Padoue. La manière obscure dont il s'exprimait l'ayant fait soupçonner d'hérésie, il fut mis quelque temps en prison et perdit sa place. Ses principaux ouvrages sont : de Historia ecclesiastica; Venise, 1727, in-4°; — Dissertazione sopra Vantica idolatria de' boschi , dans les Ifissertaz. acad. delV acad. Etrusca; — Buarum veterum gemmarum Musei Oliverii expUcatio ; dans les Simbole Goriane.

Annal, letter. d'Italia, t. Il, p. 221.

CHEDEAUX ( Pierre - Joseph ) , économiste français, né à Metz, le 31 août 1767, mort à Paris, ie 17 avril 1832. Destiné de bonne heure au commerce, il alla l'étudier à Lyon. De retour dans sa patrie, il jeta les premières bases d'un grand établissement de soierie, et écrivit plusieurs mémoires pour améliorer l'état du commerce et en signaler les entraves. Appelé en 1813 au conseil général du commerce de France, il fut nommé maire de Metz en 1815, et se conduisit de manière à gagner l'estime de ses concitoyens. Sous la Restauration, Chedeaux, tout en sollicitant plusieurs fois inutilement la députation, continua avec succès ses grandes entreprises commerciales. Ses produits manufacturiers obtinrent des distinctions et des médailles de première classe, décernées aux expositions départementales de 1823, 1826; à celle du Louvre de 1827, et à l'exposition départementale de 1828, une médaille d'or. Ses principaux ouvrages sont : Réflexions sur la nécessité d'établir des entrepôts sur tous les points principaux de la France, et particulièrement à Metz; Paris, 1819, in-8°; — Opinion de M. Chedeaux, de Metz, ..... sur la question des entrepôts intérieurs, etc.'; Paris, de l'Impriinei-ie royale, 1819, in-4'' ; -^ Projet d'établissement d'une foire européenne à Metz; Metz, 1822, in-8°.

Bégin, Biogr. de la Moselle. — Quérard, la Franc lut. (supplément).

CHEDEL ( Pierre-Quintin), graveur et dessinateur français, né à Châlons-sur-Marne, en 1703, mort dans la même ville, en 1762. Après avoir fait ses études dans sa ville natale, il vint à Paris pour apprendre la peinture chez Leraoine, d'où il sortit pour entrer cli£z Laurent Cars. Mais il n'imita guère la grande et large manière de cet artiste, et s'adonna exclusivement à la gravure de petits sujets à l'eau-forto,

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dont il a laissé un nombre considérable. Portraits, sujets d'histoire et de sainteté, paysages, batailles, on trouve de tout dans son œuvre, et surtout des frontispices et des gravures pour les libraires. Son burin est fin et spirituel, et ses compositions pleines d'action. Le mauvais état de sa santé, qui n'avait jamais été bonne, sa vue, qui s'affaiblissait tous les jours, lui firent quitter son art et se retirer dans sa ville natale, où il mourut. P- Ch.

Fontenai, Dict. des artistes. — Heinecken, Dict. des artistes.— Buber, Manuel des amateurs, t. VIII.

*CHÉDOTEL, navigateur normand, dont on ignore les lieu et époque de naissance et de décès , s'était acquis la renommée d'un habile pilote, et était surtout réputé avoir une parfaite connaissance des côtes de la Nouvelle-France, lorsque le marquis de La Roche ( votj. ce nom ) le choisit, en 1598, pour diriger l'expédition qu'il conduisait dans ce pays et dans les contrées voisines, dont le roi Henri IV lui avait donné l'investiture. Chédotel ne démentit pas sa réputation.Arrivéàl'îlede Sable, par 44° 12 nord, environ à vingt-cinq lieues sud du cap Breton, il débarqua sur cette terre stérile et inhospitalière une cinquantaine des hommes que La Roche avait emmenés avec lui, et qui pour la plupart étaient des misérables tirés des prisons de France, d'où ils n'auraient dû sortir que pour marcher à la potence ou ramer sur les galères. Chédotel étant allé ensuite reconnaître les côtes de l'Acadie, et n'ayant pu, à son retour, aborder à l'île de Sable, d'où les vents et les tempêtes l'éloignèrent constamment, ces tristes éléments de colonisation, abandonnés à eux-mêmes, vécul'ent pendant sept ans de la vie des sauvages. En 1605, un arrêté du parlement de Rouen ayant enjoint de les rapatrier, à la charge par eux de donner pour prix de leur passage la moitié des fourrures et autres objets qu'ils pourraient posséder, Chédotel alla les chercher ; parvenu à l'île de Sable, il ne retrouva que douze de ces malheureux, qu'il rançonna tellement qu'il ne leur laissa rien. Arrivés en France dans un complet dénuement, ils furent présentés à Henri IV, qui fit compter cinquante écus à chacun d'eux et les déchargea de toute poursuite judiciaire.

P. Levot.

Marc Lescarbot et le P. Charlevoix, Uist. de la Nouvelle-France.

CHEFFONTAINES {Christophe) , en bas-breton Pen/e^z/enion, et en latin ACapitefontinm, théologien français, né dans l'évêché de Léon, en basse Bretagne, vers 1 532 , mort à Rome, le 26 mai 1595. Il entra dans l'ordre des Cordeliers, enseigna la théologie à Rome , et fut élu général de son ordre en 1571. A la fin de son généralat, en 1571, il fut créé archevêque de Césarée par le pape Grégoire XHI, et exerça les fonctions de l'épiscopat dans le diocèse de Sens, en l'absence de l'archevêque titulaire, lecardinal de Pellevé, qui résidait ordinaii'ement à Rome En 1587 Cheffontaines fut accusé de

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prêcher une doctrine contraire à celle de l'Église, et se rendit à Rome poiu: se justifier. Dans le court espace de cinq années, il vit cinq papes : Sixte-Quint, Urbain VII, Grégoire XIV, Innocent IX et Clément VIH. Ces changements fréquents l'empêchèrent de faire approuver ses doctrines par le saint-siége; mais il reçut des souverains pontifes des marques de bienveillance qui imposèrent silence à ses ennemis. On a de lui : la Défense de la foi de nos ancêtres, contenant quinze chapitres, où sont déclarés les stratagèmes et ruses des hérétiques de notre temps; Paris, 1570, in-8°, traduit par l'auteur sous le titre de Fidei majorum nostrorum defensio, qua hœreticorum saeculi nostri astus ac stratagemata deteguntur ; Aiivers , 1575; Venise, 1581, in-8°; — la Défense de la foi de nos ancêtres, où la présence réelle du corps de Notre-Seigneur est prouvée par plus de trois cent cinquante raisons; Paris, 1571, et 1586, in-S", traduit par l'auteur sous le titre de Defensionis fidei majorum nostrorum liber secundus, in quo veritas corporis Christi in Eucharistias sacramento demonstratur et probatur; Rome, 1576; Cologne, 1587, in-8°;

— Réponse familière à une épitre écrite contre le libre arbitre et le mérite des bonnes œuvres, par laquelle on donne une couverture d'accord, fort aisée et amiable, pour vider tous les différends et controverses qui sont entre les chrétiens touchant lesdites matières ; Paris , 1571, in-8°, traduit en latin par l'autem' sous le titre de Consultatio epistolx cujusdam contra liberum arbitrium et mérita; Anvers, 1576, ia-8°; — Chrétienne confutacion du point d'honneur, sur lequel la noblesse fonde aujourd'hui ses querelles et monomachies , déduite en un traité de quatre chapitres , et, outre ce, en trois dialogues ensuivants ; P-dvis, 1568, 1571 et 1579, iu-8° ; — Perpétuée Mariée virginis ac Josephi, sponsi ejus, virginitatis catholica defensio; Lyon, 1578, in-S"; — Compendium privilegiorum fratrum Minorum ; Paris, 1578, in-8'';

— Apologie de la confrérie des Pénitents, érigée et instituée en la ville de Paris par Henri III; Paris, 1583, in-8°; — de la Vertu des paroles par lesquelles se fait la consécration; 1585, in-8°; — Varii tractatus et disputationes correctionis nonnullarum communium opinionum theologiae scholasticœ; Paris, 1586, in-8°. La première partie de cet ouvrage fut mise à l'index, et valut à Cheffontaines les accusations d'hétérodoxie dont nous avons parlé plus haut.

Morori, Dictionnaire hist.

* CHÉGARAY { Michcl-C ha7'les ) , magistrat et homme politique français, né à Rayonne (Basses-Pyrénées), en 1802. Il fit ses études au collège de Henri IV et à l'École de droit de Paris, puis fut successivement nommé juge-auditeur au tribunal de Bayonne en 1826, substitut

CHÉGARAY — CHELARD

du procureur du roi dans la même ville et à Orthez en 1827 , procureur du roi à.Montbrison (Loire) en juillet 1830, substitut du procureur général à la cour royale de Lyon en décembre de la même année, procureur du roi également à Lyon en juin 1832, avocat général près la cour des Pairs par ordonnance royale insérée au Moniteur du 16 avril 1834, pour porter la parole dans le procès fameux des accusés politiques de Lyon, Saint-Étienne et Paris ; procureur général près la cour royale d'Orléans le 20 décembre 1835, près celle de Rennes le 20 juin 1837, et avocat général à la cour de cassation en juillet 1843. Élu député par l'arrondissement de Bayonne en novembre 1837, il fut constamment réélu jusqu'en février 1848. En 184911 fut élu membre de l'Assemblée législative. Révoqué à la suite de la révolution de Février, il fut en 1852 réintégré dans ses fonctions , et devint en janvier 1853 conseiUer à la cour de cassation. Il est depuis 1838 memJDre du conseil général de son département. Entre autres travaux importants présentés par M. Chégaray, soit à la chambre des députés, soit à l'Assemblée législative, nous citerons de lui le premier rapport sur la réforme postale, «eux sur les banques coloniales, sur le crédit foncier et la réintégration des magistrats de la cour des comptes révoqués en 1848.

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