‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 44 sur 200 · CHERUBINI · texte numérisé non relu

CHERUBINI

grès, dontle pinceau venait de reproduire avec tant de bonheur les traits du célèbre musicien.

Clierubini avait l'âme noble et fière ; jamais il ne fit de concession au goût changeant du public. Pour lui l'art était l'art lui-même, et pendant soixante ans il resta inél)ranlable dans ses convictions. Quelques critiques ont reproché à sa musique de ne pas assez briller par la mélodie; mais n'y eût-il, parmi tant d'autres chefs-d'œuvre que nous pourrions citer , que le duo de l'opéra d'Épicure, \Si grande scène de Pimmalione, le délicieux air des Abencerruges , celui A'Anaerdon : Jeunes filles aux regards doux, et le chœur si suave: Dors noble, enfant, qui termine l'opéra de Blanche de Provence, CQ?> morceaux suffiraient à eux seuls pour justifier le compositeur d'un semblable reproche. Comment se fait-il qu'avec une aussi grande renommée, il soit resté à la scène si peu d'ouvrages de Cherubini? Il faut en rechercher la cause dans les poèmes dénués d'intérêt, canevas mal bâtis et misérablement écrits , sur lesquels il a presque toujours travaillé. Ce qui prouve qu'il ne lui a manqué que de meilleurs poëines pour obtenir des succès plus populaires , c'est l'enthousiasme (ju'excita à son apparition son opéra des Deux Journées, et qui se soutint pendant plus de deux cents représentations successives. Cherubini est peut-être le seul compositeur auquel il ait été donné d'innover dans toutes les parties de son art sans jamais dévier des règles qui le constituent et sans que la sévérité du style nuisit aux sublimes inspirations de son génie. C'est surtout dans ses compositions religieuses que se trouvent ses plus beaux titres de gloire.

Ce compositeur a écrit dans tous les genres une quantité prodigieuse de musique, dont une grande partie est restée inédite. Il avait pris soin de réunir jusqu'aux raoindi-es productions sorties de sa plume, et dans cette longue suite de manuscrits autographes on trouve jusqu'à des couplets pour des fêtes de famille et même des contredanses. Voiei la liste de ses principaux ouvrages : Opéras : Quinto Fabio, à Alexandrie (1780) ; Armida, à Florence (1784) ; — Messenzio , à Florence (1782) ; — Adriano in Siria, à Livourne (1782) ; — Quinto Fabio, refait à Rome (1783); — lo Spozzo di tre femine, à Rome (1783) ; — ■ l'Idalide, à Florence (1784) ; — Allessandro nelle Indie, à Mantouc (1784); — la finta Principessa, à Londres (1785 ; — il Giulio Sabino, à Londres (1786). — Divers morceaux, dans il Marchese di tulipano , à Londres (1786); — Ifigenia in Aulide, à Turin (1788); — Démophon, à Paris (1788); — Plusieurs morceaux dans Yltaliana in Londra, dans i Viaggiatori felicietdsns d'autres opéras italiens (1789-1790) ; — Lodoiska, trois actes, au théâtre Feydeau (1791) ; — Koukourgi, trois actes, inédit (1793) ; — Élisa, ou le mont Saint-Bernard, trois actes, au théâtre Feydeau (1795); — Médée, trois actes, au même théâtre (1797) ; — la

Mort du général Hoche, un acte (1797); — l'JTôtellerie portugaise, au théâtre Favart (1798) ; — la Punition, un acte, au théâtre Montansier (1799); —la Prisonnière, au même théâtre, en société avec Boïeldieu (1799); — Épicure, avec Méhul (1800) ; — les Deux Journées, trois actes, au théâtre Feydeau (1800) ; — Anacréon, ou l'amour fugitif, deux actes, à l'Opéra (1803); — Achille à Scyros, ballet en trois actes , à l'Opéra (1804);-- Faniska, trois actes, à Vienne (1806); — Pimmalione, un acte, au théâtre des Tuileries (1809) ; — le Crescendo, un acte à l'Opéra-Comique (1810);

— les Abencerruges, trois actes, à l'Opéra (1813) ;

— Bayard à Mézières, pièce de circonstance, en collaboration avec Catel, Boïeldieu ot Nicolo (1814) ; — Blanche de Provence, opéra en trois actes, composé à l'occasion du baptême du duc de Bordeaux, en collaboration avec Paër, Boïeldieu, Berton et Ki'eutzer (1821); — AUBaba, trois actes, à l'Opéra (1833), ouvrage dans lequel Cherubini a employé une partie de la musique de la partition de Koukourgi. — Musique RELIGIEUSE : Motct à 8 volx, cu dcux chœurs ; — Credo à 8 voix réelles , eu deux chœurs ; — Plusieurs motets à 4 et 5 voix avec orgue, composés en Italie; — Messe à 3 voix, chœur et orchestre, eu fa, publiée à Paris, chez Frey;

— Seconde messe solennelle, à 4 voix, chœur et orchestre; id. ; — Ti'oisième messe solennelle, à 4 voix, chœur et orchestre ; id. ; — Messe de Requiem, à 4 parties, en chœur, avec orchestre; id. ; — Quatiième messe solennelle, en m^ , à 4 voix, chœur et orchestre ;id. ; — Plusieurs messes inédites écrites pour la chapelle royale ; — Ave , verum corpus, à 3 voix, cor solo et orchestre; Paris, chez Petit; — Iste dies, à 4 voix et orchesti'e ; id. ; — 0 sacrum convivium, à 4 voix et orchesti'e; id.; — 0 salutaris hostia, à 2 voix de soprano, avec quatuor et orgue; id.; — AveiMaria, pour voix de soprano et orgue; id. ; — Lauda, Sion, à 2 voix etorgue ; id. ; — Tantum ergo, pour 5 voix et orgue ; id.; — Sanctiis salutaris, pour voix seule et orgue ; id. ; — Pater noster, à 4 voix, orchestre et orgue; id. ; — Ecce panis, à voix seule et orgue; id . ; — Offertoire, LaU' date JDomimtm, à 4 voix et orchestre; Vienne, Hasslinger; — Confirma hoc, Deus, à 3 voix et orchesti'e; — 0 fons amo7is,spiritus, à4 parties et orchestre; — Inclina, Domine, à 4 parties et orchestre; — Adjutoret susceptor meus, à 4 voix et orchestre; — Offertoire, en mi bémol ; — 0 Deus, ego amo te, solo pour voix d'alto, quatuor et contre-basse ; — Lauda, anima mea, Dominum, pour soprano et orchestre; Vienne, Diabelli; — Pater noster, en sol, à 4 voix et orchestre ; id.; — Cantates : la Primavera , à 4 voix et orchestre ; Paris, A. Petit ; — Chant sur la mort de Haydn, à 3. voix et orchestre; Paris, Frey; — Six nocturnes à ? voix et piano ; id. ; — Douze canons, à 2, 3 et 4 voix, id.; — Musique instrumentale : Une syin»

Page 1