‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 45 sur 200 · CHERUBINI — CHÉRY · texte numérisé non relu

CHERUBINI — CHÉRY

phouie à grand orcliestre , en ré, et une ouverture en sol, morceaux écrits pour la Société philharmonique de Londres ; — Sonate pour 2 orgues, inédite; — Fantaisie pour le piano, id. ; — Trois quatuors pour 2 violons, alto et violoncelle; Paris, Paccini. Cherubini a écrit un grand nombre de leçons pour les solfèges du Conservatoire; sa Méthode de contre-point et de fugue a été publiée en 1835, à Paris, chez Maurice Schlesinger. Dieudonné Denne-Baron.

Raoul Rochette, Notice sur la vie et les ouvrages de Cherubini. — Fétis, Biographie universelle des musiciens. — M. Miel, dans le 3Ionitetir universel, 24,

2B, 29 août 1842.

*CHERVi]V (Nicolas), médecin français, né en Î783, à Saint-Laurent-d'Oingt, près de Lyon, mort en 1843, à Bourbonne-les-Bains. Il s'est principalement occupé de la non-contagion de la fièvre jaune. A cet effet, il visita en 1813 les hôpitaux militaires de Mayence, et de 1819 à 1828 l'Amérique et l'Espagne, n'épargnant ni soins ni démarches pour résoudre le problème qu'il s'était posé, et à l'occasion duquel il a écrit une infinité de rapports , de lettres , de pétitions et de brochures , sans laisser toutefois sur cette matière aucun ouvrage complet. Il était depuis 1832 membre de l'Académie royale de médecine. On lui doit entres autres : Mecherches médico-philosophiques sur les causes de la polygamie dans les pays chaiids; Paris, 1812, in-4°; — Examen du principe de l'administration en matière sanitaire; Paris, 1827, in-8° ; — Rapport lu à l'Académie de médecine, au nom de la commission chargée d'examiner les documents du docteur Chervin concernant la fièvre jaune; Paiis, 1828, in-8° ; — Examen critique des prétendues preuves de la contagion de la fièvre jaune , en réponse à M. Pariset; Paris, 1828, in-8°; — de l'Origine locale et de la non-contagion de la fièvre jaune qui a régné à Gibraltar; Paris, 1830, in-8''; — de Videntité de nature des fièvres d'origine paludéenne, à l'occasion de la fièvre jaune de la Martinique ; Paris, 1849, in-S°. Janne-Lafosse.

Recueil des thèses de l'École de médecine, année 1812. — Dict. delà Conversation, tome 3^ du supplément; page 474. — France litt. de Quérard, supplément, — Moni teur du 27 août 1843, page 2083.

"CHÉRY (Philippe) , pemtre français, né à Paris, le 15 février 1759, mort le 28 février 1838. Ses parents virent avec regret son goût dexidé pour les arts ; toutefois, ils consentirent à le placer chez Vien. Bien qu'il n'eût alors que quatorze ans , il comprit que l'instruction était ^e plus utile auxiliaire de l'art, et il entreprit de refaire ses études. Il passait les jours à peindre, et consacrait une partie des nuits à étudier le grec et le latin , et bientôt il put lire dans |[eur langue les écrivains d'Athènes et de Rome. Son premier ouvrage fut une Annonciation , qui attira sur lui l'attention de l'Académie; quelques autres sujets reUgieux tiaités par lui, entre autres une Décollation de saint Jean ,

pour l'église de Carentan, fixèrent sa réputation. Sa fortune lui permettait de travailler pour la gloire seule. Le marquis de Villette lui commanda un 31artyre de saint Etienne, qu'il devait lui payer trois mille francs : l'artiste n'épargna rien , ni temps ni travail. « Vous dépen- « sez plus que je ne vous donne, lui dit un « jour le marquis. — Qu'importe? répondit le ft peintre, je ne me suis pas engagé à vous « rendre juste la mounaie de vos mille écus ? »

Vien , de retour de Rome , vint voir son ancien élève, et le trouva terminant ce tableau , dont il fut tellement satisfait , qu'il engagea le jeune artiste à se présenter à l'Académie pour s'y faire admettre comme agréé. Mais Chéry, voulant mériter cette distinction par des travaux plus importants, composa sa Mort d'Alcibiade, dont l'esquisse fut mise par Vien sous les yeux de l'Académie. Cette compagnie, confirmant toutes les espérances du jeune homme, arrêta que ce sujet serait traité par lui sur une toile de grande dimension. Ce tableau , rapidement terminé, fut exposé au salon de 1791, et placé sous le n° i". Il n'est pas inutile de rappeler ici que ce n° 1*'' était une distinction ordinairement attribuée au premier peintre du roi. Vien étant alors revêtu de ce titre , Chéry se défendit d'un honneur qui lui semblait un empiétement sur les droits de son maître, et l'Académie, charmée de cette modestie, le nomma agréé. Cependant la révolution avait éclaté: Chéry, plein d'enthousiasme pour la liberté et nourri de ïl'histoire des républiques anciennes , accepta Ées idées noTiv elles avec ardeur, et consacra son talent et sa vie au triomphe de cette cause. Au 14 juillet, il marcha contre la Bastille à la tête d'une compagnie de gardes françaises qui l'avait choisi pour son chef. Il monta à l'assaut l'un des premiers. Blessé à la tête, il fut obligé de subir l'opération du trépan. A peine guéri , il partit comme volontaire et gagna les épauletfes de capitaine sur le champ de bataille. De retour à Paris, et compromis dans l'affake du duc d'Orléans, il fut arrêté, et ne recouvra la liberté qu'après le 9 thermidor.

Le gouvernement ouvrit, en 1794, un concours entre les artistes ; chacun avait le choix du sujet. Chéiy peignit un soldat s'élançant au-devant d'un coup de sabre destiné à son général, épisode des guerres de la Vendée. Il obtint le second prix; le premier avait été décerné à Gérard. Chéry avait toujours compris noblement et la révolution et l'influence sociale des beaux-arts. Aussi le Directoire, qui, comme gouvernement révolutionnaire, comprit trèsbien l'action qu'un aussi puissant moyen pouvait exercer sur les masses , le chargea de taire un tableau dont le but était de ramener le peuple au calme et au respect des lois. L'artiste peignit Gharondas mourant pour donner l'exemple de ce respect. Le tableau fut exposé en plein air sur la place Vendôme , devant î'hô-

CHÉRY — CHESELDEN

tel du niiiiistre de la justice. L'artiste fut ensuite nommé maire de Ciiaronne et de Belleville, puis chef de la police civile et militaire dans le département de la Seine. Au 18 brumaire, il somma, d'après les ordres du Directoire, le général Bonaparte de venir rendre compte de sa conduite. Celui-ci le fit exiler. Quant au tableau de Charondas, il fut mis en pièces. L'orage passé, Chéry rentra dans Paris, et exposa, en 1802, Mercure devenant amoureux d'Hersé (tableau qui est passé en Angleterre), et un David jouant de la harpe devant Saûl. En 1803 un concours eut lieu pour la représentation de la paix d'Amiens. « Chéry, dit <c M. Huard, qui avait célébré en vers cet évé- « nement, transporta son poëme sur la toile, « et sa composition obtint le prix. » En 1804 il fit plusieurs tableaux rehgieux, et en 1806 plusieurs portraits de personnages célèbres. En 1812 il exposa la Naissance et la Toilette de Vénus. La même année, le gouvernement le chargea de représenter la distribution des récompenses militaires faite par Napoléon sur le champ de bataille d'Iéna. L'empereur, satisfait du tableau, en demanda une copie réduite pour son cabinet. La chute de l'erapereur suspendit ce travail, et le tableau fut détruit; aussi Chéry disait-il : « Je compte les événements poli- « tiques par mes tableaux crevés. « En 1815 il fut arrêté comme patriote exalté , et eut beaucoup de peine à recouvrer la liberté. Lorsque la révolution de 1830 arriva, fidèle à ses souvenirs, le vieux peintre fit son tableau (aujourd'hui en Angleterre) de Thrasybule rendant au peuple d'Athènes ses lois démocratiques. Mais la fortune continua à lui être contraire : oublié et pauvre, Chéry vivait du produit de quelques leçons : dans l'hiver de 1838, il était malade et sans bois. Un faible secours qu'il reçut, après l'avoir demandé au roi Louis-Philippe, dont il avait essayé jadis de sauver le père au péril de sa vie, vint adoucir ses derniers moments. Il mourut pauvre et fier de la carrière qu'il avait parcourue.

Le Bas, Dict. encyc. de la France.

CHERYF-ED-DYN-ALi , le mollah OH docteur, lîistorien persan natif d'Yezd, vivait au quinzième siècle, sous le règne d'Ibrahim-Sultan. On a de lui : Une histoire de Tamerlan ( Titnour-Lenk ), intitulée : Zefer Naméh fij ouacayi emyr Timour. Cet ouvrage a été traduit par Pétis de La Croix , sous le titre de : Histoire de Timur-Bey , connu sous le nom de grand Tamerlan , empereur des Mogols et Tartares, avec des notes historiques et cartes géographiques; Paris, 1722, 4 vol. in-12.

Pétls de La Croix, Histoire de Timur-Bey . — William Jones, Histoire de. JVader-Chah.

CHÉSEAUX (Jean-Philippe-Loys de), physicien suisse, né à Lausanne, en 1718, mort à Paris, le 3 novembre 1751. Petit-fils du célèbre Crouzas , il marcha sur ses traces. Savant pres-

que universel, également versé dans l'astronomie, la géométrie, la théologie, le droit, la médecine , l'histoire, la géographie , les antiquités sacrées et profanes , il fut associé aux Académies des sciences de Paris , de Gœttingue et de Londres.tOn a de lui : Essai sur la physique ; Paris, 1743, in-12 : l'auteur n'avait que dix-sept ans lorsqu'il écrivit cet ouvrage; — Traité.de la comète qui a paru en décembre 1743 jusqu'en mars 1744, contenant,] outre les observations de l'auteur, celles de Cassini et de Calendrini , avec diverses observations et dissertations astronomiques sur les instruments, etc. ; Lausanne et Genève, 1744, in-8° ; — Dissertations critiç(ues sur la partie prophétique de fÉcriture Sainte; Paris, 1751, in-12; — Discours philosophiques sur la physique et r histoire naturelle; Paris, 1762, in-S"; — Mémoires posthumes sur divers sujets d'astronomie et de mathématiques', avec des tables du moyen mouvement du soleil et de la fewe; Lausanne, 1764, in-4°. On a encore de Chéseaux un Essai sur la population du canton de Berne, inséré dans les Mémoires de la Société économique de Berne; 1766. Il a aussi composé presqu'à lui seul la Carte de l'Helvétie ancienne, en quatre feuilles, insérée dans les Mémoires sur l'histoire ancienne de la Suisse, par C.-G. Loys de Bochart; 1749.

Seigneux de Correvon, F'ie de Chéseaux. — Quérard, la France littéraire. — Ersch et Gruber, Allgetn. Encycl.

CHESEL (/eanVAN), peintre flamand, né en 1644, mort à Paris, en 1708. A la fois peintre de paysage et d'histoire, il alla chercher fortune en Espagne , travailla pour Louise, épouse de Charles U , et pour Marie- Anne de Neubourg , seconde femme de ce prince , Il devint même le peintre en titre de cette dernière. Il fut charge, après la mort de Charles H, d'aller faire à Versailles le portrait de Philippe V.

Descampsi Fies des peintres flamands.

CHESELDEN (Guillaume) , chirurgien anglais , né en 1688, à Burrow on-the-Hille , dans le comté de Leicester, mort à Bath, le 10 avril 1752. Après avoir rapidement -achevé son éducation classique, il commença à quinze ans ses études médicales, sous le célèbre Guillaume Cow per. A vingt-trois ans il entreprit un cours d'ànatomie, qu'il continua avec beaucoup de succès pendant vingt ans , et fut nommé eu 1712 mem bre de la Société royale. Il succéda à son tuteur, Ferne , en qualité de chiiurgien de l'hôpital de Saint-Thomas , devint premier chirurgien de lai reine Caroline et associé étranger de l'Académie de chirurgie de Paris. Cheselden n'a peut-être jamais été surpassé pour la dextérité et le boa-i heur des opérations. Il ne perdit que deux ma-i lades sur quarante-deux qu'il tailla dans l'espace de quatre années. Sauveur Morîftid, chirurgien fi'ançais, qui s'était rendu de Paris à Londres pour visiter son confrère , assure lui avoir va faire l'opération de la pierre en cinquante-quah«

CHESELDEN — CHESNAYE

secondes. Les ouvi-ages de Cheselden sont : the Anatomy ofViuman hody; Londres, 1713, in-8° : cet ouvrage, souvent réimprimé du vivant et après la mort de l'auteur, a été longtemps regardé en Angleterre comme le meilleur manuel d'anatomie; la onzième édition est de 1778; — Treatise on the high opération of tke stone ; • Londres, 1723, in-8° : ce traité, qui recommande la taille au haut appareil, fut attaqué par Douglas, inventeur de cette méthode ; celui-ci accusa Cheselden de plagiat, dans un écrit intitulé : Lithotomus castratus, or M. Cheselden's Treatise on the high opération examined; Londres, 1723, in-8°. Ces deux ouvrages ont été traduits en français par Noguez : Nouvelle manière de faire l'opération de la taille pratiquée par Douglas, avec ce qu'a écrit Rousset, lé traité de Cheselden, etc.; Paris 1724, in- 12. Cheselden ne tarda pas à abandonner cette méthode, et suivit celle de Nau (méthode latérale), qu'il perfectionna; — Osteography, or anatomy oj-'the bones; Londres, 1733, in-8°. Ce traité d'ostéologie, imprimé avec magnificence, fut encore attaqué par Douglas, dans ses Remarks on a late pompous work; Londres, 1735, in-8°. On trouve Jans les Transactions philosophiques plusieurs mémoires de Cheselden. Le plus remarquable, publié en 1728, a pour objet les sensaions d'un jeune homme de quatorze ans , aveugle dès l'enfance et recouvrant la vue à la suite l'une opération. Ce mémoire, souvent cité par es praticiens , prouve que Cheselden était aussi labile observateur que chirurgien.

Hutchinson, Biography médical. — Aikin, General bio- \raphy. — Éloy, ùict. hist. de la médecine.

CHESNAT {Alexandre-Claude Beluer du), irudit français, né en 1739, mort en 1810. Après ivoir été lieutenant des maréchaux de France it censeur royal, il fut élu député à l'Assemblée égislative et maire de Chartres. Il fut un des édieurs de là Bibliothèque universelle des dames, it publia les 66 premiers volumes de la Collecion universelle des Mémoires particuliers •elatifs à l'histoire de France; Paris, 1785- 790, in-8°.

Quérard, la France littéraire.

CHESNÂ.TE ( Nicolas DE LA ) , écrivain fran- ;ais , vivait au commencement du seizième siè- Je. On le suppose auteur d'un ouvrage intitulé : a Nef de santé, avec le gouvernail du corps iumain, la condamnation des banquets, et raité des passions de rame ; Paris (Vérard), a-4°, sans date ; Paris (Michel Lenoir) ,1511, in-4°.

Duverdier , Bibl. française,, au mot JNef. — Feller, 'Jictionnaire historique, édition Weiss.

CHESNAYE OU CHENAYE DESBOIS (^Frau-

:ois-Alexandre Aubert de la ) , polygraphe rançais , né à Ernée , dans le Bas-Maine, le 17 uillet 1699, mort à Paris, à l'hôpital, le 29 terrier 1784. Nous le voyons d'abord embrasser a vie religieuse , prendre le cordon de Saint- ?rançois, et le déposer quelque temps après JOUI courir en Hollande et se mêler à toutes les

controverses dont la ville de La Haye était le théâtre. Il revint dans la suite à Paris, où il vécut misérablement, travaillant à la journée pour des libraires, qui le payaient mal , ou pour les feuilles des abbés Granet et Desfontaines. La Chesnaye-Desbois avait de la facilité, de la verve, et n'était pas même dépourvu de quelque aptitude pour les travaux qui demandent de l'étude, des recherches, de la réflexion; mais il n'en tira pas tout le parti convenable. La liste de ses ouvrages est fort longue. Les voici dans l'ordre où ils furent publiés : Correspondance historique, philosophique et critique entre Ariste, Lisandre et quelques azitres amis, pour servir de réponse aux Lettres juives (du marquis d'Argens ) ; La Haye , 1737-1738, 3 vol. in-12; — Lettre à M^"-b la comtesse D..., pour servir de supplément à Amusement philosophique du P. Bougeant ; 1739, in-12; — l'Astrologue dans le puits, à l'auteur de la Nouvelle astronomie du Parjiasse français (de Neuville Montador); 1740, in-12;— Pamela (traduct. de Richardson) ; Londres , 1742 , 2 vol. in-12; — Lettres amusantes et critiques sur les romans en général, anglais et françois, tant anciens que modernes; Paris, 1743, )n-12 ; — Lettre àM. le marq. de... sur la Mérope de M. de Voltaire ( ou bien encore sous ce titre : Lettre sur la Mérope de Voltaire et celle de Maffei); Paris, 1743, in-8°; — le Parfait cocher ( ouvrage du duc de Nevers , mis en ordre et publié par La Chesnaye-Desbois) ; Paris, 1744, in-8°; — Lettres critiques, avec des songes moraux sur les songes philosophiques de l'auteur des Lettres juives ; Amsterdam, 1745, in-12; — Dictionnaire mUitaire, ou recueil alphabétique de tous les termes propres à la guerre; Paris, 1745-1746, 2 vol. in-12, avec un supplément d'un volume; — Lettres hollandoises, ou les mœurs des Hollandais ; Amsterdam, 1747, 2 vol. in-12; — Dictionnaire universel d'agriculture et de jardinage; Paris, 1751, 2 vol. in-4''; — Éléments de l'art militaire par d'Héricourt ( édition nouvelle donnée par La Chesnaye-Desbois ) ; Paris, 1752-1758, 6 vol. in-12; — Almanach des corps de marchands; 1753 et années suivantes ; — Ordre naturel des oursins de mer et fossiles , traduction du latin de Théod. Klein; Paris, 1754, in-8<'; — ■ Doutes et observations de M. Klein sur la revue des animaux faite par le premier homme, autre traduction d'après le même; Paris, 1754, in-8°; — Système naturel du genre animal, par classes, familles et ordres , d'après la méthode de Klein, Artediet Linné; Paris, 1754, 2 vol. in-8°; — Étrennes militaires; 1744-1759, in-24; — Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique des maisons de France; première édition, Paris, 1757-176>, 5 vol. in-4°; seconde édition, avec trois volumes de Bodier; Paris, 17''0-1786, 15 vol. in-4°.

CHESNAYE — CHESNECOPHORTIS

sous le titre de Dictionnaire de la noblesse;

— Œuvres militaires, dédiées au prince de Bouillon, par M. de Sionville ; Charleville et et Paris, 1757, 4 vol. in-12; — Dictionnaire raisonné et universel des animaux; Paris, 1759, 4 vol. in-4° ; — Calendrier des princes, ou état actuel de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe; Paris, 1762-1781, série de volumes in-16 et in-12, dont les derniers sont intitulés : Étrennes de la noblesse; — Dictionnaire domestique portatif; Paris, 1762-1763, 3 vol. in-8°; — Dictionnaire historique des mœurs , usages et coutumes des François; Paris, 1767, 3 vol. in-8°; — Dictionnaire historique des antiqicités , curiosités et singularités des villes, bourgs et bourgades de France ;'PMis, 1769, 3 vol. in-12.

B. Hauréau.

Barbier, Dict. des anonymes. — B. Hauréau, Histoire littéraire du Maine, t. IV.

CHËSNE (Du). Voy. DUCHESNE.

CHESNEÀU {Jean ) , secrétaire du chevalier d'Aramont, ambassadeur de François l" à Constantinople, écrivit le récit de son voyage sous le titre suivant : Voyage de M. d'Aramont à Constantinople, en l'année i^i6 , écrit par Jean Chesneau, son secrétaire. Cet ouvrage, qui se trouvait dans la bibliothèque de Baluze , n° 94 , est aujourd'hui à la Bibliothèque impériale.

IjCiong, Biblioth. histor. de la France, édit. Fontette.

CHESNEAU (Nicolas), en latin Querculus, littérateur français, né à Tourteron, près de Vouziers en Champagne, mort à Reims, le 19 août 1681. Chanoine de Saint-Symphorien , il publia plusieurs ouvrages d'histoire et de poésie. Les principaux sont : Hexastichorummoralium libri duo; Paris, 1552 , in-fol. ; — Epigrammatum libri duo, hendecasyllaborum liber, et sibyllinorum oraculorum periocha; Paris, 1552,in-4°; —Nie. QuercuUinfortunam-jocantem Carmen heroicum , universam belli apud Belgas gesti historiam complectens ; Paris , 1558, in-8''; — Avis et remontrances touchant la censure contre les anti-trinitaires , ti'aduit du latin du cardinal Hosius ; Reims, 1573, in-8°;

— Psalterium decachordum Apollinis et novem Musarum; Reims , 1575, in-8°; — Traduction de l'histoire de l'Église de Reims, de Flodoard ; Reims, 1581,in-4°.

Lelong , Bibl. hist. de la France; éd. Fontette. — Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée.

CDESNEàV (Nicolas), en latm Quercetanus, médecin français, né à Marseille, en 1601, mort vers la tin du dix-septième siècle. Docteur de la Faculté de médecine de Toulouse , il publia les ouvi'ages suivants : Discours et abrégé des vertus et propriétés des eaux de Barbotan, en la comté d'Armagnac; Bordeaux, 1628, in-8°; — Pharmacie théorique; Paris, 1660 , in-8"; — 1682, in-4° ; — Observationum medicinalium libri quinque , quibus accedit ordo remediorum alphabeticus ad omnes /ère morbos cou-

scriptus, sicut et epitome de natura et vïribus luti et aquarum Barbotanensium ; Paris, 1672, 1683, in-8°j Leyde, 1719, 1743, in-4°. Éloy, Dictionnaire historique de la médecine, i

*CHESiVECOPHOBUS ( Jean), médecin suédois, né dans la seconde moitié du seizième" siècle, mort en 1635. Il fut le premier professeur de médecine établi par le gouvernement hi l'université d'Upsal. On a de lui : Une Instruction, en langue suédoise, sur la conduite que les < voyageurs doivent tenir lorsqu'ils traversent^ un pays ravagé par V épidémie; Stockholm, 1613, in-8°; — Dissertatio physica de cœlo ; Upsal, 1614, in-8°; — Dissertatio dénatura, Upsal, 1615, in-8°; — Dissertatio de anima rationali ejiisque facultatibus ; Upsal, 1618, in-8° ; — Dissertatio de planiis ; Upsal, 1621, in-8°; — Isagoge meteorologica ; Upsal, 1624, in-8° ; — Dissertationes de physiologise constitutione; de principiis corporum naturalium internis et externis ; de affectionibus corporum naturalium internis; de tempore; di mundo ; de stellis in specie; de eclipsi solii et lunœ ; de elementorum qualitatibus ; cU temperamentis ; de metallis;de chrysopoeia. de lapidïbus ; de succis concretis et terris pre ciosis;de plantis; departibus humani corporis similaribus ; departibus humani corporis inservientibus facultati naturali; d\ humoribus et spiritibus ; Upsal, 1624, in-8° de philosophias et logicœ deftnitione et divisione ex sententia Ramseorum; de occultii qualitatibus; Upsal, 1625, in-8"; — de animi in génère; de vegetativa in specie; de animi sentiente; de sensibus externis; de sensibut internis; de somno , somniis et vigilia; dt animss sentientis Jacultate motiva ; de ani via rationali; de intellectu et voluntate Upsal, 1626, in-8°; — 'EYxuxXoiratSeta philosophise.Socratico-Ramex, succinctis monitionibus aphoristice comprehensa; Upsal, 1628 in-8"; — Dissertatio de philosophia in génère, de distributione dialectica, deque argument, generibus ;Wç?,d\ , 1629, in-S"; — Dissertatio de natura; Upsal, 1632, in-4°.

Biographie médicale.

CHESNECOPHORCS (/eaw) , médecin suédois , né dans la province de Néricie, mort à Upsal, en 1655. Il était fils du précédent", ave*' lequel on l'a quelquefois confondu. Il fut auss professeur de médecine à l'université d'Upsal On a de lui un grand nombre de dissertations,, publiées en partie avec son père, et dont les: principales ont pour titi-es : Diss. physica dit physiologixconstitutione ;'Ups3i\, 1624, in-8°;

— Diss. physica de affectionibus corporumi naturalium inte7-nis;\\nà., 1624,in-8''; — I>îss,( de temperamentis ; ibid., 1624, in-S°; — Diss.^ de partibiis humani corporis inservientibui facultati naturali ; Md., i&2i, in-S"; — Diss de somno, somniis et vigilia ; ibid., 1626, in-8° :

— Diss. medica de causticis ; ibid., 1632, in-S",

CHESNECOPHORUS — CHESTERFIELD

Kestner, Medicinisckes Gelehrten-Lexicon. — Biographie médicale.

cnESNEeoPHORtrs (Nicolas ou Nïels), piiblicistc suédois, natif de la province de Néricie, vivait dans la seconde moitié du seizième i siècle. Il étudia à Marbo\irg, où il devint profes- ;seur et docteur en droit. En 1602 il fut élevé par le roi de Suède Charles IX à la dignité de chanicelier. Il remplit en 1610 et 1611 diverses misjsions diplomatiques en Danemark et en Allemagne. H proposa, dit-on , au roi de prononcer la déchéance de ses droits et titres contre tout gentilhomme qui n'aurait pas fait assez de progrès dans les sciences. On a de lui : Epistola adverses antiquar'mm Wittenbergenseni ; 1598; — Skàl och orsaker, hvarfôre sveriges Rikes stànder afsagt K. Sigismond sveriges krona ( Exposé des motifs qui ont engagé les états de (Suède à ôter la couronne au roi Sigismond). Cet ouvrage est l'apologie de-Charles IX, oncle de Sigismond.

Gezelius, JBiograph. Lexicon, — Adelung, suppl. à Jô- :her, Allgem Gel.-f^xicon.

CHESSÉ ( Robert), prédicateur français, du temps de la ligue , se déclara ennemi forcené de Henri IV, après la mort de Henri III. Son ordre 'ayant envoyé en qualité de gardien des cordeiers à Vendôme, il contribua, lorsque cette ville ;ut été livrée au duc de Mayenne , à soutenir 'exaltation des habitants. Le roi vint en faire le iiége au mois de novembre 1589 , et l'emporta [l'assaut. Chessé fut saisi dans la chaire même de ^aint-Martin, et pendu àl'instantpar les soldats du Sue de Biron. Voyant qu'on manquait de cordes, |1 détacha lui-même celle qui lui servait de ceinture, pour aider à son supplice. Les cordeliers le regardèrent comme un saint et un mai-tyr. En 1789 sa tête était encore attachée à la tribune le l'orbe de l'église de Saint-Martin.

; Le Bas , Dictionnaire encyclopédique de la France, • CHESSEL. Voy. Casselius.

, CHESTERFIELD { Philippe- Dormer-Statiiope, comte de), né à Londres, en 1694, mort en 1773, célèbre homme d'État et écrivain anglais. I débuta sous les auspices de son grand-oncle, ord Stanhope, l'un des moteurs de la révoluion de 1688, et qui devint ministre sous Geor- ;es F"^. Presqu'au sortir de l'école de Cambridge, I entra aux communes, tandis que son père iiégeait à la chambre des lords. Le crédit de ;on grand-oncle le poussa dans la faveur du )rince de Galles, qui plus tard devint Georjes n. Après plusieurs voyages à Paris, où il •emplit fort jeune une mission politique, Cheserfield se trouva l'un des modèles reconnus de a société anglaise pour l'esprit et les manières, ^ux communes, où il débuta, et plus tard à la ihambre des lords, où l'appela la mort de son )ère, il se fit écouter avec faveur; il y porta es qualités d'esprit qui donnaient tant de charne à son commerce d'homme du monde, un tact et une facilité singulière, toutes les grâces iu geste et de l'élocution. A en juger par ce

qui est resté de ses discours, il ne paraît pas qu'il ait visé aux grands succès de tribune. Il ne fut pas de îa taille des Chatham et des Pulteney ; la véhémence , les éclats de la passion , tout l'appareil de la guerre oratoire, lui répugnaient naturellement ; mais s'il n'avait pas de quoi entraîner une assemblée, il avait mille secrets pour l'intéresser, pour y faire aimer sa parole, qui n'y franchissait guère le niveau d'une conversation , mais d'une conversation exquise, soutenue par la connaissance des affaires , et où le jugement gardait toujours l'équilibre sous les grâces de l'esprit. Il ne raisonne jamais mieux, disait un contemporain, qije lorsqu'il est le plus spirituel.

Chesterfield devint bientôt l'un des orateurs en renom du parti whig. Le chef de ce parti, le célèbre Walpole, était aux affaires; Chesterfield y entra bientôt, fut ambassadeur en Hollande et réussit dans sa négociation ; aussi fut-il rémunéré de ses services : il reçut l'ordre de la Jarretière, et fut nommé grand-maître de la maison du roi. Mais ses rapports avec Walpole furent troublés plus d'une fois par des dissentiments et des résistances, qui aboutirent à une rupture. Lord Chesterfield , à côté de sa morale sceptique, de ses habitudes de cour, de la souplesse et de la facilité de ses mœurs, garda toujours, si non une foi bien vive en politique, du moins un hou neur et une dignité de conduite supérieurs à tout intérêt d'ambition. Tombé en disgrâce à la cour, où il cessa de paraître, il soutint résolument son rôle à la chambre des lords. Il y devbit l'âme de cette fraction des wliigs qui, scandalisés des succès de leur chef, se détachèrent du ministère pour passer à l'opposition. Chesterfield soutint cette guerre pendant dix ans. Après la chute de Walpole, il accepta l'ambassade de Hollande (1 744). Il s'agissait de décider cette république à rompre sa neutralité et à prendre parti pour l'Angleterre contre la France. Son habileté consommée, son influence et ses anciennes i dations dans le pajs, le rendaient plus propre que personne à mener cette affaire. Il y réussit en effet; ce coup de maître lui rendît les bonnes grâces du roi. Lord Chosterfield reçut à son retour la viceroyanté d'Irlande, où il marqua son passage par des réformes, et fit aimer sa trop courte administration. La guerre, qui durait depuis huit ans entre les puissances, touchait à sa fin (1748); le traité d'Aix-la-Chapelle était près de se conclure , et ce fut à la veille de ce repos de l'Europe que le comte Chesterfield, devenu secrétaire d'État en quittant Dublin, se retirade son plein gré. Il renonça aux affaires, n'ambitionnant plus rien, dit-il, que Votium cu?n dignitate. Il ne se fit plus entendre au parlement qu'à de rares intervalles.

On a extrait des recueils et des publications périodiques de nombreux échantillons de sa critique morale et littéraire, des poésies légères, etc., etc., qui ont formé, sous le titre

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