‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 55 sur 200 · CHEVREUL · texte numérisé non relu

CHEVREUL

de Gasimrin , ami de M. Chevreul , apprit de cet administrateur le parti que la fabrique lyonnaise pourrait tirer de ces idées nouvelles; et dès 1842 le ministre du commerce invitait M. Chevreul à se rendre à Lyon pour y professer ses opinions sur la gradation des nuances colorées, leur alliance, leur opposition, théorie dont les applications pratiques sont incalculables. Le cours qu'il ouvrit à Lyon dans cette conjoncture avait spécialement pour sujet les effets optiques des étoffes de soie. Dans l'exposition de sa doctrine, l'auteur prend pour point de départ des cylindres métalliques contigus, envisagés sous quatre aspects différents : selon qu'ils sont parallèles ou perpendiculaires au plan des rayons lumineux qui les frappent et selon que l'observateur tourne la face ou le dos au jour. Il examine ensuite si c'est la chaîne ou la trame du tissu qui reflète plus particulièrement la lumière. Cette longue étude de M. Chevreul rappelle involontairement la féconde simplicité des expériences de Newton, mêlant ensemble des sables de sept couleurs , les exposant au soleil dans un certain éloignement , et démontrant ainsi que les sept couleurs primitives, disséquées par le prisme, régénèrent une lumière blanche par leur exacte réunion. La théorie sur les soies a été imprimée en 1846, aux frais de la chambre de commerce de Lyon , et l'exposition universelle de Londres, en 1851, l'a glorifiée par des éloges et des récompenses.

Parmi cette multitude de mémoires et d'articles que M. Chevreul ne cesse de publier depuis quarante ans, soit dans les Annales de\chimie et dans les Recueils de llnstitut ou du Muséum, soit dans le Dictionnaire des sciences naturelles, le Journal des savants, et ailleurs, on a lieu de distinguer un écrit de médiocre étendue, où l'auteur étudie les réactions chimiques qui intéressent l'hygiène des cités populeuses. Ici , M. Chevreul a[)plique à la production des épidémies d'anciennes observations faites par lui sur les eaux minérales. Il a soin de rappeler que la présence des matières organiques dans des eaux sulfatées transforme les sulfates on sulfures fétides, surtout dans des eaux souterraines, que leur profondeur soustrait au contact de l'atmosphère. La même immixtion des matières organiques dans le sol des villes a pour résultat une exhalation de gaz sulfhydrique , ces corps ou ces émanations organiques ayant le pouvoir de transformer les sulfates en hydrosulfates. A cette occasion, M. Chevreul étudie au point de vue des causes d'insalubrité, dans une cité considérable, la nudité du sol, le pavage, les puits, les cimetières, les égouts, les fondations et les murs des édifices. II examine avec le même soinl'mfluence qu'exercent sur l'assainissement des grandes populations le renouvellement de l'air, les cours d'eau et la végétation. Plus l'oxygène abonde dans une atmosphère accessible, et moins est redoutable la sulfuration de la sélénite.

qui, à Paris surtout, nous envahit de toutes parts. Il suit de ces derniers travaux, qui remontent à 1819, que M. ChevreUl a beaucoup à revendiquer dans la théorie récente des eaux sulfureuses dites accidentelles, comme aussi dans l'utilité démontrée de charbonner les tonneaux qui renferment l'eau potable dans un voyage de long cours.

M. Chevreul, que quelques personnes ont trouvé piquant de surnommer tardiloquns, parce qu'en effet il a le débit tardif d'un penseur, s'est constamment signalé par une activité devenue rare depuis G. Cuvier. On le voit san« cesse faire des lectures à l'Institut, dont il administre habilementles sérieuses affah'es.Il présid( la Société centrale d'agriculture, dirige souvent l'administration du Jardin des plantes prend grand souci des exhibitions de l'industrie ordonne et dirige la teinturerie des Gobelins, e fait scrapuleusement chaque année deux outroi: cours de chimie, dont il s'a{>plique à renouveler 1; juatière. Bien plus, homme du mondé, et airoan à se conformer au conseil de Boileau :

C'est peu qu'être agréable etcliarraant dans un livre, : Il faut savoir encore et converser et vivre,

M. Chevreul se montre dans quelques salons, f; personne ne cause plus volontiers et avec ui abandon plus aimable. U a même avec les poète; ce trait de ressemblance, qu'il prend plaisir i communiquer dans le tête-à-tête des ouvrage qui ne sont encore qu'ébauchés.

Depuis longtemps M. Chevreul a le projet, e il n'en fait pas mystère, de publier une histoir delà chimie, sa science de prédilection, scieno à laquelle se rattachent les découvertes d son génie et sa renommée européenne. Devano dans ce projet par M. Hoefer, dont l'ouvi-ag avait pour titre Histoire de la Chimie depui les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, e pour date 1842, et pour conséquence le succès M. Chevreul accueillit ces deux volumes ave un empressement qui tenait de la sympathie, e leur consacra , dans l'espace de sept années quatorze articles successifs dans le /o?<rn«^ d& savants. C'est qu'en effet M. Hoefer a léuB dans son livre une foule de documents inédit ou rares, des textes et des traductions d'aui teurs anciens qu'un professeur très occupé aui rait difficilement puisés aux sources premières ■ tant l'éruditiou a de peine à s'allier avec unii science tout expérimentale. Loin donc de coni trader M. Chevreul, cette laborieuse productif» a dû naturellement intéresser son esprit et "^' conder ses desseins.

L'histoire de la chimie, telle que M. Hoefer présenta , pénètre jusqu'aux obscurités de l'ai) chimie, superstitieuse origine de la chimie xéétable. Or, l'alchimie elle-même se trouve or*nairement associée, dans les ouvrages qui él traitent, aux autressciences dites occultes. M. CM vreul a compris cette connexité ,' et il a périUctt sèment abordé l'histoire de ces rêveries d'autréi fois. Il a commencé par rendre compte d'o^i

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Histoire de la magie et des prodiges, publiée de- ')uis de nombreuses années, par feu Eusèbe Sal- ?erte, et il a critiqué cet ancien ouvrage avec lutant de vivacité que s'il était fait d'hier. 1. CLevreul conteste à E. Salverte sa compéènce. Selon lui, il n'a pas qualité pour expliquer es prodiges ou des miracles par les secrets na- (urêlsde la science, elle dont la puissance ne sauait être appréciée que pai- des hommes qui la onnaissent expressément et l'ont scrutée sans esse et par état. M. Chevreul exigerait môme ue l'historien d'une science s'y fût' signalé par ueJque découverte, afin de mettre à l'abri des ontestations son aptitude à juger des découertes d'autrui. Après quelques autres écrits préminaires, M. Chevreul a vaillamment pénétré aus les souterrains des sciîjices occultes. Il afait histoire des tables tournantes,frappantes ouparntes 5 l'histoire de l'astrologie , de la baguette h inatoire , etc. ; nous croyons sincèrement que est un malheur. Et en effet , ce n'est jamais sans anger pour la foule et pour la vérité qu'un esit profond et judicieux , qu'un homme honoible et accrédité comme M. Chevreul, paraisse Donder dans des superstitions dès longtemps ondamnées par les philosophes. Lui qui a tant ' jfrandi le champ des vérités utiles, comment se I !it-il qu'il semble donner des arrhes à des pra- : ijues de déception , et que ce soit de sa main i fustrée que de crédules ignorants reçoivent le ïhu de lumière qui les guide.

! Les ouvrages publiés par M. Cheyreul ont i'Wr titre : Recherches sur la teinture; dans ; 's T. XI, XV et XVI des Mém. de l'Institut;— ' Considérations générales sur l'analyse orga- ^que et sur ses applications ; daias]es Annales s chimie ; — Leçons de Chimie appliquée à i teinture , faites à la manufacture royale es Gobelins; Paris, 1831, 2 vol. in-8°; — de i Loi du Contraste simultané des couleurs , t de l'assortiment des objets coloriés, consiéré d'après cette loi dans ses rapports avec i peinture, les tapisseries des Gobelins ; Straspurg et Paris , 1839, in-S". IsrooRE Bourdon. CHEVUEUSE {Marie de Rohan, duchesse 3), née en 1600, morte en 1679. Elle était fille Hercule de Rohan, duc de Montbazon, et de adeleiné de Lenoncourt. A l'âge de dix-sept ans le épousa le connétable Charles d'Albert, duc i Luynes; libre au bout de quatre ans, elle se Miiaria à Claude de Lorraine, duc de Chevreuse, ; ce n'est à proprement parler que de cette scande époque qu'on peut dater sa vie politique. es intrigues de parti étaient alors pour les •mines une affaire de mode ; elles mettaient leur ^pi it et leur beauté au service de leurs enti'erises. M™' de Chevreuse, favorisée à un degré "minent sous ce double point de vue, mit en fction tous ses moyens d'influence, et se pas- ^onna si bien pour ce jeu de conspirations que amour n'était pour elle qu'un moyen, et la poitique le but ; elle y rapportait son existence

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entière , vivant dans la confiance et l'intimité du cardinal de Retz et autres nobles perturbateurs du temps. Son activité, sa pénétration, son énergie lui acquirent parmi les mécontents l'importance qu'eue ambitionnait , et lui valurent d'être associée à la haine implacable que portait la reine Anne d'Autriche à l'altier Richelieu. Dès 'lors l'attention de celui-ci se porta sur elle, et pendant un moment elle eut .l'honneur de lui donner de l'inquiétude. Dans les rencontres qui résultèrent de cette lutte, il y eut des rapprechements^ que sa roideur et ses préoccupations immenses ne purent, dit-on, mettre à l'abri des séductions irrésistibles de là d uchesse. Mais celle-ci, sachant bien que le rôle de maîtresse de Richelieu ne menait pas à la direction des affaires, qu'il se réservait exclusivement , préféra le rôle d'ennemie , avec la somme de direction que lui confiaient les mécontents. Elle recommença donc la guerre, si bien que, poussé à bout et revenu de sa faiblesse passagère, le cardinal lança contre elle un ordre d'arrestation , auquel elle n'échappa qu'en traversant la Somme à la nage, et en se réfugiant en Angleterre. Il suffira d'un fait pour constater l'importance réelle de cette femme intrigante ; c'est que Louis Xin, ce prince si pacifique, si clément, si peu accessible au ressentiment , eut soin , à son lit de mort , dans sa déclaration de la régence, de désigner la duchesse individuellement comme une personne dangereuse , qu'il croyait devoir excepter de la grâce générale par lui accordée à ceux qui avaient troublé son règne. La mort de Richelieu l'ayant rassurée, M™^ de Chevreuse revint d'exil, et reprit contre Mazarin son système d'attaques opiniâtres. La mort seule put lui faire abandonner ces trames et ces conjurations auxquelles elle s'était vouée , employant à de si tristes fins les dons précieux de grâce et de beauté qu'elle avait reçus de la nature, pour plaire sans doute et non pour intriguer. Comme elle ne laissa pas d'enfants de son second mariage , les fils du premier lit obtinrent l'investiture du duché de Chevreuse, [ Lavergne , dans VEnc. des g. du m.]

Retz, Mémoires. — Bazin, Histoire de la France sous Louis XIII.

CHETRËUSE (LaducliesscDE), néeen 1785, morte en 1813. Nommée dame du palais de l'impératrice Joséphine, la duchesse ne sut pas plier son esprit, naturellement frondeur, aux habitudes de la nouvelle cour, et blessa l'empereur par des propos inconsidérés. Elle fut exilée à quarante Heues de Paris, et se retira à Lyon, où elle mourut. Les amis'de la spirituelle duchesse demandèrent vainement sa grâce à l'empereur, qui répondit à leurs sollicitations : « Je ne veux pas d'imijertinente chez moi. » On a de Mn^e de Chevreuse une nouvelle historique, intitulée : François de Mentel;V&x\s,, 1807, in-12.

Mémoires de la duchesse d'Abrantès.

CHEVRIER {François- Antoine), littérateur et pamphlétaire, né à Nancy, vers 1720, mort à

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Rotterdam , le 2 juillet 1752. Issu d'une honorable famille de Lorraine (son père était secrétaire du roi),Chevrier reçut une brillante éducation et fit d'excellentes études, dont il ne devait pas tirer le meilleur parti pour les lettres et pour lui. On le vit servir un instant, en qualité de volontaire, dans le régiment de Tournaisis ; mais il s'aperçut vite qu'il était plus fait pour tenir une plume qu'une épée. Toutefois, dans ses mains la plume allait ressembler fort à un stylet. Son Histoire des hommes illustres de Lorraine le fit bannir à perpétuité de son pays. L'on dit même qu'il fut condamné aux galères pour ses calomnies. Il se sauva à Paris, publia des brochures où l'obscénité se mêlait à la personnalité la plus amère, fit représenter cinq ou six opéras-comiques à la Comédie-Italienne, et s'attira pour ses œuvres sans aveu les foudres de Fréron, auquel il n'osa répondre que plus tard. 11 fut enfin forcé de quitter la France, et se retira en Allemagne, puis à La Haye. C'est dans cette ville qu'il composa son Colporteur, le seul ouvrage de lui qu'on lise encore. Ce libelle, où il ne gurde aucune mesure, est écrit avec plus d'esprit et de verve qu'il ne s'en rencontre habituellement dans ces productions honteuses; il s'y trouve parfois, bien que chargés , des portraits vrais de cette époque déréglée qui devait payer si cher ses désordres et ses scandales. Ne se sentant pas suffisamment en sûreté à La Haye contre les démarches du gouvernement français, Clievrier se réfugia à Rotterdam. Peut-être eût-il dû s'éloigner davantage , et se trouvait-il encore trop près d'ennemis dont il avait tout à redouter. 11 périt tout à coup, emporté par une indigestion, qui venait si merveilleusement à point que les naïfs seuls crurent à la réalité de la maladie. « On dit que les hautes l)uissances, écrit Favart, dans sa correspoudance au comte Durazzo ( 15 août 1762 ) , ne pouvant se dispenser d'acquiescer à la demande qui leur avait été faite, mais ne voulant point en même temps déroger aux privilèges de la liberté de la Hollande , ont trouvé le moyen de concilier les choses , en expédiant à M. Chevrier un passeport pour l'autTc monde. On assure qu'il a été empoisonné dans un plat d'épinards, et qu'il est tombé roide mort, au moment qu'on est venu l'arrêter pour le livrer à l'ambassadeur de France. » Chevrier avait quarante-deux ans. Ses effets, dont on fit l'inventaire, se résumaient en trois ducats, une montre et quelques nippes. Il a laissé ; Recueil de ces Dames; \lkb, in-12; — Bibi, conte traduit du chinois , par un Français, Mazidi ; \efs, 1746, in-12;— Histoire 'de l'île de Corse; Nancy, 1749, in-12 ; — Cargula, parodie de Catilina; 1749, in-12; — Voijaye cleRogliano; 1751, in-S°;—Maga-Koic, histoire japonaise; 1752, iB-i2 ; — Cela est singulier; histoire égyptienne, tradîiite par unrabbin; 1752, petit in-12; — Essai historique snr la manière de juger les hommes ;

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Paris , 1752, in-12; Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de Lorraine, avec une r&fiitation de la bibliothèque lorraine de don Calmet; 1754, 2 vol. in-12; — Histoire de la campagne de 1757 sur le Bas- Rhin, dans Vélectorat de Hanovre et autres paijs C07iquis; FrdimfoTt, 1757-1758, in-S"; — Histoire civile, militaire, ecclésiastique, politique et littéraire de Lorraine et de Bar; Bruxelles, 1758, 7 vol. iu-12; — Réponse du roi de Prusse à son frère; 1758, in-4"; — Dialogue du prince royal de Prusse avec le maréchal de Schiverïn; in-4''; — Dialogue entre le prince d'Isembourg et le baron de Horn ; in-4''; — Réponse aux lettres du prince d'Isembourg ; — le Point d'appui de toutes les cours de l'Europe, avec l'histoire des campagnes de 1756 et 1757 ; Liège, 1759, 5 vol. in-12 ; — la Nouvelle du jour, comédie, en un acte et en vers; Dresde, 1759, in-12; — histoire de la vie de H. Haubert , soi-disant chevalier de Gouvest, gazetier à Bruxelles ; Londres, 1761, in-8°; — Testament p)oUtique du maréchal de Belle-Isle ; km?,i&vAwa, 1761, in-12 ; — Vie politique et militaire du maréchal de Belle-Isle; La Haye, 1762, in-12; — le Codicille et l'esprit, ou commentaire sur les maximes politiques du maréchal de Belle- Isle ; 1762, in-12; — Anecdotes critiques; Londres (Bruxelles), sans date, in-12 ; — Paris, histoire véridique, avec la clef; La Haye, 1767, in-12; — Œuvres complètes de C***, Londres (Bruxelles) , 1774, 3 vol. in-12, renfer Tad.nX : le Colporteur , histoire morale et en tïqiie, sans date; — Almanach des gens d'es prit, par ïin homme qui n'est pas sot lie même; 1762 ; — Amusements des dames de JJ (Bruxelles); 1763; — les Ridicules du siècle 1752; — Vie du fameux père Norbert, excapucin, connu aujourd'hui sotis le nom di l'abbé Platel; 1762. (Dans le troisième volume l'on a glissé les Nouvelles libertés de penser e Essai sur les mémoires de N. Guillaume, deir opuscules qui ne sont pas de Chevrier. ) Chevric a fait représenter au Théâtre -Italien : la Revui des théâtres , le Retour du goiit , la Campa gne, l'Épouse suivante, les Fêtes parisiennes la Petûe Maison et le Réveil de Thalie, qu'oi trouve dans les œuvres de Voisenon.

Gustave Desnoiresterres.

Grimm, Correspondance, t. I, m.— Favart. Cor responàance, t. II. — Barbier, Dictionnnaire des ano nymes. — Quérartl, la France littéraire.

CHEVRiÈiiES ( J.-G. de), écrivain français vivait dans la première partie du dix-huitièm siècle. On a de lui : Abrégé chronologique d l'histoire d'Angleterre; Amsterdam, 1 "30 7 vol. in-12 ; — Images des héros et des grand hommes de l'antiquité, traduit de l'italieu d Canmi; ibid., 1731, in-4" ;— Fie ffe Philippe II roi d'Espagne, traduite de l'italien de Gregori Leti ; ibid., 1734, in-4°; — Vie de Stanislas ,,

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lylde Polorjne; Londres, 1741, deux vol. m-12. Quelques personnes attribuent cet ouvrage à de C'antillon, le même probablement dont on a un Essai sur la nature du coramerce.

îiarbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes. — OuL-rard, la France littéraire.

CHRYKE ( George), médecin écossais, né en lùTl, mort à Bath, en 1742. Élève du docteur '.rcliibald Pitcairn, il se fit connaître à la fois :ae médecin et comme mathématicien, et L'i'U membre de la Société royale de Lon- . On a de lui : Fhixiommi methodus in- (', sive quantitatîim fluentium leges ger/ (// ores; Londres, 1704; — Phllosophical vivc'iples of religion; Londres, 1706, in-8°; — (/ New theory or account of acute and ioir contimied fevers, an essay concerning he i mprovements of the theory of médecine ; .ondres, 1722, in-8» : dans cet ouvrage Cheyne tisiste beaucoup sur l'utilité de la diète; — 'issaij on the true nature and true method fcurating the goût, written for the ïise of iichcu'd, vnth an accotent of the natta^e and uaUties of Bath waters; Londres, 1722, 1-8" : régime.végétal, lait, exercice et purgatifs, els sont les n^oyens qu'il recommande contre la outte ; — Essay on health and long life , Lonros, 1725, in-8° ; traduit en français , Bruxelles, 727, in-12 ; 1755,in-12 ; enlatin , Londres, 1726, 1-12; Paris, 1742, in-12. Haller regardait ce aité comme le meilleur qui eût été fait sur la mté des gens de lettres et des personnes lailes ; — de Fibrse natura , ejusque taxas seu esolufse moi'bis; Londres, 1725, in-8°; Paris, 742, in-8°; — the English malady , or a •eatise of nervous diseases of ail kinds , as )leen, vapours, lowness ofspirits, hijpochonriacal and hysterical distempers ; Londres, 734, in-8°: Cheyne recommande pour ces madies la diète et les toniques, tels que le quinjliiaet les ferrugineux; — Bssay on regimen " diet, with four dïscoiirses médical, moral td philosophical ; Londres , 1740, in-8°; — attirai method of curing the diseases of le hody and the disorders of the mind , deinding of the body ; Londres, 1742, in-S"; aduiten français; Paris, 1749, 2 vol. in-12; — n account ofhimself and. ol his cures ; Lon- •es, 1753, in-8''.

'Biographiabritannica. — Kaller, Bibliot. med. — Dicvinaire des sciences médicales.

CHEYNELL (François), théologien protesnt, né à Oxford, en 1608, mort à Près ton, dans

comté de Sussex, en 1665. Après être entré ms les ordres et avoir officié quelque temps Oxford, il se déclara, en 1640, pour le parleent , et devint un des ennemis les plus vifs de ?piscopat. Il fut ira des théologiens choisis en 54g pour alla.* convertir l'université d'Oxford,

tut récompensé du zèle qu'il déploya à cette xasionpar la présidence du collège Saint-John. orcé bientôt d'abandonner cette place, il reçut 1 échange le rectorat de Petworth, dans le comté

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