‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 61 sur 200 · CHILDÉRIC · texte numérisé non relu

CHILDÉRIC

prince enfermé dans l'abbaye de Saint-Denis. Cliildéric, devenu maître absolu du royaume, se conduisit d'abord par les conseils de Léger, évêque d'Autun. Mais ce prélat perdit bientôt sa confiance, et il le fit enfermer avec Ébroïn au monastère de Luxeuil. Childéric se rendit alors odieux aux grands , en ne tenant aucun compte de leurs privilèges. Bodillon, l'im d'eux, fut par ses ordres attaché à un poteau et fouetté comme un esclave. Cet outrage fit naître une conspiration. Le même Bodillon, chef des conjurés, l'assassina dans la forêt de Livri, près de Chelles ; il était à peine âgé de vingt-quatre ans. La reine Bathilde, alors enceinte, et Dagobert, leur fils aîné, encore enfant, ne furent pas épargnés. Leur autre fils, Daniel, échappa seul à ce massacre (1) . CHiJLDÉRic m, le dernier des princes de la dynastie mérovingienne, mort en 755. Après la mort de Charles Martel, Carloman et Pépin se partagèrent son vaste empire; le premier eut l'Austrasie, le second la Neustrie et la Bourgogne. Mais iPepin, né Austrasien , et parlant toujours la langue germanique, était considéré, par les peuples sur lesquels il devait régner, comme mi étranger. « Ils ne lui obéissaient qu'à regret, et peut-être avaient-ils fait entendre quelque plainte de ce qu'il ne restait plus de roi auquel ils pussent demander justice, lorsqu'ils étcdent opprimés par le maire du palais. Pépin, pour les satisfaire, tira de quelque couvent un dernier Mérovingien, qu'il nomma Childéric III (742). On ne sait ni son âge ni son origine; mais il est probable que Pépin, fidèle à la politique de ses prédécesseurs , fit dans cette occasioB choix d'un enfant. La plupart des chroniqueurs parlent pour la première fois de Cliildéric in au moment de sa déposition (2). ■» Mais dix ans après. Pépin, que la retraite de son frère Carloman avait rendu maître de toute la monarchie des Francs, trouvant son autorité assez bien établie, députa vers le pape Zacharie, Burchard, évêque de Wirtzbourg, et le prêtre Fulard, son

(1) C'est à Childéric II que l'on attribue généralement les triens, et les sols sur lesquels on volt au droit la légende HiLDAERicvs REX, puis uu buste toumc à droite et revêtu d'un paludaraentum ou manteau sous une arcade; au revers, une croix accostée des lettres ma, initiales de MASsiriA (Marseille), dont le nom se trouve inscrit en toutes lettres sur la légende. Cette représentation d'un buste sous une arcade est unique dans la série mérovingienne. On connaît d'ailleurs d'autres sols et d'autres triens de la même ville qui ne présentent que le type ordinaire, c'est-à-dire le nom du roi autour de son buste, les lettres ma accostant la croix, et la légende Massilie civitatis. Nous devons encore mentionner ici un beau tiers de sou frappé au nom de Childéric II et de son frère Clotalre, et qui porte d'un côté les mots Chiudericvs REX autour d'un buste, et de l'autre Clotarids REX autour d'une croix.» Les lettres ma, qui accompagnent cette croix, prouvent que cette pièce a été frappée à Marseille. On y remarque d'ailleurs le mot CONOB, légende énigmatique des dernières monnaies romaines, dont on a donné tant d'explications différentes. Enfin , on connait de Childéric des tricjis irsp'pés à Metz, et présentant d'un côté l'effigie du prhice avec son nom, et de l'autre la légende metiis civ autour d'une croix ansée.

(2) Sismondl, Hist. des Français, 1. 1, p. 165.

— CHIL1.AC 31! i

chapelain, « pour l'interroger, dit Éginhard, suj les rois ([ui existaient alors en France , et qu n'avaient que le nom de rois sans aucune puis sance royale. Par eux, le pontife répondit qu'i valait mieux que celui-là fût roi qui exerçai la puissance royale (1) ». Pépin fut élevé su un bouclier, dans une assennblée de la natioi qui fut tenue à Soissons, au mois de mars 752 et Childéric UI, ayant été solennellement déposé reçut la tonsure ecclésiastique, et fut enfermi au couvent de Sithin, nommé depuis Saint-Ber tin, à Saint-Omer, où il mourut.

Grégoire de Toais.Iiist. — Frédégaire. Chron, — Égin hard. Annales. — Le P. Anselme, Hist. (jénéalogxqw.

— Augustin Thierry, iîecïis des temps tnérovingiem

— Sismondi, Hisl. des Français. — Le .Bas, Dict. encj clopédique de la France.

CHiLDREY (Josué), astrologue et philosoph anglais, né en 1623, mort en 1670. Il com mença ses études à Rochester, et les acheva a collège de la Madeleine à Oxford. Pendant la ri volution il ouvrit une école à Feversham, dans 1 comté de Kent, et à la restauration il devir chapelain de Henry lord Herbert. En janvie 1663 il fut nommé archidiacre de Salisbury. 0 a de lui : Indago astrologica; 1652, in-é"; - Syzygiasticon instauratum, or an epheiui ris ofthe places and aspects of the planets Londres, 1653, in-S"; — Britannica Baconia or the natural rarities of England, Scoi land, and Wales, historically related, m cordiJig to the precepts of lord Bacon ; Lon dres, 1661, m-8°.

Ilose, New biographical dictionary.

* CHiLiANi ( Balthasar), médecin allemand ^ né à Cobourg, en 1636, mort en 1712. Il fut mé decin delà ville d'Eisfeld, en Franconie. On a d lui : Vnterricht, wie man sich bey hitzige Fiebern und HauptkranÈheiten %u verhalte (Instruction sur les traitements à employer dan les fièvres chaudes et dans les maladies d tête); 1690, in-4°.

Adelung, supplément à Jôcher, Allgemeines Gelehrtet. Lexicon.

*CHiL,iEX, moine bénédictin du huitièmi siècle. 11 habitait le monastère d'Inis-Keltre, e Hibernie. On lui doit une Vie de sainte BrigitU en vers latins, que l'on trouve dans le t. 1' février, p. 100, de la collection de BoUandua

Don CeiUer, Hist. générale des auteurs ecclés. - RoUanàas, Acta sanct. (février).

CHiLLAC (Timothée de), poète français di seizième siècle. Il obtint la couronne poétiqui dès l'âge de vingt ans. Eu tête de son reçue» de poésies, il se fit graver avec les marques d cette distinction. Ce recueil, qui fiitpublié à Lyon en 1599,in-12, contient^e* Amours d'Angeline les Amours de Lauriphile, la Liliade frcati çoise, bouquets et tombeaux. Toutes ces iMjé sies sont fort médiocres ; quelques-unes , pei honorables pour Chillac, sont consacrées à li

(1) Éginhard, Annales, t. v, p. 197.

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