CHOQUE
français, vivait à la fin du quinzième et au commencement du seizième siècle. II était premier héraut et roi^d'armes d'Anne de Bretagne. Il suivit, avec d'autres seigneurs bretons, Philippe de Ravestain dans la campagne qu'il fit en 1501 , à iVIételin , sur le vaisseau la Cordelière, Il y a lieu de croire qu'il dut rendre compte à la reine de cette expédition, car, comme le prouvent di vers écrits de lui, il était dans l'usage de faire à sa souveraine la relation des missions dont elle le chargeait. En effet, on voit de lui à la Bibliothèque impériale un Discours des cérémoyiies du sacre et mariage d'Anne de Fouez avec Ladislas, roi de Hongrie, Pologne et Bohême, mis en escrit du commandement d'Anne, royne de France, duchesse de Bretagne (Ms. des Blancs-Manteaux, n° 46, p. 319). Cette pièce curieuse n'a point été mentionnée par le P. Lelong. Choque écrivit aussi une Relation des cérémonies observées et des honneurs rendus dans l'État de Venise à madame Anne de Fouez, reine dellongrie et de Bohême, épouse du roi Ladislas, en 1502. Le poëme, sans titre, de Pierre Choque, auquel le savant M. Jal , historiographe le la marine, donne celui de Combat et embrasement de la '(nef Marie la Cordehère , poëme traduit du latin de Brice par Pierre Choque , premier hérault et l'un des rois d'armes d'Anne de Bretagne, reine de France , est un manuscrit in-4°, provenant du fonds Lancelot, n° 36, et^faisant aujourd'hui partie de la BibUothèque impériale, n" 7568-3. Il contient»455 vers dyssyllabiques, non compris la dédicace, en 35 lignes sans alinéa, l'épitaphe de Portzmoguer, en vers, le chant royal en 54, l'envoi compris, et le rondeau, en 12. Quant à l'auteur du poëme original , indiqué seulement par M. Jal sous le titre de secrétaire de la reine, il s'appelle (ce qui ne serait pas. contradictoire , selon nous) Germain Brice d'Auxerre, chanoine de la cathédrale de Paris et aumônier de Louis XII, mort en 1538. Cette opinion semble partagée par M. de Fréminviile, qui indique Germain Bricei- { Antiquités du Finistère, t. F'", p. 159) comme l'auteur de l'épitaphe latine de Portzmoguer, qu'il rapporte en entier et dont celle de Choque est la traduction . Choque assista, en vertu de sa charge, aux obsèques de larcine Anne à Saint-Denis, elàla translation de son cœur à Nantes. Le-récit de ce qui-se passa dans ces deux cérémonies est consigné dans la relation qu'il en a laissée sous ce titre : Discours et pompes funèbres faites aux obsèques de très-chrétienne et illustre princesse Anne, par la grâce de Dieu deux fois royne de France, duchesse de Bretagne, comtesse do Montfort, de Richemont, d'Étampes et de Vertus, avec un récit de l'ordre et cérémonies tenus à l'enterrement qui- fut faict du cœur deja dicte dame à Nantes, en Bretagne, en Véglise des Carmes, le dimanche dixneufvlesme jour de mars, Van mil-cinq-