CHOQUE
cens-treize, mis en escrit par Bretaigne, premier hérault et Vun des roys d'armes de la dicte royne et duchesse (Manusc. de la Bibliothèque impériale, n° 46, Blancs-Manteaux , p. 191 ). P. Levot.
Marie la Cordelière, seizième siècle; étude pour une histoire de la marine française,, par M. Jal, etc. ; Paris, Imp. roy., 1845, in-8°.
CHOQCET, musicographe français, mort en 1761. Il fut avocat au parlement de Provence. On a de lui : la Musique rendue sensible par la viécanique; Paris, 1759, 1762, in-8°.
Fétis, biographie universelle des musiciens.
CHOQUET {Finançais- Hyacinthe), théologien flamand , de l'ordre des Dominicains, mort à Anvers, en 1645. D professa successivement, dans les maisons de son ordre, à Louvain, à Douai, et à Anvers. Ses principaux ouvrages sont : Sancti Belgii, ordinis Prxdicatorum ; Douai, 1618, in-8°; — de Gonfessione per litteras seu int(rnuntiam ; ibid., 1623.
Échard, Script, ord. Prœdicatorum. — André, Bibliotheca belgica.
CHOQUET (Louis), poëte français du seizième siècle ; on ne connaît pas les particularités de sa vie. 11 parait qu'il était prêtre, et il composa un long mystère, intitulé : V Apocalypse saïnct Jehan Zebedee, où sont comprises les visions et révélations que icelluy sainct Jehan eut en l'ysle de Pathmos , le tout ordonné par figures convenables selon le texte de la Saincte Escripture. Ensemble les cruaultez. de Domicien César. Ce mystère forme la troisième partie des Actes des Apôtres composés par Arnault et Simon Grebun; il fut représenté à Paris, «1 l'hôtel de Flandre, par les confrères de la Passion et imprimé en 1541, chez Arnault et Charles, Les Angeliers frères. C'est la seule édition qu'ait obtenue cet ouvrage ; aussi est-il fort rare. Saint Jean en est le héros; il est jeté dans une chaudière d'huile bouillante, sans ressentir aucun mal; il confond un magicien romain, Cynosis; il ressuscite trois enfants morts subitement. Tout ceci édifiait fort et charmait le pubUc du seizième siècle. Les vers de Choquet sont trèsmauvais , mais ils ne présentent pas les naïvetés par trop choquantes et les grossièretés qui reviennent souvent dans les mystères d'une date un peu plus ancienne. Duverdier et Bayle sont tombés dans l'erreur en attribuant à l'auteur de l'Apocalypse sainct Jehan la rédaction des Actes desApostres, qu'il s'est borné à continuer.
Bibliothèque du Théâtre-Français, 1768, t. I, p. ni. — Los frères l'arfaict, Histoire du Théâtre-François, t. III, p. so.
CHOQUET (François-Hyacinthe). Voyez Thomas de Cajntimpré.
* CHOQUET ( Romain ), hagiographe français , de l'ordre des Récollets, vivait vers le milieu du dix-septième siècle. On a de lui : Vie de saint Aye; Mous, 1640, in-12.
Lelong, Bibl. historique de la France, éd. Fontette.
* CHOQUET (...), biographe français, de l'or-
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dre des Récollets, vivait dans ia seconde rooit du dix-septième siècle. On a de lui : Abrégé i la vie et des miracles de saint Gery ; Dornic 1662, in-4°; — Chronique raccourcie des év: ques de Cambray, insérée dans l'ouvrage préc dent. On doute si ce personnage est le mên que le précédent.
Lelong, Biblioth. hist. de la France, édit. KontcUc.
CHOQUET DE LiNDU (Antoine) , ingéniei français, né le 7 novembre 1712, à Brest, mo le 7 octobre 1790. Il n'a cessé depuis 1738 ju qu'en 1784, époque où il quitta le service, d'ex^ cuter dans le port de Brest des ti-avaux ( toutes espèces : cales de construction , caserne hôpitaux, digues, magasins, bassins de radeaux de construction, hôpitaux etc., tels furent ses tr; vaux, sinon élégants de forme, du moins solidi et parfaitement appropriés à leur destinatio: On a calculé que les établissements ei édifici construits par cet ingénieur dans le cours de i longue et laborieuse carrière couvrent une supe ficie de 4,400 mètres. Les principales d'entre ci constructions sont la chapelle des Jésuites, att nant à l'hôpital Saint-Louis, le bagne et 1( trois formes ou bassins de Pontanion. La ch< pelle est de bon goût. Le bagne, qu'il construis en 1750-1751, ainsi que toutes ses dépendai ces , est figuré en détail dans l'ouvrage que CIk quet a publié sous ce titre : Description d bagne pour loger à terre les galériens ou foi çats dans l'arsenal (sic) de Brest, projett bâti et dessiné par M. Choquet, ingénieu ordinaire de la marine; Brest, Romain Ma lassis, 1759, in-fôl., avec pi. Les trois formes d Pontanion avaient été commencées en 1742 pa M. Ollivier; mais les ob.stacles présentés par h lieux étaient tels qu'à sa mort, en 1746, o n'avait encore placé que les premiers rangs <1 chapeaux dans l'entrée de l'anse sur une pro fondeur de 7 mètres 68 centimètres, et qu' restait un espace considéi'able à piloter. Choqut reprit le travail en 1751, et le termina en 1757 Il en a publié une relation curieuse, intitulée Description des trois formes du port de Brest bâties, dessinées et gravées en 1757, etc. ; Bresl Romain Malassis, 1757, in-fol., avec pi. Des tra vaux autres que ceux du port de Brest avaieii occupé Choquet. En 1756 il fit un projet du poi de La Hogue, et en 1772 celui d'un chantier d construction à Landevennec , dans la rivièi-e li Châteaulin. Enfm, on lui doit la salie de specia cle de Brest, qu'il construisit en huit mois , sali favorable à l'acoustique et disposée de tellsorte que les spectateurs voient très-bien di tous les points. M. Dauvin (Essais historique. siir Brest, ç. iOO) s'est trompé en attribuai! le plan de cet édifice à M. Louis, architecte di Paris. P. Levot.
archives de la marine.
CHORicius, rhéteur et sophiste grec , né i Gaza, florissait sous le règne de Justinien, ver; 520. n eut pour maître Procope, également de
CHORICrUS — CHORIER
taza, autre rhéteur, assez médiocre, cpi'il ne faut as confondre avec l'historien célèbre gui pornit le même nom et vivait vers le même temps. I avait composé un grand nombre d'ouvrages, DUS dans le genre sophistique, et qui furent relieillis sous le titre de MeXsTai xat awid^u; îftov ètûtiopot. Photius accorde au rhéteur de laza de belles qualités. Il le loue de son style pr, clair, sentencieux, abondant; il lui reprolie seulement l'abus des tours poétiques. Il s'é- »nne aussi que Choricius, quoique chrétien, arle très-peu de sa religion, et nwntre au con- ■aire beaucoup de complaisance pour les soupirs du paganisme. Yingt-et-un discours de ce iéteur existent en manuscrits. Fabriciusenpuija deux, Yilloison un troisième; Iriarte et ngelo Mai en donnèrent aussi des fragments. n . réunissant ce qui avait été successivement iiblié par ces savants critiques, en y ajoutant pismorceaux copiés à son intention, par M. Em. liller, à la bibliothèque de Madrid, M. Boisso- Mc a donné au public un recueil, aussi complet ii'il" était possible , des œuvres de Choricius», iius ce titre : Choricii Gazxi orationes, decla- \ationes et fragmenta. Ins.y,nt ineditse ora \ûnes dnee ; Paris, 1846, in-8°.
|Les opuscules recueillis par M. Boissonade kuvent se diviser en trois classes : 1° Exercices lécole, comme on en trouve un si grand nombre ins Libanius, dans Aristide , dans Dion Chrystome, dans Quintilien, et dans Sénèque le re ; 2" discours sérieux , tels qu'éloges et ;-aisons funèbres; 3° descriptions d'objets d'artins le genre des Images de Philostrate. A
rt quelques curiosités de langage, les pièces ,. la première classe n'ont guère de prix que )iïiine témoignage de l'état des études solis'iiques au temps de Justinien. Dans l'éloge ■ nèbre de Procope , on trouve , au milieu de ^aucoup de platitudes et de lieux communs, ■rtains traits expressifs et touchants. Il y a issi quelques faits historiques à recueillir dans s (loges que Choricius adresse à des personige? vivants. Ses descriptions sont si fardées
si 1 1 illantes qu'on a peine à les croire exactes.
o-t difficile cependant qu'elles ne renferment is lin fonds de vérité. On y remarque surtout la 'sfiiption d'une horloge qui se voyait dans la lie le Gaza, et qui, selon l'observation intéresnte (leM. Boissonade, rappelle celle qu'un roi de
rse envoya en présent à Charlemagne. Bien |]e les œuvres de Choricius contiennent trop leu de passages remarquables par le fond ou ifir le style , elles ne sont pas tout à fait à déaigner, et le commentaire érudit et spirituel de
(. Boissonade leur donne beaucoup de prix. L. J.
lVsibT\c\m , Bibliotfi. grseca. — ViUoison , Anecdocta, . — 'Nouvelle Revue encyclopédique, 18ie, t. II.
CHORIER (Nicolas), historien et littérateur, é à Vienne en Dauphiné, en 1609, mort à Greoble, le 14 aoiltl692; il était avocat au parle-
ment de cette ville. Ecrivain fécond mais médiocre, il dut à son inconduite une vie misérable. Laissant de côté des ouvrages de jurisprudence et des livres qui n'offrent plus aucun intérêt, nous signalerons quelques-unes de ses productions historiques, telles que les Piecherches sur les antiquités de la ville de Vienne, Lyon, 1639; ÏHisioire généalogique de la maison de Sassenages, 1669; le Nobiliaire du Dauphiné, 1671, 4 tomes in-12 , réimprimé en iG97 ;V Histoire générale du Dauphiné, m-ïoi. t. I; Grenoble, 1661, t. II; Lyon, 1671. Ces ouvrages sont des guides fort peu sûrs : l'auteur prend sans critique les détails les plus invraisemblables; il manque d'ordre; il flatte souvent, sans nul soin de la vérité, des familles puissantes; ce qu'il veut dire, il le noyé dans un style prolixe ou trivial, mais parfois il reproduit quelques documents intéressants. Tous ces écrits n'auraient pas fait sortir Chorier d'une obscurité profonde : son nom est resté connu grâce à un livre trop fameux dont on le croit l'auteur, quoique la chose ne soit pas bien démontrée. Il s'agit des dialogues très -libres publiés sous le titre à'Aloisise Sigeee Toletanœ satira sotadica de arcanis amoris ; Aloisia hispanice scripsit, latinitate donavit J. Meursius; plus tard ce titre fut. changé en celui de /. Meursii Elegantix latlni sermonis. C'était une diffamation à l'égard de l'Espagnole Louise Sigée et du Hollandais Meursius , l'un et l'autre fort innocents de compositions pareilles. L'édition originale de ce recueil cynique ne porte ni date ni nom de ville ; il va sans dire que le typographe ne s'est pas fait connaître. Elle a été imprimée, à ce qu'on croit , à Grenoble ou à Lyon , mars 1 680j, et, à ce qu'on ajoute, aux frais d'un magistrat qui aurait fait ainsi un fort mauvais emploi de son argent. Cette édition contient une petite pièce de vers publiée par Chorier, circonstance qui a été legardée par quelques-uns comme prouvant que cet auteur avait composé les dialogues, tandis que d'autres critiques ont prétendu, au contraire, qu'il fallait en tirer une induction tout opposée; car Chorier se serait bien gardé de se révéler par une aussi sotte maladresse. D'ailleurs , ses autres écrits latins , ses Carmina, sont loin d'avoir le mérite de style de Meursius, style maniéré, néologique , mais qui paraît fort supérieur à ce qu'on pouvait attendre de l'avocat grenoblois. Des témoignages du temps, assez peu positifs toutefois, attribuent V Aloisia à un Hollandais nommé Westrêne, et l'on a conjecturé qu'une copie manuscrite avait pu venir dans les mains de Chorier, qui avait séjourné assez longtemps à Paris. Ce problème restera sans doute insoluble, ce qui importe peu. Le Meursius, quel que soit son auteur, a.obtenu les honneurs d'une quinzaine d'éditions diverses , que des bibliographes ont pris la peine de décrire minutieusement; la plus belle est celle de 1757 (Paris), 2 tomes in-S», avec l'indication supposée de Leyde, typis elzevirianis ; la der-