‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 84 sur 200 · CHORIER - CHORON · texte numérisé non relu

CHORIER - CHORON

nièreque nous connaissions est datée de 1781. Il existe aussi des traductions françaises, dont nous nous dispenserons de parler.

G. Brunet.

Nicéron, Mémoires, t. XXXVI, p. 2B. — Artlgny, Nouveaux mémoires d'histoire et de critique, t. II, p. 18. — Barbier, Dictionnaire des anonymes, t. II, p. 490; t. 111, p. 421. — Nodier, note du Catalogue Plxérecourt, n° I40i. — J. Cli. Bmnet, Manuel du libraire, t. III, p. 378. — Colomb de Batines, Mélanges relatifs à l'hist. littéraire du Dauphiné, 1837, t. 1, p. 26-46, et Moniteur de la librairie, 1842, n''2i.et 22; 1843, n"'' 10 et U.

*CHORiNUS (Jean), poëte allemand, vivait vers la fin du seizième siècle. Il fut professeur à Prague , et s'adonna avec succès à la poésie latine. On a de lui : Protrepticon ; Prague, 1597 ; — Idyllia quatuor de quatuor partibus anni ; — Jdyllion mensis maii.

liaibin, Bohemia docta.

CHORis (Louis), peintre et voyageur russe, d'origine allemande, né à lekaterinoslav , le 22 mars 1795, mort en Amérique, le 22mars 1828. Il montra de bonne heure des dispositions extraordinaires pour les beaux-arts. Habile à peindre les objets d'histoire naturelle, il accompagna, en 1813,1e célèbre botaniste Marschall de Biberstein, dans son voyage au Caucase, et dessina les plantesles plus belles de ce pays. En 1814 il se rendit à l'invitation de l'Académie des beauxarts de Saint-Pétersbourg, pour faire partie d'un voyage de circumnavigation à bord du vaisseau le Rourik, sous les ordres d'Otto de Kotzebue. En 1819 il vint à Paris, où les savants l'engagèrent à dessiner sur pierre les belles esquisses qu'il avait rapportées de son voyage. Bien qu'occupé de la publication d'ouvrages importants, il travailla avec assiduité dans les ateliers de Gérard et de Regnault. Poussé de nouveau par une irrésistible envie de voyager, il quitta la France en 1827, et partit pour l'Amérique méridionale, où il fut assassiné par des voleurs sur la route de la Vera-Cruz. On a de lui : Voyage pittoresque autour du monde, offrant des portraits de sauvages d'Amérique, d'Asie, (V Afrique et des îles du grand^Océan, leurs armes, habillements, parures et instruments de musique, des paysages et des vues maritimes ; plusieurs objets d'histoire naturelle , tels que mammifères et oiseaux , accompagnés de descriptions par M. le baron Cuvier; et des crânes humains, accompagnés d'observations par M. le docteur Gall; Paris, 1821- 1823, in-fol. Le texte de cet.ouvrage fut rédigé par Georges Cuvier et par Chamisso, que Choris avait eu pour compagnon dans son voyage sur le Rourik, et le docteur Gall y ajouta des recherches phrénologiques sur les crânes des sauvages. Choris dessmait la nature telle qu'il la trouvait. De là cette vérité , cette fraîcheur de vie et cette originalité que l'on admire dans ses dessins. On ne possède rien de plus exact sur les populations, fort peu civiUsées, de la Polynésie : portraits des naturels, armes, habillements,

ustensiles, canots, maisons, animaux de toul genres, rien n'a été oublié; — Vues et paysages des régions équinoxiales , recueillis dans un voyage autour du monde ; Paris, Didot, 1 826, infol. Cet ouvrage fait suite au précédent; 24 planches présentent l'aspect, la physionomie des plantes et des arbres des tropiques; — Recueil de têtes et de costumes des habitants de la Russie, avec des vues dît mont Caucase et des environs, ouvrage posthume.

Conversations-Lexicon. — Quérard, la Fr. litt.

CHORON (Alexandre-Etienne), musicographe français, né le 21 octobre 1772. à Caen, el mortà Paris, le 29 juin 1834. Il était fils d'un direc teur des Fermes, et fut mis au collège de Juil]\ , d'où il sortit à l'âge de quinze ans, après y avoii fait de brillantes études. Son goûtl'enti'aînaitdéji vers la musique, qu'il apprit sans maître; il acquil ensuite quelques notions théoriques de cet arl en lisant les ouvrages deRameau, de D'Alenibert, de J .-J. Rousseau et de l'abbé Roussier. Ce geni( de lecture le conduisit à l'étude des mathématiques, et ses progrès furent tellement rapides qut le célèbre Monge l'adopta pour son élève et lu confia en 1795 les fonctions de répétiteur de géo métrie descriptive àl'École normale. Peudetemp; après il fut nommé chef de brigade à l'École polytechnique, qu'il quitta pour se livi-er en toute liberté à la culture des sciences et des arts, aussi peu soucieux de fortune que de titres et d'honneurs En avançant dans les mathématiques, Choror avait compris qu'il existe entre elles et la mu sique beaucoup moins de rapports qu'on ne k pense généralement, et qu'il avait trop négUgéli; partie pratique de cet art. D'après les conseils de Grétry , il prit des leçons d'harmonie de l'abbé Roze, et travailla ensuite avec Bonesi, qui lui in diqua les meilleurs traités italiens. Le désir de comparer les diverses écoles et d'en appréciei les différents systèmes lui fit apprendre la langue allemande, et en peu d'aimées il acquit plus d( connaissances théoriques et pratiques qu'aucun musicien français n'en eût encore possédé. Au milieu de ses travaux , et comme par distraction, Choron, frappé de la nécessité de perfectionner l'enseignement dans les écoles primaires, avait composé une méthode pour apprendre à hre et à écrire. Cet ouvrage est le premier qui le fit connaître du -public; il parut en 1800, et o servi depuis lors de base au système d'enseignement mutuel. Quatre ans plus tard, Choron publia, en collaboration avec FioccJii , ses Principes d'accojnpagnement des écoles d'Italie. Dominé par l'idée de populariser en France k goût de la bonne musique , il s'associa à unr maison de conmierce dans laquelle il engagea tout son patrimoine et publia à grands frais une foule d'anciens ouvrages classiques des meilleurs maîtres. Il s'occupait en même temps d'une volumineuse compilation qui parut en 1808 sous le titre de Principes de composition des écoles d'Italie, véritable répertoire et résumé général

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