‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 85 sur 200 · CHORON · texte numérisé non relu

CHORON

des plus beaux modèles antérieurs au dixiieuTième siècle. Toujours préoccupé de plusieurs ouvrages à la fois, il ne s'apercevait pas que les énormes dépenses qu'exigeaient ces publications compromettaient sa fortune ; il ne i pensait qu'à recueillir les matériaux d'un Dic- '. tionnaire historiquedesmusiciens, dontHa.yaït < conçu le plan d'après le livre du même genre I écrit en Allemagne par Gerber. Sa santé s'étant I dérangée , il proposa à Fayolle , son ancien camarade à l'École polytechnique, de travaUler j ensemble à ce dernier ouvrage , qui parut dans (les années 1810 et 1811. Fayolle fit en quelque , sorte tout le travail, à l'exception de quelques ; articles et du précis historique qui sert d'introiduction. Ce fut vers la même époque que Cho- .ron, qui était correspondant de la classe des jheaux-arts de l'Institut, rédigea entre autres [rapports remarquables , celui sur les Principes de versification de Scoppa, dans lequel il examinait particulièrement ce qui touche au jVhythme musical. Ses idées sur l'enseignement j])ublic de la musique fixèrent l'attention du gouivernement; le ministre des cultes le chargea d'un plan de réorganisation des maîtrises et des chœurs des cathédrales , ainsi que de la direclion de la musique dans les fêtes et cérémonies religieuses ; malheureusement pour Choron, quelques écrits relatifs à l'objet de ses nouvelles foncbons, «t dans lesquels il attaquait le Conservatoire, dont la direction n'était pas conforme i ses vues, lui attirèrent d'implacables Inimitiés, 4ui l'ont poursuivi jusqu'à la fiu de sa carrière. A.U mois de novembre 1815, il fut chargé, avec ie titre de régisseur général, de la direction de i'Opéra; mais il avait à lutter contre trop d'adyersaires pour pouvoir conserver longtemps sa ,r>lace,et,malgi'ê ses louables efforts pour réaliser ;C5 améliorations qu'il voulait apporter dans l'ad- .ministration confiée à ses soins , il reçut sa démission au commencement de l'année 1817-. Choron ne perdit pas son temps à se plaindre de ingratitude dont on payait ses services. Il avait conçu le projet d'un mode d'enseignement musical par ime méthode simultanée qu'il appelait ■oncertante ; il parla de son projeta M. de Pradel, ilors intendant général du ministère de la maison lu roi, etobtint une légère subvention pour l'école |u'il voulait fonder. Il fallait toute son activité et :out sondévoûment pour tirer parti d'aussi faibles ressources. Les voix étaient rares, les organisa- ;ions musicales l'étaient plus encore; Choron sait triompher de toutes.; les difficultés. Bientôt il a féuni un certain nombre d'enfants, noyau de son fxole, qui s'accroît peu à peu, sous l'influence de son chaleureux enseignement. Encouragé par ses premiers essais , il parcourt rapidement les prosvinces du nord et du midi de la France, ramène à Paris les plus belles voix de basse et de ténor qu'il puisse rencontrer, et augmente encore le nombre de ses élèves en prenant des externes ûans les écoles de charité. D'abord inaperçue ,

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l'école de Choron, instituée sous la dénomination d'École 7-oyale et spéciale de chant, ne tarda pas à attirer l'attention pubhque; en! 1824 elle fut transformée en Institution royale de musique classique et religieuse, et une augmentation de subvention permit de rendre plus fréquents ses concerts , qui, sous le titre modeste d' exercices , excitaient l'admiration des artistes et de la haute société de Paris. Là eu effet on entendit exécuter pour la première lois en France par des masses considérables de voix, et avec cet amour de l'art et ce profond sentiment du beau que Choron savait inspirer à ses élèves , les sublimes compositions de Bach, de Handel, de Palestrina et d'autres grands maîtres de l'Allemagne et de l'Italie. Les événements de 1830 furent désastreux pour cet étabhssement ; on réduisit son budget destrois quarts : autant valaitle supprimer entièi'ement. Le coup qui frappa Choron dans l'existence de son école fut celui de sa mort. Il tenta de nouveaux efforts pour répandre le goût de la musique dans les masses, en la rattachant surtout au culte catholique , et parcourut dans ce but les départements ; peu de mois se passaient sans qu'il fît paraître quelque œuvre destinée soit à l'enseignement, soit au service des églises; mais bientôt, exténué de fatigue, il expira, avec le regret de n'avoir pu réaliser ses projets faute d'avoir trouvé dans le pouvoir la protection qui lui était due , mais aussi avec la conscience des services qu'il avait rendus à l'art, auquel il cTvait consacré sa vie enlière et sacrifié toute sa fortune. C'est principalement dans le professorat que Choron a prouvé son mérite comme artiste et comme théoricien , ce qui veut dire aussi comme plùlosophe , savant et littérateur. Au nombre des élèves sortis de son école et qui se sont distingués dans les diverses branches de l'art musical , . on cite Hippolyte Monpou, MM. Duprez, Dietsch, Léon Bizot, Ad. de La Fage, Nicou-Choron, Scudo, Wartel, Boulanger-Kuntzé , M™^ Stolz, M"* Massy (M™* Hébert) et plusieurs autres. Voici la lifite des principales productions et publications de Choron : Collection de romances et autres poésies mises en musique; Paris, Le Duc, 1806 : on trouve panni ces morceaux de musifjiie la Sentinelle, dont le succès a été populaire ; — Bulletin musical d'Auguste Le Duc et compagnie ; Paris , 1807 et 1808 ; — Notices françaises et italiennes sur Léo, Jomelli, Pierluigi de Palestrina, et Josquin Després, mises en tête de chaque livraison de la Collection générale des ouvrages classiques de musique ; Paris, Le Duc ; — Principes d'accompagnement des écoles d'Italie, par Choron et Fiocchi; Paris, Imbault, 1804 ; — Principes de composition des écoles d'Italie; Paris, Le Duc, 1808; — Dictionnaire historique des musiciens , par Choron et Fayolle ; Paris , 1810-1811, 2 vol. in-S" ; — Considérations sur la nécessité de rétablir le chant de l'église de Rome dans toutes les églises de l'empire fran-

çais ; Paris, 1811, in-8"; — Méthode élémentaire de musique et de plain-chant ; 1811, iu-8"; — Rapport sur Vouvracje de Scoppa intitulé : des Vrais principes de versification ; 1812 , 1 vol. in-4° ; — Rapport sur le manuscrit qui contient la collection des traités de musique de J. Le Teinturier; Paris, 1813; — Traité généfral des voix et des instruments d'orchestre, par Francœur; nouvelle édition, revue et augmentée des instruments modernes , par Choron; Paris, 1813; — Bibliothèque encyclopédique de musique; Paris, 1814 : le prospectus seul a paru ; — Méthode élémentaire de composition, par Albrechtsberger, ti'aduit de l'allemand par Choron; Paris, 1814; — Méthode d'accompagnement selon les principes des écoles d'Allemagne, par Albrechtsberger, traduit de l'allemand; Paris, 1815 : cet ouvrage et le précédent ont été réunis, avec quelques additions, sous le titre de Méthode dViarmonie et de composition; Paris, 1830; — le Musicien pratique, ou leçons graduées qui conduisent les élèves dans l'étude de l'harmonie, de V accompagnement et de Vart du ; contre-point, etc., par Azopardi, traduit de l'italien par Framery ; nouvelle édition, revue et corrigée par Choron; Paris, 1816; —Livre choral de Paris , contenant le chant du diocèse de Paris écrit en contre-point, à 4 parties, 1817 : une seule livraison de cet ouvrage a paru ; elle contient la messe des annuels et des grands solennels;— Méthode concertante de musique à phisieurs parties; Paris, 1817.; — Méthode de plain-chant ; 1818, petit ia-4°; — Exposition de la méthode concertante de musique; Paris, 1818; — Salut dv, saint-sacrement, contenant les strophes et antiennes en l'honneur du saint-sacrement et de la sainte Vierge, mises en musique à 3 voix égales , par Choron; Paris , 1818, 1 vol. in-8'>; — Méthode concertante de plain-chant et de contre-point ecclésiastique; Paris, 1819; — Solfège harmo- 7iique, offrant une série méthodique d^exercices d'harmonie à 4 voix : le prospectus seul de cet ouvrage a paru ; — Instruction abrégée sur l'organisation et la conduite d''une écoledemusique, solfège et cAcm^; Paris, 1819; —Exposition élémentaire desp}nncipes de la musique, servant de complément à la Méthode concertante; Paris, 1819 : le prospectus seul a paru; — Solfèges élémentaires ; Paris, 1820, in-4°; — Méthode concertante élémentaire de musique à 3 parties; Paris, 1820; — Méthode de chant àl'usage des élèves de l'École royale de chant; Paris, 1821 : il n'a paru que le premier cahier de cet ouvrage ; — Chants chorals à 4 parties, en usage dans les églises d'Allemagne; Paris, 1822; — Liber choralis tribus vocibus, ad usum collegii Sancti Ludovici; Paris, 1824. — Parmi les ouvrages que Choron n'a pas eu le temps de terminer, il faut ranger encore la traduction du Traité décomposition moderne, de

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Pieindl; l'Introduction à l'étude générale et 7'ai sonnée de la musique, et ic Manuel encyclopédique de musique , qui a été achevé par M. Ad. de La Fage et publié par l'éditeur Roret. D. Denne-Bauon.

Fétis, Biograpfùe universelle des musiciens. — Adrien de La Fage; Éloge de Choron ; Paris, 18V3. — Dictionnaire de la conversation.

*CHORTAKios ( Gcorgre ) , poëte grec moderne , natif de l'île de Crète. ïl vivait au com mencement du seizième siècle, et il est l'auteur d'une tragédie intitulée Érophile; cette pièce, où l'on remarque un prologue et des chœurs, a été imprimée à Venise, en 1774.

J. Kew, Exmomia, 1. 1, p. 13.

*CHORTEL {Jean-François ), médecin néerlandais de la première moitié du dix-neuvième siècle, médecin àLu>cembourg. Il a publié : Manuel de pharmacopée moderne ; Paris, 1808, in-8°; — Philosophie médicale, ou vériUs fondamentales de la médecine modcrneÀ Bruxelles, 1811, in-8o; — Recherches stir lo\ pathogénie, ou introduction à la médecine pratique, renfermant la résolution des objections faites p)ar le professeur Pinel contn la théorie de Brown; 1805, in-8"; — Ré flexions critiques sur la, manière dont le: Anti-Broivniens exercent la médecine ei France, ou traité de l'abu^s de la méthodi affaiblissante en général, et particulière ment de Vémétèse purgative, etc.; 1804 in-8"; — Recueil d'' observations faites cVaprè les principes de la théorie de Brown pa J.Frank, Mardis, etc.; Luxembourg, 1803 1805, 3 vol. in-8°; — Traité où l'on dèmontr philosophiquement que le système de l'immor tel Broion est le seul vrai en physiologie ; 1 so:; in-8° ; — Traité sur la pi'opriétè fortifiant de la chaleur et sur la vertu affaiblissant du froid ; précédé d'un exposé des principe fondamentaux du nouveau système de Brown 1803,in-12; — laVraie théorie médicale; isr et suiv., in-8°; — Réfutation de la doctrih des crises, des métastases des forces consc; vatrices et médiatrices de la nature; 180 in-8°; — Traité de l'inflammation et de si différentes terminaisons ; Paris, 1808, in-8".

QueYard, la France littéraire. — Callisen, Mediclm ches Scliriftsteller-Lexicon.

* CHOTEK (François-Xavier), composite!

allemand, né à Liebisch, en Moravie, le 22 u tobre 1800. Il quitta l'étude de la juris|)rudeii« pour se livrer à celle de la musique, dont S' père lui avait déjà enseigné les éléments, et c successivement pour maîtres Hernneberg et & mon Sechter. Il habite Tienne, oii H a une bi lante clientèle comme maître de musique. L nombreuses compositions de Chotok coasiÊtf en contredanses, romances, fantaisies, rondeai et autres morceaux du même genre. Le pi connu de ses ouvrages est son-Anthologie m

sicale.

Conversations- Lexicon.

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