‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 91 sur 200 · CHRISTIAN IV — CHRISTIAN V · texte numérisé non relu

CHRISTIAN IV — CHRISTIAN V

Catherine, il avait épousé, en tG15 (de la main gauche ), une noble danoise, Kirstine Munk, qui lui donna beaucoup d'enfants. Les filles, parmi lesquelles se distinguait par les qualités de l'esprit et du cœur Éléonore Christine , épouse du fameux majordome Corfits Ulfeldt, furent mariées à des nobles du pays, et le roi se procura quelque influence dans le sénat en y faisant entrer ses gendi-es. Le sénat comptait yingt-trois membres, chacun d'eux nommé à vie, qui, excepté l'archevêque et les évêques, étaient désignés par le roi. Mais après 1645 il dut partager ce privilège avec le sénat, qui proposait des candidats au nombre de six ou huit pour chaque place vacante, et à sa mort le sénat réussit même pendant douze ans, jusqu'au coup d'État de 1G60, à priver entièrement la couronne de ce droit. P. L. MôLLER.

N]e\sSlange, Kong Christ. IF' Historié, revisée et corrigée par Haus Gram; Copenh., 1749, in fol.; traduit en allemand par J. H. Scblegel ; Copenh. et Leipz.. 1759-1771. — P.. Nyerup, Kong Crist. If^ Da(jbôger (les journaux de Christ. IV); Copenh., 182-3, idem : Characteristik af Christ. IF ,- Copenh., 1816. — Molbech, Kong Christ, ir Brève, Befalinger og StatsKrivetser; Copenh., 1848. — Amores Christ. IF, dans Suhm; Nyc .Saml., 1 vol. — Jonas,Carisius, Dagbog over Christ. IF Reisctil Norge og'JFardoehuus, 1399 (Journal du Voyage de Christ. IV en Norvège ) ; dans Schlegel , Samml. zur dân Gesch., 1 vol. — F. -H. Jahn, Christ. IF Krigshistorie ( Hist. militaire de Christ. IV ) ; Copenh., 1820-1822. — nés Hayes, haron de Courmesvln, Foyage en Danemark (1629) ; Paris, 1664. — Caroli Ogerl Iter Danicum (1634) ; Lut. Par., lCo6.

CHRISTIAN v,roideDanemark et de Norvège, fils de Frédéric III, né le 18 avril 1646, mort le 2î5aoùt 1699. Déjà déclaré héritier delà couronne par les états généraux en 1655, il fut le premier roi de Danemark par droit d'hérédité (1670), la couronneayant été élective jusqu'en 1660. Il n'eut pas non plus à souscrire une capitulation avec la noblesse. Il voyagea dès l'année 1662 à l'étranger, visita successivement la Hollande, l'Angleterre, Londres , les universités de Cambridge et d'Oxford; il vint aussi en France, séjourna pendant un an à Paris, où il fut accueiOi avec de grands honneurs par Louis XIV et son oncle Gaston d'Orléans. A son retour, par l'Allemagne , il remarqua la princesse Chariotte- Aiaélie de Hesse, qu'il devait épouser plus tard. L'avéuement de Christian V annonça un règne des plus glorieux. La flotte, bâtie, équipée et réorganisée sous la direction de l'amiral Kort Sivertsen Adelaer, qui revenait de l'étranger, était dans le meilleur état ; le pays avait , pendant la dernière moitié du règne de Frédéric in, repris ses forces , et ce prince avait laissé à son fils un habile conseiller, le célèbre Schumacher, anobli ensuite sous le nom de comte de Griffenfeldt. Instruit par un long séjour à l'étranger, cet homme d'État s'éleva rapidement au poste de premier ministre ( grand-chancelier ) de la couronne. Il réforma toutes les branches de l'administration civile et militaire. Désireux d'imiter la cour de France, dont les usages faisaient alors loi en Europe, Christian institua en 1671

une nouvelle noblesse, à laquelle il conféra les titres , jusque là inconnus dans le Nord, de barons et de comtes. Cette noblesse eut certains privilèges que n'avait pas eus l'ancienne, entre autres une certaine juridiction sur leurs propres domaines (lesquels se - transmettaient , comme à titre de majorats, aux héritiers mâles), et l'exemption pour leurs propriétés principales des dîmes et taxes ordinaires. Ce furent surtout les nobles allemands, venus en grand nombre s'établir dans le Danemark, qui jouirent de ces privilèges, lescpiels, rigoureusement mis en application par ces étrangers, devaient amener la ruine des paysans. Conseillé par Griffenfeldt, et pour rendre les honneurs nobihaires accessibles à tous les mérites, le roi publia une ordonnance qui créait une bourgeoisie privilégiée ; et en même temps , en 1671 , il institua un nouvel ordre de chevalerie, qui eut pour emblème l'oriflamme danoise connue sous le nom deDanebrog, et tombée du ciel, suivant une légende, lors d'une bataille livrée par Valdemar II, en Estonie ; cette oriflamme primitive, perdue dans la guerre contre les Ditmarses en 1500, était la croix blanche à fond rouge, qui servit jusqu'à nos jours d'étendard à l'armée et à la marine. Griffenfeldt fut décoré un des premiers du Danebrog. L'ordre de l'Éléphant, fondé par Christian l", mais tombé en désuétude, fut également rétabli. Griffenfeidt eût voulu maintenir la paix, condition essentielle de la prospérité naissante du pays ; mais les circonstances déjouèrent ses bonnes dispositions. Ainsi que cela arrivait presque toujours, la maison de Holstein-Gottorp, constamment hostile et malveillante à ses suzerains, les rois de Danemark, suscita les premiers troubles. Le comte d'Oldenbourg et de Delraenhorst, Anthon Gunther, étant mort en 1667, sans héritiers directs, Griffenfeldt fat assez habile pour obtenir du principal prétendant, le comte Joachim Ernest de Ploen, une renonciation à ses droits moyennant une indemnité. Les deux comtés furent ainsi réunis à la couronne du Danemark. Mais un autre prétendant, le duc de Holstein-Gottorp, Christian Albert, réclama de son côté et s'allia avec la Suède. A cette époque, Louis XIV, allié avec cette dernière puissance , attaqua la Hollande, qui était soutenue par l'empereur et l'électeur de Brandebourg. Griffenfeldt voulut d'abord garder la neutralité, qui lui eût permis de continuer ses réformes ; mais rien ne put empêcher le cours des choses, et la guerre devint inévitable. Appréciant avec justesse la puissance de Louis XIV, il conseilla constamment, comme cela s'était vu à d'auti'es époques, l'alliance avec la France (1), et par conséquent avec la Suède. Mais le jeune roi, plein d'ambition , ne put surmonter la jalousie qu'il porta toujours à ce dernier pays, dont la puissance sous les règnes de Gustave- Adolphe et de

(1) Le premier traité d'alliance entre la France et le Danemark date de 14S6,

Charles X avait atteint une prépondérance menaçante pour ses voisins. La Suède était alors gouvernée par un roi énergique et habile, Charles XI, qui y établit la royauté souveraine et héréditaire, et fut le régénérateur civil et politique de son pays. Christian V pensa que le moment était favorable pour recouvi-er les provinces conquises par la Suède sous ses prédécesseurs ; et cédant à cet espoir, comme aux instances et aux intrigues de la cour de Brandebourg, il déclara la guerre à Charles XI en 1675. Griffénfeldt dut tourner alors toute son énergie et son intelligence vers le succès de la guerre. Le traité de Rendsbourg (1675) avec le duc de Gottorp ayant été rompu par celui-ci, les troupes royales occupèrent le Slesvig, et prirent possession de la partie ducale. On attaqua ensuite la forteresse de Wismar, que les Suédois défendirent si opiniâtrement, que les généraux songèrent à lever le siège. Griffénfeldt s'y opposa; cette fois le roi écouta son conseiller, et bientôt la place tomba aux mains des Danois. Le plan de Griffénfeldt, de commencer la campagne par la Scanie, dont les habitants danois avaient encore de vives sympathies pour le Danemark, ne fut adopté que l'année suivante. Les armes danoises eurent d'abord un plein succès. Le gouverneur de Norvège, comte de Gyldenlœve, frère naturel du roi, fit une irruption dans le Jemteland , qui fut conquis. En Halland il s'empara de la forteresse de Carlsteen, considérée comme imprenable, et toute la Scanie se rendit aux Danois. A la bataille d'Uddevalle le général Lœvcnhjelra battit avec 3,000 hommes 11,000 Suédois. Puis, il y eut quelques revers. Les Danois furent défaits par Charles XI près Halmstad , et les batailles de Lund et Landskrona, où les deux rois commandèrent en personne, et où Christian déploya beaucoup de bravoure, furent sans résultat. Sur mer les Danois furent partout victorieux. Le grand-amiral Niels-Juel s'empara de l'importante île de Gothland , et secondé par l'amiral hollandais , Cornélius Tromp , il remporta en 1676 près d'Oeland une victoù-e décisive. Le 1er juin 1677 il défit l'amiral suédois Sjoeblad près l'île de Femern, dans la rade de Kolberg, qui avait été le théâtre d'une victoire de Christian IV, et un mois plus tard, le le"" juillet, il détruisit totalement la flotte suédoise, dans la baie de Kioege. Après ces victoires et les succès de l'électeur de Brandebourg contre les Suédois , on pouvait espérer obtenir une paix avantageuse, d'autant plus que pendant toute la guerre aucun engagement n'avait eu lieu entre les Danois et les Français. Mais la Suède fut sauvée par l'alliance de Louis XIV et par l'habileté de sa diplomatie, et le Danemark n'obtint rien de ce que le sort des armes lui avait acquis. Dès les premières négociations, ouvertes à Nimègue, Louis XIV refusa de traiter sï la Suède ne recouvrait pas tout ce qu'elle avait perdu durant la guerre. Le Danemark protesta, mais l'empereur et l'électem' cédèrent, la paix fut conclue, et le roi de Dane-

mark se vit isolé et obligé de signer, le 2 et le 26 septembre 1679, avec la Fi-ance à Fontainebleau, et avec la Suède à Lund, un traité de paix qui rendait à cette puissance toutes les provinces et villes conquises. Le duc de Gottorp fut ensuite réinstallé dans ses'possessions, et la sœur de Christian V, Ulricque-Éléonore, fut donnîe en mariage à Charles XI. Ainsi finit cette guerre, entreprise sans prudence et sans sujet, et dont l'issue avait été prédite par Griffénfeldt. Malheureusement ce grand diplomate ne tenait plus le timon;des affaires, et le roi était entouré de conseillers incapables et égoïstes. Une cabale, ourdie de longue main, par la reine douairière, par Gyldenlœve, par les courtisans allemands, l'ambassadeur de Brandebourg , et la maîtresse du roi, mademoiselle Moth, fille de l'ancien précepteur et médecin de Christian, parvint à lui enlever la faveur du roi. Accusé de crimes , non prouvés , Griffénfeldt, le plus éminent homme d'État que le Danemark eût possédé, fut arrêté le 11 mars 1676, condamné à mort; et déjà il était sur l'échafaud, lorsque sa peine fut commuée par le roi en celle de la détention perpétuelle. L'absence de Griffénfeldt se fit bientôt sentir dans les affaires publiques; plus d'une fois Christian V déclara que « Griffénfeldt avait ; mieux compris les intérêts de l'État que tout son conseil intime » ; mais le faible monarque ne trouva jamais assez d'énergie pour le rappeler. Un différend avec Hambourg, que Christian en 1686 bloqua sur terre et sur mer, fut terminé par l'intervention de l'électeur de Brandebourg. Un nouveau conflit avec le duc de Gottorp , Christian- Albert, fut suivi de l'invasion du Slesvig par le roi; mais la médiation de l'Angleterre amena la convention d'Altona, en 1689. Malgré le rétablissement de la paix, Fiédéric, le fils de Christian- Albert, qui en 1694 succéda à son père, montra des intentions hostiles, se lia avec la Suède , construisit des forteresses sans le consentement du roi, et appela des troupes suédoises pour les défendre. Ainsi s'annonça dans l'avenir une nouvelle guerre avec la Suède, et dont le fils du roi de Dauemaik devait hériter. Christian V mourut à la suite d'une partie de chasse où il avait été blessé par un cerf. Le règne de Clulstian V, funeste à l'agriculture et oppressif pour les paysans, offrit cependant quelques compensations. Le commerce fut protégé et eut dans l'administration un département spécial ; on acquit l'île Saint-Thomas, dans les Indes occidentales, et en 1691 un traité de neutralité année conclu avec la Suède augmenta la sécurité du commerce , très-florissant à cette é|)oquc. Une école de navigation , nouvellement établie, fut dirigée par le célèbre mathématicien Ole (Olaiis) Roemer, qui découvrit la vitesse de la lumière, et auquel on dut un nouveau système de cadastre. Un tribunal suprême fut institué pour les deux royaumes, et le grand code qjii porte' le nom de 'Christian V fut publié en 1683. Ed

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même temps on organisa la police, et la capitale fut éclairée la nuit. C'est à cette époque que remonte la création du nouveau port de Copenhague. A la tin de la guerre avec la Suède la flotte comptait quarante-huit vaisseaux de ligne , : montés par 14,000 marins. L'armée de terre fut : réorganisée par le comte de Roye, d'après le sys- , tème français. Les sciences et les lettres comptè- ' rentplusieurs illustrations, tellesqueThomas Bar- ' tholin, Olaiis Borch, P.-H. Resen, les deux Islandais Thormod Torfaeus et Arnas Magnseus, distingués dans l'histoire et l'étude de l'antiquité; enfin, le poëte Thomas Kingo , auteur de beaux psaumes. La cour fut le centre des plaisirs. Le roi se montrait souvent à l'improviste dans les fêtes et assemblées de la bourgeoisie. Il se faisait aimer par ses grâces naturelles ; mais d'un caractère ': faible et insouciant , et soumis à la dangereuse influence de son frère Gyldenlœve , il ternit sa ! gloire en privant le pays des services de son meilleur conseiller Grifïenfeldt. P. L. Môller.

Piegels, Forsôg til Christ. V Historié ; Copenh., 1792. - C. M'olbech, Christ. F egenhœndige Dagbôger (Journaux de la main du roi).— Friedenreich, Kong Christ. V , Krias historié ; Copenh., 1738-1763. — N. Juel et Cornel. Trornp., Rapports sur les entreprises de la flotte danoise, en 1676. — N.-D. Mag., 4 vol. — Molesworth, accotait of Danemark; Lond., 1694.

CHRISTIAN VI, roi de Danemark et de Norvège, fils de Frédéric IV, né le 30 novembre 1 699, mort le 6 août 1746. Il monta sur le trône à la mort<le son père, le 12 octobre 1730 ; son règne, complètement paisible, ne fut marqué par aucun événement politique important, ce qui permit au roi de s'occuper entièrement des affaires de l'intérieur. Malheureusement ici les bonnes intentions de Christian VI subirent souvent les dangereuses exigences des grands propriétaires nobles et la double influence du prédicateur de la cour, confesseur du roi, Bluhme, et de la reine, Sophie- Madeleine de Kulmbach-Bayreuth, dévote, orgueilleuse et prodigue. Ces deux derniers, comme le roi lui-même, étaient voués wipiétisme, doctrine religieuse exagérée, professée en Allemagne vers la fin du dix - septième siècle , et dont la plupart'- des actes du gouvernement portèrent l'empreinte. On commença par la persécution de la reine douairière , seconde épouse de Frédéric rv, Anna -Sophie Revenlau, dont le mariage fut jugé illégitime, parce qu'elle n'était pas de naissance princière. On interdit même les panégyriques et oraisons funèbres du feu roi. Un des premiers actes de Christian VI f\it d'augmenter la liberté des paysans , en abolis- ; sant la milice qui les attachait à la glèbe et qui : avait été établie sous Frédéric FV en même temps 1 que le servage fut aboli; mais, sous le prétexte * que les gens de la campagne abusaient de la li- ' berté, on rétablit la milice quelques mois après , ' et le. villageois gémit dans la servitude comme par le passé, jusqu'en 1788. D'autres mesures, telles que l'ordonnance de 1735, qui prohibait 1 les importations de grains , furent funestes non-

seulement aux cultivateurs , mais à tout le pays', dont les intérêts n'étaient pas toujours compris par le roi et ses conseillers. Cependant les nombreuses lettres qu'il a laissées témoignent de son honnêteté et de sa bonne foi. Mais avant tout son attention se dirigeait vers la rehgion, dont il crut étendre l'influence en lui donnant une forme plus imposante. En 1735 il rendit une ordonnance relative à la célébration du dimanche et des jours de fête ; elle interdisait ces jours-là tout travail , jusqu'aux amusements et promenades, et enjoignait à tout le monde, sous peine d'amende, d'assister le matin et l'après-midi au service divin. Dans les campagnes les contrevenants insolvables devaient êti'e exposés au pilori , placé à cet effet devant les portes des églises. Les curés étaient tenus de désigner du haut de la chaire les personnes dont la vie offrait quelque irrégularité. Les peines les plus sévères étaient prononcées contre les blasphémateurs ou ceux qui juraient. En 1737 on institua un collège général de l'inspection des églises , qui avait pour mission de surveiller le clergé et de censurer les œuvres littéraires. L'art dramatique, encore voisin de son berceau , mais qui grâce à Holberg avait fait de remarquables progrès, fut dès l'avènement de Christian VI absolument proscrit, et le théâtre ne fut rouvert qu'après la mort de ce prince. D'autres mesvu:es, plus intelligentes et plus libérales, telles que l'examen public et solennel ( autrement dit confirmation) des jeunes gens après la première communion, l'ordre donné en 1739 aux autorités locales d'étabUr dans chaque village une école, n'empêchèrent pas que le nouvel esprit religieux , au lieu de produire l'uniformité espérée, ne provoquât que de profonds dissentiments et une sourde opposition parmi les ecdésiastiques opposés aux piétistes.

A quelques égards, cependant, le règne de Christian VI ne manqua pas d'un certain éclat. Au dehors la dignité de l'État fut maintenue et sa puissance respectée. Un conflit avec Hambourg, causé par l'établissement d'une banque d'assignation , qui portait atteinte aux intérêts danois, fut terminé par la clôture de la banque en 1736 et le payement d'une somme considérable au Danemark. En 1732 Christian conclut un traité avec la Russie et l'Autriche, qui lui garantirent de nouveau la possession du Slesvig , moyennant une indemnité d'un million d'écus<qui devait être payée au duc Charles-Frédéric, mais que celui-ci refusa. En 1734 une convention assura une paix de quinze ans avec la Suède.. Lié envers l'Angleterre , le roi fut sur le point d'être obligé d'intervenir dans la guerre de la succession d'Autriche. Mais bientôt un double danger menaçaJe Danemark. En 1743 le duc Charles- Pierre-Ulrich de Holstein-Gottorp, maison toujours hostile au Danemark , fut désigné comme successeur de l'impératrice Elisabeth de Russie; et en Suède un prince d'une, autre ligne de la mêine maison, Adolphe-Frédérie , réussit, par

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