‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 111 sur 206 · NE A · texte numérisé non relu

NE A

— Etkiee vêtus veternm lalinorum sapientum ; aecedunl versus proverbiales leonini et senten tut germantes proverbiales; Leipzig, 1581 et 1585, in-8°; — De re poetica Gracorum; Francfort, 1581, in-8°; — Orbis terra: succincta expliratio; Leipzig, 1585, 1589, 1597, in-8°; — Loci communes philosophici çraxi; \jâpày>, 1588,in-8"; - Theologia chrisiiana , e scripiis Patrum grsecorum et latinorum; — des éditions de Théocrite et de Lycophron, etc O.

KrvtUtz, Fila M. Netmdri (Soraa, 17M, ln~»° ). — Volibwhrt, iMbsckrift au/ Neander \ Gœtunsra*-, 1777. in-V» ). — RrlahaM , De vttu M. Neandri { 1756, In-»» )

— Adaml, fît* philotophorum. - Nlceron, Mémoires. t. XXX. - Chaufepl*. DM. - Zettfoch», Stolbtrgitcht Historié. — Su, Onomastiem, t. III, p. m et e*«.

il bander ( Michel), médecin allemand, né en 1529. à Joachimethal , mort en 158 i. Reçu en 1550 maître ès arts à Wittemberg, et en 1558 docteur en médecine à Iéna, il obtint en (560 une chaire de médecine dans cette dernière Tille, où il donnait depuis 1551 des leçons publiques de grec et de mathématiques. On a de lui : Synopsis men surarum et ponderum; Bâle, 1555, in-4?; — Methodorum in omni génère artium brevis Oç^ripm ; Bàlc, 1556, in 8°; — De thermis; Iéna, 1558, in-4-; — Physice, seu sylloge physica rerum eruditarum ad omnem vitam utilium; Leipzig, 1585 et 1591, in-8°. Heander, grand partisan de l'astrologie, a laissé en manuscrit deux recueils d'horoscope* de princes et de savants du seizième siècle, fabriqués par lui ; l'un de ses manuscrits se trouve àlabiblioihèquedugymnased'Aitona (voy. Hamburger vermischte Bibliothek* t. I ). O.

Berer. Pro/ftsons ienenses. — grumer, fitx proftssormm fenrnttvm. — Nieema, Mémoires, t XXX.

HKAxnKR ( Christophe ), savant allemand, né m 1 566, à Crossen , mort en 1641 . Il enseigna à Pimiversité de Francfort successivement le latin, la philosophie et ln morale. On a de lui : Orationes logicx; Franentrt, 1691. in -4°; — Qrationum fanebrium décades quinque ; Francfort, 1614, m-8° ( voy. Schwindel, Thésaurus bibliothecarum , t. ni n — Historia bacchanaliorum ; Francfort, 1660, in 12; — fiqo ipse, seu queestiones se ipsum couemientes; Ibid., 1661, în-12; — De Injnslitia: laudibus, dans V Amphitheatrum joco-serium de Dornau ; — beaucoup d'autres discours. O.

Wlsien, tfrmorvr philosopftorum. — Hrckman, XotttUr acmdemix /ranc/ortiiut.

n bander ( Jean), médecin allemand , né à liréme, en 1596, mort dans la seconde moitié du seizième siècle. Reçu docteur en philosophie et en médecine avant l'âge de vingt ans, il a pu* blié : Tabacologia, seu iabaci descriptio medico'pharmaceulica ; Brème, 1622, et 1627, în-40; Leyde, 1626, in-4°; Utrecht, 1644, in- 12; traduit en français, Lyon, 1628, in-8°; — Antiquissima medicinx natalitia , sectx , restauratores et ad nostra tempora propagatores , cum vitis iorum et scripiis; Brème, 1623,

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| in-4° ( sur les nombreux défauts de ce premier ' essai d'une histoire de la médecine, voy. Labbe, Bibliotheca bibliothecarum, p. 122 ) ; — Sassafrologia ; Brème, 1627, in-4°. 0.

Kwtncr, Lexikon.

k kas der ( Christophe- Frédéric ) , poète allemand , né le 26 décembre 1724, à Eckau, en Courlande, mort le 21 juillet 1802, à Graenzhof. Ses études terminées, il fut chargé d'une éducation particulière, puis nommé, en 1750,. iiasteur i de Kabillen, petit village de la Courlande ; U ! s'attaclia tellement à son pays qu'il lui sacrifia même, afin de ne pas le quitter, une chaire i qu'on lui offrait à l'université de Halle. Transféré en 1755 à Grœnzhof, il joignit à l'administration de cette paroisse les titres de doyen de , Doblen (1775) et de surintendant des affaires : ecclésiastiques en Courlande (1784). La réputa- I bon de Neander est justifiée par son recueil de ! Chants sacrés, que Ton regarde comme un véritable modèle d'élévation et de simplicité. Pu- , bhes |M)ur la première fois en 1766 ( Geistlich* Lieder); Riga, in-8°, ils ont eu depuis de fréquentes réimpressions. K.

MUiéin. deUUcito Bibltotmtk, XXVI. — BrucfutUcto von Neandert Leben; Berlin, 180*. — Hafk.i, Aordiches | itrehir, 1808, t. I**.

xeakdbr (Jean- Auguste- Guillaume), célèbre théologien allemand, né de parents juifs, i à Gœttingue, le 17 janvier 1789, mort à Berlin, | le 14 juillet 1*50. Il passa la plus grande partie i de sa jeunesse à Hambourg. Après avoir em- : brassé le christianisme, il commença en 1806 ses études académiques à Halle et les compléta ensuite à Gœttingue, sous le vénérable Planck. En 1811 il s'établit à Heidelbcrg, où il donna des leçons publiques. L'année suivante il fut | nommé professeur extraordinaire de théologie à ; l'université de cette ville , et en 1812 il fut ap- I pelé à Berlin, où il a jusqu'à sa mort donné des leçons sur toutes les branches de la théologie, ! principalement sur l'histoire ecclésiastique. Nean- ! der n'était pas un esprit spéculatif : le sentiment religieux, associé d'ailleurs à une raison droite et à un sens moral profond, était ce qui le distinguait essentiellement. Chez lui l'élément ' pieux dominait l'élément philosophique; aussi c'est surtout avec le cœur qu'il comprenait et qu'il expliquait le christianisme. Pectus est quod theologum jacit, telle était sa devise; et si ce n'est pas la manière sentimentale d'entendre les choses de la religion , il faut cependant reconnaître qu'elte a bien sa part de vérité et surtout d'utilité pratique. Les reproches que > M. Sehwarz a dernièrement adressés à ce qu'il ; appelle avec esprit l'école pectoraliste, atteignent I cependant moins le digne professeur de Beriin qu'un certain nombre de ses disciples, qui n'ont pas su appliquer aux connaissances théologiques le principe de leur maître dans les limites conj venables.

| On a de Neander : De fidei gnoseosque chris-

559 NEANDER tiana irfea et ea qua ad se invicem atque ad philosophinm ratione secnndum ment cm démentis Alcxandrini; Heidclherg, 1811, in-8° ; — Veberden Kaiser Jultanus ttnd sein Zettalter ( L'empereur Julien et son temps ) ; Leipzig, 1812, in-8°; — Der Heilige Bernhard und sein Zeitalter ( Saint Bernard et son temps ) ; Berlin, 1814. et 1848; — Die fjenelische Enlwickelung der vornehmsten (jnostischen Système ( Développement génétique «les principaux systèmes gnostiques) ; Berlin, 1818, in-8°; — Der heilige Chrysoslomus und die Kirche , besonrfers des Orients in dessen Zeitalter (Saint Chrysostome et l'Église, principalement celle d'Orient, pendant son siècle); Berlin, 1821 1822 et 1848, 2 vol. in-8°; — Antignosticus, Geist des Tertullianus und Einleitung in dessen Schriften ( Antignostique, esprit de Tertullien et introduction à ses écrits ) ; Berlin , 1825, et 1849; — Denkwurdigketten ans der Geschichte des Chrtstenthums und des christ lichen Lebens {Choses mémorables de l'histoire du christianisme et de la vie chrétienne); Berlin, 1822-1823, 3 vol. in 8°; et 1825- 1827, 3e éilit. du prem. vol. 1845; trad. franc, par M. Diacon de Neuchatel; — Allgemeine Geschichte der christ lichen Religion und Kirche (Histoire générale de la religion et de l'Église chrétiennes); Hambourg, 1825-1845, 5 vol. en 10 parl.in-8°; 2* éd. du 1er et du ?.• vol., 1842 et 1843; trad. en angl. : ouvrage d'un haut intérêt Neander considère l'histoire de l'Église comme une preuve de. fait de la puissance divine du christianisme, comme une école d'expérience chrétienne, comme une voix d'édification, d'enseignement et d'avertissement pour ceux qui veulent l'écouter. Le savant historien a su, avec un admirable talent, montrer comment chaque homme éminent dans les fastes de l'Église s'est approprié le christianisme d'après sa propre nature spirituelfe et morale; — Geschichte der Pjlanzungund Leilung derchhstlichen Kirche durch die Apostel (Hist. de la propagation et de la direction de l'Église chrét. par les apôtres); Hamlwurg, 1832; 1833; el 1841, trad. en franc, par M. F. Fontanès; — Das Leben Jesit in seinem geschicht lichen Zusammenhange (Histoire de Jésus dans sa connexion historique) ; Hambourg, 1837, in 8°; 4e é.lit ; 18Î5, trad. en franc, par M. Goy; — Marco Antonio Flaminio unddas Aufketmender Re formation in Italien ( M A. Flaminio et la naissance de la réforination en Italie) ; Berlin, 1837, in-4° ; — Comment, de G. Vkelio ejusque in Ecclcsla evangelica animo ; Berlin, 1839, in-4* ; — Erklàrung in Bezieh. auf emen Artikel der Allg. Zeitung ( Explication relative à un article de la Gaz. d'Augsbourg sur son mémoire concernant l'ouvrage du docteur Strauss); Berlin, 1836, in-8";— Kleine Gelégenfieils Schriften ( Petits Écrits de circonstance) ; Berlin, 1829; plus, édit : roruoil de programmes et de discours se rapportant en général

- NEAPOLI rro

au coté pratique de la religion; — Dos eine u>A mannigfultige des chnsllichen Lebens [Vw et le mnlliplede la vie chrétienne) ; Berlin, im. in-8° : recueil d'opuscules, principalement biographiques. Depuis sa mort on a publié plu sieurs de ses cours; il faut citer entr* autiw: Theolog. Vorlesungen herattsgegeben van D.-J. Miiller (Leçons de théologie, publiées par D.-J. Mùlfer); Berlin, 1857,2 vol. in-80;- Christliche Dogmatik hesausgtg. von D.-J »L. Jacobi (Dogmatique chrétienne publ. parD.J.- L. Jacobi); Berlin, 1857, in-8". Ce dernier a aussi publié en 1851 un certain nombre de petit* truites scientifiques de Neander. M. N.

Kr.ibbc, Aun. Neandtn Hambourg, IRM. - Klin*,./«f Neander , dans ffitot stvd. und Kritik, 18J|. - z« GclurhhUs tug. ytundcr's,- Merlin, 1*50. - Neuet ,V«. krntoy. der Deuttchen, 1880, p. *« et suit - Hagtntacb A fonder" s fenttenstc um .lie KlrcHenaeschtcMs. a»m Theol Stud und Krxtik, ism. Uhlhorn. Die dUtrt Kirchençesrh. in ihren neuestm Darstell. rinn* Jahrbilch . fùr deuttche Theoloo., t. Il, Hvr. S, p. n* et wlr. -s.-bwm.Me nuette Theotof/ie. - Hmop. Iteal-Encj/klop.. t. X, p. tss-ns.

XÉAXTHBS (Ncâv8ri;) de Cyzique, historien grec, vivait vers la fin du second siècle aract J.-C. 11 fut le disciple du Milésien Pliilisrus, qui avait été lui-même un disciple d'Isocrale. Pbiliscus eut aussi pour disciple Timée. Il n'en faudrait pas conclure que Timée et Néanthès furvnt contemporains. Le premier parait être mort au plus tard vers 260, tandis que le second composa une histoire d'Attale qui régna de 241 jusqu'à 198. Du reste rien ne. prouve que l'otnrage de Néanthès comprit tout le règne d'Atlale. et <roe l'historien lui-même ait vécu jusqu'en 198. Il est certain seulement qu'il vécut assez longtemps après l'année 241. Il est probable qu'il passa une partie de sa vie auprès d'Altale, qui avait pour femme la célèbre Apollonias de Cyzique; on suppose qu'il fut un des précepteurs de « prince. Il écrivit beaucoup, et il semble avoir joui d'une grande réputation auprès dos critiques ancien, qui le citent souvent. On mrnti-nne de lui les ouvrage* suivant* : 'KMLijvixà ï Helléniques), en *ix livres au moins ; — Tû?oi K> Çixïjvàiv (Annales de Cyzique ), en deux livres au moins ; — Ai -«pi ' ArraXov Irrop^i ' Histoires d'Atlale); — llspi tvSoÇwv àvSpwv ( Sur les Hommes célèbres); — nepi IIu9xyc?»û* (Sur Pytha'jore et les doctrines pythagoriciennes)', — nspl tî).£tcLv (Sur les Initiations ) ; Tà xzrà noXiv u.y9txâ, en six livres au moins; — Flepl x*xoÇtj){<x: fSrjoptxij; tDe la mauvaise imitation d<s orateurs) et divers panégyriques. Le* fragments de ces ouvrages ont été recueillis par M. C. Mùller dans ses Fragmenta historicorum grœcorum, t. IV, P- 5. Y.

Voulu, De Hlitoricls qrveis. — 'Clinton. Fatti hetlenici, vol. III, p. 509. — \Ve»tc rmann. Getch der Crieck. Dere lt., p. 86.

N tu poli (Francisco) , peintre espagnol,^ à Madrid, en 1476, mort vers 1536. Après aroir appris les principes de son art a Valence, il f^11

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pour l'Italie, et devint un des bons élèves de Léonard de Vinci. Ses uuvres sont rares, même dans sa patrie. On trouve une preuve de sou mérite à Valence, où il peignit avecPcblo Aregio îi's portes du grand mattre autel de la cathédrale. Elles représentent six sujets, tirés de la Vie de la Vierge. « On en admire, dit Quilliot, la correction de dessin , le grandiose des compositions , la noblesse et l'expression des figures. » Ces portes furent payées à Neapoli 3,000 ducats d'or ( environ 35,580 fr. ), somme fort importante à l'époque. A de L.

Qutlllet, Dictionnaire des peintres espagnols. NÉAliQrB (Néapxo;), célèbre navigateur grec, un des lieutenants et amis d'Alexandre, vivait dans la seconde moitié du quatrième siècle avant J.-C. Il était originaire de Crète et établi à Ampbipolis, près des frontières de la Macédoine. Étienne de B> zance le fait naître dans ce pays, à Lété; mai* c'est probablement une erreur II semble que Néarque occupa jeune une place distinguée à la cour de Philippe. I) s'attacha au parti d'Alexandre , et fut banni avec Ptolémée , Harpalus et d'autres amis particuliers du jeune prince. Les exilés revinrent à la cour après la mort de Philippe, et furent traités avec beaucoup de faveur par Alexandre Néarque suivit le roi de Macédoine dans l'expédition contre les Perses, et après la conquête de l'Asie Mineure il reçut le gouvernement de la l.ycie et des provinces voisines situées au sud du Tau rus. Il occupa cette place pendant cinq ans. En 329 il conduisit à Alexandredes renforts de Grecs mercenaires, rejoignit ce prince à Zaviaspa, dans la Bactriane, et l'accompagna dans l'expédition de l'Inde. Alexandre lui confia le commandement de la flotte construite sur l'Hydaspe. Tant que la flotte descendit l'Hydaspe et l'indus, Néarque, plat é à proximité du roi, n'agit que par ses ordres; mais quand l'armée macédonienne eut attrint le delta de l'indus, Alexandre se décida à envoyer sa flotte dans le golfe Persique. Dans l'état d< s connaissances maritimes des anciens, l'entreprise était effrayante. Il s'agissait de longer, sur une mer que les vaisseaux grecs n'avaient jamais parcourue, et sur une étendue qu'il était impossible de prévoir, des rivages iuconnus. Cependant Néarque, avec une noble confiance, déclara qu'il conduirait ses vaisseaux jusqu'aux rivages de la Perse, pourvu que la mer fût navigable et l'entreprise exécutable pour un mortel. Il tint parole, et le succès de celte difficile entreprise fut dû à son courage et à sa fermeté. Néarque ne mit pas à la voile immédiatement après le départ de l'armée de terre. Il attendit la cessation des vents étésiens ou de la mousson sudouest; mais dans l'intervalle les Indiens, n'étant plus contenus par l'armée, harassèrent la flotte et hâtèrent son départ. Néarque quitta sa station, située au sud de Pattala, à neuf milles environ de l'embouchure de l'indus, vers la tin de septembre (la date du 21 septembre n'est pas cer-

NÉARQUE 562 laine) 326. Après s'être dégagé du delta de l'indus, sa première station dans l'océan Indien fut Krokela, qu'Arrien représente comme une ile sablonneuse. Cet endroit paraît correspondre au moderne Curacki ou Crotcliez-Uay, où l'on trouve une lie sablonneuse qui e>tà sec à la marte basse. A Krokcla Arrien place le commencement du territoire des Arabii, nation indienne qui s'étendait jusqu'à la rivière Arabis. Néarque resta un jour dans cette lie , s'avança ensuite vers l'ouest, et traversa un canal resserré entre le cap Cirus ( cap Monze ) à droite et une lie basse à gauche. Après s'être tiré de ce passage et avoir doublé le cap, il arriva dans un havre protégé contre la mer par une lie appelée Bibacta (Chôma ou Chilucy). Il donna à ce port le nom d'Alexandre, et résolut d'y séjourner jusqu'à ce que la saison fût devenue plus favorable pour son voyage Parti de l'indus dans les derniers jours de septembre, il avait plus d'un mois à attendre avant que ta mousson sud ouest eût fait place à la mousson nord-est. 11 quitta le port Alexandre au bout de vingt quatre jours ( probablement le 23 octobre) ; mais comme la mousson n'était pas complètement changée, il avança d'attord très-lentement. La flotte jeta successivement l'ancre à Domés, Savanga, Sakala et Morontabara ou Morontobarbara, localités qu'il est impossible d'identifier avec des endroits modernes, et arriva à l'embouchure du fleuve Arabis (Sonméanné), qui sépare le pays des Arabii de celui des Orites. Il compta douze milles et demi d'Arabis à Pagala et dix-neuf milles de Palaga à Kabana, rivage désert. Entre ces deux dernières stations il perdit deux galères et un bateau de transport dans une tempête. De Kabana il s'avança» pendant v ingt milles jusqu'à Kokala, où il débarqua ses hommes et forma un camp sur le rivage. Il y resta dix joors occupé de réparer ses vaisseaux. Dans l'intervalle il entra en communication avec Leonnat, qui avait été laissé en arrière avec la mission de soumettre le% Orites. Ce général fournit à Néarque des vivres et de? soldats pour remplacer les hommes de ses équipagnes qui ne paraissaient pas propres à une plus longue navigation. Depuis celte époque jusqu'à son arrivée sur la cote de Karmanie, Néarque resta sans nouvelles de l'armée de terre. Il n'eut qu'à compter sur lui-même et sur ses propres ressources pour surmonter les difficultés d'une navigation inconnue et les embarras que lui créaient le manque de vivres et le mécontentement de ses équipages. Il déploya dans l'accomplissement de sa tâche une grande fermeté. Le courage avec lequel il affronta le danger, alors nouveau, d'une rencontre avec les baleines et les mystérieux périls des Iles, que l'on disait enchantées, le placent au-dessus de son pays et de son temps. Nous continuerons à noter avec soin les stations de ce voyage, si important pour l'histoire de la géographie.

De Kokala Néarque t'avança jusqu'à la rivière

563 NÉ ARQUE

Totnerus. Cette distance de trente et an milles navigation de cinquante railles les conduisit mr était la plus longue qu'il eût encore franchie en une côte ouverte, en vue du cap Maketa (faj un jour. L'accroissement dans la rapidité de sa Miissendon),o;i Néarque place le coinmencemfit

marche tenait au changement de la mousson A Tomerus, où il relâcha pendant six jours pour réparer ses vaisseaux, il eut à repousser une «ttaquedes indigènes, race sauvage, qui avait les ongles longs et tranchants comme des griffes. De Tomerus à Malana (Ras Malin), on compta dix-neuf milles. C'est à Malana qu'Arrien place la limite des Orites et le commencement de la Gédrosie. Toute la cote, depuis Malana jusqu'au

de la mer Erythrée De Ba«iis jusqu'à leur prochaine station Neoptana ( près de Karroua). b Grecs firent quarante-quatre milles. Le jour mvant, à six milles de Neoptana, ils atteignirti.; (19 décembre 326 ) l'embouchure du ileuve Aumis ( Ibrahim ) , dans la fertile région d'Han:* zeia, qui a laissé son nom à l'tle d'Orrouz U, après quatre-vingts jours de navigation, Searqae rencontra un soldat grec qui s'était égare, et «pi lui apprit que l'armée d'Alexandre était à àia marches environ. Il résolut aussitôt de se tmn

cap Jaik, sur une étendue de quatre cent cinquante mille» en droite ligne, était habitée par les Ichthyophn^es (mangeurs de poissons), qui se : auprès dn roi, et après avoir pris toutes les menourrissaient presque uniquement de poissons. j sures de précaution pour la sûreté de sa Hotte, il Avec du |M)isson séché et pulvérisé ils faisaient : partit avec le soldat grec. Alexandre, preveoo une sorte de pain, et ils nourrissaient de poisson ' par le satrape de la province de l'arrivée «le II sec même le rare bétail qu'ils possédaient. Les flotte et croyant a peine à cette nouvelle, reçut détails qu'Arrien donne sur cette population et ; Néarque avec les plus grandes démonstratiou qu'il emprunte au récit de Néarque sont confir- d'amitié. Il versa des larmes, dit A rrien, et semés par les voyageurs modernes. Une relation, j cria quand Néarque lui eut appris que sa flotte

citée par Vincent, nous apprend que ««les habitants de cette région on' peu de ports, peu decé-

était en sûreté : « Par le Jupiter grec et le Lil^en Ammon, je jure que je suis plus heureux d'ij>-

réaies ou de bétail ; leur pays est une plaine basse prendre cette nouvelle que d'avoir subjugue toute et stérile Leur principale ressourcées! la pèche; l'Asie; car j'aurais considéré la perte de uu

ils prennent beaucoup «le poissons et quelques-uns d'une grandeur énorme; ils les salent en partie pour leur usage, en partie pour l'exportation; ils mandent le poisson sec et en donnent à leurs chevaux et a leur bétail. De Malana, la flotte fit trentesept milles jusqu'à Ragisara. Le jour suivant

elledonbla unrapqui s'avançait considérablement son entreprise. Il rejoignit sa flotte et remit à U. dans la mer (probablement le cap Artibah), et voile au commencement de janvier 325 U «toucha successivement à Kolta et Kalama ( K.ilyba ; , où les Grecs trouvèrent des dates vertes.

flotte comme balançant toute la gloire qot J'à acquise. » Ne voulant pas exposer îféarque aui dangers d'une plus longue navigation, il désirait le retenir auprès de lui et confier à un autre officier le commandement de la flotte Mais Marque insista pour qu'il lui fût permis d'acbeTer

coude partie de la navigation n'offrit pas autant d'incidents et de dangers que la première U

En face de Kalama était une ile appelée Kamine, flotte remonta le long du rivage du golfe Per-

qni paraît être la même que la moderne Ashtola ou Sungadup Istand. De Kalama la flotte fit douze milles jusqu'à Karbis ; et de là-, après avoir doublé un promontoire qui s'avançait de neuf milles dans la mer ( probablement le moderne cap Passenoe), elle atteignit le port de Mosarna. Dans ce village de pécheurs Néarque trouva un pilote qui connaissait la cote de la mer indienne jusqu'au ^olfe Persique et qui se chargea de conduire In flotte. Néarque dés lors fram hit chaque jour une plus grande distance Ses stations successives lurent : Balomus, lia ma, Dendrobosa (peut-être le I Vndrobrrîa de Ptolémée), Kophos ( Koppah , Kyrza, one petite ville où les Grecs obtinrent un |ieu de Mé, dont ils avaient grand besoin , Bayera, Kanasis. A partir de ce dernier endroit, Néarque lo gea pendant vingt-quatre heures une cote déserte, sans oser toucher terre, de peur que ses hommes, pressés par la faim, ne désertassent à l'intérieur. Dans les stations suivantes Kanate /Tanka), Troi et Dagasira, les Grecs eurent encore beaucoup à souffrir de la disette ; enfin ils atteignirent (Jadis, ville située A l'ouest du cap Jask , qui sépare le pays des

sique jusqu'en face de, 111e de Katee lAfl» h, Guesse ou Kt nn ), là où est la limite dr li Perse et de la Karraanie. De Katée la flotte continua «le voguer dans la direction du nord, d jeta successivement l'ancre à Il!a, en face Ae Pfle de Kaikandros (Inderabia), à Ochus. à Aportani (Shewar?), dans une baie qui parait être !e moderne Nabend, à Geuana (C«ngoonit dtué i l'embouchure d'un torrent appelé Areou et sar la rivière Sitacus , à l'ouest du moderne Khnnn, où elle s'arrêta vingt et un jours pour « réparer et se ravitailler avec une large pruTi<k« de blé qu'Alexandre lui envoya. Vers le premier février, Néarque fit voile de Silacu» pour Hiératis (Khore) , et de là pour Mesembria, A jeta l'ancre à l'embouchure du fleuve Pa-ivs^ Les stations suivantes furent Taoke, pie* de l'embouchure du Granis iKhiiht), Rhc*ooe*. (Bumier Reight), le Brizana. torrent d'hiver, le fleuve Arosis (appelé Oroatfs par Strabon. P**» Ptolémée ), qui suivant Arrien séparait ta P*îs* de la Susiane. A l'Arosis il prit uoe proriiiol d'eau pour cinq joors parc» qu'on Je prévint q** la cote de la Susiane, toute semée- de bancs le

Ichthyophages de la Karinanie. De liadis une | sable, n'offrait pas de |>orL Cette dernière pa^10

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