‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 123 sur 206 · NÉEL · texte numérisé non relu

NÉEL

Maestricht, poème; 1748; — Histoire du comte de Saxe; Millau, 1752, 3 vol. in-12; réimpr. avec succès en Allemagne; — Histoire de Louis, duc d'Orléans; 1753, ln-12. A.J.

Gullbcrt, Mémoires biographiques et littéraires.

NEER ( Arnold y m dcb), peinlrc hollandais, né à Amsterdam, en 1619, mort en 1033. D'une famille de magistrats , il s'adonna par goût à la peinture, et devint un des bons paysagistes de son pays surtout pour les effets de lune. Il mourut major (premier magistrat ) d'Arkel. Ses tableaux ont été souvent confondus avec ceux de «on fils tiglon, dont l'article suit. A. ne L.

Dcicamps, r U des peintres hollandais, t. Il, p. iTj. — PIlMngton. Dutionarn oj pamtrrs .

IIKBR (Êglon-Hendrick van der), peintre hollandais, né à Amsterdam, en 1643, mort à Dusseldorf, le 3 mai 1703. Il reçut de son père les premiers principes du dessin et delà peinture; puis il entra dans l'atelier de Jacques van Loo, habile artiste, qui s'est surtout distingué par ses reproductions de femmes nues. Églon possédait déjà un beau talent lorsqu'il quitta son maître, en 1063, pour venir à Paris, où il demeura quatre années. De retour dans sa patrie, il épousa à Rotterdam Marie Wagenvelt, fille du secrétaire du tribunal de Schietland. Eglon dissipa la dot considérable de sa femme, qui en revanche lui laissa seize enfants. L'artiste ne se découragea pas ; il alla s'établir a Bruxelles, et y contracta un nouveau mariage avec la fille de l'excellent peintre François du Chàtel. Cette demoiselle peignait elle-même très-bien le portrait en miniature ; mais elle mourut jeune encore, ne laissant à son mari que des regrets et neuf enfants de plus. Une famille si nombreuse obligea van der Neer à quitter la peinture historique pour un £fnre plus lucratif : il se remit au paysage, et de cotte époque date sa véritable célébrité. « Ce fut suriout en lui, dit Descamps, que la nécessité devint la mère des talents et de l'industrie. Son génie inépuisable en ressources ne négligea aucun genre ou plutôt osa s'élever à tous, et eut la gloire extrêmement rare d'y réussir. » L'électeur Jean-Guillaume appela Neer a Dusseldorf , et l'attacha à sa personne. Kn 1697, après cinq ans de veuvage, Neer épousa en troisièmes noces Adriana Spilberg, veuve du peintre Breeckvelt. On ne voit pas que cette dernière union ait été féconde, ni qu'aucun des enfants de van der Neer ait suivi la carrière de leur père. Son meilleur élève fut le chevalier Adrien van der Werff.

Descamps résume ainsi l'éloge de van der Neer : « C'était un homme rare ; il possédait son art au point qu'il en traitait tous les genres avec la même perfection. Ses tableaux d'histoire sont bien composés, ses portraits en grand et en petit bien coloriés, touchés avec esprit et avec finose; ses paysages se ressentent tous d'avoir été faits d'après nature. Ses fleurs conservent dans ses tableaux toute leur fraîcheur, qui leur donnent l'as-

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