‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 124 sur 206 · NEER · texte numérisé non relu

NEER

pect d'un vrai jardin. Ses plans sont variés ; ses arbres ont un feuillé d'une jolie touche et d'une couleur naturelle ; mais s'il enrichissait ses tableaux de ces plantes dont nous parlions plus haut, il les finissait avec tant de soin que quelques-uns en ont l'air froid, et ne sont poiut d'accord avec le tableau ; mais le travail séparément pris en est admirable. » Tout en ratifiant cette appréciation, M. Charles Blanc accuse Neer d'avoir contribué à faire préférer les séductions de la mignardise et les grâces maniérées à la simplicité si puissante et si saine qui avait assuré le triomphe de l'école hollandaise.

Malgré le soin patient qu'Églon van der Neer apportait à ses œuvres, le nombre en est considérable. On en trouve dans toutes les grandes galeries de l'Europe. Nous citerons seulement se* principaux morceaux. Ils ont été rendus populaires par la gravure. Kn Angleterre : galerie H. T. Hope, Un Seigneur et une Dame à table; — cabinet Bredell : Vue Dame lisant; ce tableau, daté de 1665, est un des premiers de van der Neer | et fut exécuté en France : il se distingue par un certain air d'élégance inconnu jusque-là au* peintres belges et hollandais ; — galerie Bridgewater : Un petit Tambour et ses camarades ;

— en Bavière, au musée du Munich : Une Damt en robe de satin blanç accordant un luth, personnage vu jusqu'aux genoux ; — en Belgique, a Bruxelles, galerie d'Aremberg : Le Goûter ( gravé par W. Vaillant); — à Anvers, galerie Wilrich : un joli talieau représentant des Baigneurs ; — en France, au musée du Louvre : La Marchande dt Poissons ; un paysage; — au musée de Montpellier : trois petits Paysages ; — chez divers : Deux En/ants, dont l'un montre à un chat un chardonneret dans une cage ouverte (grave par Du puis) : vendu en 1761, 161 livres; — Une Femme consultant un médecin sur la maladie de son enfant, qu'une nourrice tient sur ses genoux ( vendu en 1777, 1,501 livres): c'est un des chefs-d'œuvre de Neer ; — un /*av sage avec beaucoup d'arbres , une rivière, phi- Heurs figures, des animaux,etc. ( vente Randon de Boisset en 1777,2,600 livres); — un fort beau paysage : sur le devant on voit quatre femmes et un homme couchés (vente du prince de C«ub en 1771 , 320 livres seulement!; — Une jeuie Dame descendant un escalier : sa carriériste porte un perroquet ; un singe est sur la droitr (pa>é à la vente Pierrard, mars 1860,3,750 fr. );

— en Hollande ( où sont encore conservées l.< pbparl des toiles de Neer), à Amsterdam, Le jeune Tobie ;ce tableau, daté de 1694, montre, dans on paysage accidenté, un ange indiquant au jeune Tobie le poisson dont le fiel doit rendre la vue à Tobie le père ; les divers effets de lumière &»«nt admirablement ménagés ; — à La Haye : Ctrct ; — Une Assemblée de nombreux personnage* qm jouent, dansent ou causent. Les costumes sont coquets, les poses plus gracieuses que dans la plupart des tableaux de l'école hollandaise; — Une

KEER — NEES D'ESENBECK

GfO

jeune Dame se mirant ;— le* portraits d'Eglon j Enlwicketung der Pfianzensubstanz (Le Développement de la substance des plantes); Erlangeo, 1$19 : en collaboration avec Bischof et Rothe; — Handbuch der Botanik (Manuel de botanique); Nuremberg, 1820-1821, 2 vol.; — Entwickelungsgeschichte des magnetischen Schlafs und Traums ( Histoire du développement du sommeil et du rêve magnétiques); Bonn, 1820; — Horx physicx Berolinenses; Bonn, 1820, in-fol.; — Beschreibung der deutschen Brombeerarten ( Description des espèces de mûres qu'on trouve en Allemagne); Bonn, 1822-1827, 10 cahiers in-fol.; en collaboration avec Weisc; — De Cinatnomo; Bonn, 1823; — Bryologia Germanica; Nuremberg, 1823-1851, 2 vol. : en collaboration avec Hornscbuch et Sturm ; — Plantarum in horto médicinal* Bonnensi nutritarum icônes selecfx; Bonn, 1824; — Enumeratio plantarum cryp* togamicarumJavx; Breslau, 1832; — Gênera et species asterearum ; Nuremberg, 1833; — Hymenopterorum tchneumonibus a/finium monographia; Tubingue, 1834, 2 vol. ; — Rrinnerungen aus dent Riesengebirg (Souvenirs du Riesengebirge); Berlin, 1833-1838, 4 vol.; — Systema laurinarum; Berlin, 1836; — Florx Africx australioris illustrationes monographicx ; Glogau, 1841 ; — System der spekulativen Philosophie ( Système de philo* sopbie spéculative); Glogau, 1841 : en commun avec Gottsche et Lindenberg; — Systema hepaticarum; Hambourg, 1844-1847 ; — Vergangenheit und Zukunft der Leopoldinischen Akademie der Xaturforscher ( Passé et Avenir de l'Académie Léopoldine des naturalistes); Breslau, 1851; — Allgemeine Formenlehre der Natur (Théorie générale des formes de la nature); Breslau, 1852; — Agrostologia Jirasiliensis, en tète de la Flora Brasiliensis de Martius.

nées d'rsbxbecr ( Théodore - Frédéric- Louis), botaniste allemand, frère du précédent, né près d'Erbach, le 26 juillet 1787, mort à Hyères, le 12 décembre 1837. Après avoir été pendant quelques années pharmacien, il devint en 1817 inspecteur du jardin botanique de Leyde et en 1833 professeur de pharmacie à Bonn. On a de lui : De muscorum propagine; Bonn, 1820; — Plantx médicinales; Dusseldorf, 182 i «1831 ; — Ueber die kùnslliche Fàrbung der rolhen Weine (Sur la Coloration artificielle des vins rougis); ibid., 1829; — Handbuch der medicinisch-phàrmaceutischen Botanik ( Manuel de la botanique médicinale et pharmaceutique); ibid., 1830-1833, 3 parties : en collaboration avec Ebermaier; — System der Pilze ( Système des champignons ) ; Bonn, 1837 : en collaboration avec Henry ; — Gênera plantarum florx germanicx; ibid., 1833-1838, 16 fascicules; six autres ont été ajoutés par | Spenner, Pulterlick et Endlicher. O.

1 Picrcr, Uzikon.

et de sa femme ; —La Tentation de saint Antoine, très- remarquable dans les détails; — Une Bergère gui rend à un jeune prince la couronne d'or qu'il lui offre et préfère celle de fleurs que lui offre son berger ; — Vénus, Adonis et l'Amour; — un Sacrifice au dieu Pan ; — Une Femme sortant du lit : un jeune homme entre dans la chambre malgré les efforts de la suivante ; — en Italie , à Florence : Esther devant Assuérus; — Deux Baigneuses; — un portrait du peintre, daté de 1696 ; — des Paysages animés par des bergers , des troupeaux, etc.

A. de Lacaze.

J. C. Woyermto, De SchUdtrtemtt des Nederlanders, t. III, p. S-U. — l'Ukingioo, Dictionury of pointers. — — Deftcarops, La Vie de.* peintre* hollandais, elc, l. Il, p. r?t-r». — Cbirks Blanc, Histoire des peintre», lis. 29 i. École hollandaise, n° W.

xbkbcasskl (Jean oe), prélat hollandais , né h Gorcum, en 1623, mort à Zwoll, en 1686. Entré dans la congrégation de l'Oratoire, il enseigna la théologie à Mali nés et à Cologne , fut nommé archidiacre d'Utrecht, puis évêque <le cette ville sous le titre d'évêque de Castorie. En 1663 il devint le seul évêque des cinq cent mille catholiques disséminés en Hollande ; il administra son vaste diocèse avec la plus grande sollicitude, et parvint à rétablir la discipline ecclésiastique, depuis longtemps relâchée; aussi jouissait-il de la plus grande considération, même auprès des protestants. Il était en correspondance avec Bossuet, qni estimait beaucoup ses ♦'crits. On a de lui : De Sanctorum et précipite B. Marix cultu ; Utrecht, 1675, in-8°; traduit en français par l'abbé Le Roy, Paris, 1679, in 8° ;— Traclatus de lectione Scripturarum, in quo protestantium eas legendi praxis refellitur, catholicorum vero stabilitur ; Eminerich, 1677, in-8° ; traduit en français, Cologne, 1680, in-8°; — Amor pœnitens, seu de recto usu clavium; Emmerich, 1683, in- 12 : cet ouvrage fut mis à l'index ; dans une nouvelle édition, donnée l'année suivante, l'auteur supprima les propositions qui avaient déplu à Borne ; VAmor pœnitens fnt traduit en français, Utrecht, 1741, 3 vol. in- 12. O.

Batavia sacra. - Ou Plq, Auteurs ecclésiastiques, (du -septième siècle \

hf.es d'esenbbck ( Chrétien - Godefroi), botaniste allemand, né le 14 février 1786, près de Erbacb, dans le Odenwald, mort à Breslau, le 16 mars 1858. Il étudia la médecine à léna, enseigna depuis 1817 l'histoire naturelle i Erlangen, Bonn, et Breslau; en 1848, il se rendit à Berlin, et s'y mêla a la politique, ce qui lui valut de perdre bientôt après sa chaire de professeur; il passa les dernières années de sa vie dans un état voisin de la misère. On a de lui : Die Algen des sûssen W assers (Les Algues d'eau douce); Bamberg, 1814; — Das System der Pilze und Schwâmme ( Le Système des champignons); Wurtzbourg, 1817, 2 vol.; — Die

KOUV. BIOCR. GKÎ1ÉK. — T. XXXVII.

611 NEESEN

keeses ( Laurent), théologien belge, né ver* a Saint-Trond, près de Liège, mort le 22 mai 1679, à Malinea. Après avoir pris ses degrés à Louvaio, il professa la théologie au grand séminaire de Malines ( 1639 ), et Joignit à, ce* fonctions celles de chanoine théologal, d'examinateur synodal et de censeur des livres du diocèse. • On le représente» dit paquot, comme un bomrae extrêmement désintéressé et d'une tendresse extraordinaire envers les pauvres. » Il a écrit en latin divers ouvrages de théologie, oui ont eu plusieurs éditions et que l'on a réunis sous le titre : Umversa theologia ad tnentem SS. Augwtini et Thom& ex postta; Lille, 1693, 2 voL kvfoL; Anvers, 1707. Malgré le titre d'universelle , cette théologie eflkure à peine les questions de dogme. K.

Paquot, Mfnioirts, XVI.

Tf e<*BLKiiv (Joacftim), érudit allemand, né à Nuremberg, le 9 septembre 1675, mort le 24 juin 1749. Reçu maître ès arts a Altorf en 1697, il accompagna trois ans après un jeune gentilhomme en Hollande et en Angleterre. De retour dan* sa ville natale à la fin de 1701, H y remplit diverses lonctions ecclésiastiques, et devint enfin en 1732 prédicateur * Saint- Lanrent; dès 1724 il occupait la chaire d'éloquence et de poésie au Collogitem Agidianum; il y enseignait aussi le grec, dont il avait une connaissance approfondie. Il possédait une bibliothèque riche en manuscrits précieux et une belle collection de médailles ; dans son cabinet se trouvait encore, entre autres curiosités, an très-ancien diptyque, sur lequel son fils Gustave-Adolphe, médecin distingué, a écrit une dissertation curieuse intitulée . De tHplgch» eonsuiari et ecctewstieo ; Altorf, 1742. On a de Negelein : Thesaurtn mtmismaittm hodiernorum ; Nuremberg, 1700 1710, 10 parties in-foL As- (orgia meretricta; ibid., 1716,in-8°;— Vty»ses IHterarius, sende singntanbuset novis quibusdam ex orbe Wteralo; ibid., 1726 m-»";

0g yorimberga veritatïx teste et cmtod* ;

ibid., 1730, fa-fol. ; — Die Lehre vom Predigtamte (La Doctrine sur te ministère du prédicateur); ibid., 173», in-4°. Negetein a traduit en allemand la Science des medatlles <*e Jobert; il a rédigé tes parties VIH et IX dn Ntstorischer Bildersnal, enfin il a publié un grand nombre de sermons. O.

Wlll. nnrnbernUchts /.erUton. - HlrscWnjr, Hanâbvrft - HchniCTMM, r<m Jûniitoertvrbmm Celettr tm. 1. 1.

iséenicpoirr (Le P. An Mine on), peintre de l'école vénitienne, vivait dans la première moitié dn quinzième siècle. On ne connaît de lui <m*unseiil tableau authentique, peint en 1430, et qui est un chef-d'œuvre pour H? temps. Cette peinture, que l'on admir* à Venise dans l'église de S»n-Fiancesc©-del!a-Vigna, représente la Vierge adorant l'enfant Jésus. Elle est pleine de grâce, et ne le cède en rien au» maîtres les

- NEGRl

plus suaves et les plus purs des anciennes écoles. Les détails de sculpture et d'architecture sont riches et merveilleusement rendus. Tout est traité avec cette religieuse minutie, celte patience intmie qiii ne semblent pas tenir compte du temps et qui accusent les longs loisirs du cloître. Es effet cet artiste était moine, comme l'alkste la signature de son tableau : Pater Antontus A*<groponte pinxit. B — 5.

A. Quadrl, Otto fllonU in renezia. - TliéupbUf GJUtU r, Italiu.

xeuri {Palladio), humaniste italien, né à Padoue, mort en octobre 1520, à Capodïstria. Selon l'asage du temps , il changea le nom de IN'egri contre celui de Fascus ou Fosco, qui en est la traduction latine. Sa famille avait pu*toil plusieurs hommes distingués, n passa de benne heure en Dalmatie, et y professa les belles Wtresavec beaucoup de succès, «l'abord a Trao, puis à Capo d'Istria. 11 comptait parmi «s amis Coriulano Cepionc et SabelIfcus.qiiNVaH choisi pour son successeur à l'université d'C dine; ce dernier, dans le dialogue De ling"* latinx réparations, le nomme « le restaurateur .les lettres en Dalmatie ». On a de Palladio Fosco Commentaires sur Catulle; Venise, fol. ; ibid., 1500 et 1520: d'après Apo^tolo Zeno, c'est la première édition dont on connaît exactement la date; — De Situ or«r lilynex VbM. Rome, 1540, in-4° : édition fort rare, pub.* par Bart. Fonzio, un des élèves de Fosco, cl reproduite dans VHistoria Dalmatixtei- tnciUi ( Amsterdam, l6ù8,in-rol.), ctdans le T*e*(utnu antiq. liai*: de Grœvius (t. X); - ',eux(>u vrages manuscrits , une JSofice géographique du Padouanei une. Histoire de la guerre- M* Turcs contre tes Vénitiens sous Bojozet. « •

Apostoiu Zeno, DUtertaz. Veneziant, II,

i»EGni (stefano), en laUu Mger, bvM italien, né vers 14" 5, à Casal-Maggiore (diocé* de Crémone). U fut un des meilleurs élèves \ « Démétrins Chalcondyle, et enseigna pffl,1irl longtemps les belles-lettres ainsi que la Un$v grecque à Milan. Durant l'occupation fraoç»*«f il dédia plusieurs de ses écrits à Jean GreU*secrétaire de François Tr, au cardiDal Dui ™ et à ses neveux; mais dès que les [ml*"V reprirent possession de la ville, H fut ses fondions et tomba» dans Findigencs. ^ ignore l'époque précise de sa morL Arw » ** gHali ont donné fa Hste de ses traiau», d'une montre trop couf-se pour la leprjl * sans examen ; nous noos bornerons à e» m«»H les suivants : lié Simm obsomorum W ientm; s. ». n. d., in-8° ; Mifan, t»«, ' Dialogus ex Pamania reamrfW'* 6r«i rum Mtermum penrtralibu*; M**» ' [ in-88;— Translutio iconurn Phdœi r*,^.J rtorum car min um PyPhagor*; W6- ^ in-**; — Musomvs: de optimo P^'f* luxu G*x*orum,t\M9 te ItVlIldu Iiw*™ antig. grmt. de Cwnovfa».

Arhl, Cremfino Uterata, I, 8*7 — Pidntlll, Mhenirum ÏUdiolan., 499. — ArgrlaM, Bibl Mtdiolan , II, «157. — llrro V ni n ia no, 0« ty/eVkrtfrwi tlttmtit, 66.

ïCEGRt (Jérôme humaniste italien, né à Venise, en 1494, mort à Padoue, en 1577. Après ayoir été vicaire des évêques de Beilune et rie Vicence, il devint secrétaire du cardinal Fr. Cornaro et plus tard du cardinal Gaspar Contarini ; il obtint après un canonicat k Padoue. Au jugement de Sadolet. H écrivait le latin avec pureté et avec une grande élégance, On a de lui : Epistolix et Oratione» ; Padoue, 1579, in-4-, et Rome, 1767; en tête de cette dernière édition se trouve une biographie de Negri, écrite par l'abbé Costanzi. O.

Foaearlnl. Storia délia Irtteratmra ventztan*.

5RGRI ( Virginie- Angélique- Partie- Antni nette), religieuse italienne, née en 1508, à Milan, où elle mourut, le 4 avril 1555. Elle quitta de bonne heure le monde pour entrer dans le nouveau monastère des Angéliques de Suint- Paul converti, à la fondation duquel elle avait contribué, et y devint maîtresse des novices. Remplie de zèle pour le salut des âmes, elle parcourut Vicence, Udine, Padoue, Vérone, Brescia, préchant partout la pénitence et la pureté des mreurs. Les pauvres malades devinrent aussi l'objet de ses soins et plusieurs hôpitaux lui durent leur fondation. Au nombre des conversions qu'elle fit, on cite celle d'Alphonse, marquis du Guast, gouverneur du Milanais, qu'elle assista à son lit de mort Beaucoup de ceux qu'elle ramena à la religion entrèrent dans (a congrégation des Clercs réguliers de Saint- Paul. La calomnie ne l'épargna point , et ses ennemis, cherchant à la faire passer pour visionnaire, trouvèrent le moyen de la faire enfermer pendant trois ans dans le couvent des Clurisses. Jean de Salazar, archevêque de Lanciano, fut nommé pour examiner sa conduite, et reconnut la fausseté des accusations, contre lesquelles sa piété ne s'était point élevée. Femme d'un esprit supérieur, elle possédait à fond la grammaire, et avait une grande intelligence de la langue latine. On a d'elle r Lettere spirituali delta devola e religinsa Angelica Puutà Anlonia de' tfegri; Venise, I5Î7, hv4«; Milan, 1563, in-ft° Crie antre édition, publiée à Rome, 1576, in-12, est précédée de la Vie de Virginie Negri , par J.-B. Fontana de' Conti. Les lettres spirituelles, au nombre de soixante-donze, sont divisées en trois parties, et offrent pour l'onction et la piété quelque ressemblance avec celles de sainte Ca* therine de Sienne. On attribue encore à Virginie negri : Esercizio partteotare d'un a serva del Signore ; Brescia, 1577, in- 12. H. F.

BiHiotà- mediol scflptorum, t. Il, p 99*. — P. Arts!, Crmmttma hrttratu. — Atixusttnas ab Kcclnla. Ttatro délit dont Utiermte. p. tri.

xeuki ou hrri ( Pietro- Martine), peintre

de l'école de Crémone» né dans cette ville, flo-

rissaiten 1600. Élève du Matasso, il eut ua style

plus hardi, une touche plus femiér qu'il semble

Gfil 614

I avoir puisés à une autre école, II fut bon peintre de portraits, et ne réussit pas moins dans les compositions historiques. Zaïat cite avec éloge Le Christ yuéristant laveugle-né, tableau qu'il peignit pour l'hôpital de Crémone, et un Saint Joseph, qu'il exécuta pour la Chartreuse de Pavie II fut membre de l'Académie- romaine de

I Saint-Luc. E. B-n.

Zal*t, Jfotlzie de' pittori eremmetl.

1 nec ri ( Giovanni- Prancesco), antiquaire italien, né le 3 janvier 1593, à Bologne, où il est mort, le 9 octohro 1659. D'une famille patrie cienne. il manifesta de bonne heure d'heureuses ! dispositions pour tous les arts. Après avoir ter- 1 miné son éducation classique, il so rendit à ! Venise, où il entra dans Patelier du peintre ■ Odoardo Fialetti. Au bout de deux années, il peignit et grava le portrait avec talent, et se disi tingua par sa facilité à reproduire de mémoire les i traits des personnes qu'il avait vues, même une i seule fois; ce qui lui fit donner le surnom de Ae- I gri dei rifrald. En 1639, il construisit à Bo- ! logne Y église du Bon- Jésus, démolie au com- | mencement de ce siècle , mais dont il existe une i reproduction près de Novellara dans Wgtise de la Madonna detla Fossetta, également élevée sur ses dessins, en 1654. Il s'adonna ensuite à l'étude des monuments de l'antiquité ain*i qu'à la recherche de tout ce- qui pouvait concerner sa ville natale ; aus^i avait-il formé, dans ce double but, une riche collection de médailles et une bibliothèque des plus précieuses. On doit à Negri j la fondation de deux académies , celle des Ini distinti, destinée aux arts du dessin , et celte { des Indomiti' 1640), dont les travaux poétiques J sont assez estimés. Il a publié : La Jérusalem | délivrée <\v Tasse, en dialecte bolonais; Bologne, j 1698, in-fol. : cette version ne Ooutient que les dooze premiers chants du poème; — Prima crociata, overo Irgadl mitizie cri%liane libératrice del Sacro Sepolcro ; ibid., 1658, in-fol.; — Basitica Petroniana, ovna vita di santo Petronio, con la descrizione délia cftiesa a luidedicata; ibid., 1680, in-4'; — La Storia genealoyica delta famiglia Sassatelli. Negri a laissé en manuscrit une Histoire de la ville de Bologne, en 10 vol. hvfol.„et un abrégé de cet ouvrage.

Son fils flianco cultiva la peinture avec quelque succès. P»

OrUndl , Hibtlnth. Boloon. — Malv.nl», Pitlurt, tatltvre e architetture di Bntoçna.

H egri ( Alessandro ), antiquaire italien , fils du précédent,. né à Bologne, au commencement du dix-septième siècle, mort en 1661 II devint protonotaire apostolique et chanoine de Saint- Pétrone à Bologne. On a de lui : Epistola de veluêlissima lapidex cujusdam inscrtptionis erosione ; Bologne, 1660 ; — Massiliani Bononien' sis nwnumeuti historteo-mystica lectio; Bologne,, 1661,. in<-4f. Ces deux opuscules furent reproduit* dam les Uarmora feltinea du comte

015 NEGRI (il 6

Malrasia, où se trou vent aussi deux autres écrits r reurs; tantôt Negri attribue à plusieurs les écrits

d'un seul personna

■te Negri : Ad prxsidiarium aquacduetum L. Publicli Asclepii Vilici investigatio et Mistorico-mystica epitaphii Mita Lxlia Crispis. O.

Hallervord, Bibl. curtota. — Tciutcr, Catalogut auctorum. -ClaelLl, Bibltoth. valante, t. 111.- Bibl. aproiiana.

negri (Francesco), voyageur italien, né i Ravenne, dans la première moitié du dix-septième siècle, mort en 1698. Entré dans les or* dres, il se fit remarquer par sa piété et sa bienfaisance; il consacrait ses loisirs à l'étude de la géographie, de l'histoire et des sciences naturelles. Il visita les pays Scandinaves ainsi que

e, tantôt il confond ensemble plusieurs auteurs ; son livre n'en a pas moins rendu de grands services à l'histoire littéraire. O.

Giornale de' Uterati d'tlaiia 1 1 XXXIV ). — Bauiogarlen, Nuchrlchttn, t. &.

negri (Salomon), en arabe Soléyman Alsadi, philologue grec, né à Damas, dans la seconde moitié du dix-septième siècle , mort à Londres, en 1729. Instruit par les Jésuite* missionnaires dans les langues grecque et latine, il vint à Paris, et continua ses études à la Sorbonne. Il passa ensuite à Londres, et se rendit en 1701 à Halle, où il resta quatre ans, donnant

la Laponie, et s'avança jusqu'au cap Nord. De ; des leçons d'arabe, entre autres au célèbre Mi-

. » •■• . . . • i * a i i>ha<ilïa I A «limât Ark V A H.nMiimo XImiI nnnt nlwé%

retour dans sa ville natale, ep 16G6, il y fut nommé à une cure, qu'il administra jusqu'à la fin de sa vie avec la plus grande sollicitude pour le bien moral et matériel de ses paroissiens. On a de lui : Viaggio settentrïonale ; Forli, 1701, in-4°; en tète de cet ouvrage intéressant, auquel un a joint les Annotazioni sopra la storia (TOlao Magno, du même auteur, se trouve une biographie de Negri écrite par Fr. Vistoli. O. P^olinl, Huomlnl Ulustri dl Ravenna. - Glnanl,

negri ou RERi ( Girolamo), dit le Boccia, peintre de l'école bolonaise , né à Bologne, en t648, vivait encore en 1718. Il fut successivement élève de Domenico- Maria Canuti et de f-orenzo Pasinelli ; mais il ne s'éleva guère audessus de la médiocrité. Il a laissé cependant un assez grand nombre de tableaux d'église ; ainsi on voit de lui, à Bologne, Saint Pierre en Bûchern, t. III, p. 283) ; elles contiennent des

prison ; à Parme, La Mort de Saûl ; à la Mirandole, Saint Liboire ; à Modène, Le Martyre de saint Barthélémy. E. B— iï.

OreUI , .Wemorte. — Crespi, Felslna pittrtee. — z*> Bottl. Stona d*IV Àccademia clementina. - Camporl. f.li Àrtiitt neçli ttati Estensi. — Gualandl, fre Glorni tn Boloçna.

negri (Pietro), peintre de l'école vénitienne, né à Venise, florissait en 1079, et mourut jeune, vers la fin du dix-septième siècle. Élève selon les uns d'Antonio Zanchi, selon d'autres

chaëlis. Le climat de l'Allemagne étant contraire a sa santé, il partit pour l'Italie et s'établit ensuite à Conslantinople, où il fut ordonné prêtre de l'Église grecque. La guerre le ramena en Italie ; il chercha, mais sans succès, à fonder à Venise, et plus tard à Rome, une école où il aurait enseigné l'arabe , le syriaque et le turc. U revint alors à Halle, où il passa de nouveau seize mois, et se fixa enfin à Londres, où il obtint un emploi d'interprète pour les langues orientales. 11 a donné des traductions arabes «les Psaumes et du Nouveau Testament, publiées sous les auspices de la Société anglaise pour la propagation des livres saints ; les Psaumes parurent en 1725, in-8°; le nouveau Testament, 1727, in-4° : ces deux versions ont été critiquées assez vivement par Rcifke (voy. Baumgarten, Aachrichten von merkwûrdi'jen

inexactitudes commises, quelques-unes pour

donner raison aux dogmes protestants. On a

encore de Negri une traduction latine de la Vie

de Gabriel Bachtishusia (dans les Opéra de

Freind ); enfin, il a publié dans le Freimlliges

Hebeopfer une Conversation qu'il avait eue à

Conslantinople avec un mollah turc. O.

Jfemnria Neçriana (Halle, 178*, ln-.°; autobiographie). — flotennund, Supplément a Jocber.

negri (Francesco- Vincenzo), littérateur

son compétiteur, il l'emporta sur lui par la no- >Wien, né le 6 février 1769, à Venise, où U est

blesse des attitudes et des formes, tout en l'é- ' mort» 'e 1& octobre 1827. Il fit de bonnes études

galant pour la facilité. Son oenvre capitale est 1 50(18 la direction de deux anciens jésuites. Rendu

son grand tableau de la confrérie de Saint-Roch, 1 maître à vingt ans d'une honnête lortune, il

représentant Venise délivrée de la peste de \ l'employa à augmenter ses connaissances et à

1630. On voit de lui au musée de Dresde Agrip- \ cultiver dans la retraite les antiquités et les

pine mourante, en présence de Néron. E. B— y Laïul, Sinria piitorica. — Tlcoul, DUtonaria,

negri (Giulio), biographe italien, né à Ferrare, le 10 février Ifi48, mort dans celte ville, le 21 septembre 1720. Entré chez les Jésuites, ii devint historiographe du grand-duc de Florence,

belles-lettres. Il entretenait des relations amicales avec la plupart des écrivains remarquable» de l'Italie, entre autres avec Pieri, Manzi, Cicognara, Pindemonte et Vîttorelli, qui plus d'une fois eurent recours à son goût et à ses lumières. U a publié : Letlere di Alcifronte; Milan, 1806,

Ferdinand, et enseigna plus tard les belles- lettres I in-8»; réimpr. en 1827; — Vita di Apostolo

dans un collège de son ordre dans la basse Ro- Zeno; Venise, 1816, in-8°; — Ermesianatte ;

magne. On a de lui : Storia degli scrillori Milan, 1822, in-8° : trad. du grec; — Il usto

fiorentini; Ferrare, 1722, in-fol.: cet ouvrage, [ libro delV Eneidede Virgilio; ibid., 1824, in-8».

qui donne des notices succinctes sur environ ! Negri a fourni cinquante notices à la Galleria

deux mille auteurs, contient de nombreuses er- i rfei Letterati dette provincte Austro • \enete

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