‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 125 sur 206 · NEGRI · texte numérisé non relu

NEGRI

(Venise, 1822-1824) et des dissertations à plusieurs recueils académiques. Parmi ses travaux inédits, on distingue les Lettere di Aristeneto, trad. du grec, et Notizie interno al Esiodo. En 183 â E. de Tipaldo annonçait l'intention d'éditer on choix des oeuvres de son compatriote. P.

E. de TipMdo, Nolizie delta vUa e délie opert di Fr. Ittgri ; Veottc, 1834, ln-8«. - Bmrafia unhwrtale, XL.

nbgrif.r (François- Marie- Casimir), géné.

rai français, né en Portugaise parents français, le 27 avril 1788, mort à Paris, devant les barricades, le 25 juin 1848. Un aide -de-camp du maréchal Lannes, Subervie, l'amena à Paris, et le plaça dans une maison d'éducation. A dixsept ans il s'échappa du collège et courut s'engager dans un régiment d'infanterie. Il se distingua à la prise de tfameln et au siège de DanUig en 180fi, et obtint la croix d'Honneur à Friedland. Il fit ensuite les guerres d'Espagne, et rentra en France avec le grade de chef de bataillon. Il sut se faire remarquer do maréchal Ney pendant la campagne de France en 18 14, et l'année suivante il fut dangereusement bleus* à Waterloo, il resta dans l'armée sous la restauration, et devint lieutenant-colonel en 1825. Fait colonel après les journées de Juillet, et maréchal-decamp eu 1836, il passa en Algérie, où il prit d'àbord le commandement d'une brigade activé chargée de soumettre une tribu de la Mélidja. Le général Darorémoot lui laissa le commandement par intérim de l'Algérie en partant pour Constantine. Après la prise de cette ville, Négrier fut appelé à y commander. Avec trois mille hommes de troupes , il soumit les tribus voisines. 11 dirigea les expéditions sur Milah et sur Stora en 1838, la première expédition sur Msilah en 1841 , la première expédition contre les Kabyles de Collo et l'expédition contre les Haractas en 1842. Le maréchal Valée avait voulu appliquer un nouveau système de domination dans la province de Constantine : il avait promis aux indigènes qu'ils concourraient sous la direction de l'autorité française à l'administration du pays. C'est ce régime qu'inaugura avec bonheur le général Négrier. Des chefs influents furent pourvus de commandements supérieurs ; mais il n'était pas facile de leur faire oublier leur manière de gouverner à la turque. Ces chefs, d'après le général Bedeau, trompèrent l'autorité française , et le général qui commandait à Constantine, « aussi bien connu par la loyauté et la noblesse de son caractère que par son énergie et son courage , crut nécessaire an repos du pays de sanctionner quelques exécutions. La publicité libre s'empara des faits. L'opinion s'en émut. Le général , bien que très-honoré, et à très-juste titre, fut blâmé; il perdit son commandement. > Il n'avait eu pourtant que le tort de ne pas en référer à l'autorité supérieure. Le 1" août 18421e général Galbois vint | le lemplacer. Négrier était lieutenant général

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depuis le 18 décembre 1841. Il commanda ensuite les divisions de Rennes et de Lille, et après la révolution de Février, le département du Nord l'envoya à l'Assemblée constituante, qui le choisit pour on de ses questeurs. Le 24 juin 18 *8 il prit le commandement d'une colonne active avec laquelle il marcha contre les insurgés. Le 25, en débouchant du boulevard Bourdon sur la place de la Bastille, il tomba frappé d'une balle au front. « Adieu ! dit-il à ceux qui l'entouraient ; je meurs en soldat. » Et il expira presque aussitôt, au pied de la colonne de Juillet. La ville de Lille lui éleva une statue en brome, et son nom a été donné à un village de l'Algérie qui forme une section de Tlcmcen.

Son fils, François- Marie- Elie-Guillaume- Elzéar Ncciuer, né en 1829, capitaine pendant la campagne de Crimée , fut grièvement blessé au visage devant Sébastopol, le 23 avril 1855, et décoré pour ce fait.

Un frère du général, Ernest -Frédéric-Raphaël Négrier, était lieutenant-colonel à la mort de son frère. Nommé colonel en 1851, général de brigade en 1857, il a gagné la croix de grandofficier de la Légion d'Honneur à la bataille de Solferino. L. Locvbt.

Journées illustrées dt la révolution de I8ts, p.iH-llt. — Biogr. des reprit, à rassemblée continuante. - DicL de la contert. — Lettre du géoéral Bedeau a L'Indépenpendunce Belge, S sept. 1857.

negro ou nbgri ( Francesco) , phi lologue et réformateur italien , né à Bassano, dans les États de Venise, en 1500, mort à Cbiavenna (vills des Grisons;, vers 1560. 11 était issu d'une famille noble et ancienne. Doué d'un esprit vif et pénétrant, il fit d'excellentes études. Il entra dans l'ordre des Bénédictins Les principes de la réforme précités en Allemagne et en Suisse commençaient à pénétrer en Italie. Negro les adopta un des premiers. Quittant l'habit de son ordre, il se rendit en Allemagne, où il se lia avec Zvringle, qu'il accompagna aux cbnlérences de Marpourg, en 1529, et assista à la diète d'Augsbourg en 1530. II y défendit avec éloquence la fameuse profession de fui protestante connue sous le nom de Conjession d'Augsbourg. B retourna ensuite en Italie; mais ce pays n'offrant aucune sécurité aux prédicateurs de la réforme, Negro reprit le chemin de l'Allemagne. Il s'arrêta quelque temps à Strasbourg, puis a Genève et enfin se fixa à Cbiavenna, petite ville des Grisons, où il se maria et se fit maître d'école. Sa petite place suffisait à peine aux besoins de sa famille. 11 parait qu'il tenta d'améliorer sa position en allant de nouveau s'établir à Genève, qu'il ne fut pas plus heureux que la première fois et qu'il revint à Cbiavenna, où il mourut, à une époque incertaine, mais postérieure à 1559. Dans ses dernières années Negro dépassa ses anciens maîtres Luther et Zwin- I gle, et alla jusqu'au socinianisme. On a de lui : | Turcicarum rerum commentarius ; Paris, 1538, in-8° : traduit de Paul Giorio; — Rudè-

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