XIII, XXXVI
(t) Jnn., I XIII, t. ti-ix; »*-U ; I. XIV, e. xxuixxvi ; I. XV, c. i-xvu. M-8i. Cf. lUon Caislus, L LXUi. c. xxx-xxxu.
intérieur et en expliquent jusqu'à un cerUin point ajoute l'inscription, la plupart de ces faits ont la durée. été accomplis alors que l'armée de Mésie, com- Tout voyageur qui s'est rendu de Rome à Ti- mandée par Plautus jElianus, avait été affaiblie voit a pu voir, en passant l'Anio sur le pont en- d'une partie de son effectif envoyé en Armécore appelé Ponte Lucano, d'après le nom d'un nie (1). Nous appn-nons encore que la conduite Marcus Plaulius Luranus, qui le fit construire, du légat de Mesie lui valut plus tard un second un des plus grands tombeaux que le temps ait consulat. Mais ce consulat substitué ne ligure respectés dans la campagne romaine. Ce tom- pas dans les fastes, et un texte épigraphique si beau contient, ainsi que nous apprennent des intéressant par les faits nouveaux qu'il révèle ne inscriptions encastrées dans les parois, les cen- pouvait pas être placé à son temps, faute de dodres de plusieurs membres de la famille Plaulia, cuments précis, lorsque la découverte d'une célèbres sous les premiers empereurs ; car la tessère gladiatoriale a fait connaître dernièrement Plautia parait avoir été originaire de ment qu'£lianus avait été consul pour la seconde ïibur (1). Parmi les monuments épigraphiques fois alors que Titus l'était pour la troisième, ainsi parvenus jusqu'à nous, il en est un qui, c'est-à-dire en l'an 827 de Rome ( 74 de notre par sa longueur, son importance, les détails , ère (2) ).
qu'il donne sur les grands succès remportés par Une fois cetle date déterminée, on arrive, par
les armes romaines dans des contrées sur les- le calcul du temps qu'jElianus Plautius a dû
quelles nous n'avons que bien peu de lumières, rester dans chacune de ses charge-*, à reconnaître
mérite d'occuper un des premiers rangs parmi que sa légation de Mesie doit être placée .sous
les inscriptions latines qui apportent un véritable le règne de Néron ; que par conséquent l'envoi
secours à l'histoire (2). Ce monument est le en Arménie des troupes qui tenaient garnison sur
cursus honorum de Tiberius Plautius Silvanus le Danube avait été nécessité par la guerre de
.-Elianus , personnage deux fois consulaire et Corbulon contre les Parthes (3) , et que la ré-
dont toute la carrière se trouve retracée avec voile des Sarmates, la soumission d'une partie quelques développements, trop rares, dans les ! de la rive gauche du Danube ainsi que l'expédi-
textes si sobres de l'épigraphie latine. Triumvir tion de Crimée pendant laquelle la ville grecque
monétaire, questeur de Tibère, légat de la cin- de Cberson fut délivrée des ennemis qui l'assié-
quième légion en Germanie, avant accompagné geaient appartiennent aux temps mêmes dont
l'empereur Claude dans son expédition de Breta- nous nous occupons. Que de précieux détails
gne, consul, proconsul d'Asie, préfet de Rome, n'aurions nous pas sur ces contrées, alors presque
pontife, Plautius jElianus a surtout bien mérité de ignorées, si les exploits d'^Elianus, au lieu de
la patrie par les éminents services qu'il a rendus nous être conserves en style lapidaire, nous '
aux armées romaines pendant qu'il était légat avaient été racontés par Tacite ! Nous apprenons
propréteur en Mésie. Nous apprenons par les toutefois de ces documents, tels qu'ils sont, jus*
documents gravés sur ce marbre qu'il établit qu'à quelles limites reculées s'étendait dans le
dans la province dont il avait le gouvernement nord-est de l'Europe l'aciion de la puissance ro-
plus de cent mille habitants de la rive gauche inaine, cinquante années avant le règne de Tra-
du Danube, avec leurs femmes , leurs enfants, jan. Puis, nous y trouvons une preuve nouvelle
leurs princes et leurs rois. Il comprima la rébellion du contraste qui existait alors entre les tristes
des Sarmates , il Jit passer sur la rive du fleuve annales de la ville de Rome,*ouillée par les sup-
Roumise aux Romains des princes inconnus ou plices, dévorée par l'incendie, et les glorieux
jusqu'alors ennemis de Rome et qui devaient dé- faits d armes de généraux qui ne furent payés de
sonnais trembler à la vue de l'aigle romaine : leurs services que par la mort ou l'oubli. ignolos ante aut infensos populo Bomano Non-seulement, en effet, Suetonius Paulinus,
reges, signa romana adoralurot , in ripam vainqueur des Bretons, avait été disgracie; non-
guam tuebatur perduxit ; il remit entre les seulement nous verrons Corbulon contraint de
mains des Basternes et des Roxolans les fds mourir par l'ordre de Néron, mais l'inscription
Je leurs frères , les Daces captifs ou enlevés à du pont de Lucano nous apprend que tous les
l'ennemi, et, en ayant reçu des otages en échange, 6uccès d'JElianus Plautius ne lui avaient vain
il consolida ainsi la paix de ces provinces ; puis aucune récompense de la part du prince qu'il
il délivra la ville de Cher son, au delà du Bo- avait servi. Yespasien voulut réparer cette in-
rystliène, qui se trouvait attaquée par le roi des
Scythes, et rendit à Rome un service encore <i> qvamvis partb magna bxbrcitvs ad bx-
plu« grand en fa<sant le premier parvenir à cette ™>«™>nem '* armbniam misisset. nnscr.du pont
• h « -ii . i • de Lucano, lignes u et tl )
*llle, toujours avide de recevoir les produits de (î) Cette les*#re, dont J'ai fait l'acquisition en issu,
ses provinces, les blés de la nier Noire. Or, | qu'elle venait d'é<re trouvée aurla via Appia, eat
maintenant en nia possession. Elle porte : MAXIMVS "
(l) On a trouvé a Tivoli plusieurs Inscriptions en 1 honneur de« membres de celte famille II» «ont Inscrit» sur ces marbres dans la même tribu que les Tlburtlns. c est -a- dire dans la tribu Mniauit.
W foi. OrcUi, n» 750.
VAI ERI || SP. I D. lAN HT. CAES. AVC. F. III. AE- LUN II.
s. Tacite parle en effet dans son récit de la guerre des Parlhe* d une légion qu'on avait fait venir de la Mésie récemment : Qiue rteeni « Mmtii excita erat [4nn.,