‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 144 sur 206 · HON · texte numérisé non relu

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! temples des dieux , aux édifices publics allèrent enrichir sa Maison dorée.

Trois meurtres ont signalé ce voyage, qui n'avait été d'abord que ridicule et qui devint odieux. Corbuloii , le vainqueur des Parthes, le protecteur de l'empire , dont le nom seul valait des légions, fut appelé auprès de l'empereur, et : en débarquant en Grèce, obtint comme récompense de la plus loyale abnégation l'ordre de se donner la mort. « C'est bien fait », dit il, en se perçant de son épée (1) , regrettant sans doute ! que tant de loyauté et de courage se fût égaré au ! service d'un tyran. Deux Irères, Rufuset Proculus, appartenant à l'ancienne famille Scribonia, | étaient légats , l'un dans la Germanie inférieure , ! l'autre dans la Germanie supérieure : ils sont mandés en Grèce, sous prétexte d'y conférer sur l'état de leurs provinces; mais avant d'avoir vu l'empereur, ils avaient appris le véritable motif de leur rappel, en recevant leur condamnation (2).

C'en était trop, cette fois et Néron, en s'attaquant aux chef* des armées leur indiquait ce qu ils avaient à faire pour éch pper à un pareil sort. Jusqu'alors le gouvernement des provinces avait été le plus sûr refuge contre la haiue soupçonneuse du despote. Sa politique avait la vue courte et pendant longtemps n'avait pas été chercberau loin ceux qui devaient le renverser un jour. Il n'y eut plus de sûreté pour lui du moment où les gouverneurs qui disposaient des forces vives de l'enqrire ne furent plus protégés par le souvenir des services qu'ils avaient rendus. Des symptômes menaçants s'étaient déjà produits en Italie, ou une révolte avait éclaté près de liéuévent (3; L'n alfratichi nommé JLlius, auquel il avait laissé le soin de gouverner Rome en son absence , et qui abusait du pouvoir comme son maître , lui » crivit en vain de hâter son retour. Il n'avait pas encore recueilli toutes ses couronnes ; il lui fallait achever sa mission. Puis il I voulait aussi faire percer l'isthme de Corinthe, entreprise si souvent tentée, et qui échoua une fois de plus (4). Deux villes seulement échappèrent à sa visita : sparte et Athènes : la première, dit on, l'effrayait par l'austérité de ses mœurs et de ses institutions ; dans l'autre il aurait craint de s'approcher du temple des Euménides, divinités vengeresses du parricide. Des appels plus pressants le décidèrent enfin ;

0) Dion, I. LXJII, c xrn.

d> Ibid

(Jlfoy Suétone. Fie de Ntrtm.c XXXIV. Nnu« «avons qiteccl'r conjuration, o,ui éclata après celle de Piton, avait pour chrf Viiucliw • I hHtolre ■ e nou« « n apprend pa- davantage. On a supposé qu II fall>itt lui (apporter c que racontr l'lutarque, a propoa d'un complut découvert, parce qu'un condamne, *ur le point de paraître 'levant l'empereur, avait reçu u'un de» coulures l'atxuraitce que le tyran ai-rait uita a mort le lendemain, et qur, préférant le certain a I incertain, «I avait api.ri- a Néron le danger qu'il courait pour en obtenir sa grâce [deCarrul., c. xi).

(t) Fo*. L:ic»« n, NEPÛN, S l-s HavUn Jo*èpbenoua apprend qu'on employa a ce travail, bientôt abandonné^ sis mille prisonnier* juifs envoyé* par Vespasicn | Hell. , Jui.% 1. III, c. x, S 10).

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