‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 148 sur 206 · NERVA · texte numérisé non relu

NERVA

J.-C; il est bien connu par son savoir en jurisprudence, par son intimité avec Tibère, par sa mort volontaire, et pour avoir été le grandpère de l'empereur Nerva. Le père de l'empereur n'a pas laissé de trace dans l'histoire , à moins qu'on ne l'identifie avec M. C. Nerva , fils de l'ami de Tibère, célèbre jurisconsulte (voy. Cocceius). La mère de Nerva se nommait Sergia Plautilla, fille de Lœnas. Issu d'une famille qui avait constamment joui de la faveur des empereurs et qui n'était pas assez élevée pour leur porter ombrage, Nerva marcha, comme ses ancêtres, avec plus de sûreté que d'éclat dans la route des honneurs. Tacite parle d'un C. Nerva, préteur désigné, à qui Néron fit donner les ornements du triomphe et élever une statue dans le palais en 65. Tillemont pense que ce Nerva était le futur empereur; d'autres croient que c'était son père. Quoi qu'il en soit, Nerva, homme modéré, bon jurisconsulte et poète agréable, car Pline nous apprend qu'il faisait des vers, et ce fut peut-être pour lui un titre à la faveur de Néron, n'eut point de persécution à essuyer sous les plus mauvais empereurs; il fut consul avec Vespasien en 7 1 et avec Domitien en 90. Sa longue et honorable carrière , son honnêteté, sa modération un peu timide le recommandèrent aux grands officiers du palais qui méditaient la mort de Domitien, mais qui ne voulaient pas de réaction contre un régime dont ils avaient été les agents. Ils lui proposèrent l'empire, et obtinrent son assentiment. On prétend que Domitien eut des soupçons et qu'il songeait à ordonner la mort du vieux consulaire; mais un astrologue lui sauva la vie en prédisant qu'il mourrait bientôt de sa mort naturelle (I). Domitien fut assassiné le 18 septembre 96, et le même jour Nerva fut acclamé empereur par le peuple. Les prétoriens, entraînés par un de leurs préfets, Petrooius Secundus, et par le chambellan Par- (henins, acceptèrent le nouvel empereur; mais ils demandèrent en même temps la punition des meurtriers de Domitien. On eut beaucoup de peine a les apaiser. Dès que Nerva se fut assuré des prétoriens, il se rendit au sénat, qui l'accueillit avec une joie extrême. Les sénateurs, délivrés d'un tyran ombrageux et sanguinaire, saluaient avec bonheur l'espoir d'un règne de sécurité et de liberté. Leur* vœux ne furent pas déçus. Nerva ouvrit cette ère à jamais mémorable quf pendant quatre-vingt-quatre ans donna à l'empire romain une prospérité jusque-là inconnue. Tacite a dit dans un beau passage que Nerva , dès le premier avènement d'une époque trèsheureuse, réunit deux choses autrefois contradictoires, l'empire et la liberté ( primo slatim beaiissirai seculi ortu, Nerva César res olim dissociait) Noua «ulTona Ici le récit de Dlnn Casslu» . qui est le plui probable A. Victor dit qu'a IVpnqnc du meurtre de n«m.ilro Ner»» eialt en Gaule, ou II «'était retire par crainte du tyr.m .Sur le* rapport» de Domitien el <'e Nerva on trouve de* détails curlena, mais trevsuapecU, danala Fie d'Jpolloniui de Pbtloslrate.

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