‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 149 sur 206 · NER · texte numérisé non relu

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bile» nriscuerit, prinejpatum ac libcrtatem). Ses | premières mesures furent la cessation ries poursuites commencées nous Domitien et le rappel i de* banni». Aprei ce* loi» d'urgence, Nerva pourvut à l'avenir en renouvelant avec plus de j sévérité les lois de Titus contre les délateurs. Les instrument* de la tyrannie de Domitien ne | furent pas épargnés, «t un dVu\, le philosophe j Sur i, fut mis à mort ; mais en général il sévit plutôt contre les esclave» et les affranchis qui avaient dénoncé leurs maîtres que contre les sénateurs qui s'étaient déshonorés en dénonçant leurs collègues. La majorité du sénat, qui tout en détestant la tyrannie l'avait subie avec une in- I fatigable servilité, lui sut mauvais gré de sa mo- | délation; les parents de* victimes en furent j encore plus mécontents. Pline raconte à ce sujet une anecdote curieuse. Nerva avait réuni à sa table avec ou petit nombre d'amis, Vejento, ! délateur fameux sous Domitien, et Junius Mau- j ricus, frère d'Arulenus Rusticus, une des plus : illustres victimes de la tyrannie. Vejento était ! place le plus près de l'empereur. Pendant le j dîner oo |>arla de Catullus Messalinus, mort à . cette époque, et qni, suivant l'expression de Pline, . avait été entre les mains de Domitien comme | an trait que l'empereur lançait contre les plus j honnêtes gens ( a Domitiano non secus ac Ma , in optimum quemque conlorquebatur ). Tous les j convives étaient d'accord sur sa scélératesse san- ! guinaire. « Que pensez- vous qu'il lui arrivât s'il • vivait encore » ? dit Nerva. « Il sonperait avec j nous, répondit Mauricus. » Oo a imputé la conduite de Nerva â sa faiblesse ; il serait plus juste | de l'attribuer à sa politique. Il savait que Domitien avait été regretté par les soldats et craignait qu'une réaction trop forte contre les instruments de sa tyrannie n'excitât une révolte panni 1» prétoriens. Les séditions qui éclatèrent peu après prouvèrent que ses prévisions étaient fon-

Sous son règne les événements extérieurs furent peu importants ou du moins ils sont restés inconnus. On a un peu plus de détails sur les affaires intérieures. Son administration, douce, équitable, ne fut point marquée par de granles réformes. Parmi ses règlements les plus bienfaisants on cite la loi qui défendait de faire des eunuques ; mais Domitien avait déjà rendu une loi pareille, tout aussi rigoureuse et non moins inutile. Il essaya de remédier à la pau- j vreté de beaucoup de citoyens en leur distri- 1 huant des terres acquises à ses frais; la répu- 1 blique et les empereurs avaient plus d'une fois essaye de ce système avec fort j»eu d'avantage. Il continua ces distributions d'argent et de blé aux citoyens pauvres, qui étaient devenues un mal nécessaire et qui ne soulageaient moment mëment la misère que pour l'entretenir et l'ét ndre. Ce ou'il faut louer dans Nerva et ce qui ! I ■ distingue honur.iblement de la plupart de ses j prédécesseurs, c'est son économie et son désin- '

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