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chants ont prétendu qu'il s'était prêté h luimême; cependant il continua de résider à Hu Util plaça le reste de ses fonds en rentes viagères, et mourut accablé par la goulte et tes infirmités de la vieillesse. On retrouverait partout , en ! France, en Belgique, en Hollande, en Angle j terre, «les portraits de Théodore NVtscber, s'ils étaient signés. Il a fait des «opies d'après van Dick qui trompent par l'imitation; mais ses principaux ouvrages sont : les portraits de Frédéric Ier, roi de Prusse ; du rot Guillaume /«•; du conseiller pensionnaire Slinçelandt. On a souvent confoudu ses œuvres avec celles de son frère, Constantin. Descamps est lui-même tombé dans cette erreur. A. de L.
Hescamp«, ta Fie des Peintres hollandais, rte., I. III, p. 7» -78.
xetscher ( Constantin ), peintre hollandais, frère du précédent, né à La Haye, en 1670, mort dans la même ville, en 1722. Liève de son pere, qu'il perdit à l'âge de quatorze ans, il ne voulut pas reprendre d'autre maître, et se perfectionna par des éludes sur la nature. Sa mère, qui peignait bien le portrait, lui donna d'excellents couseils et l'entraîna dans ce genre. Il prit d'elle l'heureux don d'embellir et de faire ressemblant a la fois. Van der Does tit souvent les accessoires de ses tableaux. Netscher gagna une honuéle forluneen représentant de» personnages considérés. Admis dans la Société des Peintres à La Haye, le 8 août 1699, il devint directeur de cette académie. Il mourut de la gravelle, à cinquante-deux ans. Sa maladie l'empêcha souvent de travailler; aussi ses tableaux sont-ils rares. On cite entre autres les portraits en pied du comte et de la comtesse de Porliand ; du baron Suasso et de ses sept en fants ; de la jamille Wassenaér ; de la famille Duivenvoorden, etc. A. de L.
Dexchampa, La Pu des Peintre» hollandais, etc., U lit.
p. no m.
M ett a X co r ht, nom d'une des plus anciennes familles de Champagne , qui a pris son nom d'un bourg, aujourd hui situé dans le département de la Meuse ; elle remonte jusqu'à Dreux de Nettancourt, croisé en 1190, et elle subsiste encore. De cette maison sont sorties les branches des comtes de Yaubtcourt, des marquis de NeUancourt.des seigneur* de Xcuvilte et des seigneurs de fiettancourt. En voici les principaux membres : Jean V, baron de Nt-rrotcocRT , pois comte de Yalbecoukt, mort le \ octobre 1642. à Vaubecourt. Fort jeune encorejl passa au ser- I vice de l'empereur, après la paix de V'ervios, et i fut employé dans l'armée de Hongrie (1598). U , se rendit célèbre au siège de Raab , plaie de- ; vant laquelle l'année impériale était arrêtée de- J puis assez longtemps, et qu'il enleva en faisant sauter une des portes. En récompense de crt 1 acte de hardiesse , il reçut le gouvernement de > Raab, les titres de chevalier et de baron ée I l'Empire, et une pension pour lui et pour ses
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dépendants. Il renouvela la même tentative à Belgrade; mais, au moment où il mettait le feu au pétard, il eut la cuisse cassée d'un coup de canon. Henri IV le rappela (1609), et le combla de faveurs : il leva en 1610 un régiment d'infanterie et un autre de cavalerie , et fut à diverses reprises chargé de négociations politiques auprès des princes de l'Allemagne! Maréchal de camp en 1617, il servit en Champagne sous le» ducs de Guise et de Kevers, s'empara de Verdun (1631), et obtint le commandement de cette place (165?. >. En 1635 la baronnie de Vaubecourt fut érigée en comté.
Nicolas de Nettancoibt , comte de Vaubecourt, fils du précédent, né le 27 juillet 1603, mort le 1 1 mars 1678, à Paris. Dans son enfance il fut adopté par son oncle , Jean de Haussonville, à la charge de porter son nom et ses armes; jusqu'en 1642 on l'appela le marquis de Vaubecourt. Il prit part a presque tous les combats du règne de Louis XIII, devint maréchal de camp eu 1642 , lieutenant général le 20 mai 1650, et eut les gouvernements de Landreties, de Perpignan et de Metz.
Louis-Claude dk Nettancoirt, comte de Vaubecourt, fils du précédent, né en 1655, mort le 17 mai 1705. Pourvu d'un régiment en 1677, il servit en Allemagne et en Flandre, fut nommé lieutenant général le 3 janvier 1690, et passa en Italie, un il enleva Guattalla. En 1705, il eut, par rang d'ancienneté le commandement de l'armée du Piémont, et fut tué en faisant de Verceil une sortie contre les Impériaux rassemblés à Vigevano. P. L.
Mortri. Grand Met. kist. — Courcellc*. Dict. des généraux français. — Calmet, HUt, d« Lorraine.
SET i f.lbladt ( Chrétien de ), jurisconsulte suédois, né à Stockholm, en novembre 1696, mort en août 1775. Après avoir étudié la jurisprudence dans diverses universités de l'Allemagne, il fut nommé en 1724 professeur de droit à Greifswalde; en 1743 il devint conseiller à la chambre impériale de Wet/lar ponrle duché de Pomeranie, emploi qu'il garda jusqu'en 1773. On a de lui : Themis romano-suecica ; Greifswalde, 1729, in-4"; — Thésaurus juris provincialis et slatutarii Germanix; Francfort, 175G, 2 parties, in-4". O.
Mcusel, Uxikon. - Bioqraphisk-Drsikon.
xkttelbladt ( Daniel) y jurisconsulte allemand, né à Rostock , le 14 janvier 1719, mort le 4 seplembre 1791. FI enseigna dej»uis 1746 le droit à l'université de Halle, dont il fut nommé directeur en 1776. On a de lui : Systema elementare universalis jurisprudentix positive communis Imperii Romano-Germanici,usut fori accommodatum ; Halle, 1749 et 1789, in-8°; — Siptema elementare univer sx jurisprudentix naturalis ; Halle, 1749, »-8#; une cinquième édition parut en 1785 ; une traduction allemande , avec commentaires d'iteineccius, parut à Halle, I77'J, in-8°; —
— NETTEMENT 790 Hallische Begtràge zur juristischen Gelehrten-geschichte ( Documents écrits de Halle pour servir a l'histoire des jurisconsultes ) j Halle, 1754-1762, 3 vol. in-8°; — Initia historié litterarix juridicx untversalts ; Halle, 1764 et 1774, in-8°; — Exercitaiiones acodemicx varii arguments; Halle, 1783, in-4°; — Sammlung klemer juristischen Aufsâtwe (Recueil de dissertations juridiques); Halle, 1792, in-8°; en tête se trouve nne Vie de l'auteur. O.
VkewtX.Ltxikon.
• if rttcmbrt ( Alfred- François ), journaliste, français, né à Paris, le 21 août 1805. A sa sortie du collège , il se lis avec quelques écrivains légitimistes, et travailla à des journaux organes de ce parti, tels que L'Universel (1*29- 1830 ), et La Quotidienne, depuis 1830. Lorsque ce dernier journal, réuni a La France et à L'Scho français, eut pris le titre de L* Union monarchique, M. Nettement continua d'y être attaché, jusqu'à ce qu'un dissentiment d'opinion avec ses collaborateurs ( à l'occasion de l'abdication de Charles X ) le lui eut fait quitter. Il passa à ht Gazette de France , oii, entre aidres articles, on remarqua ceux qu'il consacra à l'histoire critique du Journal des Débats. Il fut aussi un des rédacteurs de La Modet journal soutenu par les légitimistes, où il se signala par des articles aussi spirituels que personnels contre les membres de la dynastie de Juillet. En 1833, il devint rédacteur en chef du journal La jeune France. Peu de temps après la révolution de 1848, il fonda L'Opinion politique, journal ayant le même esprit que L'Union, mais plus vif dans ses allures. Les électeurs du Morbihan envoyèrent M. Nettemeut à l'Assemblée législative, où, en soutenant .«es opinions, iL sut se faire écouter plusieurs fois avec intérêt. 11 fit partie de la commission de la loi de la presse et de la commission de permanence. Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il fit partie des représentants qui se réunirent à la mairie du Xe arrondissement. Mis eu prison, il recouvra bientôt sa liberté. Son journal ( L'Opmwn publique) ayant été supprimé, M. Nettement cessa de s'occuper de politique dans les journaux. Il écrivit quelques articles d'histoire et de littérature dans la Revue contemporaine; mais ses principes politiques lui firent quitter cette feuille en 1855. Voici la liste de ses principaux ouvrages : Histoire de la révolution de juillet 1830 ; Paris, 1833, 2 vol. in 8° ; — Les Ruines morales et intellectuelles, méditations sur la philosophie et l'histoire; Paris, 1836, in-8"; — Mémoires historiques de S. A. R. Madame duchesse de Berry, depuis sa naissance jusqu'à ce jour; Paris, 1837, 3 vol. in-8*; ce ne sont pas réellement les mémoires de, mais •les mémoires sur M*"' de Berry. On en a attribué la rédaction à M. Lamothe-Langon; mais celui-ci s'est sans doute borné à donner des no-
791 NETTEMENT — NEUBEK.
tes; —Histoire anecdotique, politique et littéraire du Journal des Débats; Paris, 1 838, in-8» ; 2eédit., 1842, 2 vol. in-8°; — Coup d'ail sur fa situation du Vingt septembre 1840 (pour faire suite à i' Histoire précédente ) \ Paris, 1841, in-8°; — Exposition royaliste, 1789-1840 ; Paris, 1841, in-8"; ouvrage adopté par la commission royaliste sous la présidence de M. le duc
oiuu lujaiiaic suus ia |»i r-MMCUt*; uc m. IC UUU . » ' «•■■»»«■■«. a iiiuiu^uc ; yius uni U
<le Fitz-James; - ,4/>/w/ aux royateto co/ifrc ! fut c.har8ë <*'y enseigner aussi l'éloquence el la /« division des opinions, pour faire suite à Poétique. On a de lui : De Henrico // impt-
Vapereao, /Ho?. d« Conf«nporaiiw. - htUraïun contemporaine. - Journal de la Librairie.
xec (Jean-Chrétien), historien allemand, né à Lorch (Wurtemberg), en 1668, mort en 1*20. II étudia dans diverses universités d'Allemagne et de Hollande; il fut précepteur auprès d« plusieurs jeunes nobles, et devint en 16» professeur d'histoire à Tubingue; plus tan) il
l'Exposition royaliste; Paris, 1843, in-8°; — Dix Jours à J/>ndres pendant le séjour de Henri de France; introduction à la 2e édit. de Y Appel aux royalistes; ? Paris, 1844, in-8°; — Vie de Marie-Thérèse de Fiance, fille de Louis XVI; Paris, 1842, in-8°; nouvelle édition, revue et augmentée, 1859, in-8°; — Vie deSuger; 1842, in-S° ; — Henri de France, ou histoire de la branche aînée pendant quinze ans d'exil ( 1830-1845); Paris, 1845, in-8°; 2* édit., 1849, in-8°; — Études critiques sur le feuilleton-roman ; 1845, in-8°; 2e série, 1846, in-8°; — La Presse parisienne, mœurs, mystères, passions, caractères, luîtes et variations des journaux de Paris; tableaux contemporains. Suivie d'une notice historique sur Louis- Antoine de France, duc d'Angoulème ; de la Revue politique et religieuse de l'année 1845, et d'une lettre à la duchesse d'Orléans; Paris, 1846, in- 16; — Mariages de Henri et Louise de France ; ou un dernier Chapitre de l'histoire des Bourbons de la branche ainée pendant quinze ans; Paris, 1847, in-80; — Éludes critiques sur les Girondins ; Paris, 1848 et 1852,in-8°; — La Révolution française; Paris, 1848, in-8°; — Vie. de Louis- Philippe ; Paris, 1848, in-16 et in-8°; — Des Moyens d'établir l'union ; — Lettres politiques à M. le comte Molé; 1849, in- 1 8 ; — Histoire de la littérature française sous la Restauration ; Paris, 1852, 2 vol. in-8°; — Histoire de la littérature française sous la royauté de Juillet; Paris, 1854 , 2 vol. in-R°. M. Nettement a fait précéder d'Études historiques une édition des Oraisons funèbres de Bossuet, Ftcchier, Massillon, Mascaron, Bourdaloue et Larue, publiée chez Dufour, 1842, 2 vol. in-18. Il a fait suivre d'une Histoire de la Gazette de France la
ratore; — De Conrado //. Tubingue, TOT; — Accessiones ad Dhegorei Wheari relecUonés hiemales; Tubingue, 1700, 1703, 1708 etc., in-8u; — Mantissa qua rerum germamcanm 1715 scriptores prxcipui et cum prtm .rquales secundum seriem sxculorum me*sentitr; Tubingue, 1706-1708, 2 partie»; - De Henrico III, imperatore; Tubingue, 171!, in-4°; — D. Equité santo Gtorgio. 0.
llcrck, Cetckicnte dtr Lniversitàt lubittfcn bensbeschrtibung btrùhtnter rr ûrlemberçer [Stuttgart, 1791).
XBUBAI7ER ( François-Chrétien ) , mo«-i«o allemand, né en 1760, à Horzin ( Bohême), mort le 1 1 octobre 1795, à Buckebourg. Fils d'un paysan, il fit de rapides progrès dans l'étude de u musique , et devint un violoniste habile Après avoir passé quelques années à Prague, il se rendit à Vienne , où il se lia avec Haydn, Mozart et Wranitzkt , et donna au théâtre l'opéra de Ferdinand et Yarico, qui a été grave. Il parcou rut ensuite l'Allemagne en donnant des concerts. « Homme de talent et même de génie, dit M. Fétis, il vivait d'une manière indépendante et dans le désordre, s'enivranl chaque jour el travaillant au milieu du bruit dans les salle» communes des aulierges où il s'arrêtait. » Nommé en 1790 maître de chapelle du prince de VVeilbourg, il passa avec le même titre au service du prince deScbaumbourg. Il a beaucoup écrit, et ses productions, quoique imparfaites, renferment une foute de traits heureux. On a de loi : quatre Symphonies à grand orchestre (op. l, 4, 8> Il ), La Bataille, des quatuors (op. 3, 6, 7), des trios, des duos , des sonates, un concerto pour violoncelle, des chansons allemandes, etc. K.
Fétu. Biogr. unit*, des musiciens.
>f.UBEK ( Valère-Guillaume), médecin et poète allemand, né en 1765, à Arnstadt. mort
— - -"^ ««• j>\n*iv> iiu^iiioiiu , uc tu i/Utr, a ai n r — -
Biographie de M. de Genoude, par M. F. F..; : en 1850, à Altwasser. Après avoir exercé p« t840, in- 12. 11 a ajouté une préface au Rapport I dant quatre ans la médecine à Liegniti, il *
vint en 1793 médecin de r'arrondisseméflt d< Stefnau, emploi qu'il résigna, en 1823, pour vivre en simple particulier à Wannbrunn et plus tard
de M. Ducos à l'Assemblée nationale sur Us Comptes du gouvernement provisoire; 1849, in-12. II a donné au Plutarque français les notices Anne de Bretagne, Henri IV,
à Waldenbourg. On a de lui : Die Zerstor**?
r «,,,,,. y., v, i r, a »*) aluminium j*. \jn <t uc un ; t/ic •
Richelieu, le grand Condé, Bossuet, Louis XIV, > der Erde nach dem Gerichte ( La Destruction
Beaumarchais, Mirabeau. Il est un des auteurs de Y Album vénitien, nouvelles inédites; 1840, in-8*. Enfin, ii a donné des articles au Dictionnaire de la Conversation, et traduit de l'anglais plusieurs ouvrages estimés.
Guyot oeFèiœ.
de la terre après le jugement dernier); i7Si; - De lavatione fi iqida magno sanitahs pn 1 sifif io ; 1 788 ; — Die Gesundbrunnen ( Les Eau\ | thermales); Breslau, 1794 et 1809, in -8e; c'est I le meilleur poème didactique des Allemand; \ - Gedichte ( Poésies) ; Liegnilz, 1702, in 8*. 0.
793 NEUBEK —
Schlfgel, Charaklere un* KriUken. - JOrdeos,
KEl'CHÂTEL. Voy. NELFCUATEL.
neudœbfer (J«in),dessinateur et biographe allemand, né à Nuremberg, en 1497, mort en I5fi3. Il donna des leçon» de calcul et de calligraphie ; il avait beaucoup de goût pour les arts, et vivait dans l'intimité avec Durer et autres célèbres artistes «le son temps. Lui-môme dessinait avec facilité v comme le prouvent le* gravures sur bois faites d'après ses compositions et qui se trouvent dans ses Préceptes de calligraphie ; Nuremberg, 1549, in-fol. On a de lui : IS'achrichten von clen vornehmsten Kùnstlern, so innerhalb hundert Jahren in Xûrnberg gelebt haben ( Notices sur les principaux artistes qui depuis un siècle ont vécu à Nuremberg) ; Nuremberg, 1546 et 1828, in-12. O.
WHI, Uxikoti. -NaBl", KOntUer-Urikon.
xbvrkar (Uermann, comte de), savant prélat allemand, né en 1491, dans le duché de Jiiliers, mort à Augsbourg, en 1530. Il entra dans les ordres, devint prévôt d'abord de la collégiale d'Aix-la-Chapelle, ensuite de la cathé' drale de Cologne et enfin, en 1524, chancelier de l'université de cette ville. Il possédait des connaissances variées, et défendit Reiichlin contre les attaques des Dominicains de Cologne. D'accord avec Hutten et Camérarius sur les questions littéraires, il se sépara d'eux au sujet de la réforme religieuse, et vota contre les novateurs à la diète d'Augsbourg. On a de lui : Oralio in comitiis Francofurtensibus pro Carolo Romanorum rege reçens electo; Francfort, 1519, et Hanovre, 16U, in-fol. ; — Oralio gratulatoria ad Carolum V; 1519; réimprimé ainsi que la pièce précédente dans le t. III des Scriptores de Freher; r- Epislola ad Carolum Y ; Schelestadt, 1519, in-4° : écrite pour engager ce prince à favoriser les études classiques ; — lirevis enarralio de origine et sedibus Francorum; Cologne, 1521, in-4°; Anvers, 1585 ; dans cet opuscule, réimprimé entre autres dans le 1. 1 des Scriptores de Duchesne, l'auteur combat un des premiers l'opinion erronée sur l'origine troyenne des Francs; — De Morbo seu Jvbri sudatoria, vulgo sudore Brittanico vocato; Cologne, 1529, in-4°; — Carmïna; Leipzig, 1529; — Annotationes aliquot herbarum,i\ans le t. III du Herbarium Bruns feldiï; Bâle, 1540; — De G allia Belgica commentariolus ; Anvers, 1584, in-4". Neuenar a aussi donné la première édition de la Vie de Charlemagne et des Annales d'Eginhard . Cologne, 1521, in-4°, et de VArt vétérinaire de R. Végècc, Baie, 1528, in-4"; il a encore traduit en latin plusieurs épigrammes grecques dans le recueil de Soter, publié à Cologne en 1528; sa traduction des Psaumes et d'autres morceaux de la Bible se trouve dans les Psalmi publiés a Haguenau, 1532, in-8% par un de ses neveux, qui a placé en tête une Vie de Neuenar, reproduite
ÎSEUFCHATEL 794 dans les iïoetes académie*- de J.-Fr. Christ; son Poème sur la mort du Sauveur est inséré dans les Uymni sacri de G. Fabricius; enfin, on trouva plusieurs lettres de Neuenar dans la correspondance de Reuchlin. O.
Jac. Burrkturd, jnal&ta et De fatis linguer latiiuem p. 3ÏT. - Harttheim, Cotoniewis. — II. Bu»cl»iui f-'ullum humanttati*. — Paquut, Memoirts, t. XVI.
kbcfchateau (François de). Voy. Fra.nçois.
neufchàtel .( Berthold de), évêque de Bàle, mort peu après Tannée 1 134. La noblesse de son origine nous est prouvée par une charte de l'abbaye de LuUel, où nous trouvons le nom de Raoul, comte de Neufchàtcl sur le lac , se déclarant frère de l'évêqne Berthold. Élu évêque de Bàle en 1122, il suivit la coutume des prélats de qualité, alla se joindre au cortège aulique du roi des Romains , et négligea les affaires de son diocèse. Nous le voyons à Stras-, bourg en 1123; en 1124 il fait partie de l'assemblée de Mayence, où il favorise les prétentions de Philippe de Souabc, aspirant à l'empire après la mort d'Henri V. Mais la majorité des suffrages se prononça pour Lothaire, et Lolliaire, salué empereur, commença par traiter Berthold eu ennemi. Berthold était alors en procès avec les moines de Saint- Biaise. L'empereur voulut entendre la cause, et se déclara pour les moines. Bt rthold était renlré dans les bonnes grâces de l'empereur en l'année 1 130 ; mais peu d'années après, en 1134, il fut contraint d'abdiquer. Le motif de celte abdication n'est pas bien connu. On croit cependant qu'elle lui fut imposée par Innocent II. R- H.
Basilea Sacra, p. m - Monuments de r Histoire de raneien ittcht de Bd/e,puDliés par M. Troulllat,paâ»ui>.
XECPCHÀTEL (Henri de), évêque de Bâle, mort le 13 septembre 1274. Son père, Ulric III, était comte de Neufchàtel. D'abord prévôt de l'église de Bâle et coadjutcur de l'évêque Berthold de Ferrete, il s'établit lui-même sur le
siège (
épiscopalen 1262. C'était un homme fier de son origine, de ses alliances , qui ne savait céder à personne , pas même aux princes souverains. Dès l'abord il s'engagea dans une lutte année avec Rodolphe de Habsbourg, son parent. Ils se disputaient les châteaux de Brisach et de Neuenburg Les deux armées eurent pour chefs le comte et l'évêque, et prirent autant de places fortes, désolèrent autant de bourgs et de métairies au nom de l'un qu'au nom de l'autre. En. 1268, Henri de Neufchàtel emporte d'assaut Hertenberg, Blotzheim et Rheiofelden , quoique cette dernière place passât pour inexpugnable : de son côté , Rodolphe assiège Toggenburg : puis interviennent dans la mêlée les paysans maltraités par le comte Rodolphe, qui se précipitent a l'improviste sur les châteaux d'Auggen, de Gervesch, de Froschbach, et les démolissent. La désolation régnait partout en l'année 1269, quand les deux adversaires parlèrent de traiter. Mais ils ne purent se mettre d'accord , et aussi-
tôt la guerre recommença. En 1272, Rodolphe, faisant chaque jour de nouveaux progrès, ruine le château de Tieffenstein , et porte l'incendie jusque dans les faubourgs de Baie : cependant Henri se jette avec impétuosité sur Pennemi, s'empare de Seckingenet rase la place. En même temps le comte de Fribourg, appuyé par Rodolphe, se porte sur Neunburg, et s'y établit, mais non sans peine : les habitants lui refusent l'hommage, et s'agitent, espérant de l'évêque <le BAIe un prompt secours. Ce secours arrivé, la bataille s'engage. L'atroce comte de Fribourg mutile ou écorcheses prisonniers. Cependant Rodolphe revient sous les murs de Baie, dévaste la vallée de Munster, et met enfin le siège devant la ville épiscopale. Henri, ne pouvant prolonger la lutte, signe une trêve, le 22 septembre 1273. On ne trouve pas facilement dans la vie de Henri de Neufcbâtel quelques actes propres à un évêque. Absolument dépourvu de toute science ecclésiastique, ignorant même ou méprisant ses devoirs épiscopaux, il fut vaillant guerrier et habile capitaine. B. H.
ut?™.1." £olmarUwt- 3P°d DntWam, pwilro. - Hcrrgou. Ctneal„ç. Habsb.t L u< p^m.' Z ,;aJ.,erj
•>«mi, p. tn. - Monum. de iUUt. de fane, ivicht de BAU, recueilli» p»r M. Troulllu, t II, paulm.
neufcbÀtei. (Jean oe), cardinal françaisné à Neufchâtef, vers 1335, mort à Avignon, le 4 octobre 1398. D'une des plus considérables maisons du comté de Bourgogne , et fils de Thibaut, baron de Neufcbâtel, et de Jeanne de Châlons, il devint, à quinze ans, chanoine d'Autun puis prieur de Saint Pierre d'Abbeville et dé Notre-Dame de Bar-le-Duc. Ordonné prêtre à Besançon, il fut, mais inutilement, postulé pour archevêque de cette ville, et fut sacré en
1371 évêque de Nevers, d'où il passa en octobre
1372 sur le siège de Toul. L'empereur Charles IV lui donna en 1377 des lettres patentes qui l'investissaient du pouvoir temporel et le reconnaissaient prince de l'empire Robert de Genève, son parent, devenu pape sous le nom de Clément VII, le prit, en 1378, pour l'un de ses camériers, et le créa, le 23 octobre 1383, cardinal du titre des Quatre Saints Couronnés Jean se démit l'année suivante de son évêché, dont il reprit l'adminislration, le 29 mai 1385. Il' de vint en décembre 1392, évêque d'Ostie et de Velletri, et, deux ans après-, concourut à l'élection de Pierre de Lune, autrement Benoit XIII, qu'il couronna à Avignon , en octobre 1394. 'j<an suivit longtemps son obédience; mais affligé du schisme qui déchirait l'Église, il mit tout en œuvre pour en amener la lin , et ne cessa de solliciter Pierre de Lunede se démettre ; toutefois, \ il mourut sans avoir pu triompher de l'obstination de Pierre. Le jour de sa mort, un incendie consuma son palais, et ses cendres, recueillies par ses amis, furent dépôts dans la chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. h. p.
tiaUia rtriUiana. t Ml et XIII 4„brrv, maoire dti cardinaux. - tranet pontificale (sous prewe).