‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 158 sur 206 · NEUFCHATEL · texte numérisé non relu

NEUFCHATEL

NEUFcnÂTBL ( Charles de), prélat fronçai* mort à Ponl-Audemer. le 20 juillet 14%. fiù de Jean de Neufcbâtel, et parent du cardinal Jean ( voy. l'art, précédent ) , Charles remplit d'abord les fonctions de grand chantre dans la cathédrale de Besançon. Quentin Mfart gouvernait alors cette église ( voir ce nom ). Quand celui-ci mourut, l'âge de Charles ne permettait pas aux chanoines de lui conférer par voie d'élection le titre vacant; ils pooraiat simplement le postuler. C'est ce qu'il» firent. Charles avait pour compétiteur le célèbre cardinal d'Arras, Jean JouiTroy. Cependant le crédit de sa famille l'emporta sur U puissance du cardinal : après avoir été postulé par l« cl» noines de Besançon , il fut nommé par le pape. La ville de Besançon avait elle-même souhaité cette nomination, le caractère facile et bienveillant de Charles lui faisant espérer qse «a administration serait pacifique. Il ne trompa pas cette espérance, et voulut même, en Tanné* 1471, effacer la dernière trace des discorda) qui avaient troublé le gouvernement de tes prédécesseur; il consentit alors à la aestroctw du château de Brailles, nouvellement reédifie, et les citoyens s'engagèrent par reconnaissautt à lui payer 600 florins d'or. Cependant, les b> multes civils apaisés, la ville et legli* de Besançon furent désolées par la guerre étrangère. Après la mort de Charles le Téméraire, la Français, unis aux Lorrains, envahissent l» Franche Comté , et y font de grands raïages. Charles de Neufdiâtel résiste d'abord au* fore* ennemies; mais Louis XI est un prince bien habile, qui sait à la fois intimider et corrompre.- Le duc Maximilien apprenant que Charles dt Neufcbâtel est passé du côté de la France, If déclare déchu de ses fonctions et l'oblige men* à quitter son palais archiépiscopal. Charles se retire alors près du roi Louis, qui lui assigne une pension de 4,000 livres. Quel<n»es-aQ* disent une pension de 400 livres; mais il* « trompent ; Louis XI était plus généreux à l'Égard des gens dont il voulait s'assurer laûdelit*. On a d'ailleurs conservé quelques quilUwe* de Charles de Neufcbâtel II était à la coar de France en l'année 1480, lorsque Louis, évêque de Bayeux, mourut. Le roi' le nominasurîe- champ admintstrafeur de cette égfiK (6 mars). Il ne pouvait, en effet, instituer évêque un archevêque confirme : il pou»»rt simplement , par une sorte t n car di nation. \? préposer au gouvernement d'un évêché ucant. Ainsi, les chanoines de Besançon, prnr* de leur archevêque survivant, ne sot^ènnl p* à lui donner un successeur : ils n'avaient n» ce droit. Charles reçut même pendant quelque temps les revenus de son arche» éi-ne, qui à sa pension (l) et à son traitement d'administrateur devaient le faire un des plus riches pre

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