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sou ventes fois advient que nous en demeurons pauvres et détruits. » Après avoir refusé d'entrer dans la ligue des princes dite la Praçuem (1440), Charles se laissa entraîner dans celle que le duc d'Orléans avait formée contre le roi (1442); mais un des premiers à s'en retirer, i! servit avec zèle Charles VII contre les Anglais. Aussi fut-il en 1459 confirmé dans son titre de pair de France. Il mourut sans postérité.
Jean If, frère du précédent, né le 25 octobre 1415, à Clamecy, mort le 25 septembre 1491, à Nevers. Il porta d'abord le titre de comle d'Étampes. A la mort de son cousin Philippe de Bourgogne, duc de Brabant (1430), il prétendait Jui succéder. Étincé par Philippe le Boa, qui le dédommagea de celte perte par des pensions et différentes seigneuries , il fut dépouillé par le domaine royal de ce qu on lui jiait donné. Il s'attacha néanmoins à la maison de Bourgogne, et fut chargé en 1452 de chàlier les Gantois rebelles ; il les battit en plusieurs rencontres , non sans perdre beaucoup île monde, et contribua en 1453 à la conclusion de la paiv En 1456 il reçut le collier de la Toison d'Or. A cette époque le dauphin Louis, poursuivi par son père, Charles VII, trouva un asile dans les Ltati du duc de Bourgogne , où Jean l'accueillit arec de grands égards. Haï du comte de Charolais ( Charles le Téméraire ), qui ne pouvait lui pardonner sa condescendance à l'égard de Louis XI, il fut enlevé en 1465 à Péronne, conduit a Bethune , à Mons et à Saint-Omer, et détenu étroitement. Aussi superstitieux que violent, Charlc* l'accusait d'avoir voulu l'envoûter (>our le (aire périr, et avait arrêté beaucoup de gens comme ses complices en donnant à entendre que toi* ces sortilèges étaient fabriqués à finalisation «lu roi. Le comte Jean ne fut rendu à la liberté qo * près avoir renoncé a toutes les donations qui lui venaient de Philippe le Bon ( mars 1*66). Il protesta contre celte violence, et se fit relever ea 1473 par la cour des pairs. La mort de dur e* d'Artois, son oncle maternel (1472), le laissa héritier du comté d'Eu. Il était le plus proche parent en ligne masculine de Charles le Téméraire, et lorsque, après la mort de ce prince, Louis XI réunit la Bourgogne à la couronne, on fut étonné de le voir demeurer tranquille, et Ton supposa qu'il y avait entre lui et le roi un traité secret. Il laissa deux filles, Elisabeth, mariée au duc de Clèvcs, et Charlotte, femme Je Jean d'Albret, sire d'Orval.
Engilbert de Clèves, petit- fils du précédent, mort le 21 novembre 1500. Fils de Jean 1",** de Clèves, il fut naturalisé français en U« par lettres de Charles VIII, qui, l*a>ant marie* Cbarlottede Bourbon-Vendôme (I4st»), hiidonn-i le comté d'Auxerre. Il eut à soutenir de long* procès avec les gens de ce pays et avec sa tante, qui prétendait succéder au Nivernais. Ko 1593 « accompagna le roi en Italie et commanda les Su'*; ses à la bataille de Fornoue, ainsi qu'en 1 500 dat$
la conquête du Milanais. En 1505 il obtint une nouvelle érection du comté de Nevers en pairie ; c'est le premier prince étranger à qui semblable faveur ait été accordée en France.
Charles de C lèves , fils du précédent , mort le 27 août 1521, se distingua dans les guerres d'Italie, et mourut à la tour du Louvre, où François 1er l'avait fait enfermer pour des écarts de jeunesse. P. L.
jiii de veriAtr tes datet. - Mortrl, Grand OUL hut. TV e vers (François /«" de Clèves, duc de), fils de Charles de C lèves, dernier comte de Nevers, né le 2 septembre 1516, à Cussy-sur-Loire, mort le 13 février 1562, à Nevers. A la suite de longues contestations relatives à l'héritage de Jean II de Bourgogne, il perdit, en 1525, le comté de Rcthel, qui fit retour à sa grand'tante Charlotte «l'Albret. En compensation, il obtint en 1539 l'érection du comlé de Nevers en duché-pairie, et en 1545 le gouvernement de la Champagne. Après avoir fait ses premières armes en Piémont, sous le maréchal de Montmorency, il commanda de 1544 à 1546 l'infanterie allemande en qualité de colonel général, et fut chargé en 1551 de protéger les frontières de la Lorraine. Pendant le siège de Metz, il harcela les Impériaux par de continuelles attaques ; puis ayant pénétré leur dessein de s'emparer de Toul, il le fit échouer en s'enfermant dans cette place. Il '. se signala par de nouveaux exploits en Picardie, en Flandre et en Champagne, ou en 1555 il eut Fliabileté de battre l'ennemi en détail et de rendre inutiles les efforts du prince d'Orange. En 1557 il se trouva à la bataille de Saint- Quentin, et y combattit avec la plus grande valeur; il rassembla, après la déroute, les débris de l'armée, et par ses sages manœuvres il emplcha l'ennemi de retirer tout le fruit qu'il pouvait espérer de sa victoire. L'année suivante il s'empara d'Orchimont, et courut risque de la vie au siège de Thionville , où il repoussa trois fois les Espagnols, qui tentèrent d'y jeter du secours. En 1560 il découvrit à François II la conjuration d'Amboise.
Ses deux fils lui succédèrent : l'un, François II, né le 31 juillet 1540, fut blessé à la bataille de Dreux , d'un coup de pistolet qu'un de ses gentilshommes tira par accident, et mourut, le 10 janvier 1563; l'autre, Jacques, né le Ie' octobre 1544, mourut également sans postérité, le 6 septembre 1564. François l" de Clèves avait eu aussi de sa femme, Marguerite de Bourbon, trois filles, Henriette, héritière du duc de Nevers, Marie, princesse de Condé, et Catherine, duchesse de Guise.
Anvflmc. uut. det pr. officiers delà (Unronne. - De Thon, llist. tui temporU. - SUmondi, llist. det f rançais. XVIII.
xevers (Louis de GoazACLE, duc de), capitaine français, né le 18 septembre 1539, mort le il octobre 1595, à Nesle. Troisième fils de Frédéric II , duc de Mantoue, il fut amené en