‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 168 sur 206 · S21 NEVE · texte numérisé non relu

S21 NEVE

Brantôme, V tes det grands capitaines. - De Tboo, Uitt . s il temporis. - l>'\iibti:né . Hxtt. «iHiw«'/r. - Sullv, économies royales. — Llsto>le, Journal de Henri Ht et de Henri IV — Davila. Illtt. du guerre t dettes de France. - .-tri de vérifier Itt dates. - Potrson, Htst. de. Uenrltr.

nevers ( Philippe- Julien Mancini-Mazarini, duc de ), né à Rome, en lf>39, mort à Paris, le 8 mai 1707. Il était second fils de Michèle- Lorenzo Mancini et de Geronima Maiarini, soeur puînée du célèbre cardinal de ce nom. L'esprit agréable de Philippe Mancini et surtout la protection de son oncle en firent de bonne heure un personnage à la cour de France. Il portait déjà, on ne sait à quel titre , la queue du manteau royal de Louis XIV lors du sacre de ce monarque (1654) (1), et devint successivement duc de Nevers et de Donzi , gouverneur de La Rochelle, du Brouage, du pays d'Aunis et de l'Ile de Ré, puis du Nivernais , chevalier des ordres du Roi (lft6l), capitaine des mousquetaires, etc. Il ne servit jamais d'une manière remarquable le roi de France ; mais son immense forlune , héritage de ses oncles , les cardinaux Jules Ma/.arin et Francesco Mancini, explique suffisamment son importance. Il avait de plus cinq sœurs (2), qui tontes, spirituelles et agréables, curent tour à tour un grand crédit (3), et contribuèrent aux faveurs qu'il obtint si facilement. Quant à luimême, il tranchait du bel esprit, et était l'un des assidus du salon de Mme des Houlièrcs ; il ne manquait pas d'ailleurs d'intelligence ni d'instruction. Aussi Titon du Tillet lui a-t-il consacré une place dans son Parnasse. Voltaire le mentionne dans son Siècle de Louis XIV comme « auteur de vers singuliers, qu'on entendait très-aisément et avec grand plaisir .» Est-ce une louange? Kstune épigramme? On «*n jugera après la lecture de cehuitain, fait par le duc de Nevers contre le célèbre réformateur de La Trappe, l'abbé de Rancé, au sujet de la lettre de cet abbé à Claude Nitaise ( voy. ce nom ) :

Cet abbé, qu'on croyoll prtrl de sainteté, Vieilli dans la retraite et dan» l'humilité; Orgueilleux des»** croix et bouffi d'abstinence, Rompt se* sacrés statut» en rompant le silence; Et contre un saint prélat (M «'animant aujourd'hui. Du fond" de ses déserts déclame contre lui ;

ri) Cet honneur donnait te privilège d'être reçu cheviller des ordres du Roi [cordon bleu ) , n'importe à quel i ire.

[t) -Son oncle, le cardinal Jutes Marartn, lui transmit par testament (M$0) nés Immenses domaines de Ncvers et de Dont), qui apportaient a lenr propriétaire les titres de duc et p ilr, a la charte par PbIHppe-JuluA «l'ajouter a son nom d'- Mancini celui «le Ma/arin

(S; l»7/iwre,in.ir!ée, le k février 1651, à Louis duc de Vendôme et de Merrnrur, morte le 8 février 1657. *• Olumpe. survendante de la maison de la reine . mariée le ïo février 1*57, a Eugène-Maurice de Savoie, comte de .solssons, etc.. morte le 9 oct«>brc 170*. 3° Mari*, mariée à Lorenio folonna, connétable de Naptes, morte en mai 1715. k° Httrtentr , qui épous-i. le M février tfifll, Armand- Charles de I a Porte, duc de M a tarin et de I.» McHleraye, morte en Anglelern', le i juillet 16*9. 5" Marie-Ànne, mariée, le jo avril l«6t, ù liodcfrol Maurice de La Tour, doc de Roulilun. uiorlr le to Juin 17U. I Vfig. Renée, Ix .Vieccs de Jlazarin; fan» .1 IV) Kénrlon.

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