‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 173 sur 206 · NEWCASTLE · texte numérisé non relu

NEWCASTLE

maux qu'avait occasionnés une saison rigoureuse. Il résigna son portefeuille entre les mains de lord Panmure, qui rendit justice au patriotisme de son prédécesseur, et ii s'embarqua pour visiter la Crimée. Au mois de juillet 1855 il remplaça lord John Kussell comme ministre des colonies, et après avoir cessé d'exercer ces fonctions, sous l'administration de lord Derby, il les reprit en juin 1859, lorsque lord Palmerston revint au pouvoir. A. H.-t.

Mtn of the Urne. - The Partiamentarf companion. — Lodge, Peeraçe.

Nbwcastle {Hugues de). Voy. Hccles.

nf.wcomb (Thomas), poète anglais, né en 1675, mort vers 1766. Il était (ils d'un ecclésiastique du comté de Hereford et petit- fils, du côte de sa mère, du célèbre poète Spenser. Élevé à Oxford, il devint chapelain du deuxième duc de Richmond et recteur de Stopham , dans le Suesex. De bonne heure il cultiva la poésie, et en conserva le goût jusque dans un âge avancé; si ses vers ne le tirèrent pas de la pauvreté , ils lui valurent quelque réputation et l'amitié d'Edward Young, le poète des Xuits. Ses principaux écrits sont : Btbliotheca, petit poème estimé, qui panit en 1718 et fut réimprimé, ainsi que d'autres pièces de lui , dans la Select collection of miscellany poems de Nichols; — The last judgment of men and angels ; Londres, 1723, in-fol., épopée en douze livres, dans ;a manière de Milton; — An ode upon the ueace of Vtrecht; — The Manners of the tintes, in VU satires; — A Collection of odes and epigrams occasioned by the success o; the Brilish arms in Germany; 1743; — The Consummation,a sacred ode on the final dissolution of the world; 1752, in i°; — A miscellaneous collection of original poems, odes, epistles, translations, wrillen chiejly on political and moral subjects; Londres, 1756, gr. in 4°; — Movus epigrammatum delectus, or original state epigrams and mmor odes , suited to thetimes ; ibid., I7C0, in-8»; — The retired pénitent; ibid., 1760, in- 12 : paraphrase poétique d'un morceau d' Young; — The Death of Abel, a sacred poem; ibid., 1763, in-12: imité de Gessner ; — Hervey's Méditations, in blank verse; ibid., 1764, 2 vol. in-12. On attribue à Newcomb un poème , On the nature and progress of the soul (1743), qui tient à la fois du panégyrique et de la satire. K.

Newcome ( William) , prélat anglais, né le 10 avril 1729, à Barton-le-Clay (comté de Bedlord), mort le 11 janvier 1800, à Dublin. Il prit ses grades à l'université d'Oxford, et s'y lit beaucoup de réputation comme gouverneur particulier (tutor ); un de ses plus brillants disciples fut • 'orateur Charles Fox. Attaché comme chapelain à la maison du comte d'Hertforri, vice-roi d'Irlande (1765), il occupa successivement les sièges épiscnpaux de Dromorc (1766), d'Ossory

MOl>V. BtOCR. CK.-SÉK. — T. XXXVII.

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(1775) et de Waterford (1779), et devint en janvier 1795 archevêque d'Annagh et primat d'Irlande. 11 se rendit recommandante par IVtude constante et approfondie qu'il fit des Écritures ' saintes, à l'interprétation desquelles il avait I voué la plus grande partie de sa vie. On a de i lui : An Itarmony of the Gospels; Londres. ; 1778, in-fol. : ouvrage qui amena entre lui et Priestley une discussion touchant la durée «lu ministère de Jésus, que Priestley fixait au moins à trois années ; — Observations on our Lord's conduct as a divine instructor ; 178*?, in-12; — An attempt towards an improved version of the prophet Ezekiel; 1788, in-4"; — An historical vieto of the English Biblical translations ; Dublin, 1792, in-8* ; — Attempt towards revising our English translations of the Greek Scriptures, or the new covenant of Jésus-Christ : ouvrage posthume où Newcome indique les moyens d'améliorer les Bibles anglaises d'après les corrections indiquées par la critique. K. Rees CgelopnHa. — Gentleman"» Magasine, IAX. NBWCOMEif ( Thomas ), mécanicien anglais, né à Darmouth, en Devonshire, mort dans la première moitié du dix-huitième siècle. Quincaillier ou forgeron, car il est désigné dans les biographies anglaises tantôt comme ironmonger et tantôt comme blacksmith, Newcomeu avait quelque instruction , et était en commerce de lettres avec R. Hooke, secrétaire de la Société royale de Londres, l'un des savants les plus ingénieux dont l'Angleterre puisse se glorifier. Un préjugé national lui a attribué l'invention de la machine d'épuisement qui porte son nom et qu'on appelle aussi machine atmosphérique. Revendiquant cette gloire pour la France, Arago a victorieusement prouvé contre M. Biot et quelques-uns de ses confrères à l'Académie des sciences que cette machine, la première qui ait rendu de véritables services à l'industrie, n'est, sauf quelques détails de construction, autre chose que la machine proposée en 1690 et 1695 par Denis Papin ( voy. ce nom ), et qu'il avait essayée en petit. Dans l'une comme dans l'autre, on remarque en effet un cylindre on corps de pompe métallique vertical, fermé par le bas, ouvert par le haut, et un piston bien ajusté destiné a le parcourir sur toute sa longueur. Dans l'une comme dans l'autre, le mouvement ascensionnel du piston s'opère par l'effet d'un contrepoids quand la vapeur d'eau peut arriver librement à la partie inférieure du corps de pompe et la remplir. Dans la machine anglaise, comme dans celle de Papin , dès que le piston est parvenu à l'extrémité de sa course ascendante , on condense la vapeur qui l'y avait poussé, on fait ainsi le vide dans toute la capacité qu'il vient de parcourir, et l'atmosphère le force alors à descendre. La condensation, disait Papin, doit être opérée par le 1 froid; c'est aussi par le froid que Newcomen,

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sr.c

John Cawley, vitrier ( a glazicr) et le capitaine Savery, tous trois associés , se débarrassent de la vapeur qui contrebalancerait la pression atmosphérique. Entre plusieurs dijfirentcs constructions qu'on peut imaginer pour cela ( ce sont les propres expressions du mécanicien Wésois), les mécaniciens anglais en adoptèrent une, assurément préférable de beaucoup dans une machine en grand à celle que Papin avait lui-même employée dans les expériences faites avec son petit modèle. Au lieu d"enlevcr le feu , comme le pratiquait simplement celui-ci, Newcomen et ses associés faisaient couler une abondante quantité d'eau froide dans l'espace annulaire, compris entre les parois extérieures du corps de pompe et un second c>lindre un peu plus grand qui lui servait d'enveloppe. Le refroidissement se communiquait ainsi peu a peu à toute l'épaisseur du métal, et bientôt atteignait la vapeur elle même. Ainsi modifiée quant à la manière de refroidir la vapeur aqueuse , la machine de Papin prit en Angleterre le nom de machine de Mewcomen , et excitaut au plus haut degré l'altenlion des propriétaires de mines de Cornouailles, elle sembla, dès le début, fournir une solution inespérée d'un problème doot la difficulté était particulièrement démontrée par les tentatives infructueuses faites jusqu'alors par le capitaine Savery. Newcomen et Cawley sollicitèrent une patente; mais Savery s'opposa à ce qu'elle leur fût délivrée, en vertu d'un privilège exclusif dont il (lait déjà en possession, et concernant le moyen de produire le vide par le refroidissement * de la vapeur. Comme quaker, Newcomen répugnait à toute contestation judiciaire; aussi pour éviter tout ce qui pouvait l'entraîner dans un procès , il consentit à ce que la patente fût, en 1705, prise au nom et au profit des trois compétiteurs, qui s'attribuèrent ainsi , dans le projet emprunté à Papin , Newcomen et Cawley, l'idée de la machine à vapeur à piston, et Savery, celle de la condensation. Dans les arts comme dans les sciences, dit Arago, le dernier venu est censé avoir eu connaissance des travaux de ses devanciers; toute déclaration négative à cet égard est sans valeur. La publication des Mémoires que Papin a écrits sur la machine atmosphérique étant de beaucoup antérieure aux patentes de Newcomen et de Savery, on ne peut avoir aucun motif de rechercher si la machine anglaise est ou n'est pas une copie : dans la règle, elle est une copie, puisqu'elle ressemble à la machine de Papin et qu'elle est venue après ; mais on sait de plus , dans ce cas particulier, que les projets du physicien français étaient connus de Newcomen , qui , ainsi qu'il résulte de diverses notes trouvées dans les papier» de R. Hooke, avait plusieurs fois consulté ce savant, avant de se livrer à ses essais. Et alors, dans les confidences de l'intimité, c était bien la machine française que Newcomen voulait exécuter. Au commencement du dix-

huitième siècle, l'art de construire (te grands corps de pompe parfaitement cylindrique», et celui d'ajuster dans leur intérieur des puions mobiles qui les fermassent hermétiquement, étaient presque encore dans l'enfance. Aussi dans la machine établie en 1705 par Neweomra, pour empêcher la vapeur de s'échapper par le» interstices compris entre la surface du cytiodre et les bords du piston , ce piston était-il constamment couvert a sa surface supérieure d'une couche d'eau qui pénétrait dans tous les videsd les remplissait. Un jour qu'une machine de a genre fonctionnait sous les yeux des conslrofteurs anglais , ce fut avec une surprise extrême qu'ils virent le piston descendre plusieurs foisde suite, beaucoup plus rapidement que de coutume. Cette vitesse leur parut d'autant plus étrange que le refroidissement produit par 1* courant d'eau froide qui descendait exterieurement le long de la surface du corps de pompe, n'avait amené jusque-là qu'assez lentement Si condensation de la vapeur intérieure. Après tarification, il fut constaté que ce jour-la le phénomène s'opérait d'une tout autre manière :l< piston se trouvant accidentellement percé «Ton petit trou, l'eau froide, qui le recouvrait tombait, dans l'intérieur même du cylindre par o<w/telettes , à travers la vapeur, la refroidissait, et dès lors la condensait plus rapidement. Depuis cette époque , on a muni les machines atmosphériques dune ouverture en pompe d'arrosoir, c'est de là que part la pluie d'eau froide qui se répand dans la capacité du cylindre, et t condense la vapeur au moment où le piston doit descendre. Le refroidissement extérieur se troute ainsi supprimé, et les va-et-vient sont beaucoup plus prompts. Cette importante amélioration fut, comme tant d'autres, le résultat d'un beuran hasard; il est toutefois retint table de ne p°D' voir point désigner celui des trois associe» doot l'esprit inventif vit sur-le-champ dans un fait aussi fortuit le principe d'un periectioanetnent qu'on retrouve encore dans les machines d'aujourd'hui ; mais la tradition ne noo* a rie* appris à cet égard. Elle est également muette «or le lieu et la date précise de la mort de Newcomen. Quoi qu'il en soit , il est parfaitement prouve que Papin est le premier qui ait combiné m 1690 dans une même machine à feu et à pi**» la force élastique de la vapeur avec la propriété dont cette vapeur jouit de se précipiter par '<* froi'd, et que Newcomen et ses associés ont ™ les premiers en 1705 seulement qoe, pour amener une précipitation prompte, de la '*P*r aqueuse, il fallait que l'eau d'injection arepandit sous forme de gouttelettes dans la ma"* même de cette vapeur. Les biographes aojsl^ dont plusieurs savants français ont adopté réserve les opinions, son» loin d'avoir fait a c*h> occasion des recherches particulières et dawtf consulté les sources originales, et l'on peutaifir* mer avee certitude qu'entraînés par le préj «F

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national, ils n'ont point tenu compte des écrits de Salomon de Caux ni peut-élre même de ceux de Papin. A chacun selon ses œuvres. H. Fmqcex.

kragn, Annuatre des louait., ann. 1 *3T — Papio, Recueil ite diverses pièces touchant quelque* nouieUet maehinet ; Ca«iu»l, 1*95, tn-H. — Jolm Kobt*on, A System nf mechantcal Philosopha, t II, p. M et M. — R. Slu»rt, HUt. descriptive de la mmehute a vapeur ;tU7, « voL In-lt

hbwdigatb (Sir Roger), antiquaire anglais, né le 30 mai 17 19, àArbury (comléde Warwick), mort le 25 novembre 1806, daus le même lieu. Élu député en 1742 par le comté de Middlesex, il représenta, de 1751 à 1780, l'université d'Oxford à la chambre des communes. Joignant à une érudition étendue le goût des arts du dessin, il fit plusieurs voyages eu Italie , et en rapporta un grand nombre de mouumcnts antique» , de statues et de tableaux. Contrairement à l'opinion exposée par Whittaker sur l'itinéraire d'Annibal , il prétendit que le héros carthaginois, après avoir quitté Lyon , avait remonté le Rhône jusqu'à Seyssel, traversé le grand Saint-Bernard et débouché dans la vallée d'Asti. Il dota l'université d'Oxford de livres rares et d'objets d'art, et y fonda différents prix. K.

CtnUemun's Magautut, LXXVII.

• NBWNAH (John- Henry), théologien anglais, néle 21 février 1801, a Londres. Sa mère appartenait à une famille de protestants réfugiés en Angleterre après la révocation de l'édit de Nantes. Son père, associé dans une maison de banque, fit de mauvaises affaires en 18 15, déposa son bilan, et paya intégralement tous ses créanciers. Après avoir achevé ses études à l'université d'Oxford, le jeune Newman obtint au concours une place d'agrégé au collège d'Oriel 0822), et reçut les ordres (1824). A cette époque l'archevêque de Dublin Whately le prit en affection, lui confia quelques travaux et le lit attacher à la rédaction de l' Encyclopxdia metropolilana. Il remplit à Oxford d'autres fonctions, telles que celles de gouverneur particulier, d'examinateur public et de prédicateur; appelé en 1828 à la cure de Sainte-Marie, qu'il occupa jusqu'en 18)3, il acquit par ses sermons beaucoup d'influence sur les étudiants, et commença de jeter les bases de ce système religieux auquel le docteur Pusey, son maître, devait attacher son nom. Ce qu'on a appelé ■ le mouvement d'Oxford « débuta en juin 1833 par un sermon de M. Keble, imprimé sous le titre de National apostacy Quelques mois auparavant avait paru la publication périodique des Oxford Tracts, qui causa une si profonde sensation en Angleterre. MM. Ncwman, Pusey, Keble, William, Falmer, Perceval et autres, qui la rédigeaient, s'étaient d'abord déclarés les champions de la haute Église et du droit exclusif qu'elle avait k la direction spirituelle du peuple; peu a peu , et à mesure qu'ils s'écartaient des principes de la réforme, on les vit se rapprocher de la foi romaine. Quant à Newir.an, un des plus fougueux

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