‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 174 sur 206 · NEWMAN · texte numérisé non relu

NEWMAN

' dissidents, il n'y eut plus de doute sur la sincérité de ses opinions religieuses lorsqu'il eut mis au jour Tfie Anans of the 71'* cmtury (1834), sorte de manifeste de la secte nouvelle. Ce fut lui qui en 1841 ferma la série des Oxford Tracts , par une brochure, la quatre-vingt-d xième, où I il s'efforça de prouver qu'un ecclésiastique anglais pouvait souscrire aux trente-neuf articles | de la constitution du clergé sans cesser d'api parlenir à la religion catholique. Les chefs de | l'université s'émurent d'une proposition sihétei rodoxe; l'évéque d'Oxford intervint, et M. New- ! man encourut une censure publique. Il aban- I donna alors l'université, et se retira avec quelques ! disciples dans un village voisin, on il mena peu* i dant plusieurs mois la vie d'un reclus. En 1845 il se rendit à Rome, et abjura en présence du j pape. En 1848 il repassa en Angleterre, et après ; avoir dirigé à Birmingham une association religieuse qui se rattachait à la congrégation de ! Saint-Philippe Ne ri. il devint en 1852 recteur de l'université catholique, dont la création venait d'être autorisée à Dublin. L'année précédente il avait, dans ses Lectures on catfwltcism in England, attaqué d'une façon peu mesurée un prêtre romain, G. Achilli, qui s'était converti à l'anglicanisme, et s'était vu condamner pour diffamation à une amende de 100 liv. st. (2,500 fr.); l'amende el les frais du procès, qui avait eu un grand retentissement parmi les catholiques, furent payés par des souscriptions publiques, recueillies jusque sur le continent. Outre les ouvrages cités, on a encore de M. Newman : bet~ ters on certain difficulties ; 1850; — Discourses addressed to mixed congrégations, 1850, in 8°; trad. en français par un des rédacteurs de f Univers (2eédit. ; Paris, 1853, in-8<>).

* kkwhan (Francis- William), théologien protestant, frère du précédent, né en 1805, à Londres. Après avoir fait ses humanités au collège d'Ealing, il entra à l'universfté d'Oxford, et y obtint en 1826 le rang d'agrégé De 1830 à 1833 il voyagea en Orient, fut attaché au collège de Bristol ( 1 834) et k celui de Manchester (1840), et devint en 1846 professeur de langue et de littérature latines a l'université de Londres. Un moment entraîné par l'exemple de son frère, j il n'a pas tardé à prendre une voie opposée , et tout en combattant la suprématie de la haute Église, il s'est rangé parmi les défenseurs les plus fermes et les plus éclairés des principes de la réforme. 11 a écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Vie soul , ils sorrows and aspirations ; Londres, 1841 ; plus, édit. ; — Catholic union : essays towurds a Churchof the future and the organisation of philanthropy ; ibid., 1844; — A stale Church nol dejenstble; 1846; — A hislory of the He- \ brew monarchy from the administration oj \ Samuel to the Babylonish captivity; 1847; ! 2« édit., 1853, in-8*; — Four lectures on the ! contrastso/ anctent and modem hislory;

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