‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 177 sur 206 · ML · texte numérisé non relu

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suivant îles proportions arithmétiques C xat' àpt- 6(ioù; àf|iovtxow; ) (1). Anaxagore, interrogé sur la cause qui maintenantes astresdans leur orbite, répondit qu'ils y étaient retenus par la vitesse de leur mouvement (2). Plutarque compare la lune dans sa révolution autour de la terre à « une pierredans une fronde, laquelle est sollicitée par deux forces à la fois, la force d'impulsion qui la porterait à s'éloigner suivant la tangente si elle n'était retenue par le bras qui agite la fronde et représente ainsi la force centrale, laquelle, combinée avec la force d'impulsion, lui fait parcourir un cercle ». Il parle aussi de « cette force inhérente à la terre et aux autres planètes pour attirer tous les corps qui leur sont subordonnés (3) ». Et ailleurs il dit que « les distances des sphères célestes et les vitesses de leurs révolutions sont proportionnelles entre elles et par rapport au tout (4) ». Dans un Commentaire de L. Groto (seizième siècle) sur un ouvrage fort peu intéressant de Bonardo, De la dimension des sphères célestes, on lit « que les corps célestes restent suspendus et en équilibre dans l'espace par une espèce d'attraction magnétique produite par des corps éloignés ». Camille Agrip|>a, à la tin d'un ouvrage destiné à enseigner la manière de faire des armes, déclare (Dialogue entre lui et Annihal Caro) que non-sculemeut les planètes pèsent ou gravitent les unes sur les autres, mais que de plus , elles pèsent différemment sur la terre, et que c'est à «elle différence d'action qu'est due la précession des équinoxes (5). Kopcrnik traitait la pesanteur « d'appétence naturelle dont le divin architecte de l'univers a doué les parties de la matière afin de les rendre aptes à s'unir pour former des sphères ». Kepler donnait sa seconde loi (d'après laquelle les planètes décrivent autour du soleil •les aires proportionnelles aux temps) comme l'expression d'un effet physique , en assimilant le soleil à un aimant qui agirait sur les planètes suivant la direction des rayons vecteurs. 11 montrait la parente que l'attraction du soleil avait avec la pesanteur et déclarait que les vitesses, dont les plus grands écarts s'observent au périgée et à l'apogée, sont à peu près en raison inverse du carré des distances ( roy. Kepler et Koperni* ) (6) . Celte idée est formulée plus nettement par Bouillaud , qui dit, dans son Astronomia Philolaica, publiée en 1645, que « la force du soleil, agissant sur les planètes, est en raison inverse du carré de leur distance ». Borelli soutenait, en lr>66, que les mouvements des planètes autour du soleil s'opèrent selon les mé-

(I) T»rae> de Lorrr*. édlt. d'EMlenne. P- M et M.

(*| lUosène Itérer, iu Anaxag , Ub. II.

(3| Plui., Dr farte in orbe tuntt.

H\ Ibtfl.. De animée procréation*

{*) M. I ibrt. Introduction art catalogue de s* Bibliothèque mathématique, hhtorique, etc.; Londrm. t»6l.

C| Voy. iiutftl Maclaurin, S 9 tt émet Het philosophes, dans un fXscours préliminaire a la philosophie de Newton, et Duteoa. Origine des découvertes, t. I, p. 15* et •ulv.

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