‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 181 sur 206 · NEW · texte numérisé non relu

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Cadmus, désignent l'ordre dans lequel les métaux dont ils portent les noms furent connus en Grèce. Enfin, le quatrième raisonnement, qui forme ponr ainsi dire toute la colonne du système de Newton, est emprunté à l'astronomie. On sait que par suite du mouvement rétrograde, qu'on appelle la précession des équinoxes, le soleil, au lieu de correspondre perpétuellement au même point du ciel ou à la même étoile, se déplace de telle façon qu'au bout de soixantedouze ans il aura parcouru un degré en longitude, et dans environ vingt-cinq mille ans toutes les constellations du zodiaque. Or, s'emparant, d'une part, de la sphère de Chiron (I), dont se servaient les Argonautes et dans laquelle les équinoxes et les solstices correspondaient au milieu du 15' degré des constellations du Bélier et de la Balance ( pour les équinoxes), du Cancer et du Capricorne (pour les solstices) ; et de l'autre, d'une observation de Méton, faite en 432 avant J.-C, d'après laquelle (es équinoxes et les solstices correspondaient non plus au 15e, mais au 8* degré de ces constellations, Newton démontra aisément que cette différence j de 7 degrés, équivalant à 7 X 72, ou cinq cent | quatre ans, devait faire descendre l'expédition | des Argonautes à l'an 936 avant l'ère chrétienne. ; Ce fut là le point de repère pour la détermina- ; tion de toutes les époques de sa chronologie. I C'est là-dessus aussi que s'était concentrée toute i l'argumentation de ses adversaires; et il ne leur fut pas difficile de prouver que la prétendue «phère de Chiron, sur laquelle reposait tout l'échafaudage, n'avait aucun caractère d'authenticité. L'existence de cette sphère n'est aflinnée que par des vers d'un poète inconnu, auteur d'une Gigantomachie, citée par saint Clément d'Alexandrie. Supposé que Chiron eût fait une sphère, est-ce bien celle, demandait on, rfu'Eudoxe et A rat us ont expliquée? Newton n'en doidait pas, « parce que la sphère décrite par ces deux auteurs était pleine d'allusions aux Argonautes, à leurs contemporains et à leurs devanciers, et ne retraçait le souvenir d'aucun fait postérieur à leur expédition (2) ». Mais ce n'était plus là, comme le faif observer Daunou, qu'un argument d'erudit. — Delambrc a comparé cette controverse à celle de la dent d'or. « On a négligé, dit-il, de discuter ces prétendues observations, et l'on a vainement disputé sur leurs conséquences. On n'a pris garde qu'à la position des équinoxes et des solstices; mais Eudoxe et Ara tu s décrivent l'équateur, les deux tropiques et les deux colores, c'est-à-dire deux méridiens dont l'un passe par les points où l'écliptïque coupe l'équateur, et l'autre par les points où l'écliptique touche aux tropiques. Si les observa- , tions sont bonnes, si elles sont d'une même époque, toutes les étoiles indiquées devront se

U) Newton suppose que la sphère expliquée par Euduxc «t Aratm e«t relie de Chiron.

:*> Uaunou, Cours d'ttudes Ant., L V, p. toi.

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