MUSTAPHA — MTTSTAPHA LALA-PACHA G
trots divans, oo Collections deghazèles; un i parle grand vizir Bayessid-Pacha qui avaient Commentaire sur les traditions de Boukhari forcé les défilés, Mustapha fut vaincu dans une le plus vénéré du temps d'Amu- bataille décisive, où il avait lutté avec un courage
( le chéik
rath II ); — un Commentaire du Koran d'à
digne d'un meilleur sort, près de Bara-Tournou.
pris l'édition de Khasi-Khan; — un Traité II fut fait prisonnier et conduit à Épbèse. Après les Énigmes cTAliker et de Mir-ffoucéin; j avoir subi les plus affreuses tortures, il fut cloué
— des ouvrages grammaticaux, intitulés Mi&bah, \ sur une longue planche, les bras et les jambes FelwihetMinvah. La fin tragique de Mustapha, écartées, et, ainsi attaché sur un chameau, proqui amena la destitution du grand vizir Roustem- mené dans toute la ville. Mais il résista jusqu'à
la mort à toutes les tentatives de le faire rentrer [ dans l'islamisme. Il en fut de même de la plupart de ses sectaires, qui se précipitèrent au-devant des poignards, en s'écriant : Dédé-sultan, reçois-nous dans ton royaume. Non-seulement parmi les musulmans , mais aussi chez beau-
Pacha, a fait le sujet de beaucoup d'élégies, sur tout de celle del'oAinA, principal poète turc de cette époque. En France , Belin a donné au théâtre, en 1705, Mustapha et Zéangir, titre sous lequel Chamfort a également composé une tragédie, eu 1777. En 1785 le même sujet a été
traité par de Maisonneuve, sous le titre de Roxe- \ coup de chrétiens se propagea la croyance que
tane et Mustapha. Ch. R.
Bammer, Histoire de r Empire Ottoman. — Haromer, Hlst oit* de la Poésie turque ( en allemand ). — £inketsen, Histoire des Ottomans [en allemand |. - Hlppof. Lucas. Histoire du Théâtre français.
■ustapha boerk&ludjé , sectaire et prétendant ottoman, né sur le mont Stylarius, près du golfe de Smyrne, vers 1390, mort en 1417, à Épbèse. De basse extraction, il s'attacha an célèbre moufli Bedrcddin de Simald, qui à Pavénement de Mohammed Ier avait été relégué à Nicée. Plein d'exaltation et de fanatisme, Mustapha Uoerekludjé se constitua le chef politique de celle fameuse conspiration des derviches, qui est bien le fait le plus extraordinaire des annales ottomanes. Ayant pris les titres de dédé-sultan ou pape-sultan, il se mit à prêcher une nouvelle doctrine religieuse, qui était basée sur la possession en commun de tous les biens , à l'exception des femmes. Plus empressé de propager sa doctrine parmi les chrétiens que parmi les musulmans, Mustapha envoya à Chio des missionnaires chargés de faire des prosélytes parmi les magistrats, les prêtres séculiers et (es anachorètes grecs. Un de ces émissaires, la tête nue. et les pieds entourés d'un morceau de drapv se préseuta cher un
Mustapha n'était pas mort, et qu'il vivait retiré à Samos ou à Chios , pour recommencer la vie ascétique. Mais les deux autres chefs de la secte, Bedreddin et le juif Torlak Keroal , ayant été pris et pendus en Macédoine deux ans après, cet illuminisme finit par se calmer. ' Ch. R.
Seadeddln, Solakude. Hc*cblr, Historiens ottomans. - Oucai, Pnranies. — Neschri, Histoire de r Empire Ottoman.
mcstapha lala-pacba, vizir ottoman, né près de Constantinople, vers 1535, mort le 7 août 1580, près de Tiflis en Géorgie. 11 était d'abord précepteur des princes impériaux Rayessid (ou Bajazet) etSélim, et ce fut lui qui, entretenant leur jalousie mutuelle, provoqua la guerre entre eux. Lorsque Sélim , sur l'ordre de son père Soliman II, combattit Bajazet , sous les mors dlconium, en 1557, Mustapha Lala, qui avait pris le parti du premier, le voyant sur le point de s'enfuir, le ramena par son propre exemple au milieu de la mêlée. En 156C, lors de l'avènement de son protecteur, sous le nom de Sélim 11, il fut nommé grand maître de la cour. Chargé, en 1 569, de réduire le Yémen, de concert avec Ouzdémir Oghlou, il fut destitué, à cause du peu de succès qu'il avait obtenu dans cette
anachorète grec : « Je suis anachorète, comme entreprise. Devenu séraskier en 1570, Mustapha toi, lui dit-il; j'adore le même Dieu que toi, et Lala fut, avec le capitan-pacha Piali, mis à la
je viens te voir pendant la nuit , ensroarchant à pied sec sur la mer ». Mustapha se rapprocha des chrétiens sous plus d'un rapport. Il réforma la manière de vivre et l'habillement de ses sectaires d'après les habitudes de l'occident, et abolit diverses ordonnances des sultans ottomans. Justement alarmé de ces hardiesses, Mohammed I*ï envoya contre les sectaires d'abord un renégat serbe, Sisman, gouverneur de Sarookban, puis, à la mort de celui-ci, tué dans un combat contre les rebelles , son successeur Ali Bey. Mais Mustapha, qui, après avoir fortifié tous les défilés des environs*, avait fait du mont Stylarius le siège central et la forteresse inexpugnable de sa domination, défit aussi ce second adversaire, qui put à peine se sanver à Magnésie. Serré enfin de près par le i prince Amuratb, fils aîné de Mohammed I'r, et [
céréb. — t. xxxvn.
tête de l'expédition contre l'Ile de Chypre. D'abord clément envers les défenseurs du fort de Leftari, près d'Amatonte,qui s'était rendu le premier, le séraskier exerça dans la suite de cette campagne les cruautés les plus horribles envers les malheureux Cypriotes. Après avoir pris la capitale, Nicosie, le 9 septembre, il la livra pendant huit jours à toutes les horreurs du meurtre et du pillage, en même temps qu'il envoya la tête coupée de Dandoto, commandant de Nicosie, au gouverneur de Famagouste, en lui prédisant le même sort. Cette dernière ville, ayant été prise après un siège de onze mois, le l" août 1571, Mustapha Lala accorda aux défenseurs les conditions les plus honorables , mais se vengea sur le commandant Bragadino. Il lui fit d'abord couper le nez et les oreilles , puis hisser sur une vergue , d'où on le plonge» à plusieurs