‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 197 sur 206 · KI · texte numérisé non relu

KI

v*Mnl>re I7H, mort le 10 mars t777. Il était le quatrième fils de Jean-Aimar Ier, et fut reçu chevalier de l'ordre de Saint- Jean- de-Jérusalem le 30 août 1715. Il entra cornett* aux dragons de Nicolaï, dont son frère Aimar-Jean était colonel propriétaire, et en fut nommé mestre de ï amp, le 27 juin 1 731. De 1733 à avril 1736, il servit en Italie et prit part aux sièges de Pwxighitone, de Milan (1733), de Sarravalle, de Novare, et de Tortone, de La Mirandole, aux affaires de Colorno, aux balailles de Parme, de (•uastalla (1734); aux prises de Gonxague, de Reggkrio, de Revrro (1735). Nommé brigadier des armées du roi (15 mars 1740), il servit dans l'armée du Bas Rhin sous le maréchal de Maillebois, et Ht en août 1742 les campagnes de Westphalie et de Bohème avec le prince de Conti. Il dérendit le Rhin et la haute Alsace en septembre 1743, sous les ordres du maréchal de Coigny. Créé maréchal de camp (2 mai 1744), il concourut à la reprise de Weissembourg et des lignes de la Lautern, et se trouva à l'affaire de Haguenau, au siège de Fribourg. L'année suivante il combattit en Souabe et sur le Rhin. En 1746, il était sur la Meuse, et se distingua devant Mons, à la prise de Charleroy 12 août), au siège de Namur, a la bataille de Raucoox. En 1747, il se trouva à Lawfeld, et après la reddition de Maëstricht (15 avril 1748) il fut nommé lieutenant général. Après dix années de repos il reçut le commandement d'un corps d'armée destiné à agir en Allemagne; il s'empara de Gotha (27 août 1757), et fut blesse à Rosbach (5 novembre suivant). Après avoir opéré dans la liesse, il assista à la bataille de Crevelt (juin 1758), à celle de Minden (1" août), et lors de la retraite d'Eimbeck prit le commandement de Carrièregarde française, et repoussa plusieurs fois les ennemis. Louis XV lui donna le commandement dn Hainaot (3f mars 1760), et Louis XVI le créa maréchal de France ( 24 mars 1776 ).

Le cinquième enfant de Jean- Aknar l,r était Aimor-Chréttert-François-Vichet de Nicolaï, né à Paris, le 23 janvier 1 72 1 , et nommé successivement prieur de Sainte-Catherine-de-la Couture, à Paris, chanoine de l'église Notre-Dame de la même capitale, agent général du clergé, aumônier de la dauphine, puis évèqne-comte de Verdun, le 16 juin 1754. Il mourut dans son diocèse, le 9 décembre 1769.

mcoLal (Aimnr- Pierre Georges i»b), né le 23 août 1752, mort en mars 1824, était le quatrième enfant de Aimar-Jean. Il prit la carrière militaire, entra dans les mousquetaires en 1767, passa of ficier au* dragons en 1770, puis donna sa démission pour voyager. Il fut en 1772 attaché à l'ambassade de Suède. De retour en France, il parvint de grade en grade au commandement du régiment d'Angoumois ( infanterie )le 3 jam 1779. Il émlgra en 1791, devint marécliat de camp , le Ie' mai de cetle annéf.et lit les campagnes contre la France dans l'année de Coudé.

OLAI 068

' Rentré à la suite des Bourbons, Louis XVIII lu créa lieutenant général en 1814.

On le voit, la famille Nicolaï a rempli des charges de quelque importance ; aussi fut-elle appelée à la 1 pairie par Louis XV1U, le 17 août 1815, dans la ! personne de Axmar- Charles- Star te- Théodore, \ comte, puis marquis de Nicolaï, quatrième \ fils du président Aimar-Charles-Marie, mort j sur l'échafaud, né en 1779. Il avait été rejoindre, en mars 1 8 1 f> , le duc d'Angouiéme dans le midi. Le roi le créa marquis après la se- ! coode restauration (31 août 18 1 7 ). Il a pris ' plusieurs fois la parole pour défendre des in- ! térèts industriels rt commerciaux. En 1816 il l avait été nommé membre du conseil de snr- ! veil lance de l'École polytechnique. Depuis 1848 1 il s'est tenu éloigné de la scène politique. Il a épousé M* de Lévis, fille du duc de ce I nom.

Son frère atné, le comte Christian de Nicolaï, né à Paris, le 23 août 1777, mort le 14 janvier 1839, fut chambellan de l'empereur Napoléon 1*% et remplit, de 18! 1 à 1813, les

, fonctions de ministre plénipotentiaire à la cour de Bade, puis à Carlsruhe, et Tut maintenu dans ces fonctions jusqu'au l*r juillet 1817. Il nt fui pas employé depuis. Louis-l'hilippe l'appela à

| la chambre des pairs, le il octobre 1832.

1 Sctpton de Nicolaï, frère des précédents, commença par être auditeur au conseil d'État sous l'empire. Il entra ensuite dans l'administration militaire, et en 1812 fut chargé du gouvernement de Wilna. La restauration le raya des emplois publics. Un autre marquis de Nicolaï, cousin des précédents, suivit aussi la carrière administrative, fut préfet de la Doirc (1813), del'Ariége ( 10 juin 1814 ) et de l'Aisne ( 10 juillet 1815 ). Il présida en 1820 le collège électoral de ce dernier département, qui le nomma son député de 1820 à 1827. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur, le 10 juillet 1 825.

A. D'fc—e - c et H. F. Blanchard, Histoire des maîtres des requeus. — La

; ThitiRMiMère, Ih't de Berry — Moréri, Le Grand /Actionnaire historique'. — I* moniteur universel, an n, ir" ÎS4; afin. IStt, p MM; ann IBIS, p. lBS — Biovrnphir de* hommes vivants ( Juillet 1SI8). — Moyraphie spécial? drs pain du roftntme |Parl*, ISI9). — Arnault,t-tc, Hintjrttphie nouvelle île* Contemporain* ( p;irm, twi). — Coiirccllf-i. Met. hist. et biographique des peneraus fronça*. — Chronologie militaire, t V, p. (M.

hicolaI (Philippe), controversiste allemand, né en 1556, à Hengershauscn, mort en 1608. Il occupa le ministère évangélique dans divers endroits, et devint en 1601 pasteur ,i Hambourg. Il s'est fait remarquer par son intolérance fanatique contre les catholiques et les | calviniste*. Ses nombreux écrits religieux ont été | recueillis en 8 vol. in-fol. (Hambourg, 1717). : Les deux suivants méritent surtout d'être cilés : i De duobns ant'christis, Mahumele et ponO- \ fiée romano (Marpurg, 1590, in-8*), et Dean- \ tichrisio romano perditioms filio confltetus i (Rostock, 1609, in 8» ; Le soin qu'on j mis a

PICOLAT

OfyO

des cours à l'université de Iéna , il devint en 1671 pasteur à Lunebourg, et en 1682 surintendant à Lauenbourg. On a de lui : Hodegeticum orientale hannonicum, quod complecliiur lexicon Unguarum ebraicx, chaldaicx, Sfrt'acx, arabicx, xthiopicx et persicx; Iéna, 1670, in-4°; — De litteris Hebrxorum, Grxcorum et Latinorum quibusdam mnemonicts; léna, 1670, in-4°; — Fasciculus florum philosophicorum ; léna, 1671. O.

Bertratn, BvauçeUschtt Lvnebourg.

Kl col a! ( Jean ), antiquaire allemand, né en 1665, à 11m, mort en 1708. Il étudia dans diverses universités d'Allemagne, et fut nommé

supprimer ces deux violents libelles les a rendus

fort rares. O.

Wittcn. MfmorUeUuotogorum. — Tlilc«, flamtmryer Ctlehrten-Uxikon.

nicolaI ( Jean ) , controversée français, né en 1594, à Monza, près de Stenay (diocèse de Verdun ), mort le 7 mai 1673, à Paris. Entré à doute ans chez les Dominicains, il fit profession en 1612 ; il compléta ses études à Paris, y reçut en 1632 le diplôme de docteur en théologie, et y enseigna pendant vingt ans cette science dans une maison de son ordre, dont il fut élu prieur en 1661. Il se fit remarquer par ] la singularité de ses opinions religieuses, et ' passa une partie de sa vie à travailler sur le en 1702 professeur d'antiquités à Tubingoe. texte de saint Thomas, dont il tâcha de conci- \ On a de lui : Commentarius de rituanliquo lier les principes avec ceux de saint Augustin et hodierno Bacchanaliorum ; Helrostaêdt, et d'autres écoles. Nous citerons de lui : Gallix i 1679, in-4"; reproduit dans le t. VII du Thedignitas adversus prxposterum Catalanix ' saurus de Gronovius; — Demonslratto qua assertorem vindicata; Paris, 1644, in-4* : ] probatur gendlittm theolotjiam, Deos, sac'est une réfutation de l'ouvrage de P. Mes- \ crificia ex fonte Scripturx originemtraxisse; plèdc au sujet de la prétendue transaction faite i Helmstaedt, 1681 , in-8°; — De Mercurio et entre saint Louis et Jacques d'Aragon; — Lu- Hermis, seu statuts mercurialibus ; Francfort, dovici Xlit triumphatia monumenla ; Paris, 1687, in- 1 2 ; — De Grxcorum luctu lugen- 1049, in-fol. : ce recueil d'emblèmes, de figures tiumque ritibus variis; Marbourg, 1696, et de vers, entrepris à la demande delà cour, ' in-12; — Romanorum triumphus solemnislui valut une pension de 600 livres ; — Judi- si mus, quo cxrimonix, restitus, cuir us attaque qux ad hune pertinebant , illustrantur; Francfort, 1696 , in-12; — De phgllobolia, seu florum et ramorum sparsione in sacris et civilibus rébus vsitattssima ; îb*d.t 1698, in-12; — De nimbis antiquorum imaginibus Deorum , imperatortim olim et

cium seu censorium su(fragium de proposition Antonii Arnaldi : Defuit gratia Petro; Paris, 1656, in 4"; et en français (Avis délibéra tif, I6i6); il y combat la doctrine de Jansenius; — Thèses sur la grâce; Paris, 1656, in-4* : réfutées par Nicole, qui accusa

l'auteur d'être moliniste; — Feslivus FF. nunc Christi , Aposlolorum et Siarix ea~

Prxdicatorum pronatal't regio plausus ; Paris, 1661, in-4°, poeme latin; — Dejejunit christiani et christlanx abslinentix ritu ; Paris, 1667, 1675, in-12 ; — De baptismi antiquo usu; Paris, 166", in-12 : ces deux disscr-

pitis adpictis; léna, 1699, in-12; — Sagan, seu vicaritis Pontificis perpetuus non datur in Scriptura sed rabbtnorum figmenlunx est; léna, 1699 , in-4°; — De juramer.tit Hebrxorum, Grxcorum, Romanorum alio-

tations, ainsi que trois autres, qu'il est inutile de rumque populorum; Francfort, 1700, in-12; citer, sont pleines de personnalités et d'injures qui ne sont propres qu'à blesser la charité; Lannoy, contre qui elles étaient dirigées, eut la brutalité de dire en parlant de son adversaire : Fratris Nicolai scalpellum longe magis quam calamum re/ormido. Le P. Nicolai a publié comme éditeur la Théologie latine de Rainier de Pise (Lyon, 1655, 1670, 3 vol. in-fol. ) avec des corrections et des suppléments ; la Somme de saint Thomas ( Paris , 1063, in-fol. ; Lyon, 1685-1686, 2 vol. in-fol. ) avec des notes, et quelques autres ouvrages de ce saint. On lui a attribué un traité De ritu antiquo et hodierno bacchanaliorum, inséré dans le t. VU des Antiq. grxc. de Gronovius, et qui parait être d'un autre Jean Nicolai, professeur à Tubingue. P. L.

fcrh»rd et Qu«lf. BibHoth. fr. «radie. — Nlccron, Mémoires, XIV.

kicolaI (Jean -Frédéric), orientaliste allemand, né à Querfurt, vers 1639, mort en

— De substractione et pignorotione tium ; Giessen, 1701, in-12; — De chirotecarum usu et abusu; Giessen, 1701, in-12;

— De calcarium usu et abusu nec non juribus itlorum; Francfort, 1702, in-12; — De siglis oeterum; Leyde, 1703, in-4°; — Antiquttates ecclesiaslicx in quibus mores Christianorum veterum ostenduntur; Tubingue, 1705, in-12 ; — De sepulcris Hebrxorum; Leyde, 1706, in-4"; — De synedrto Aigyptiorum illorumque legibus insignioribus; Lejde, 1706 et 1711, in-8°; — De Mose Alpha dicto ; Leyde, in-12; — De luctu Chrhtianorum, seu de ritibus ad sepulturam pertinentibus ; Leyde, 1739; — Adnotationes ad Libellum Domini de Fleury De moribus Palriarcharum ; Leyde, 1740, in-8»; — Aànotattones ad Bon. Corn. Bertramum De republica Hebrxorum ; Leyde, P40, in-8°. — Nirolaï a aussi donné des éditions annotées de la Respublica Hebrseorum

1683. Après avoir fait pendant quelque temps ] de Sigonius, de l'ouvrage sur le même sujet de

9fil

Cunseus et du /)« an t quorum lorquibus de Scheffer. O.

J. J. Mojct, ErlduterUs IPUTtembcrn, partie I, p.t8*. - BOek. Gttehtehte der L'nicertUài Tubingeii. - Sax, Onomasticun. t. V, p. J"0.

kicolaï (Guillaume), antiquaire fiançais, né le 1G février 17 16, à Arles, où il est mort, le 13 février 1788. Il était d'une autre famille que les précédents. Venu de bonne heure à Paris, il s'en éloigna en 1756 pour rentrer dans sa ville natale, où ses concitoyens le mirent trois fois à la tête de l'administration municipale. En 1 73 à il devint membre associé de l'Académie des Inscriptions. Le recueil de cette compagnie renferme de lui un Mémoire historique sur la vie et sur les ancêtres d'Alexandre Molosstis, roi d'£pire(t. XII, 1740). Avant d'être admis dans l'Académie, il avait eu deux dissertations couronnées par elle sur l'examen des connaissances géographiques au temps d'Alexandre et sur les lois communes aux poupics de la Grèce qui formaient le corps hellénique. Il avait aussi composé plusieurs mémoires dans lesquels il examinait si le Rhône appartient à la province du Languedoc. P. L. ;' Achard. Dut. Ali/, de Ifl. Provence.

mcoi aï ( Ernest- Antoine ), savant médecin allemand, m- le 7 septembre 1722, à Sondcrshausen. mort le 28 août 1802. 11 étudia la médecine à Halle ; par ses connaissances étendues dans les langues anciennes et en mathématique,,il se signala à l'attention de Schubert du célèbre Uofman, qui lui procurèrent tous les moyens d.* s'instruire dans l'art de puérir. >'omin«: en 1748 professeur de médecine a Halle, il se rendit en 175S en la même qualité u bina, o:i il reçut l'année suivante la chaire île chimie

1758, in-8°; — Ratio structura' quarumdam aurium partium; léna, 1760, in-4" ; — Pathologie; Halle, 1769-1784, 9 vol. in-s"; — De cucurbitularum e/fectibus ; lena, 1771, in-4u ; — De famé naturali et pnvter naturam acuta; léna, 1774, in-4»; — De nyc talopia et hemeralopia, visu simplici ac duplici; léna, 1774, in-4°; — De causis cataracte externis; léna, 1776, in-4" ; — Receple and Kurarten neùst theoretischen and praktischen Anmerkungen ( Recettes et traitements, avec remarques théoriques et pratiques) ; léna, 1780-1784, 5 vol. in-4°, et 1799, 5 vol. in-8° ; — Theoretische and prahtische Abhandlung ùber die Entzùndung und Eiterung ( Traité théorique et pratique sur l'inflammation et la suppuration) ; léna, 1786, 2 vol. h>8"; — De sanguinis missione in Jebribus intermittentibus ; léna, 1787-1790 , 17 parties, in-40 '; — De curatione febrium intrrmittenlium per evacuantia ; léna, 1794- 1798, 9 parties, in-4°. O.

Illr«chlng. Hmndbuek. — Mou«H, C.eUhrtet Deultdtland, I. V. - Bûrncr, \aehricMen. t. 11 et III

MCOLAÏ (Christophe - Frédéric), célèbre littérateur allemand, né à Berlin, le 18 mars 1733, mort le 8 janvier 181t. Fils d'un libraire, il fut d'abord destiné à la carrière de son père , et employa ses moments de loisir à étudier les langues, la philosophie, l'histoire et les mathé* tiques. En 1755 il publia sur la querelle littéraire entre Gottsched et Bodraer un petit écrit, dont les conclusions impartiales attirèrent l'attention de Lessing, qui se lia avec Xicolaï et lui fit faire la connaissance de M oses Mendeissohn. Ces trois jeunes gens se réunissaient soin eut pour examiner en toute liberté les opinions rerues

cl de chnique ; il devint plus tard doyen de la j dans le public sur les matières d'esprit, et se

faculté, fut élevé à la dignité de comte palatin et reçut encore d'autres dislinctious honorifiques. Parmi ses cent et quelques ouvrages et dissertations nous citerons : Von den Wukunçcx drr Einhildungskralt un même h tic lien Ix'nrprr ( Sur les effets de l'imagination sur le corps humain ) ; Halle, I74'i et 1750, in-8J; — Dip Verbtndttng der Musik mit der Arzneygelahrthcit (Les rapports «le la musique avec "la me.kcine ); Halle, 1745, in-8"; — Von dem

préparaient au rôle de délivrer l'Allemagne du joug du pédantisme. En 1757, à la mort de son père, Nicolai quitta le commerce; satisfait de la modeste fortune dont il venait d'hériter, il s'appliqua avec une ardeur croissante à étendre se» connaissances. En 1758 le décès de son frère ainé l'obligea de prendre la direction de la maison tle librairie de son père, qui se trouvai! engagée dans des dettes considérables; à force d'activité il les acquitta toutes dans l'espace «le

La:- lien ( Du rire } ; Halle, 1746, in 8 ' ; — I on dix-sept ans. Il écrivait de temps à autre dans les

der Scfionlieit des menschlichm Korpers (De la beauté du corps humain); Halle, 1746, in-V : — Gedanken von Thranen und Weinen (Pensées sur les larmes et les pleurs); Halle, 1748, in-8°; — Y on der Erzeugung der Sltssgeburfen (Delà formation des monstres ); Halle, 174*.), in-8°; — Systema mulerix medievr ; Halle, 1750-1752, > vol. in-4" ; — Von Vehlcrn des Gesichts ( Des défauts «lu visage) ; Berlin, 1754 ; — Von der Verwirrung dts Verslandes, dem Rasen und Phanlasiren (Sur l'obscurcissement de l'intelligence, la folie furieuse et le délire); Copenhague,

HOUV. BIOCR. CtKÉB. — T. XXXVIt.

lettres sur la littérature moderne, revue publiée par ses amis Lessing et Mcndelssohn, avec lesquels il avait déjà édité Isi ilibliotluque des belles-lettres ; ces deux recueils propagèrent en Allemagne des principes nouveaux en matière de critique littéraire. Leur influence fut oncore dépassée par celle qu'exerça la llihliottièque universelle allemande, qui, fondée en 1765 par Nicolaï avec le concours de beaucoup d'hommes de mérite , prépara le terrain d'où devaient sortir les plus belles fleurs de la littérature allemande. Partisan déclaré de ce qu'on appelait alors h progrès des lumières (AuhMa-

JUCOLAI

rang), Nicolaî fit dans cette revue , comme dans ses autres nombreux ouvrages, une guerre à ou- Irance aux préjugés, ou à ce qu'il regardait comme tels, l'autorité en matière de religion par exemple; sa passion contre tout ce qui lui parais» sait, entraver la liberté de la pensée le porta souvent aux accusations les plus injustes. Et cependant lui-même clierchaita exercer 6ur tons les auteurs de son pays une sorte de dictature ; censurant vivement tout ce qui sortait du cercle quelque peu étroit de ses idées , il nia systématiquement la valeur des plus grands écrivains de la fin du dix-huitième siècle, tels que Gœthe, Herder, Schiller, Kant, Garve, Wieland, etc. Il eut à son tour à subir leurs attaques (1) ; l'aigreur et l'emportement qu'il mit dans ses réponses lui firent beaucoup de tort dans l'esprit public. Kicolai supporta stoïquement cette défaveur, et ne modifia pas la tendance de ses écrits. Résidant presque constamment à Berlin, il continua sa manière de vivre retirée et laborieuse. Élu en 1781 membre de l'Académie de Munich, il fut en 1799 appelé à entrer à celle de Berlin. Ses principaux ouvrages sont : Unler&uchung ob Milton sein verlorenes Parodies aus lateinischen Schrijtstellern ausgeschrieben habt { Examen de la question de savoir si Milton a pour son Paradis perdu, copié desauteurs latins) ; Leipzig, 1753, in-8a; — Briefe itber den jelzigen Zustand der schonen Wissenschaflen ( Lettres sur l'état actuel des belles-lettres) ; Berlin, 1753, in-8° ; — Ehrengedàchtniss Ew. Chr. von Kleist (Souvenir d'Ew.-Chr. de Kleist); Berlin, 1760, in-4»; — Neujahrsgeschenk far das schône Geschlecht (Étrcnnes pour le beau sexe ) ; Berlin, 1764 et 1765, 2 vol.; — Ehrengedàchtniss Thomas Abt (Souvenir de Th. Abt); Berlin, 1764, in-4°; — Beschreibung der Stàdte Berlin und Potzdam, nebst den Leben aller Kùnstler die seit dem Churfiirsten Friedrich Wilhelm dem Grossen in Berlin gelebt haben (Description de Berlin et de Potsdam , avec les biographies de tous les artistes qui ont vécu à Berlin depuis l'électeur Frédéric- Guillaume le Grand); Berlin, 1769, in-8°; 1779,2 vol.; 1786, 3 vol. in-8° ; un extrait de cet ouvrage curieux et intéressant, entre autres par les nombreuses pièces tirées des archives de l'État, parnt en 1793, in-8°; — Das Leben tmd die Meinungen des Magisters Sebaldus Xothanker ( La Vie et les Idées de Sebaldus >othanker, maître d'école) ; Berlin, 1773- 1776, 3 vol. in-8*; la quatrième édition parut en 1799 : ce roman philosophique, où Fauteur persifle avec une ironie acérée plusieurs travers de l'époque, entre autres la fausse sensiblerie, a élé traduit en français, Londres, 1774 et 1777, in-8°, ainsi qu'en hollandais, en danois et en suédois ; il provoqua une vive polémique

fi) Flchte m sljrnala par l'amertume de 4m récrimination» contre Mcolal; Il le persifla *aiu ménagement dans

«a /le de Mcolat ( Tubin^uc, isoi .

contre Nicolaï. Parmi les imitations qui en furent faites nous citerons : La Vie du sacristain \Ytlibald Schluterius; Halle, 1779, in-8*; et la Vie de Sébastien, ex-professeur ; Leipzig, 1801, in-8* ; — Freuden des jungen Werthers { Les joies du jeune Werther); Berlin, 1775, in-8*"; — Eynfeiner kleyner Almanach von schànen echten lieblichen Volksliedern, lustigen Reyer. und klàgliclien Mordgeschichtengesungen von G. Wunderlich weyland Benkelsànger (Un joli petit almanach de belles, authentiques et agréables chansons populaires, de joyeuses rondes ef de lamentables histoires de meurtre, chantées par G. Wunderlich, ex -chanteur ambulant); Berlin et Stettin, 1777 et 1778, 2 vol. in- 12 : « En publiant ce recueil, écrivait Nicolaî à Moser, j'ai eu l'intention de donner une petite chiquenaude à nos prétendus génies, qui se livrent à toutes espèces d'excès, et en même temps j'ai voulu tirer de l'obscurité les chansons populaires qui ont de la véritable naïveté. » — Ver suc h ubtr die Beschuldigungen uelche dem Templtr ordtn gemacht worden und iiber dessen Geheimniss ; nebit einigen Anmerkungen ùber das Entstehen der Freimauergcstllychaft (Essai sur les accusations portées contre l'ordre des Templiers et sur ses mystères; avec quelques observations sur l'origine de la francmaçonnerie); Berlin, 1782, 2 vol. in-s° ; une nouvelle édition du premier volume parut en 1783 : cet ouvrage, qui a été traduit en français (Amsterdam, 1782, in-12) , a pour but de démontrer contre Anton et Herder la culpabilité «les Templiers, que des documents publiés de nos jours paraissent attester; — Beschretfyttng einer Reise durch Teufschland und die Schweitz im Jahre 1781, nebst Bemerkungen uber Gelehrsamkeit, industrie. Religion und Sitten ( Belation d'un voyage fait en 1781 en Allemagne et en Suisse , avec des remarques sur l'état des sciences , de l'industrie , de la religion etdes mœurs) ; Berlin, 1783, 1"96, 12 vol. in-8*; les deux premiers volumes parurent <n 1788, dans une troisième édition : cet ouvrage contient beaucoup d'observations piquantes sur les contemporains célèbres de- l'auteur, ainsi que des jugements conçus avec une grande indépendance d'esprit; aussi s'étonne-t-on d'y trouver une partialité extrême contre le catholicisme; les parties amusantes du livre sont trop séparées les unes des autres par des renseignements de pure statistique, pour qu'il puisse être d'une lecture attachante. Le poète Blumauer, dont Kicolat s'était moqué comme de Kant et de beaucoup d'autres, répondit par deux pamphlets facetkntv, qui blessèrent Nicolaî au vif; - XacArichUn von den Kùnstler n welche vom dreizehnten Jahrhundert bis jetzt in und um Berlin stch avfgehalten haben ( Notices sur les artistes qui depuis le treizième siècle jusqu'à nos jours ont habité Berlin ou les environs); Berlin, I78f» in-8°; — OEffentliche Erklàntng ubtr sri te

geheime Yerbindung mil dem Illuminaten Orden ( Déclaration publique sur les liaisons secrètes de Nicolaï avec Tordre des illuminés ) ; Berlin, 1788, in-8" : l'auteur échangea encore sur ce sujet plusieurs brochures avec Stark , le prédicateur de la cour; — Anekdoten von Konig Friedrich II von Preutsen und von einigen Personen die um ihn waren ( Anecdotes sur le roi de Prusse Frédéric II et sur quelques personnes de son entourage); Berlin, 1788-1792, 6 parties in-8° : cet ouvrage intéressant fut attaqué de divers côtés, comme trop favorable à Frédéric ; Nicolaï répondit à ces reproches , un peu mérités, par ses Remarques franches sur les Fragments du chevalier de Zimmermann au sujet de Frédéric le Grand (Berlin, 1791, 2 parties in-8°); — Geschichte eines dicken Mannes (Histoire d'un gros homme); Berlin, 1794, 2 vol. in-8° : roman humoristique qui dépeint les travers et la vanité de beaucoup de jeunes gens; — Leben und Meinungen des Sempronius Gundibert, eines teutschen Philosophen (Vie et Opinions de Sempronius Gundibert, philosophe allemand); Berlin, 1798, in-8° : cet écrit, où l'auteur se moque de la phraséologie obscure du système de Kant, provoqua contre lui plusieurs attaques , auxquelles il répondit par sa brochure : Veber meine gelehle Bildung (Sur mon éducation scientifique ); Berlin, 1799, in-8* ; — Veber den Gebrauch der falschen Haare und Perûcken in alten und neuern Zeifen (Sur l'Usage des cheveux postiches et des perruques dans les temps anciens et modernes); Berlin, 1601, in-8°, avec gravures : ouvrage curieux et amusant; — Einige Bcmerkungen iïber den Vrsprung und dte Oeschichte der Rosenkreuzer ( Quelques Observations sur l'origine et l'histoire des rosecroix); Berlin, 1806, in-8»; — Phllosophische Abhandlungen ( Dissertations philosophiques ) ; Berlin, 1808, 2 vol., in-8°; — beaucoup d'articles et de mémoires intéressants dans divers recueils, entre autres : Examen sérieux de r origine de la coutume burlesque du poisson d'avril, dans la Berliner Monatsschrift (année 1803) ; Notice sur Hitler, même recueil, aunée 1 805 ; Origine des locutions Black monday et querelle d'Allemand et Sur la naissance de la locution : Porter des cornes, même recueil, année 1807; — Sur les tarots et l'Invention des cartes à jouer, même recueil, anné<*i808 et 1809; —Sur les pantalons bouffants, les verlugadins et les paniers; ibid., année 1808. — Nicolaï a traduit de l'anglais : La vie et les opinions de Jean Bunkel; Berlin, 1778, 4 vol. in-s<>; ce qui l'engagea dans une polémique avec Wieland; il a édité les Œuvres de Lessing et de Justus Morer, dont il avait écrit la biographie; Berlin, 1797, in-8°; enfin il a pris une part très-active à la publication des recueils périodiques suivants : BibUothek der schonen Wissenschajten und

der freien Kûnste (Bibliothèque des belleslettres et des arts libéraux); Leipzig, 1757-1760 et 1760-1762, 4 vol. in-8° : cette revue fut continuée par Weisse; — Brie/e die neueste Literatur betref/end ( Lettres sur la littérature moderne) ; Berlin, 1 76 1-1766, 24 parties, in-8° ; — Sammlung vermischter Schri/ten zur Befôrderung der schonen Wissenschaften ( Recueil de mélanges destinés au progrès des belleslettres); Berlin, 1769-1763, 6 vol. in-8*; — Allgemeine deutsche Bibliothek (Bibliothèque allemande universelle); Berlin, 1765-1792, 107 vol. in-8° avec 21 vol. de supplément*; en 1793 Nicolaï cessa de diriger la rédaction de cette revue, qui s'imprima dès cette année à Kiel, sons le titre de Nouvelle bibliothèque allemande universelle; en 1800 il en reprit la rédaction : la Nouvelle bibliothèque , qui fut continuée jusqu'en 1805, se compose de 162 vol. O.

Lowe, Jetitlebendf Bertiner Cetehrtm (autobiographie). - Mensel, Ceiehrtes DeuUcAtand. t. V, X cl XIV.

- Gocktng . MeolaVt Uben und lUeraritther Nacklau.

— Jordrn», Uxikon.

ricolaI. Voy. Nicolaï et Niccolay.

NICOLAS l" (Saint), pape, né à Rome, au commencement du neuvième siècle, mort le 13 novembre 867. Fils de Théodore de la famille des Conti , il entra dans les ordres et fut fait cardinal diacre par Léon IV. Après la mort de Benoit III, il fut élevé à la papauté (24 avril ! 858 ) , et fut couronné de la liare à SainWean- | de-Latran , premier exemple de cette cérémonie. Quoique l'élection se fût faite sans que l'empereur Louis II eût été consulté, la bonne harmonie n'exista pas moins dans les premiers temps entre le pontife et ce prince. En compagnie de beaucoup de nobles, Nicolas se rendit auprès de Louis, qui résidait à Tor di Quinto; l'empereur vint au-devant de lui , descendit de cheval, et prit par la bride la monture du pape, acte symbolique qui prouve que le pape reconnaissait comme son suzerain temporel l'empereur, et que celui-ci honorait le pape comme son père spirituel. Nicolas eut bientôt de vifs démêlés avec Jean, archevêque de Ravenne, qui administrait son diocèse avec l'arbitraire le plus scandaleux. Malgré l'aide de l'empereur, qui, voyant les allures indépendantes et énergiques du pape, n'était pas fâché de lui susciter des embarras, Jean, excommunié et chassé de son silge, fut, pour le recouvrer, obligé en 861 de s'engager envers le pape à observer dorénavant les lois canoniques. En cette même année Nicolas envoya les évêques Rhodoald et Zacharie assister au concile réuni à Constantinople pour statuer sur la déposition du patriarche Ignace et son remplacement par Photius ( voy. ce nom ). Gagnés par des présents, les deux légats laissèrent passer sans protestation les procédés iniques dont on usa envers Ignace, qui fut définitivement condamné. Mais, devinant toutes ces intrigues, Nicolas non-seulement refusa de reconnaître Photius, mais le lit excommunier

Page 1