‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 199 sur 206 · NIC · texte numérisé non relu

NIC

mcnça d'éprouver des révère lorsque le rot eot confié en 1115 le gouvernement du Slesvig à son autre neveu, Canut, (ils d'Erik, et il consentit enfin à se désister de ses prétentions moyennant une somme d'argent. Ce fut encore Canut qui mit fin à la lutte sanglante qui s'était engagée entre ses deux frères, Harald et Erik. L'autorité croissante que son courage et ses vertus lui valaient dans tout le royaume, surtout depuis que l'empereur Lothaire l'avait couronné comme, roi des Obotrites (1129), excita la jalousie de Magnus, fils de Nicolas et de la princesse de Suède Marguerite, lequel venait en la môme année 1129 d'Ôtrc élu roi de Westgothland. Cédant aux suggestions de son neveu Henri le Boiteux , et craignant qu'à sa mort Canut ne fût choisi pour lui succéder, Nicolas consentit à ce qu'on attirât ce prince dans un guet-apens, où il fut assassiné par Magnus (7 janvier liai). Ce crime causa dans le pays une extrême animation contre le roi et son (ils ; Nicolas se vit obligé de sanctionner la décision de l'assemblée de Ringstedt, qui bannit le meurtrier. Qnelque temps après cependant il rappela Magnus ; à cette nouvelle les provinces de Seeland et de Schoncn proclamèrent roi Erik, frère de Canut. La guerre civile éclata. Erik fut d'abord soutenu par l'empereur Lothaire, qui vint à son secours avec une armée; mais à la vue des préparatifs formidables de défense disposés par Magnus au Danawirk, Lothaire se contenta de la déclaration que Magnus lui apporta au nom du roi avec quatre mille marcs d'argent, et>par laquelle Nicolas reconnaissait la suzeraineté de l'Empire. Erik, borné a la défensive, vit son propre frère Harald se liguer contre lui avec ses ennemis ; par des machines de sièges qu'il fit construire par des Allemands, il parvint à s'emparer du repaire fortifié d'où Harald exerçait ses brigandages. Mais en 1133, attaqué par des forces supérieures, il se vit obligé d'évacuer le Seeland et de se réfugier en Norvège. Pour se venger des Allemands , Harald fit couper le nez à tous les individus de cette nation qui se trouvèrent à Rœskilde. Pour apaiser la colère que Lothaire éprouva en apprenant cet acte barbare, Nicolas dut envoyer Magnus à la diète de Halberstadt (Pâques, 1134) et faire promettre que dorénavant aucun roi de Danemark ne ceindrait la couronne qu'après y avoir été autorisé par l'empereur. Le 4 juin de la même année le roi et son fils débarquèrent avec vingt mille hommes à Fodvig, dans le pays de Schonen, où Erik avait depuis quelques mois rétabli son autorité. Erik leur livra bataille avec une cavalerie beaucoup supérieure à la leur, et les défit complètement; Magnus fut tué; Nicolas parvint à s'échapper, et alla se réfugier à Slesvig; il y fut massacré par les membres de la gildc, qui vengèrent ainsi la mort de Canut, qui avait été leur protecteur. Autant le règne de son prédécesseur avait été heureux , autant le sien fut nuisible à la prospérité du pays. O.

OLAS

Saxo Grammatical — Hclmoldu*. — Robert dVlfti.- I romdade s. Canuto duce ( dan* 1rs Scnptom de Lmg?b«ck, U IV ). — Chronicon Sialandi* i nttu rtradl, t. il). — Ànonfmu$ Rosktldensis (ibidem. 1. 1). - /»nalitta Sam (années liât et 115*). -- tehlmsn. G»- 1. 1, p.31S-Ji3

Nicolas de Damas ( NixéXaoç A*uawtir«ç), historien grec, né à Damas, en 64 avant J.-C., mort vers le commencement de l'ère chrétien». Il était fils d'Antipater et de Srratooiee. Son père, orateur estimé, remplit les plus toutes magistratures a Damas et fut employé dans diverses ambassades. Nicolas reçut une excellente éducation, et, si l'on s'en rapporte aux détail* assignés par lui-même dans le récit de sa vie, i montra de bonne heure de brillants talents. Encore enfant, il composa des tragédies et de» comédies qui furent reçues avec apf>ia'i'li>?enw6t; mais il quitta bientôt la poésie pour se consacrer à la rhétorique, à la musique, aux mathématiques et à la philosophie. Il s'attacha partwlièrement aux doctrines d'Aristote, et mérita le titre de péripatéticien. Dans ses études de philosophie et de rhétorique, il eut pour caiwr*fe Hérode, et forma avec ce jeune homme, destaé au trône de Judée, une amitié durable. On ne sait à quelle date commença leur liaison, ai à Nicolas fut immédiatement attaché à IHwfe comme secrétaire; mais la suite des événement^ nous les montre constamment ensemble, ta 16 avant J.-C. Nicolas, père de familleet prêt i partir pour Rhodes, où se trouvaient «s fik, obtint d'Hérode qu'il interviendrait en ut«r des habitants d'Dion, condamnes à une forte amende par Agrippa. L'amende fut remise. 5> colas défendit également devant Agrippa la eawt des Juifs, qui étaient accablés de vexation* <«* l'Ionie. Vers le même temps il s'entretint «et Hérode des avantages qu'un prince peut retiiw de la lecture de l'histoire. Le roi de Judée M si frappé de cette observation qu'il demanda aussitôt à son secrétaire de compiler un volumineux ouvrage sur l'histoire universelle. N«*l* s'était déjà mis à l'œuvre lorsqu'il accompagna » Rome Hérode, qui allait visiter Auguste. Il * rendit agréable à l'empereur, et se ehantea b lui envoyer des dattes de Syrie, chorae* iier soin. Auguste apprécia si bien cette prêt enaa« qu'il donna aux dattes le nom de Ntcolas. P« après, Hérode remporta sur quelques cbefoari* des succès qui excitèrent 11 défiance et la colère d'Auguste. L'empereur déclara qu'il n'admettrait pas même les ambassadeurs que le pn** juif lui enverrait. Hérode eut alors recoir » l'influence que Nicolas possédait sur Auprif L'habile négociateur parvint à détourner tout/ la colère de l'empereur contre les Arabes et » rétablir l'amitié entre Hérode et lui. II fut©* heureux lorsqu'il intervint dans les tnp** domestiques qui ensanglantèrent la maison u nerode. Ses bons conseils n'empêchèrent p*> * prince de sacrifier à d'aveugles soupçons àtft de ses fils, Alexandre et Aristobule. In antre*

<VHf»ro<lL\ Anlipntcr, principal instigateur de la mort de ses frères, fut bientôt après convaincu d'avoir voulu faire périr son père, et condamné à mort par un tribunal que présidait le préfet de Syrie, Quintitius Varus. Nicolas remplit dans cette assemblée le rôle d'accusateur. Après la mort d'Hérode, il défendit auprès d'Auguste et fit triompher les droits d'Archélaiis au trône de Judée. Ici s'arrête ce que Ton sait de Nicolajs de Damas. Peut-être termina-t-il ses jours à Rome, peut-être alla-t-il les achever à Apollonie; ce fut là du moins qu'il écrivit sa Vie d'Auguste. Dans sa vie privée et dans ses relations sociales, il était aimable et obligeant. Quoiqu'on lui ait reproché d'avoir été le flatteur d'Hérode et d'Augustr, il était loin de rechercher la société des grands et des puissants; il préférait plutôt la compagnie des plébéiens, et on l'en Marnait à la cour d'Auguste. Les ouvrages de >iicolas de Damas comprenaient des ceuvres poétiques, des oeuvres philosophiques et des œuvres historiques. Les tragédies et les comédies de sa jeunesse périrent vite, et il n'en reste que des traces douteuses. Eustathe, dans ses notes sur Denys Périe^ète, parle d'un drame de Sosannis ( Ic»cowr; !» pr un Damascène. On ignore s'il s'agit ici d.: Nicolas de Damas, ou de Jean de Damas, auteur d'hymnes ecclésiastiques. Stobée cite un fragment de quarante- quatre vers, évidemment tirés d'une pièce de la comédie moyenne ou de la nouvelle, et qu'il attribue à un Nicolas; l'indication est bien vague, et il se peut qu'au lieu de Nicolas il faille lire Nicostrate ou Nicomaque. De ses ouvrages philosophiques, qui étaient en partie des paraphrases d'Arislote, il ne reste que de brèves indications dans les Commentaires de Simplicius sur Aristote. Ses ouvrages historiques sont .< 'I<rropfat ou lorosis xaÔoW, ( Histoires ou Histoire universelle), eu 144 livres : cet ouvrage était une compilation faite à la hâte et sans beaucoup de critique ; il commençait à l'histoire des Assyriens et des Alides et se terminait aux événements contemporains de l'auteur; -- Bto; Kaîaopo; ( Vie d'Auguste), perdue comme l'ouvrage précédent et connue seulement parles Extraits de Constantin Porphyrogénète; — Hep t tcw I5t«u piov ( Histoire de sa vie'), perdoe à part quelques extraits; — HapaiôÇwv ttôv o\iv«YeûT^, recueil des curiosités des mœurs des différents peuples, connu par d'assez nombreuses citations de Stobée. Les trois principaux ouvrages de Nicolas de Damas, ses Histoires, sa Vie d'Auguste, et Y Histoire de sa vie étaient importants pour le règne d'Auguste, période sur laquelle on a peu de renseignements détaillés; bien qu'ils ne fussent pas écrits avec une parfaite sincérité et qu'ils continssent beaucoup de flatteries à l'égard d'Hérode et d'Auguste, on doit en regretter la perte. Les Fragments de Nicolas de Damas parurent d'abord dans une traduction latine de N. Cragius; Genève, 1593, in-4°. Le

pour la première fois par Henri de Valois, dans ses Excetptu Polgbii , Diodarl; Paris, 1654, in-4°. J.-C. Orclli en donna une édition beaucoup plus complète et plus soignée, Leipzig, 1804, in-8°, avec un supplément (1811) contenant dea notes et des corrections par A. Coray, Creuzer, Schweighaeuser, etc Le nombre desfragments publiés dans ces diverses éditions n'est guère que le quart de ceux que nous possédons aujourd'hui, et qui ont été tirés des manuscrits A'Excerpla de la bibliothèque de l'Kscurial. M. Miller signala ces nouveaux fragments, et M. C. Mùller alla les copier en Espagne; il les inséra dans ses Fragmenta historicorttm grœcorum, t. III, p. .143, dans la Bibliothèque grecque de A. F. Didot. Le plus important des nouveaux fragmentsappartient à la vie d'Auguste, et renferme un récit très-intéressant et neuf sur certains |>oinfs de la mort de César; il a été publie séparément par M. Piccolos avec une traduction française par M. Alfred Didot; Paris, 1850, in-s°. l. J.

Suidas,™ mot Ntxô/.oreç. — Strvin. Herherches sur t'Mtstoire de lu rie et des ouvranes de Nicolas de Damas, «l.ins les Mémoires de V Acatlrmic des Inscriptions t. VI, p. m. - C Millier, pre/uce «Je son olltlon

Nicolas, évêque de Modon (Péloponnèse),

à la lin du onzième siècle. On connaît peu de

chose de sa vie; mais, au jugement de M. Ull-

ruaun, il est, par ses écrits, un des hommes les

plus distingués de son temps. Sa théologie est

fortement imprégnée de néoplatonisme. C'est

ainsi qu'en prétendant, comme le Pseudo-Denis

l'Aréopagite, que nous ne pouvons nous faire

une idée de Dieu que par analogie et que noua

n'avons pas de termes suffisants pour exprimer

le divin, il entre dans les plus grands détails sur

la Trinité, sur les rapports des trois personnes

qui la composent, etc. On a de lui : Libellas de

corpore et ranguine Christi, grec et latin dans

le t. H de la Biblioiheca Patrum de Du Duc

(Auctarium Ducxanum); 1624, in-fol.; —

'AvâirruÇi; tîfc 8eo).oYtxîj; <rroi/eiô><TCfcK npoxXov

TtXorrwvtxoû (Réfutation de l'institution tbéolo-

giquede Proclus le platonicien), éd. Wœmel;.

Francfort, 1825, in-8*; — IS'icolat Methonensis

anecdota; 1825 et 1826, 2 part. Parmi ceux de

ses ouvrages qui sont restés inédits, on cite

Tractatus très de processione Spiritus sancti;

— De primatu papa, etc. M. N.

UlUnana , Nicoluus von Methone, dam Theoloç. ttudien und Kriliken; IMS, 3e ll?r. — Setaen, Kteolaus Methonensis, Amelmus Canturiensis, Hugo r.rotlus, quoad saUt/acUonls doctrinam ; Heldclbcnr, 18U. In »•.

NICOLAS, religieux bénédictin, né en Champagne, mort après 1176. Après avoir embrassé la vie religieuse, dans l'abbaye de Moutier-Raraey, près de Troyes, il se rendit à Clairvaux , en 1145, et y devint un des secrétaires de saint Bernard. C'était un habile homme, instruit, lettré, qui s'exprimait en latin avec beaucoup d'élégance ; mais, suivant saint Bernard, il finit

*exie grec avec une traduction latine fut publié I par faire un bien mauvais usage de son savoir

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