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dire que, en dépît de ces essais de padneatina et de mitigation au dedans, il n'en servait pas moins bravement la cause au dehors, comme un capitaine qui, après avoir cherché à tempérer les avi> violents et les déterminations extrêmes dan* un conseil de guerre, ne pense qu'à faire son devoir quaud la resolution combattue par lut a été adoptée. Nature délicate et réservée, ayant besoin d'appui, très-propre à lutter en auxiliaire, mais n'étant pas née pour les premiers rôles et ne po*<ed4nt rien, ou presque rien, de ce qui Tait les chefs de parti, il avait trouvé ce qu'il lui fallait en sr constituant l'aide île camp dévoué de l'intrépide Arnauld. Avant comme après la condamna lion de celui-ci, il partagea sa retraite, et dernewa ensuite caché en sa compagnie, soit à Pari*, soit à Chitillon près Paris, sous des nomsd'em prunt, le secondant de sa plume et de bon érudition dans toutes ses batailles, se condamnani . par affection pour Arnauld et par dévoaemes pour la cause, à prendre sa part de cette lut! incessante, dont semblaient devoir le détourne i également sa santé délicate, son Aine inquiète, tourmentée de scrupules et de trouble.» eecrefe. son caractère réservé, timide, ami du calme etd. silence, qu'il peint d'après nature et sans y penser en plusieurs pastagesde son traité sur le$.tfo£e*> de conserver la paix avec les hommes 11 a expliqué lui-même, d'ailleurs, comment il avait d. engagé plus à fond et entraîné plus avant qu'il re voulait. En 1667, une sévère condamnation qu'il avait portée contre le théâtre dans ses r»sionnaires, excita la colère de Racine. «*«m accien élève, qui voulut y voir une sorte de personnalité, et répliqua par une lettre fort piquante : ce coup, venu de la main «l'on ami, fut sensible à Nicole ; mais on sait que Racine reconnut ses torts et se réconcilia avec lui. Ce petit orage était calmé quand il en ranima luimême un plus gros sur sa tète en écrivant, a la sollicitation des évêques d'Arras et de Sunt- Pons, une lettre contre la doctrine relâchée de* casuistes ( 1677), et la temjtfte devint si forte qu'il s'y déroba prudemment en quittant d'aharl Paris, ensuite la France même , après la mort de la duchesse de Longueville, protectrice des jansénistes, qui l'avait caché avec Arnauld pendant quelque temps dans son hôtel. Il se réfugia à Bruxelles, puis à l'abbaye d Orvai. puis à Liège, et en d'autres endroits encore. Dan> les moments où il se croyait en danger, le craintif Nicole multipliait les changements d'asile comme les changements de nom : il serait lonp et difticile de compter les uns ou les autres dan» sa vie. Il n'est peut-être pas un homme qvr se soit plus souvent caché et qui ait plu* nsr du pseudonyme (t) que cet écrivain dont la
{)) Il VjppHa successivement de liosnr, d< fi^evn^t, dr /t'Iincovrt, de AVrry, et. m lèir de «e« Irvcr», ll'rndrnck , D -imviliirrs , ikirthrlcKf, M«*'-r*j**, <U ( JuinUi i* <é -, rte. quant au cn.ip trr de lo.?» an*nt.« dlicr», cent toute uni- scojjraphK et r.oas rte ponton» iticmt *onjj-r a Aborder.
plume de moraliste et de théologien ne semble 1 Nicole que les pièces principales du procès furent pa* aujourd'hui avoir pu être bien dangereuse. publiées. Ces luttes et ces travaux, tro|i rudes MaU toutes ses fuites ,et tous ses combats pour sa sauté affaiblie, achevèrent de IVpuiser. l'avaient fatigué, et quand Arnauld, qu'il avait Frappé dan» son cabinet d'une attaque d'aporejoint à Bruxelles, voulut l'entraîner avec lui plexie, il fut soigné avec empressement par t)ojusqu'en Hollande, pour de là recommencer la ; dart et Hecquet, qni étaient ses médecins eo lutte, en lui disant « qu'il avait l'éternité pour se j même temps que ses amis. Racine accourut, et rcjwser «, le pauvre Nicole, âgé de cinquantequatre ans, malade d'un asthme, à bout de courage et de force, avide de tranquillité , résolut de ne pas attendre l'échéance à laquelle son indomptable ami fixait le commencement du repos. 11 se décida donc à se serrer de lui [jour > alors, et l'on vit bien, par l'empressement de
lui administra des gouttes d'Angleterre qui parurent d'abord devoir le sauver. Un grand concours de visiteurs se porta vers la maison appartenant au couvent des religieuses de la Crèche ( près le Jardin du Roi >, où il demeurait
négocier son accommodement particulier par une lettre à M. de Harlay, archevêque de Paris, qui contenait un humble evj.H)vé de sa conduite. Cette démarche souleva daus le parti de vives récriminations, contre lesquelles il se défendit
avec beaucoup de modération, de patience et 1 le désir qu'il avait témoigné dans son testament,
ses amis, toute l'estime et toute l'affection qu'ils avaient gardée pour lui, en dépit des dissentiments de conduite et de doctrine. Une seconde attaque survint quelques jours après, et l'emporta, à l'âge de soixante dix ans MfiUa). Malgré
souvent d'esprit. Il devint un objet de scandale pour les plus ardents, et les moindres de la secte se erurent obligés de déplorer sa faiblesse. Mais du moins Arnauld, bien qu'il n'apprnuvAt pas sa démarche piès de l'archevêque et qu'il le trouvât trop pu>illanime, lui resta lidèle au milieu de ce soulèvement général, et le protégea lui-même contre ceux qui l'attaquaient en son nom. Grâce à la protection de M. de Harlay, qui
on lui fit des funérailles magnifiques, avec exposition solennelle du corps et convoi aux flambeaux. Le sculpteur Coyscvox vint modeler sa figure après sa mort.
De tout ce que nous avons dit ressort la véritable situation de Nicole dans le parti janséniste, et la manière dont il faut l'apprécier. Il tient plus h Port Royal par des liens personnels et matériels que par -Us liens moraux. Ce ne fut
s'entremit en sa faveur. Nicole , qui était déjà jamais un janséni te pur, entier, sans conces-
rentré en France et séjournait à Chartres depuis la fin de ifiKl, revint a Paris dans le courant du mois de mai lf»83. A partir de cette date, il put enfui reprendre le cours de ses occupations ordinaires, et se remettre à ses travaux favoris.
sion; et plus il va. plus sa réparation se marque, sinon bien nette et bien déclarée , du moins bien sensible, sur le* points particuliers et accentués de la doctrine. C'était un esprit modéré en somme, impartial et, |»onr ainsi dire, éclectique,
Apre» avoir écrit , par manière «l'action de j quoiqu'il ail dépassé plus d'une fois, sous de»
grâce* ou de rançon, deux livres contre les protestants, qui devaient, dit M. Sainte-Beuve, s'accoutumer a payer les frais de tout raccommodement janséniste, il s'occu|>a à loisir de ses Essais de morale, le plus célèbre et le plus important de ses ouvrages, celui qui convenait lé mieux à la uature «le son talent, celui où il a le plus mis de son âme et de son esprit. Enfin, «fans les dernières années de sa vie, il se reprit à deux controverses, l'une avec ses amis sur la question «le la Grâce, qui était tout le jansénisme, l'autre avec le quietisme naissant, contre lequel Rossuet le poussa à écrire. Mais cette dernière ne fut rien au prix de la précédente , où Nicole, |»ur avoir essayé d'atténuer et de rend ne acceptable la cruelle doctrine janséniste sur !a prédestination, en imaginant la théorie «l'une grâce générale, suffisante en puissance, quoique presque toujours insufflante en réalité, départie à tous les hommes, souleva contre lui
impulsion* diverses, la ligne centrale au delà de laquelle il avouait volontiers ne voir place que pour des opinions libres, sans intérêt essentiel, et, comme il le disait lui-même, des différends spéculatifs. Les caractères «le son talent sont la justesse d'esprit, la réflexion qui creuse un sujet, l'ordre et la méthode qui en élucident les diverses parties, une dialectique ferme et serrée, un style clair et pur, mais qui , ne s'attachant qu'à rendre la pensée et à exposer les preuves, tombe aisément dans la sécheresse et surtout dans la monotonie Se* contemporains du grand siècle l'aimaient et l'estimaient fort, même comme écrivain, non-seulement pour la finesse ou la profondeur de l idee, pour la vigueur on ( ingénieuse habileté du raisonnement, mais aussi pour des mérites «le forme et des bonheurs «l'expression qui ne nous frappent plus guère aujourd'hui. La brillante marquise île Sév igné s'arrache aux grands coups «l'épéc des romans de La Cal-
île nouvelles contestations dans le parti, et eut à j prenède, pour lire et relire Nicole, sur le compte
soutenir, surtout contre Arnauld, le père Que*- ' duquel elle ne tarit pas, dans ses lettres, en éloges
nel, l'abbé du Guet et dom llilnrion , le poids enthousiastes, cl qu'elle met avec Bonrdaloue, u:i
d'une discussion serrée, d'où il ne se tr.i que i esprit delà même trempe, et «le la même famille,
par «les merveilles «le subtilité et d'adres.v. Tou- I au premier rang de ses admirations les plus cha-
tefois, celte «lispute se fit par corr.-spon danc.e.et I leurcuse». l'.lle y revient en cent endroits, et dès
resta manuscrite : ce ne fut «pi'aprèsh mon de | qu'elle en parle elle ne se peut plus contenir. Bo6-
Le V
1023 ÎSICOLE suct, Fléchier, Racine, Boileau et bien d'autres, professaient la plus haute estime pour son falent. Au siècle suivant, Voltaire l'a fort loué dans son catalogue des écrivains du siècle de Louis XIV, où il ne loue pas tout le monde. A notre époque, où Nicole est peu lu et serait généralement peu goûté, il a cependant encore trouvé de déterminés partisans : Joubert a proclamé l'élévation de sa doctrine et de sa pensée, et M. Silvestrede Sacy a écrit, en quelques lignes, son apologie avec une effusion de louanges qu'on pourra tempérer par l'appréciation beaucoup plus réservée, quoique très-favorable sur beaucoup de points, de M. Sainte-Beuve.
Nicole était un homme d 'une grande simplicité de mœurs, naïf, mais d'une naïveté fine et aimable, timide, « naturellement inquiet et empressé, aisé à troubler et à confondre, » comme il a dit lui-même. On connaît de sa timidité des preuves singulières et à peine croyables • il ne passait pas une rivière dans un bateau sans être armé d'une ceinture de sûreté, en cas de naufrage; il n'osait sortir par le vent, de crainte de recevoir une tuile sur la téte ; il prenait toutes sortes de précautions mystérieuses pour cacher les travaux dont il s'occupait, jusqu'à faire fabriquer des trappes par où, au besoin, disparaissait la table sur laquelle il était en train d'écrire. Avec tout cela, vif, actif, aimant la controverse et la discussion polies, parlant volontiers, de façon agréable et divertissante, parfois même un peu satirique, mais facilement démonté par une objection sérieuse, et moins fait, tant à cause de sa timidité que par crainte de déplaire, pour y répondre de vive voix que la plume à la main. C'était une sorte de sage, et, comme l'a dit M. Sainte-Beuve, qu'il faut citer encore, « il représente, dans une parfaite et juste modération de régime, l'homme de lettres chrétien ...
t Eglise catholique touchant rEucfu Pans, lf,64, in -12, sous le nom de j Irmrj C'est ce qu'on nomme ordinaire petite Perpétuité. L'ouvrage eut beau»
succès, et quelques années plus tard N reprit sur une plus large échelle noûr . La Perpétuité de la Foi, etc., cm Iwre du ministre Claude, 1669 'i67> 3 vol. m-4". Quoique ce livre soit sien, nauld, c'est Nicole qui en est le pmi presque, le seul auteur; seulement il nuH qu'il lui donnerait une autorité plus gra Je présentant avec la signature de son i ami, et peut-être aussi avait il obéi à $u en cette circonstance, a sa prudence ml fut revêtu des approhalk
volume
Il serait presque impossible d'énumérer ici tous les écrits de Nicole, qui, d'ailleurs, a été souvent mêlé , pour une part indéterminée, aux productions de tous genres sorties du sein de Port-Royal. De si près qu'on s'attachât à le suivre en sa carrière, on ne saurait se flatter de retrouver la trace de tout ce qu'il a laissé préfaces, brochures, œuvres de circonstance' polémique du moment, etc. Nous renvovons au tome XXIX du père Niceron ceux qui voudront avoir la liste complète de ses ouvrages connus et nous nous bornerons à indiquer les principaux : Epigrammatum delectus ex omnibus tum veteris tum recentioribus, poetis , cum dissertalione de vera pulchriludine ; Paris, 1059, in-12. La dissertation de Nicole, écrite en latin élégant , a été Ira-luite plusieurs rois en français. Le père Vavasseur la réfuta très-vivement et très-solidement dans son traité De Epigrammate, qu'on peut Je soupçonner, sans jugement téméraire, d'avoir composé tout exprès dans ce but; - la Perpétuité de la foi de
vingt -sept évêques et de plus de vingt d»< parmi lesquels on distingue Bossuet. On i qu'il ne fut pas sans une forte influence « conversion de Turenne et de plusieurs <* grands personnages. Cet ouvrage fut ton par l'abbé Renaudot, qui y ajouta deux xoia 1711 et 1713; — Traité de la foi hum 1664, in-4of dirigé contre un système jm par l'archevêque de Paris dans uo <k s* m, déments ; — Nicole a pris part avec Mm Lemaistre de Sacy, etc., à la traduction Ai.V veau Testament, connue sous lemw^ »f < i>eau Testament de Mons, et avec Arnauld, la Déjense contrt la urwA du P. Maimbourg, 1668, in-8u. Cette tr>')oa< devint le point de départ d'un long dfbl Ui l'Église ; — Les Imaginaires et La !'.■«•■ naires; Liège, 1667, 2 vol. petit m-n. h qu'alors Nicole avait suivi les voies d'Anus et avait été pur controversiste ; parcriouuij il commence à se rapprocher de Pascal. On rait qu'il s'est senti pris d émulation en ««. Les Provinciales ; car ce livre est aussi ur cueil de petites lettres. Il y a dix Imagina destinées à prouver que le jansénisme es! fantôme sans réalité, une chimère forg-A ? les ennemis de Port-Royal. Ces dix Imagine sont suivies de huit Visionnaires, qoi«*i: rigées spécialement contre Desmarets do ^ Sorlin, l'ennemi acharné des solitaires, ri* le titre a été emprunté à une comédie de ce itô Desmarets. Mais Nicole est resté bien loin. Jj cet ouvrage, de l'ironie mordante et légère àc U cal, sauf eu quelques passages trop rares ri courts , bientôt gâtés par une prolixité Ypesante; — Préjuges légitimes contrt h calvinistes; Paris, 1671, in-8B; - Lt* P tendus Réformés convaincus de schisme;?1 ris, 1684. Le ministre Claude répondit aupr* mier de ces deux ouvrages, et le ministre Juru au second ; — Essais de morale et Instrvt tions théologiques; Paris, 1671 et année* m vantes, 25 vol. in- 12. Cet ouvrage, qui «■ comme nous l'avons déjà dit, son principal titf de gloire, se compose de petits traités, de J** sées, de méditations, de lettres et d'expl»cat.otf
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germain du précédent, né te 4 septembre lGll, à Chartres, où il est mort, en novembre 1635. Il fut conseiller du roi, puis président de l'élection de Chartres. Il possédait bien les langues grecque, latine et italienne, et avait du talent pour Ja poésie; les élégies amoureuses d'Ovide, les odes d'Horace sur des sujets trop libres et quelques autres ouvrages dans le même goût, sont les morceauv qu'il a soignés le plus. Ses pièces de vers coururent d'abord dans les sociétés parisiennes, en feuilles séparées. Il les réunit sous le titre d' Œuvres du président Nicole (Paris, 1600, 2 vol. in-12), et les dédia au roi; ce recueil fut réimprimé avec des additions à Paris, en 1684, 1693 et 1705. On trouve dans les dernières éditions Proserpine, poème de Claudien ( 1658, in-12 } ; Les Amours d'Ênée et de Didon (1668, in-12); Les Amours d'Adonis de Marini; des élégies de Properce, de Catulle et d'Ovide ; des traits de Juvénal ; des odes d'Horace ; etc. Le défaut de ces traductions est d'être paraphrasées d'une manière fade et languissante. Le président Nicole épousa en secondes noces la sœur du P. Cheminais, célèbre prédicateur. Une de ses filles, Charlotte, était extrêmement pieuse : elle gémissait des poésies licencieuses de son père, et ayant appris qu'un libraire de Chartres voulait les réimprimer, elle s'y opposa par devant l'évôque. P. L.
Moréri, Grand LHcL hist. — Goulet Jiibliotfi. franc., 1 et VI.
if icole ( François ), mathématicien français, né à Paris, le 23 décembre 1683, mort le 8 janvier 1758. Sa famille le destinait à l'état ecclésiastique; mais ses remarquables dispositions pour l'étude des sciences exactes attirèrent l'attention de Montmort, qui le prit auprès de lui. Nicole avait alors moins de seize ans. Bientôt Montmort ne vit plus dans son disciple que le compagnon de ses recherches, et en effet, dès 1706, Nicole présenta à l'Académie des sciences un Essai sur la théorie des roulettes qui lui valut l'année suivante une place d'élève de cette savante compagnie. Il s'empressa de justifier ce choix flatteur on donnant l'ouvrage dont l'essai précédent n'était qu'un abrégé, où il traita des propriétés des roulettes planes et sphériques. En 1717, il commença un Traité du calcul des différences finies , qu'il continua en 1723, 1724 et 1727. En 1729 il fit paraître un Traité des lignes du troisième ordre, et il appliqua à ces courbes des considérations nouvelles , auxquelles Newton n'avait pas songé. Vers cette époque, il fut conduit a calculer des tables destinées à établir la fausseté de ces prétendues quadratures du cercle qui arrivaient alors de toutes parts à l'Académie et dont les auteurs étaient généralement étrangers aux connaissances mathématiques les plus élémentaires. Dans ces tables, Nicole part des périmètres des hexagones inscrit et circonscrit au cercle , et, en doublant successivement le nombre des côtés , il va jus-
NICOLEAU 1 26
qu'aux périmètres des polygones inscrit cl drooov crit de 31)3216 côlés. Pour démontrer l'erreur d'une quadrature, il suffit de calculer la talent qu'elle attribuerait à la circonférence cl de f Aire voir que cette valeur est plus grande que cdk d'un périmètre de polygone circonscrit ou \kpetite que celle d'un périmètre de jwlygone incrit. Aujourd'hui que nous possédons un nombre considérable de chiffres de la valeur approchés du rapport de la circonférence au diamètre, le tables de Nicole sont devenues inutiles. Le Mémoires de l'Académie renferment encore de nombreux travaux de Nicole sur diïerws branches de l'analyse, telles que la théorie de» probabilités, le cas irréductible de l'équation du troisième degré, la trisection de l'angle, etc.
Hl$t. de VAccuL royale des teienm, VU. - miscla, Hist. de la quadrature du cercle.
Nicole (Nicolas), architecte français, né i Besançon, en 1701, mort en 1784. Fils d'artisans il fut d'abord destiné à la profession de serrurier. Étant venu à Paris pour se perfectionner dans son état , il eut le bonheur de rencontrer l'architecte Blondel, qui, reconnaissant eo loi use imagination brillante et une rare aptitude, lui conseilla de suivre la carrière de l'architecture et lo prit sous sa direction. Ses progrès lurent tels, que, revenu dans sa ville natale, Nicole put être chargé de la construction de Ityto du Refuge, dont la façade surtout fut général* ment approuvée. Il eut moins de succès »tcc IVglise Sainle-Anne, qu'il éleva à Soleure; on lai reprocha avec raison d'avoir prodigué dans cet édifice des ornements qui n'étaient pas toujours de très-bon goût. Une église de la Madtlani, qu'il avait commencée à Besançon, n'a point été terminée. kl. B— >•
Annuaire du Douot. — Fùhrer von Solothvrn.
NICOLE (Armelle). Voy. Arhellb.
KicoLEAU (Pierre), littérateur français, néi Saint-Pé (Bigorre), en 1737, mort à Paris, le 25 mars 1810. 11 fit ses études à Toulouse, et remporta plusieurs prix aux Jeux floraux de celte ville, où il professa la rhétorique durant dix-huitannte II dirigea ensuite à Angers l'Institut académique et militaire de la jeune noblesse, puis vint a Paris, où il fonda une école spéciale du roft* genre. Il se retira du professorat en 1784. de la révolution, il fut successivement électeur, conseiller delà commune, officier municipal* président de l'administration centrale du département de la Seine. Incarcéré pendant la reur, il fut rendu à la liberté, après un empn* sonnement de onze mois, et nommé wb^T* caire de l'hôtel de ville de Paris. 11 mourut dan> ces fonctions. On a de lui : Épitre delà r«»' Christine aux souverains ; Angers, 1 770, m « . — deux Discours sur les sujets wivanj»/^ terminer ce qu'il y a de fixe et d arbitra* dans le goût , et La frivolité nuit aux ** très; Angers, 1770, in-8*; - VW*
m j 3N ICO LE AU •
l'homme confondu, stances couronnées par l'A- l cadémie de l'Iramaculée-Conception à Rouen ; 1771, in-8°; — Éléments du calcul mime- \ rique et algébrique; Angers, 1775, in-12.
Amcllhon, Eloge de P. XicoUau, mss. de la bibliothèque de l'hôlcl de ville de Paris. — Quérard, La France litt.
KicuLKT (Jean-Baptiste), directeur de théâtre, né à Paris,vers 1710, rnort dans la même ville, en 1796. 1 ils d'entrepreneur* de théâtres forains, Nicolet, après avoir paru lui-même sur la corde et sur les planches , établit à son compte une baraque dans les foires Saint-Germain et Saint-Laurent. On y représentait des tours de force, des danses de corde et d'animaux savants. La troupe de Nicolet avait succédé à celle de Gaudon, et elle avait acquis une telle réputation qu'on disait , lorsqu'on voulait parler de quelque chose de surprenant : « C'est de plus fort en plus fort, comme chez Nicolet », dicton qui est depuis devenu vulgaire. Cet habile directeur obtint un nouveau et brillant succès ; il fit jouer un acteur qui devint la coqueluche de tous les Parisiens, et surtout des Parisiennes. Cet acteur, fort instruit , était un singe qui exécutait avec beaucoup d'intelligence plusieurs scènes bouffonnes. Un nouvel élément de succès se présenta bientôt, et Nicolet ne le laissa pas échapper. Molé (voir ce nom), brillant acteur, qui venait de débuter avec un grand succès à la Comédie-Française, tomba malade. Tout Pans en fut ému ; Nicolet parvint à faire jouer à son singe le personnage du comédien malade; on lui mit une robe de cliambre, des pantoufles, un bonnet de nuit avec un ruban rose , et ainsi affublé, ce spirituel animal se donnait des airs et faisait des mines qui rappelaient l'acteur à la mode. Le chevalier de Boufflers composa à cette occasion des couplets qoi eurent une grande vogue parmi les amateurs de scandale; en voici deux -.
Quel «it ce gentil animal Qui, dant cet Jours de carnaval, Tourne a Pari» toutes le* têtes, Et pour qui l'on donne d«-s (êtes?
Ce ne peut-Cire que Molel (l) Ou Je singe de Nicolet.
L'animal, un peu libertin, Tombe malade un beau matin ; Voila tout Paris dans la peine :
On crut Tolr la mort de Tnrennc :
Ce n'était pourtant que Holet Ou le singe de Nicolet.
M. de Boufflers, lorsqu'il composa cette chanson, était loin de se douter que celui qu'il comparait au singe de Nicolet serait un jour son confrère à l'Institut. Nicolet, qui permettait tout sur son théâtre, eut quelquefois des démêlés avec l'autorité. Un jour, pendant qu'on faisait encore jouer les marionnettes chez lui , un jeune président au parlement, qui se trouvait au spectacle ,
(i) L'auteur a change l'orthographe du nom, pour la richesse de la rime.