MUYS
des pièces de vers dans le Delicix poetarum Belgicorum, t. M. K.
Gulll. Estlus, Mariyrum Goreomientium hittoria. — Aeta Sanctorvm, 10 Juillet - Pierre Optnerr, 0e martyribus Hollandim — Poppens, Bibtiotk. htlçica.
MUV8 ( iFyer Guillaume ), savant hollandais, né à Steomyk ( Ovcr-Yssel ), le 5 janvier 1682, mort à Kraaek r, le 19 avril 1744. Fils et frère de médecins distingués, il Tut de bonne heure initié aux sciences. Il continua ses éludes à Kempen, à Vollenhove, à Leyde et se fit recevoir docteur en médecine à Ulrecht ( octobre 1701 ). Il exerça son art à Steenwyk, puis à Arnbeim. En mars 1709, il fut appelé à Franeker, où il professa successivement les mathétiques , la méilechi<* ( 4 novembre 1 71 2 ), la chimie (1720) et la botanique (1726) ; cinq fois il fut élu recteur de l'académie de Franeker. Dès le mois de septembre 1709, la Société royale des Sciences de Berlin lui avait ouvert ses portes, et quelque temps après le prince d'Orange l'avait nommé membre de son conseil avec des appointements considérables. On a de Muys : De Usu matheseos in perficiendo ingenio et judicio; Franeker, 1711, in-fol.; — Elcmenta physices,melhodo mafhematica demonstrala, suivis de deux dissertations De causa soliditatis corporum et De causa resistentix fluidorum; Amsterdam, 171 1 , in-3° : l'auteur y suit les principes de Descartes. — De usu theorix, atque rectam illam exeolendi ratione, etc.; Franeker, 1714, in-fol. Mu?* appuya sur l'importance îles mathématiques pour faire un bon médecin ; — De salis ammnniaci prxclaro ad febres intermittentes usu; Franeker, 1716, in-4° : Muys y soutient que le sel ammoniac, est un fébrifuge aussi efficace que le quinquina, dont il n'aurait pas les inconvénients ; — De Mat cria luminis; Franeker, 1721-1722, in-4" ; - Invejligatio/aWicx, qux in partibus musculos componenlibus exstat; etc. ; Levdc, 1745 et 1750, in-12 ; trad. en français. Cet' ouvrage, dont on fait cas, a été trad. en hollandais ; Amsterdam, 1747. L'auteur cherche « les fins que Dieu a eues en créant le monde », et prétend trouver dans la création un mal , qui est contraire à sa perfection, et qui n'est proprement ni physique ni moral ; — W. G. Muys Opmcuta posthuma; Leeuwarden, 1749, in-4°. L— 2-e.
Hermann Veiwsna . Oruitnn /unébr* de tr.-Gull. Muyt, ea tête dn (tpusruUt poêthmma. — Vrleœoei Mhen . Prit., p. 7 54-787.
NrziAxo ou mvziaxi ( Girolamo ), dit Girolamo Bressano ou Brescianino, peintre de l'école romaine, né en 1528, au village d'Acquafredda, dans le territoire de Brescia, mort à Rome, en 1590. Il apprit d'abord le dessin à j Brescia de Girolamo Romani no , perfectionna son coloris à Venise d'après les tableaux du Titien, et acheva de se former à Rome, où il vint se fixer jeune encore. Il se fit d'abord con- 1 naître par des paysages qui lui valurent le surdu Giovanede* pacsi; mais bientôt il pro- !
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duisit un de ses chefs-d'œuvre, h Résurrection de Lazare, qui de Saint-Uuis-des-Français est passée au musée du Louvre. La correction et la hardiesse de dessin dont il fit preuve dans cette composition lui méritèrent la protection de Michel-Ange et par suite une série de travaux importants ; aussi ses peintures dans les palais et les églises de Rome sont-elles presque innombrables. Nous citerons ici parmi les tableaux : au palais Doria, Saint Jérôme ; au palais Alfieri, une Cène; au palais Coloona , deux Saint François ; au palais Borghèse, Saint Jérôme et une Descente de Croix; au palais Mattei, uu Saint François; au Vatican, une autre Résurrection de Lazare, placée autrefois à Sainte- Mai ie-Majeure, au-dessus du tombeau du peinj ire; à l'Ara-Caeli, Saint Mathieu et saint \ Paul; à Saint- Sylvestre, un Saint Albert; à la Madonnade' Monti,une AadvitédeJésus-Chrtst ; à Saint-Urbain, une Annonciation ; à Noire-Dame I des Anges, plusieurs saints anachorètes ecoui tant la parole de saint Jérôme, dans un remarquable paysage, et Jésus- Christ donnant les j clefs à saint Pierre; à Saint-Louis-des-Fran- , çais, un Saint Mcolas ; à la Chiesa Nuova, une j Ascension; à Sainte-Catherine, un Christ mort ;
et dan3 la sacristie de Saint-Pierre, une Flagel- ; lation et Jésus-Christ donnant les clefs à saint Pierre. Parmi tes fresques : une Fuite en Egypte à Santa-Catarina-della-Ruota ; au Vati- ! can, une Descente du Saint-Esprit. A la villa d'Esté, à Tivoli, sur l'autel de la chapelle, une autre fresque, bien conservée, est conuue sous le nom de la Madone du duc de Modène. Dans la cathédrale d'Orvieto, Muziano a peint à fresque quelques prophètes, et à l'huile V Arrestation du Christ, Jésus Christ devant Pilale, Le Couronnement d'épines et Le Christ au Calvaire, compositions faciles et pleines d'expression. Dans la cathédrale de Foligno, il a exécuté à fresque les Miracles de saint Félicien ; enfin, on voit encore de lui à la basilique de Lorette les trois tableaux de la chapelle de la Visitation.
Les ouvrages de Muziano sont assez rares hors des États pontificaux, et Brescia même n'en possède aucun. On ne peut en indiquer qu'un petit nombre dans les musées ; tels qu'un Saint François k Bologne; à Dresde, un autre Saint François, peu authentique; au Louvre, outre la Résurrection de Lazare, une Incrédultté de saint Thomas ; à Reims , un Lavement de pieds ; à Nantes, enfin, un Saint Jérôme, qui parait être une copie faite par Muziano d'après un tableau du Titien aujourd'hui au Louvre.
Dou<* d'une imagination vive et d'une grande habileté de main, Muziano brilla surtout par la correction et la force de son dessin, qui rappelle souvent la science anatomique de Michel-Ange, et il fut regardé comme l'un des plus fermes soutiens du bon goût; malheureusement ses contours sont sou vent secs et durs, et son coloris est
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parfois Apre et tirant sur le rouge, surtout dans ses fresques. Muziano contribua au perfection nemeat de l'art de la mosaïque. Chargé par Gré* f-oire XIII fie donner les cartons delà voûte de la chaule G régorienneà Saint-Pierre, ilexécuta, ditoo, loi-même, quelques tètes , et selon Beglione inventa l'aride travailler la mosaïque à l'huile. A la suite de cette entreprise , il fut nommé surintendant des travaux du Vatican, probablement surtout en ce qui se rapportait à la peinture. Il rendit aux arts un grand service en fondant l'Académie de Saint-Luc, à l'établissement de laquelle il employa une .partie des richesses acquises par son talent 11 termina et publia les dessina de la colonne Trajane, coromeucés par Jules Romain. Il forma plusieurs élèves, dont les pins connus sont Gian-Paolo Torre, Giacomo Stella et surtout Cesare Nebbia. E. B — m.
Vanari, Fite. — Ortandl, Abbeeedarto. — B-igHonl , fU« pittori. — Roui, 3fcmorte dtlle belle arti. — Uiu:, S (or ta pUUtrica. — Tlcont, Dtuonario. — Pis- U><esi. Descrizione di Roma. — SflMrtrtnl , Storia delC (rudeinta di ian-Lmca. — OrlofT, HUtoire de la peU-
MCKio ou mctio (Oirolamo Nuzio,dit), littérateur itatlen, né le 12 mars 1496, à Padooe, mort en 1576, à Pareneta, entre Florence et Sienne. Sa famille était originaire d'Udine; mais son père, Cristoforo Nuzio, était natif de Guistinopoli ou Capo dlstria, ce qui fit prendre à Girolamo le surnom de Justinopolitanus. Pour donnera son nom patronymique un parfum d'antiquité, il y changea une lettre et s'appela Muzio ou Mutins. Il fit ses études à l'université de Pa- , tons la direction de Rafaello Regio, de BatetdeVettor Fausto, maîtres renommés; il y reçut le diplôme de docteur en droit Devenu àdix -neuf ans chef d'une famille nombreuse, il Ait obligé de puiser dans ses talents les moyens de la soutenir et de rechercher la protection que les princes et les grands offraient alors aux lettrés. Après avoir passé quelque temps à la cour de l'empereur Maximîlien 1er, il revint à Capo d'Istria (1519), et se lia d'amitié avec Maicantonk> Amnlio, qui fut cardinal par la suite. Tou*joun» pressé do besoin d'argent, il mena une vie errante, allant d'une cour à l'autre , parcourant La Dalmalie et l'Allemagne, décoré à Rome du titre de chevalier par Léon X, visitant deux fois la France. Il s'arrêta assez longtemps a la cour du duc de Ferrare ; il y connut la fameuse Tullie d'Aragon, qui lui inspira on de ces amours enthousiastes ou « la vertu, dit-il, avait plus de part que la passion ». Puis il s'attacha au nonce PieiwPaolo Vergerio, qui l'amena à Rome (1533) ; en compagnie du marquis de! Vasto, il se rendit en Piémont (1543) et en Allemagne (1545). En 1546 11 devint un des familiers de don Ferrante Gonzaga, et fut chargé par ce prince de plusieurs missions politiques dans les Etats italiens. Vers 1567 Muzio, toujours pauvre, résolut de se consacrer au service de la religion : il quitta le service des ducs dfJrbin, et s'établit à
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Rome, oh Pie V lui accorda une modique pension. A la mort du pape (1572), il perdit jusqu'à cette faible ressource. « Quelle disgrâce est la mienne ! écrivait il au duc de Savoie ; en cinquante-quatre ans de servitude, je n'ai pu acquérir 54 liards ( qualtrini ) de rente bien assise. » Quelques secours du cardinal Ferdinand de Médicis lui permirent d'achever en paix une vie aussi longue que tourmentée ; il mourut près de Florence, dans une maison de campagne qui appartenait à Lodovico Capponi. Cet écrivain, dont la plume était féconde, a laissé des ouvrages dans les genres les plus opposés ; il montra beaucoup de zèle contre les doctrines de Luther, et fut surnommé par ses contemporains le Marteau des hérétiques. Nous citerons de lui : Egloghe, divise in VI libri; Venise, 1550, in-8° ; — Délie Vergeriane IU>. 1 V ; Venise, lr>50, in-8° : dirigés contre Vergerio, qui avait quitté révéché d'Imola pour embrasser le protestantisme; — Le mentite Ochiniane; Venise, 1551 , in-s° : contre le capucin apostat Ochino ; — Arlepoetica; Venise, 1551, in-8°; — Letterc cTHieronimo Mutio; Venise, 1551, in-8°; 2r édit, plus ample; Florence, 1590, in-4°; — Opérette morali ; Venise, 1553, in-8°; — Tre Testimoni fedeli, Basilio, Cipriano e Ireneo; Pesaro, 1555, in-8°; — Il Duello; Venise, I658,.in-8°; trad. en français par Antoine Chappuis ( Lyon, 1582, in-8' ); — La Fauttina délie armi cavalier esche ; Venise, 1560, 1588, in-8° : traité fort rare, dont le duel est encore le sujet; — IlGentiluomo ; Venise, 1504,in-4°; — Difesa délia messa de'santi e del papalo ; Pesaro, 1665, 1568, in -8*; — Istoria sacra; Venise, 1570,2 tom. in«8°; — // coro pontificale, nel qualexi leggono le vite di S. Gregorio papa e di 12 altri santi vescovi ; Venise,
1570, in-4°; — Avvertimenti morali; Venise,
1571, in-4°; — Lettere cattoliche ; Venise, 1571, in-40; — // Cavalier o ; Rome, 1575 , in-4°; — Baltaglie in difesa delV italiana lingua ; Venise, 1582, 1587, in-8°; — Labeata Virgine incoronata ; Milan, 1583 , in-4" ; — Istoria de'fatti di Federigo di Montfeltro , ducad'Urbino; Venise, 1605, in-4»; — des remarques sur les poésies de Pétrarque, dans les Considerationi d'Ailes. Tassoni sopra Petrarca (Modène, 1609, in-8°), et dans l'édition de ce poète donnée en 1711 par Muratori, 1. 111.
Muzio, Lettere. — Apostolo Zeno, Note al Fontanin» et LtUert, t lll. - Ttrabowlii, Storia délia letteratura ItaLy VII, I" port.
mczzsrblli (Alfonso), théologien italien, né le 2 août 1749, à Ferrare, mort le 25 mai 181 3, à Paris. Issu de l'ancienne famille des comtes Muzzarelli, il entra en 1768 chez les Jésuites, qui le chargèrent d'enseigner la philosophie. Lorsque la société fut supprimée, il se retira dans le voisinage de Reggio, et s'y livra entièrement à l'étude de la théologie. De retour à Ferrare, il
ftit pourvu d'un canooicat; puis, du duc de Panne, il prit la direction du collège des Nobles. Appelé à Rome par Pic Vif, il devint théologien de la pénitencerie et l'un des premier* membre* de l'Académie catholique; le pape appréciait à un tel point §e* lumières et ses service* qu'il refusa, en 1804, afin de le garder
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ur l'invitation t Mycérinus doubla le temps'qui lui était laissé en prolongeant le jour pendant toute la nuit an moyen de splendides illuminations , et en n'interrompant se* plai&irs ni jour ni nuit. Il entreprit aussi la construction d'une pyramide qu'il n'acheva pas. Cette pyramide était plus petite que celle de Chéops et de Chéphren , et c'est à
auprès de lui, de le laisser rentrer dans la Corn- tort, selon Hérodote, qu'on l'attribuait à la courpagnie de Jésus, qui venait d'être rétablie à Na- i tisane Rhodopi». Y. pies. En 1809 Mitzzarelli fut expulsé de Rome et conduit à Paris, où il prit un logement chez le* dames de Saint-Michel. Il a joui pendant sa vie d une grande réputation de savoir en ce qui touche les matière* de piété et de controverse ; nés écrits «ont très-nombreux, et plusieurs ont été souvent
Hérodote, M, m-ltt. - Ulodore, I, 6*. - Allrfoee. X, p. M8.
MYDORGE(CJottde), mathématicien français, né en 1585, à Paris, mort en juillet 1647, dans la même ville. Il était fils d'un conseiller au parlement et d'une sceur du président Chrétien de La-
réimprimés et traduits à l'étranger. Nous citerons inoignon. Après avoir été conseiller au Cliâtelet,
de lui : Recherches sur les richesses du clergé ; Ferrare, 1776, in-8° ; — La Vocation de saint Louis de Gonzague, poème; Ferrare, 1789; — Emile détrompé; Sienne, 1783, 4 vol. in-8° : c'est une réfutation de YEmilts de Roussean ; — Du bon usage de la logique en matière de religion; Foligno, 1787, 3 vol. in-8«; 2* édit., 1789, 6 vol.; 3* édil,, 1810, 10 vol. : c'est un recueil composé de trente-sept dissertations, dont la moitié à peu près a été mise en français; — Le Mois de mai; — V Année de Marie; Foligno, 1791, 2 vol. in-12; — J.-J. Rousseau accusateur des nouveaux philosophes; Assise, 1798; — Opuscules inédits, composés pendant la persécution d'Italie; Foligno, 1800, in-8°; — Recueil d'événements singuliers et de documents authentiques sur la vie de. François de Girolamo; Rome, 1806, in-8°; il contribua beaucoup à la béatification de ce jésuite, qui eut lieu en 1807; — Dissertations choisies (en latin); Rome,
il devint trésorier de France en la généralité d'Amiens; mais il se contenta d'en porter le titre, car il avait de grands biens, qui lui permettaient de s'appliquer sans distraction à l'étude des mathématiques. Vers 1625 il connut Descartes, et se lia avec lui de la plus étroite amitié. Dans le but de l'aider dans ses recherches, il fit tailler à Paris d'excellents verres, qui furent au philosophe d'une grande utilité pour étudier les propriétés et la nature de la lumière, de la vision et de la réfraction. Il prit aussi parti pour lui contre Fermât, et fut un desmédialeursdelapaixqui se fit entre ces deux savants, en 1638. Deuxaus plus tard, il refusa de suivre en Angleterre lord Cavendish, malgré les propositions brillantes que lui avait adressées ce seigneur de la part du roi Charles 1er. On a de Mydorgc : Examen du livre des Récréations mathématiques (du P.
chon ) ; Paris, 1630, 1643, in-8°; la tion contient des notes de dom Henrion; — Prodromi catoptricorum et dioptricorumt sive
1807, in-8°; — VEnJant Jésus, poëme; Rome, ! conicorum lib. IV priores, inséré* à la
1808, in-12, trad. envers italiens du latin de Ceva ; — De l'Autorité du pontife romain dans les conciles généraux; Gand, 1815, 2 vol. in-8°. p.
E. de Tlpaldo, Biografia drçli Italiani illustri, |. MYCÉRINUS OU MKCHftRIXl'S ( MvxCf.tvoç,
Mey.epïvoc ), roi d'Egypte, (ils de Chéops. La date d,e son règne est tout à fait incertaine. Suivant Hérodote et Diodore, il succéda à son oncle Chéphren- Sa conduite forma on contraste frappant avec celle de son père et de son onde : elle fut aussi douce et aussi juste que la leur avait été cruelle et tyrannique. Sa vie telle qu'Hérodote la raconte, sans en garantir le* détails, est une légende. On y chercherait vainement un fait historique. Mycérinus, averti par l'oracle de la ville de Bouto qu'il n'avait plus que six ans à vivre, s'informa pourquoi les dieux lui accordaient une vie beaucoup plus courte que celle de ses cruels prédécesseurs. Les dieux lui répondirent que la douceur même de son gouvernement en était cause, parce qu'il n'avait pas accompli la sentence divine portée contre l'Egypte. Après avoir reçu cette seconde réponse,
d'un recueil du P. Mersenne : Vniversx geometrix mixtxque tnothematicx synopsis ( Paris, 1639, in-fol. ). Mydorge succéda a Yiète, selon Uaillet, dans la réputation d'être le premier mathématicien de son temps. Il dépensa près de cent mille écus de son bien à la fabrication des verres de lunettes et de miroirs ardents, et de divers autres instruments de roalltéinati<|iies. P. L.
Baille!. V\e de Dftcartti, I , H, 87, U»-1W; II, M. 7»,
mtr ( Isaac vv» oer), latiniste hollandais, né à Delft, en 1603, mort dans la même ville, le 7 juin 1656. Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1623. Il professa quelque temps les humanités, puis durant vingt cinq années occupa la chaire avec succès. Il a laissé outre un to* lumineux recueil de Sermons; — JdylUum de Morte et Apolheosi elegantissimi poetJt Casparis Km se ho tt ; Leyde, 1650, m- 16; Delft, 1551, in- 18 ; — Musa parxneticx , etc. ; Rotterdam, 1648, in-4", édition corrigée; Delft, 1651, in- 18 : ce sont douze élégies sur des sujets de morale. ■ Les poésies du P. van Myc, dit
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Paquot, sont coulantes et d'une latinité élégante et châtiée; mais l'imitation des anciens y a quelquefois un air servile. » L — i — t..
Sotwell, Scriptore* Societatit Jetu, p. «M. — Paquot, Mém. pour tenir à Chist. litt. des Paft-Ba$tU\\, p. 80*.
ht L JSCS. Voy. Milieu, mtlb (Abraham vas oer), philologue hollandais, né le 13 mai 1558, à Saint- Herenberg, mort le 27 mars 1637. Il fut ministre du saint Évangile à Dordrecbt. On a de lui : De Antiquitate lingux belgicx deque communitate *ejusdem cum latina, grxca, persica et pierisque aliis; Leyde, 1611 , in-4°; ce livre, un des premiers essais de philologie comparée, contient plusieurs idées ingénieuses (voy. Ypey, Histoire de la langue hollandaise) ; — De Migratione populorum et de origine animalium ; Genève, 1667 et 1705, in- 12. O.
Foppens, Bibt. Belgica.
mile ( Arnold), savant imprimeur hollandais, né en 1540, à Vryemoersheim, dans le comté de Meurs, mort en 1604. Fils d'un gentilhomme, H entra comme ouvrier typographe dans l'imprimerie des Birkman à Anvers ; il les suivit à Cologne lorsqu'ils allèrent s'y établir. Vers 1576, il fonda lui-même une imprimerie dans cette, dernière ville. On a de lui : Principum et regum Polonorum effigies cum commentario ; Cologne, 1594, in-fol. ; — locorvm geographicorum nomina antiqua et recentia, dans le Theatrum geographicum d'Ortelius. 11 a laissé en manuscrit une Histoire des troubles arrivés de son temps dans les Pays-Bas. O.
Paqaot, M4m ., t. IX.
MTLCB (Nicolas), pobliciste allemand, né en 1610, à Urach, mort >en 1677. Après avoir étudié la jurisprudence dans diverses universités de l'Allemagne, de la France et de l'Italie, A fut chargé par le duc de Wurtemberg de plusieurs missions importantes, fut nommé en 1659 conseiller intime et devint enfin directeur do conseil ecclésiastique. On a de lui : Nomologta ordinum Imperii; TuWngtie, 1663, in-40; — Archologia ordinum Imperii; ibid., 1663 et 1 683, ra-4u ; — De Jure asylorum tam ecclesiasticorum quam sxcularium; Stuttgard, 1663, in-4° -, — Etologia ordinum Imperii ; ibid., 1664, in-4°; Tubingue, 1706, in-4°; — Gamologia personarum Imperii illustrium ; Stuttgard, 1664, in-4»; — Hyparchologia ordinum Imperii; Stuttgard, 1678 et 1710, in-4° ; — Strafoloçia germanici Imperii statuum;
Ulm, 1710, în-4°. O.
IzbcnibetcUrtibungen berûhmter fr'irtemberyer (Slutt- Rird, tm, p. 1*7 )• — WiUe, Diarium. - Rotermund, Supplément à Jocber.
M Y Lies (Jean- Christophe ) , bibliographe et biographe allemand, né à Buttstaedt, dans la principauté de Weimar, le 29 juillet 1710, mort en 1757. Fils de Jean- Antoine Mylius, surintendant à Buttstaedt et auteur de poésies latines estimées, il se fit recevoir en 1734 maître in arts à léna; nommé en 1738 conservateur de la
bibliothèque de l'université de cette ville, il devint en 1740 professeur adjoint de la faculté de philosophie. On a de loi : De veris et fictts binominibus in Scriptura ; léna, 1738; — De quibusdam vitiis sermonis Scripturx inique impactis ; léna, 1738 ; — Bibliotheca ano' nymorum et pseudonymorum; Hambourg, 1740, 2 parties, in-8* : ce livre, qui contient des détails sur près de deux mille huit cents ouvrages anonymes et sur quatre cent cinquante pseudonymes, a paru aussi, en cette même année, dans une édition in-fol., pour qu'il pût être joint plus facilement au traité de Placcius (voy. ce nom), dont il est le complément ; en tête se trouve le Schediasma de Heumann sur cette matière ; — De sancla quorumdam in abolendis vet mut i tandis autoribus classicis elegantioribus latinis simplicitate ; léna, 1741, in-40; — Das im Jahre 1743 bluhende lena (Les Hommes distingués qui vivaient à léna en 1743); lena, 1743, in-8°; deux volumes supplémentaires paruréhi en 1744 et en 1749; — Memorabilia bibliothecœ academicx lenensis; léna, 1746, in-8°; resté inachevé ; — Historia Myliana, velde variis Myliorum familiis nec non de Claris Myliis ; léna, 1751-1752, 2 parties in- 4° ; biographies des personnes du nom de Mylius, Miller, Môllerou Muller. Mylios a donné deux éditions corrigées et augmentées de la Clavis lingux sanctx de Stock; il a publié aussi beaucoup de poésies latines, et a inséré plusieurs articles dans les Aeta eruditorum de Leipzig. O.
M y II tu. HUt. Myliana, part. I, p.MOt. — Mttutl,\Lex.
myllus (MvXXoç), poète comique athénien , vivait dans le cinquième siècle avant J.-C. Il était contemporain d'Êpicharme, et contribua a^ec Exètes et Euxénide a introduire la comédie à Athènes en même temps qu'Épicharme l'établissait en Sicile. On ne sait rien de sa vie, et ses ouvrages sont perdus. Il parait que dans une de ses pièces les plus populaires il représentait un sourd qui, malgré son infirmité, entendait tout. De la vint le proverbe Mylius entend tout (MJMio; icdvr'àxoûu)- Suivant Eustathe, Mylius était acteur-poète dramatique , et il conservait l'ancienne coutume de barbouiller d'eau rouge la figure de ses acteurs. Y.
Soldas, aaniot EfftyapuAC. — Hetyehlus, Les., vol. Il, p. 6St. — Ea»t»tt>C, MA II., p. M6. 53; Ad Od., p. 188S. SI. — Melneke, HUt. erit. Corn, (irmem, p. M.
mynsicbt ( Adrien comte oe ), médecin-chimiste allemand, vivait dans la première partie du dix-septième siècle. Il fut attaché i la cour du duc de Mecklembourg et de plusieurs autres princes, et revêtu de la dignité de comte-palatin. C'est à lui qu'on doit la connaissance du sulfate dépotasse et de l'émétique. Il a laissé un traité de pharmacie qui a joui longtemps d'une grande vogue et dans lequel on trouve de fort bonnes choses; en voici le titre : Thésaurus et armamentarium medico - chymicum selectissimum ;
«1 MY3SIGHT pkarmaeorum conficiendorum ratio propria laborum experlentia conftrmata (Hambourg, 1631, in-4"). Cet ouvrage a été réimprimé une vingtaine de fois jusqu'au dernier siècle. K. Maugel, BiMioth. Script or. medtcorvm.
my.vsixger (Joachim oc Frgndeck), jurisconsulte et poète latin allemand, né à Stuttgart, le t3 août 1517, mort à Alsleben, le 5 mai 1588. Fils du chancelier du duc de Wurtemberg, il étudia les belles-lettres et la jurisprudence à Dole , à Tubingue, à Padoue et à Fribourg, où il fut appelé, à Tàgc de dix-neuf ans, à occuper la chaire laissée vacante par la mort de Zasius. Eo 1548 il fut nommé assesseur a la chambre impériale, et en 1556 chancelier du duc de Brunswick. H résigna son emploi en 1573, et alla vivre en simple particulier à Helmstanlt ; il décida plus tard le duc de Brunswick à fonder dans cette ville une université. On a de lui : Austrias; Baie, 1540, in-4° : poème héroïque;
— Formata; Baie, 1540, te-4° : comprenant des Elegix, ExhortaHoacrbellum contra Turcas, Xecharides, poème en l'honneur du comte palatin Philippe, etc. ; — Scholia de actionibus; Lyon, 1544 et 1548; — Corpus scholiorum ad institutions* Justinianeas pertinentium ; Baie, 1559, 1566» 1572 et 1584, in-fol. ; Helmstaedt, 1588, in-fol.; Lyon. 1623 et 1658, in-4-; Cologne, 1688, in-4'; réimprimé encore plus de quinze fois; — Singularium observationum judicii impérial ts camerx centuri.r IV; Baie, 1563, 1566, 1576, in-fol.; Hchnsludt,1584, in-4°; édition suivie encore de beaucoup d'autres ; — Responsorwn juris décades Vf; Bâle, 1573, 1576 et 1580, în-fol.;
— Commentarli in tilulum Decretalhtm de fide instrumentorum ; Helmstaedt, 1582, înfol. ; Francfort, 1601, in-8*; — Commentarii in titutum Decretalium de probationibus et de testibus; Helmstaedt, 1582 et 1600, in-fol.; Francfort, 1602. Mynsinger a encore publié une édition des Œuvres complètes de son maître Ulric Zastus. O.
Adaml Fit» j uritc ontnJtorum. - Jualer. Beitrdoe x«r Jvristixhen Bloçraphie. - Potter, Ltteratur des <irulsc+en StaatsmkU.
MTXSTER ( Jacques - Pierre ) , théologien danois, né a Copenhague, en 1775, mort dan» la même ville, le 31 janvier 1854. H fut d'abord le précepteor de A.-W. MoHke, qui devint pins tard ministre d*État. En 1801 il fut nommé pasteur à Spjellerup dans le Seeland, en 1811 second pasteur à Copenhague, en 1818 chape- ' lain du roi et membre du conseil des études, enfin en 1834 archevêque de Seeland et primat de Danemark. H a été député de la ville de Copenhague à toutes les assemblées législatives qui se sont succédé depuis 1835 dans le Danemark. A l'occasion des mouvements religieux excités par les baptistes depuis 1840, Mynsler se prononça pour l'exécution rigide de h loi. Ses écrits théologiques sont estimés, même en AUe-
magne, et plusieurs ont été traduits du danois en allemand. Ils traitent principalement de dogmatique, de théologie pratique et de matières relatives à l'exégèse du Nouveau Testament. Nous indiquerons particulièrement sa dissertation sur l'auteur de l'Epltre aux Hébreux (1808); celle sur l'emploi que Justin martyr a fait des Évangiles (1809); ses trois écrits sur la notion de la foi (1820), sur l'idée de la dogmatique chrétienne (1832), et sur la dogmatique ellemême ( 1 833 ), celui-ci traduit en allemand par Schorn (1835, 2 vol. in-8°) ; enfin, ses recueils de sermons, et principalement ses discours d'ordination , très-estitnés et traduits en allemand par Kelker ea 1843. M. K.
Conv.-Ux.
M Y nie ps us (Nicolas), médecin grec, vivait an treizième siècle; il se rendit d'Alexandrie à Rome, où il parait avoir été en haute estime; toutefois, Georges Acropolile le signale comme ayant peu de vues philosophiques, et ce jugement ne saurait être contesté; car Myrcpsus a mis beaucoup d'absurdités dans ses écrits. C'est dans les auteurs arabes qu'il avait puisé son savoir, et il les copiait sans critique. 11 composa un traité sur les Médicaments quil faut employer contre toutes les maladies. Ce travail, divisé en quarante-huit sections, et contenant deux mille six cent cinquante-six formules diverses, n'ofTre aujourd'hui aucune utilité; il fut traduit en latin par Léonard Fuchs, qui le publia à Râle en 1549, in-folio, avec des notes que le frontispice du livre qualifie de luculentissinue. Cette version fut réimprimée a Lyon en 1549, à Francfort en 1625, à Nuremberg en 1658; Henri Lstieone l'inséra dans sa Coltectio medieomm, t. II, p. 353. Une autre traduction, peu exacte et peu complète, faite par Nicolas de Reggio (en Calabre, A't'colatts R/fginus), médecin de Saleroe, au commencement du quatorzième siècle, avait été imprimée à Ingolstadt, en 1541, sons le titre de lVicolai Alexandrini Liber de compositions medicamentorum; quelques écrivains ont cru à tort qu'il s'agissait de deux auteurs différents. Parfois aussi l'ouvrage de Nicolas Myrepsus a été confondu avec Y Antidotarium de Nicolas Praepotitns; mais toutes ces erreurs ont aujourd'hui si peu d'importance que nom ne chercherons pas à les relever. Le texte grec de Myrepsus est reMé inédit. G. B.
Pabrtchn. BMiothrra nrieem, L X, p. «M; t. XII, p. t et S*6. - SprrnjrH , CeiehUhte aer Àrxmtkund4, L 11, p. 3». - Frelod, Htttorg ojthe phytifk, 1 1, p. M*. - K«tnrr, Mtdkinnchrt Cetekrtcn-bexikon, p. 577. - F. Hoefrr, Hitt. de la Chimie. 1. 1.
H.VRO. Foy. Moebo.
myron (MOpur*), un des plus célèbres statuaires grecs, né à Éleuthères, vivait dans le cinquième siècle avant J.-C. Quoique sa ville natale fût située en Béotie, Pausanias l'appelle Athénien , parce que les habitants d'Elcuthère* avaient reçu le droit de cité à Athènes. Il fut le disciple d'Agéladas et le condisciple de Polyclète.
Il éUit plus jeune que Phidias. Pline dît qu'il florissait dans la 87e olympiade (431 avant J.-C. ), ver» le commencement de la guerre du l'éioponèse. Cette, date, qui parait parfaitement établie, a cependant soulevé des objections. Winekelvnann a remarqué qu'il est question de Myron (suivant Pline) dans des vers d'Érinne de Lesbos, qui vivait dans h 60* olympiade, et dans deux epigrammes d'Anar.réon,contcmporain, un peu plus jeune, d'Érinne. Si ces témoignages étaient authentiques, ils nous forceraient de reporter Myron au commencement du sixième siècle avant J.-C. et de le placer au nombre des plus anciens statuaires grecs ; mais ils ne .soutiennent pas l'examen. Le passage allégué de Pline : * Érinne dit dans ses vers qu'il lit le monument d'une cigale et d'une sauterelle ■> contient une grossière erreur de Pline/pu a pris le nom de la poétesse Myro pour celui dn sculpteur Myron. Quant aux deux épigrammes d'Anacréon, elles sont généralement reconnues pour supposées. Nous admettons donc que Myron était encore jeune à l'époque de la mort de Phidias et qu'il atteignit le plus haut point de sa réputation au commencement de la guerre du Peloponèse.
Voici, d'après Pline, une courte esquisse de la carrière artistique de Myron. Il dut sa première réputation à une Vache de bronze très-célébréc par les poêles , ce qui prouve , dit l'auleur, que les hommes doivent souvent plus au talent des antres qu'a leur propre talent. Il fit aussi un Chien; un Lanceur de disque; Persée tuant Méduse; et des (pristas) monstres marins; suivant l'interprétation de Bœtliger, un Satyre admirant une flûte; Minerve; des pentathlèles de Delphes ; des pancralistes; un Hercule qui était dans le temple de Pompée dans le grand cirque; une statue d'Apollon que Marc- Antoine apporta d'Éphèse et qu'Auguste, averti par un songe, restitua aux Éphésiens. Il semble que le trait caractéristique de Myron était son talent pour exprimer une grande variété de formes. Non content de rendre la forme humaine dans les attitudes les plus variées et les plus difficiles, il appliqua son art à reproduire divers animaux. Il semble qu'aucun statuaire grec ne l'avait fait avant lui. Rendre les (ormes de la nature dans leur vérité et leur multiplicité, tel fut foo but ; et c'est là sans doute ce que Pline a voulu dire par ces mots : Primus hic multipllensse verilatem videtur, numerosior quant Polycletus. Myron, malgré son attachement à la réalité, donnait peu d'attention aux détails et conservait pour la chevelure les formes conventionnelles des anciens artistes. Presque toutes ses a-uvres étaient en bronze. Il préférait le bronze détien, tandis que Polyclète préférait le brooie d'Égine. Ses ouvrages les plus célèbres étaient une Vache et un Lanceur de disque ou Discobole; le premier a été l'objet d'un si grand d'éloges qu'il serait impossible de les
expliquer si on ne tenait pas compte du charme de la nouveauté. V Anthologie grecque ne contient pas moins de trente-six épigrammes à ce sujet. Elles se résument pour ainsi dire toutes dans l'épigramme suivante d'Ausone :
Bu<*tola «uni, cclo jjrcrttnrts facta Mvrnni* Krrra ; nec f»clain me polo , *r«l kciiIIjbi.
Sic ine taurua lait. Sic proitma bucub mugit.* Sic vitului sttleo» ubera noitra petit.
MrrarH, quoil frllo greern? GrrgH ip«e mafffetrr la ter paaceatea me numerate MleL
(Je suis vache, faite d'airain par le burin de mon père Myron; je ne me crois pas fabriquée, main engendrée. Ainsi le taureau me poursuit-, la vache voisine mugit ; le veau altéré cherche nos mamelles. Tétonnes-tu que je trompe le troupeau? Le berger même a l'habitude de me compter dans son troupeau paissant. )
Cette Vache se trouvait sur une base de marbre an centre de la plus grande plane d'Athènes, oit elle était encore do temps de Cieéron ; elle n'y était plus lors du voyage de Pausanias ; elle avait été transportée à Rome, où du temps de Procope on la voyait dans le temple de la Paix.
Un autre ouvrage de Myron, d'un ordre plus élevé et d'un plus grand mérite, était le Discobole, dont plusieurs statues antiques en marbre passent pour être des copies. On cite entre autres la statue de la Townley G aller y du British Muséum , trouvée dans les fondations de la villa d'Adrien à Tibur, en 1791 ; la statue de la villa Mastimi, trouvée sur le mont Esquilin.en 1782; une troisième, trouvée dans la villa d'Hadrisn, en 1793, est au musée du Vatican; une quatrième, restaurée , comme un gladiateur, est au musée du Capttole. A ces copies on peut ajouter, quoique avec moins de probabilité, un torse restauré comme un des (ils de Niobé, dans la galerie de Florence, le torse d'un Bndymion de la même galerie, une figure restaurée comme un Dtomede, et un bronze de la galerie de Munich. Qaintilien et Lucien parlent de la statue originale. Le premier s'étend sur la nouveauté et la difficulté de l'attitude que le statuaire a donnée à son oeuvre. Le second est plus explicite. Quoique sa description ne soit pas parfaitement claire, elle prouve qne le Ditcobole était représenté lançant son disque. Des diverses copies du efcef-d'reuvre de Myron, la plus parfaite est celle du musée Massiml. Outre les ouvrages précédents, on cit* de Myron des statues colossales de Jupiter, Junon et Hercule à Samos, toutes trois sur une même base; Marc Antoine les enleva, mais Auguste les rendit à Samos, excepté celle de Jupiter, qu'il plaça dans le Capitule; un Bacchus star l'ttélicon; un Hercule que Verrés enleva à Hesus le Mamertin ; on Apollon en bronze arec le nom de l'artiste gravé sur la cuisse de la statue en petites lettres d'argent, dédié dans le tempte rl'Esmlape à Agrigente par Sri pion et enlevé par Verres; une statue d'Hécate en bois à Égine; d'athlète, et enfin une
Femme ivre, ouvrage très-remarquable (impritnis inclgta, dit Pline), et qui prouve que même à l'époque où l'art grec idéalisait la nature Myron ne recula pas devant la plus basse réalité.
Myron était aussi graveur sur métaux, et Martial mentionne de lui une coupe. On ne sait rien de la vie de ce statuaire, sinon qu'il mourut dans une grande pauvreté, si l'on en croit Pétrone. Il laissa un fils, Lycius, qui fut un artiste distingué. Toutes les épigrammes de V Anthologie relatives à Myron ont été recueillies par Sontag dans les Unterhattungen Jiir Freunde der Atten Literatur, p. 100-119. L. J.
Pline, I/ittor. n«f-, XXXIV, S, 19; XXXVI, I, *. — Pansants*, VI, 13; IX, ao. — Qutntillen, II, 13. — Lucien, Phil. pseud., 13. — l'ctrone, Satgr., M. — Jim lus, Catala'jvs art{ficum — Sllllg. Cutalogut artijlcum. — Wlnclclmann. Iferke, vol. VI. — Bottlger, Aliocmclne C'ebersichten und Ctsehiehte der Ptastik bei den Crieehen, dans ses Jndeutungen zu t'ortrâgen ûber die Archéologie. — Uœthe, Propftaen. — O. Moller, liandbuch d. Archéologie der Kunst, et Denkmâter d. alun Kunst. vol. I. pl. XXXII. fol. 189. - Baoj, Works, vol. I. - S périment oj ancient sculpture, pvbllshed bv the Society of mlettanti. - The Totcnte* CalUrt. - Smith, Mtiionarg of greek and roman bioaraphjf.
myron de Priène, historien grec, vivait dans le troisième siècle avant J.-C. II composa une histoire de la première guerre de Messenie depuis la prise d'Amphéia jusqu'à la mort d'Aristodème. Suivant Pausanias, qui lui a fait de fréquents emprunts, on doit mettre peu de confiance dans ses récits. Diodore et Myron placent Aristomène dans la première guerre de Messénie. M ùller prétend que cette assertion est contraire à la tradition, et quoique M. Grote ne soit pas de cette opinion, on ne peut douter que Myron n'ait beaucoup altéré les anciennes traditions. Y.
Pausanias, IV, 3, etc. - Athénée, VI, p. ri ; XIV, p. 337. — Votslos , #)» Htstorteis çrtteis, p. »7«, édlt. Wesiermann. — O. Millier, Dor., I, 7. — Grote, tiisiory of Creeec, roi. II. p. SU. — C MDIIer, Fragmenta htstoricorvm grsteorum, vol. IV. p. 160.
myron ( Costi ou Constantin ), chroniqueur moldave, d'une famille originaire de Serbie, bien que fixée anciennement en Moldavie, exerça les fonctions de grand logothète sous le règne de Constantin Ier Cantimir ( 1684- 1695 ). L'ouvrage qui nous est parvenu sous son uom n'est point tout entier de lui. En eflet Myron mourut sans avoir pu mettre la dernière main aux deux traités qu'il avait composés; et qui renfermaient, le premier : l'histoire de la conquête et de la domination romaines en Dacie ; le second : l'histoire moderne de la Moldavie depuis l'a vénement d'Aaron (1591), époque à laquelle s'arrêtait la chronique d'Ourck, jusqu'à la fin du dix-septième siècle. Son fils , Nicolas , qui lui avait succédé dans sa charge de chancelier, réunit les «leux ouvrages de son père en un seul; en y ajoutant la chronique d'Ourck, qui comble l'intervalle entre les deux, de manière à former une histoirecomplètede la Moldavie, en trois parties, comprenant: les Recherches sur l'origine et la durée des établissements des Romains en
MYRS1LUS
Moldavie (101*273), d'après le traité de Myron le père; — Y Histoire de la Moldavie depuis l'invasion des barbaresjusqu'au règne d'Aaron Voda (273-1591), extraite en grande partie de l'ouvrage d'Ourck ; — Y Histoire moderne de la Moldavie depuis l'avènement d'Aaron jusque vers la fin du dix-septième siècle, tirée du second ouvrage de Myron et continuée jusqu'à l'an 1729 par Nicolas Myron le fils.
L'ouvrage parut cette même année 1729, c'està-dire que l'auteur en laissa prendre plusieurs copies manuscrites. Il fut immédiatement, sur l'ordre du prince régnant, Grégoire Ghika, traduit en grec moderne, par Alexandre Ami ras, de Smyrne. En 1741 un autre Smyrniote, Nicolas Genier, qui fut plus tard employé dans la bibliothèque du Roi a Paris , le traduisit du grec en français. Cette traduction, qui, mal heureusement, n'a pas été imprimée, se trouve en manuscrit à la Bibliothèque impériale ( nc 7512 ), sous ce titre : Le Gouvernement des princes de la Moldavie de Myron Costi, grand logothète de Moldavie, trad. en français par Nicolas Genier, de Smyrne ; Angora, 1741. A. Ubicim.
CogaloUxano, Chroniques Moldaves. — Base, Notices des manuscrit $. t. XI.
MYRON. Voy. MlRON.
myronide ( Mupavtti); ), général athénien, vivait dans la première moitié du cinquième siècle avant J.-C. En 457 les Corinthiens envahirent Mégare, dans le dessein de délivrer, par cette diversion, l'Ile d'Égine attaquée par les Athé, niens. L'expédition n'atteignit pas son but Les Athéniens, bien qu'ils eussent déjà une partie de leurs forces occupée en Égypte, ne rappelèrent pas un seul homme d'Égine; mais les vieillards et les jeunes gens restés dans la ville se mirent en campagne sous la conduite de Myronide et rencontrèrent les Corinthiens sur le territoire de Mégare. Après une bataille peu décisive, les Corinthiens se retirèrent et les Athéniens élevèrent un trophée. Les Corinthiens revinrent alors sur leurs pas, et voulurent à leur tour élever un trophée; mais les Athéniens, sortant d'Egine, les mirent en déroute, leur coupèrent la retraite et les détruisirent presque jusqu'au dernier homme. L'année suivante (456) Myronide envahit la Béotie, et remporta la victoire d'Œnophyta, qui le rendit maître de la Phocide et de toute la Béotie, à l'exception de Thèbes. Après cette victoire il marcha contre les Locriens Opuntiens, dont il exigea cent otages ; de là, au rapport de Diodore, il pénétra dans la Thcssalie pour punir les Thessaliens d'avoir passé du coté des Lacédémoniens à la bataille de Tanagra ; mais il échoua devant la ville de Pharsale, et revint à Athènes. A partir de cette époque, son nom ne parait plus dans l'histoire. Y.
Thucydide, I, 103. 10C, 103; IV, 93. — Aristophane, £flOtrufa, SOI ; Eccles., 303. — Artstote, Polit., V. S. — Lyslas, EpU. - Diodore de Sicile, XI. 79 83. - Platon* tner. - Thlrtwall, Uistoru of Creece. vol. III, p. 30.
myrsilcs, historien grec, né à Méth>moe
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Han« l'Ile de Lesbos, vivait probablement dans le troisième siècle avant J.-C. Le premier qui le cite est Antigone de Caryste, écrivain du temps de Ptolémée Évergètc. Denis d'Halicarnasse lui a emprunté presque littéralement tout ce qu'il dit des Pélasges. MyTsilus prétend que les Tyrrhéniens furent appelés Cigognes ( neXopyot ), parce qu'ils errèrent longtemps après avoir quitté leur terre natale. Athénée, Strabon et Pline lui attribuent un ouvrage, intitulé Paradoxes historiques ( *I<rroptxâ naodÔoÊot ). Y.
VttMtaa, De Historien latinis, p. tn, édlt. de W este rm a on. - c. MOIler, Fragmenta kistorleorum grœcorvm, L IV, p. *M.
.myetis (Mvpri;), poétesse lyrique grecque, née à Anthédon, vivait dans le sixième siècle avant J.-C. On rapporte qu'elle enseigna la poésie à Pîndare et qu'elle lui disputa ensuite le prix. Il est fait allusion à cette lutte poétique dans on fragment de Corinne. Plusieurs villes lui élevèrent des statues, el les anciens la placèrent au nombre des neuf Muses lyriques. Y.
Suidas, aux mots Iltvo'a&o; et Kôptvva. — Anlhologia Palat., IX. M. — Tatlenj Orat. ad Greeeos. M. — MfertcJua, Biàliotheca ijrscci, vol II, p. 133. — Bode, uesen. der Htlten. Dichtkumt, vol. Il, part. », p. Ut.
mtsliweczek (Joseph), compositeur bohème, né le 9 mars 1737, près de Prague, mort le 4 février 1781, à Rome. Après avoir fait des études littéraires, il exerça la profession de son père, qui était meunier; il apprit ensuite la musique sous la direction d'Habermann et de Segert, et publia en 1700 six symphonies, qui obtinrent du succès. Son gout pour la musique de théâtre le porta à se rendre en Italie (1763;. 11 écrivit à Parme son premier opéra , Bellero- Jonte (1784) ; il acquit dès lors quelque réputation, fut appelé dans les principales villes, et vit presque tous ses ouvrages accueillis avec faveur. Mozart le rencontra en 1770 à Bologne, dans un »-tat de profonde misère, où l'avaient plongé les faibles ressources qu'il tirait de ses talents. Un jeune Anglais, nommé Barry, qu'il accepta pour élève, fournit plus tard à ses besoins. On a de cet artiste une trentaine d'opéras, dont les meilleurs sont Bellero/onte , firmiaa , Olimpiade, Nitetti et Adriano in Stria, plusieurs oratorios et quelques morceaux de musique instrumentale. Mysliweczek est connu des italiens tons le nom d'il Boemo. p.
Fett», Biographie universelle des Musiciens.
mytess (Arnolt), peintre belge, né à Bruxelles, en 1541, mort à Rome, en 1602. Il étudia d'après la nature, et n'étant pas assez riche pour payer des modèles, il poussa l'amour de son art jusqu'à décrocher des pendus, dont il reproduisait les formes après les avoir moulées. Il quitta fort jeune son pays pour l'Italie, où il gagna sa vie à peindre des madones en petit et sur cuivre. Jan Speckaert , son ami et son compagnon d'étude à Rome, lui procura la connaissance d'un de leurs compatriotes, Antony de Santvoort, riche amateur, qui employa avanta-
SOtY. BIOCR. CÉNER. — T. XXXVII.