‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 37 sur 206 · EON · texte numérisé non relu

EON

I Le Conciliateur, de Turgot; Paris, 1788, in-12; — Éléments de morale universelle, du baron d'Holbach; Paris, 1790, m-12; — Œuvres de Diderot; Paris, 1798, 15 vol. in-8°. Trois ans plus tard , Naigeon prenait part , avec Fayolle et Bancarcl, à une édition de J.-J. Rousseau. 11 donna aussi les Œuvres de Montaigne, avec une Introduction; Paris, 1802. C. M.vllet.

Dictionnaire des sciences philosophiques, t- IV.

Mémoires pour wrvlri i' Histoire de la phitntophie au dix-hultiime siècle, par Ph. Onmlron, tome II. huitième Mémoire. — Revue de l'Instruction publique, n» du » juillet 1837.

xaigeox (Jean), peintre français, parent du précédent, né à Beaune, en 1757, mort à Paris, en juin 1832. Après avoir suivi l'académie de Dijon, où il obtint quelques médailles, il vint à Paris, et entra dans l'atelier de David. Il ne se fit connaître qu'en 1791, année où il mit à l'exposition du Louvre deux grands tableaux qui furent remarqués, Pyrrhus enfant présenté à la cour de Clodius, et Énée partant pour Troie. En 1 79a I il fut nommé membre de la commission chargée d'inventorier les objets d'art et de science recueillis dans les académies et les établissements religieux supprimés. Il y fut spécialement chargé, avec Bonvoisin et Peyron, de tout ce qui concernait les arts du dessin, et son dévouement contribua à sauver de la destruction des œuvres et des monuments précieux, entre autres l'église de Saint- Denis et une partie de ses richesses, les châteaux de Praslin et d'Ecouen, qui renfermaient des ouvrages de Lebrun, de Jean Goujon et les beaux vitraux d'après Raphaël représentant Y Histoire de Psyché. Les objets recueillis ayant été déposés à l'hôtel de Nesle, Naigeon en fut nommé conservateur jusqu'à ce qu'ils eussent été répartis dans les musées. En 1801 il exécuta les deux grands bas-reliefs en grisaille qui décorent les deux extrémités du plafond de la galerie du Luxembourg, et en 1812 il fut nommé conservateur du musée établi dans ce palais et chargé d'y diriger la restauration des tableaux qui étaient dans le plus mauvais état; il travailla lui-même aux parties les plus importantes de cette restauration. La collection fut aussi accrue par ses soins ; il y ajouta, entre autres , les ports de France de C.-J. Vernet. En 1815 elle fut transportée au Louvre pour remplacer les chefs-d'œuvre enlevés par les étrangers ; la galerie du Luxembourg fut ensuite consacrée à la gloire de l'École moderne; Naigeon en resta conservateur jusqu'à ce que son grand âge l'eut fait remplacer par son fds. Il était membre de la Légion d'Honneur. G. de F. Jnnuairt des Artistes français. l»î et

*naicbo3! (Jean -Guillaume - Elùdor), peintre français, fils du précédent, né à Paris, le 28 avril 1797. Elève de son père et de Gros, il obtint le second grand prix au concours de l'École des Beaux-Arts en 1827. Après avoir fait un voyage en Italie, de retour à Paris, il exposa successivement : au salon de 1831 : Im Madeleine dans le désert, et quelques études; — en

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1833, une Napolitaine priant la Vierge pour son enfant ; — en 1836 et à l'exposition universelle de 1855, une Berceuse napolitaine ; — en 1846, V Adoration des Mages, tableau commandé par le gouvernement ; — en 1857, les Vendanges à Amulfi ( Italie; ). Il a peint, en outre, un grand nombre de portraits qni ont paru à divers salons. M. Naigeon a succédé à son père, vers 1828, dans les fonctions de conservateur du Musée du Luxembourg. Il a reçu la croix d'Honneur en 18*3. En 1861 il passa avec les mêmes fonctions au musée égyptien. G. dk F.

Annuaire statistique des artistes français, — Livrets des expositions.

naillac (Philibert dr), grand maître de Sainl-Jean-de-Jérusalem, né vera 1340, mort en 1421. Il descendait d'une ancienne maison de Berry. Il succéda en 1396 dans la dignité de grand maître à Ferdinand d'IIeredia. Il était de la langue de France et grand prieur d'Aquitaine. Il venait d'être nommé, lorsque l'invasion de la Hongrie par Bajazet et les instances de Sigis* mond l'engagèrent à entrer dans la ligue des princes chrétiens confédérés pour secourir le roi hongrois contre le Turc. Sigismond, appréciant la haute valeur des chevaliers de Rhodes, déclara qu'il voulait combattre à leur tête, les logea dans son quartier et retint près de lui le grand maître. Ce dernier se trouva donc au siège de Nicopolis, et fut un de ceux qui se distinguèrent dans la bataille qui se livra sous les murs de cette ville (1 :9C) entre les musulmans et les chrétiens. L'impétuosité orgueilleuse des seigneurs ligués les poussa jusqu'au centre des janissaires qui en se refermant sur eux les écrasèrent. Les chevaliers de Rhodes, qui formaient comme une garde au roi de Hongrie, ne vinrent qo'après. Malgré leur bravoure, écrasés par le nombre, il leur fallut battre en retraite. Épuisé de fatigue, ayant vu tomber autour de lui ses plus braves chevaliers, Naillac se disposait à mourir les armes à la main, lorsque le hasard lui fit rencontrer sur la rive une nacelle abandonnée dans laquelle il se jeta avec Sigismond, qui fuyait également. Ils gagnèrent ensemble la flotte clirétienne réunie à Pambouchure du Danube, et arrivèrent à l'Ile de Rhodes. Bajazet mit le siège devant Constantinople. L'empereur Manuel était venu implorer l'aide de la France. En son absence l'impératrice, dans l'appréhension de la prise de sa capitale, envoya en dépôt les joyaux de la couronne au grand maître. Heureusement l'invasion deî'Anatolie par Ta merlan força Bajazet à tourner ses forces vers l'Asie Mineure et à a ban donner le siège de Constantinople. Dès qu'il en eut avis, Naiflac s'empressa de renvoyer le dépôt à l'impératrice. Grâce à cette diversion, qui permit à la chrétienté de respirer, Naillac essaya d'agrandir les possessions de l'ordre. Théodore Porphyrogénète , despote de Morée, duc de Sparte cl frère de l'empereur Manuel, effrayé des progrès des Turcs, offrit à l'ordre de lui vendre

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