‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 4 sur 206 · MU · texte numérisé non relu

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dans le comté de Kircudbright ( 1808 ). La chaire des langues orientales étant venue à vaquer à Edimbourg, il se mit sur les rangs, et en fut pourvu le 8 juillet 1812; on lui conféra peu de temps après le diplôme de docteur en théologie. Il mourut l'année suivante, d'une maladie de poitrine, à l'âge de trente-sept ans et demi. On a de lui : une édition fort estimée des Voyages de Bruce ; Edimbourg, 1 805, 7 vol. in-8* et atlas ; — History of the life and writings of James Bruce; ibid., l808,in-4°; — History of the Kuropean Languages, or researches into the a/finities of the teutonic, greek, celtic, sciavonic and indian nations; ibid., 1823, 2 vol. in-8° : ouvrage imparfait publié par les soins du docteur Scol. Murray s'y montre partisan de l'unité des langues ; il recherche les affinités intimes qui existent entre elles, et s'efforce de démontrer qu'elles ont eu toutes pour racines les neuf syllabes suivantes : agf bag, duag, gwag, lag, mag,nag,ragtsu>ag. P. L — v.

Scol, Notice * U téle de V History of tht languages.

murray ( Hugh), géographe anglais, né en 1779, à North-Berwich ( Ecosse ), mort en 1846. Placé de bonne heure dans l'administration des douanes à Edimbourg, il utilisa ses loisirs à cultiver l'histoire et la géographie. Après avoir publié un roman , il passa plusieurs années a augmenter et à compléter un ouvrage du docteur Lejden, Htstoncal Account of^Discoveries and travels in Africa (Edimbourg, 1817, 2 vol. in- 8° ). On a encore de lui : Account of Discoveries and travels in Asia ; Edimbourg, 1820, 3 vol. in-8°; — Discovcries and travels in America ; ibid., 1829, 2 vol. in-8°; — Encyclopxdia of geography ; ibid., 1834, gr. jn-8°. Il a édité pendant quelque temps le Scol's Magazine, et a fourni de nombreux articles à YFdinburgh Gaze/leer et à VEdinburgh Cabinet library ; les quinze derniers volumes de cette collection sont presque entièrement de sa plume. K.

Rose, yeve Bioçraph. DM.

murray (John), médecin et chimiste anglais, né en Ecosse, mort le 22 juillet 1820, à Edimbourg. Jl s'appliqua spécialement aux sciences naturelles, et professa avec beaucoup d'honneur la physique , la chimie , la matière médicale et la pharmacie à Londres et à Edimbourg. Ses ouvrages sont restés longtemps classiques dans l'enseignement ; ils se distinguent par la solidité du raisonnement, la justesse des observations et même l'élégance du langage. Nous citerons de lui : Eléments of Chcmistry ; Londres, 1801, 1810, 2 vol. in-8°; — Eléments of Materia mtdicaand Pharmacy; Londres, 1804, 2 vol. in-8°; — A System of chemistry ; «Londres, 1806, 4 vol. in-8°; avec un Supplément en 1809; — A System of Materia medica and Pharmacy; Londres, 1810, 2 vol. in 8°; — Eléments of Chemical science, as

LRAï &

applied to the arts and manufactures ; Londres, 1818, in-8°; — Treatiseon almopheric electrictty; Londres, 1819, in-8°, trad.Vn français par Riffault ( Paris, 1831, in-18 ). P. Ne te mont kl y Maçaxine, t" octobre IRîo. murray (John}, célèbre éditeur anglais, né le 27 novembre 1778, mort en juin 1843. Il perdit son père de bonne heure, et sa mère s 'étant remariée, il resta fort jeune presque maître de lui-même. Les études qu'il avait commencées furent négligées. Arrivé a l'âge d'homme , et par suite des relations que lui avait laissées son père, il s'établit comme libraire pour les ouvrages de médecine. Bientôt une occasion se présenta de s'occuper d une branche plus étendue. Quelques jeunes gens distingués du collège d'Elon avaient entrepris un journal mensuel intitulé La Miniature, qui ne manquait pas de talent, mais qui les entraîna dans quelques dettes. Murray, ayant appris leurs j embarras, offrit, autant par bienveillanceque par l'espoir de s'assurer plus tard leur inlluence, de se charger du recueil et de payer les dettes du passe. Ses relations avec ces nouveaux ami6 te firent connaître de Canning. En 1807, il proposa à ce ministre le plan de Ja Quarterley Review, comme moyen de contrebalancer l'influence de la Revue whig d'Edimbourg. Le ministre promit son appui ; mais l'importance de l'entreprise demandait du temps. Pendant qu'on s'occupait de* mesures préliminaires, Murray lut par hasard dans la Revue d'Edimbourg une critique sévère sur Walter Scott, à propos de son [>ocme de Marmion. Sans perdre une heure, il partit : pour l'Ecosse, se fit présenter à Walter .Scott, ! et lui exposa le plan de sa revue et le parti J qu'on pouvait en tirer. Le poète fut enchanté de l'idée, et agit auprès de ses amis Quelques mots après, grâce à l'appui de personnages distingués, ; Heber, (ieorges Ellis, Canning, Barrow, etc., i qui aplanirent les dernières dilficultés, le prej mier numéro de la Revue parut en 1609, sous I la direction de l'habile critique Gifford. L'aristocratie et la gentry accueillirent avec beaucoup de faveur une revue qui défendait avec talent leurs principes et leurs intérêts. Les abonné* vinrent en foule, et la Revue se vendit bientôt a doute mille exemplaires. Dès lors Murrav étendit ses affaires et ses relations littéraires. En 1810 il rechercha la connaissance de lord Byron, et lui donna 600 liv. st. pour les deux premiers chants de Child-Harold, qui avaient I été refusés par un antre éditeur. Deux ans après, ! il établit dans Albemarle-slreet sa librairie, qui \ devint le centre de vastes affaires, «H le rendezvous des littérateurs distingués de l'époque, anglais et étrangers. Ses relations particulière» avec lord Byron occupent un espace de plus de dix ans, et la correspondance du poète avec l'éditeur présente plus d'un témoignage de l'esprit libéral de ce dernier. Ayant appris en 1815 que lord Byron se trouvait embarrassé, Murray \m

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