MURRAY
envoya une traite de 1,500 liv. sterling, lai en promit autant sous quelques mois, et offrit de vendre à son proBt le droit d'auteur de ses ouvrages, si cela ne suffisait pas. Il abandonna la publication des Mémoires de lord Byron, malgré le sacrifice considérable qui en résultait pour lui, parce qu'il pensa que certaines parties de ces Mémoires étaient de nature à blesser les sentiments de* vivants et faisaient peu d'honneur au mort. Murray a été l'éditeur de beaucoup d'ouvrages importants et de quelques grandes collections de voyages et de biographie. C'était un homme d'affaires de beaucoup de tact, plein de loyauté, de procédés délicats et de munificence dans ses rapport* avec les gens de lettres. J. Cbanit.
Enclith Cyrlopxdia ( Biographe ) . — Revue Britannique, Jatllet 18*3.
.urftRAY. Votj. Mansfield et Moray.
viiîrtola (Gasparo) , poëte italien, ne à tiênes, mort en 162 V, à Rome. Il fut secrétaire de Charles-Emmanuel 1er, duc de Savoie. Un poème qu'il avait publié sous le titre Delta Creazione del mondo ( Venise , 1608, in-12 ) lui attira de la part de Marini une critique des plus blessantes. Les deux antagonistes échangèrent pendant plusieurs mois des sonnets satirirjoM, qu'ils nommèrent l'un la Marinéide, et l'autre la Mttrtoléide. Comme il se sentait le plus faible, Murtola eot recours à d'autres instruments de vengeance que sa plume, et tira un coup de pistolet sur son rival, qui fut blessé. Cette affaire aurait çu des suites fâcheuses si Marini n'eût travaillé, avec beaucoup de générosité, à obtenir la grâce de «on assassin. Murtola n'en conserva pas moins contre lui un vif ressentiment , comme le témoigne la réponse qu'il fit au pape Paul V : « È vero, lui dit-il, ho fallu o ! » témoignant ainsi que son seul regret était d'avoir manqué son coup. On a encore de lui deux poèmes latins : Janus (1598, in-12) et Xutriciarum site Nxniarum libri III ( 1602, in-12 ), et des poésies italiennes. P.
Tlraboacbl, Slorla délia l filer. Itaiiuna, Vlll.
M FK ville ( Pierre- Xicolas AsoRÉ.dit), littérateur français, né en 1754, à Paris, où il est mort, le te janvier 1815. Il débuta dans la carrière littéraire sous le nom d'André, que portait sa famille, et ne tarda pas à l'abandonner pour prendre celui de Murville, en annonçant avec emphase qu'il le rendrait bientôt fameux. Après avoir vainement pris part aux concours de l'Académie française, il obtint en 1776 un demitriomphe, et partagea le prix de poésie avec Gruet, élève de Delille. On l'entendit alors s'écrier : « Je serai de l'Académie à trente ans, ou je me brûlerai la cervelle. • — «Taisez- vous donc, cerveau brûlé », lui répondit fa célèbre Sophie Arnould, dont il devint le gendre peu de temps après. Murville n'entra jamais à l'Académie; mais il en assiégea les portes avec une obstination fanfaronne. Indigné, en 1790, de n'avoir pas remporte le prix, il se leva au milieu d'une séance