NANTEUIL
la chair. » Il disait qu'il y a de certains endroits du visage qu'il faut exactement considérer parce qu'ils servent de mesure à tous les autres, et que quand une fois on a donné exactement ces traits, le reste est immanquable 1! appliquait ces principes en laissant le plus souvent a ses élèves le soin de graver les parties de ses portraits qu'il considérait comme accessoires II faisait lui-même les yeux , le ne* , la bouche et fréquemment les joues de ses personnages.
Les principaux collaborateurs de Manteui- furent son beau-frère, Nicolas Regnesson, Ni«olas Pitau , P. Simon et Corneille Vermculen. Son œuvre se compose , selon M. Robert Dumesnil, de23^ pièces. Sur les 216 portraits qu'il a gravés et dont plusieurs sont grands comme nature, un certain nombre ont été faits pour orner des thèses. On compte dans son œuvre 11 portraits de Louis XIV, 2 de la reine mère Anne d'Autriche, 6 du ministre Colbert, 10 «le Le Te Hier, 14 de Mazarin. Les pièces les plus estimées sont les portraits de Pomponne de Bel/ièvre, d'après Le Brun; du Maréchal de Castrlnau; du poète Loret (tO.iS); de Lamotte Le Vayer (loCl); de Le. Tellier (1601); d'Anne d'Autriche; de Louis XIV (1605, 1608, 1072 et 16/0); de Colbert(iGW); de Van Strmberghen, avocat hollandais (l*r»8); du Duc d'Orléans (1071); à'Arnauld de Pomponne (1675). i> sont des cliefsd'oMivre que l'on ne saurait se lasser d'admirer. « La physionomie est si vivante, dit M. Georges Dnplcssis, les yeux et la bouche, parties du visage où résident particulièrement l'intelligence et l'expression, sont dessinés avec une telle justesse que l'on doit s'associer pleinement à l'opinion des auteurs contemporains, qui ont tous vanté In ressemblance des portraits de Nanteuil... Comparé à Robert Nanteuil, Gérard Edelinck oblienl facilement le premier rang : chez ces deux artistes, le dessin est également précis, la physionomie aussi justement exprimée, la pose aussi heureusement choisie; mais la couleur, calme et doue* dans les portraits de Nanteuil, est toujours plus riche dans les œuvres d'tdeiincfc. » H. H— n.
Ba*»i, Dtrt. des Graveurs. - Hubert et Ro«f, VII, MO. — Joubf rt . II. S08. — Nagler, Nette» Mltgem. Kut,stlerleriknn, X. — Longhl. I, 1W, 2CB. — Robert Du m -mil, Ir Peintre qrarrur français, IV, 35. — P tira tilt les Hommes illustrât de ce siècte. — Richard, d <ns le Magasin Pitton ique, octobre 1M9 — Archive* de l'Art français - Duliêîie, Description des estampes erpasees dans ta </ »/ert« <ie la tUlAiothèqut impériale — Gcorjrcs I»opl «i«, Hut. de ta gravure en tranee; e.irl», 1861, In-S».- i.h. l e Blaor . Manuel de l'Amateur é'Estamprs.
?t a XTF.ru. (Gauciran de), auteur dramatique français, né à Toulouse, en septembre 1778, mort après 1830. Il fit ses études dans sa ville natale, et, poussé par son gont pour la littérature dramatique, vint à Paris en 1800. Il s'y lia avec Ch.-Guil. Etienne qui, du même Age que lui, débutait aussi dans le journalisme et s'était déjà fait représenter avec succès sur des théâtres
(1) necherehes historiques et curieuses, 17lî.
d'un rang secondaire. Ils associèrent leurs plumes, et produisirent plusieurs pièces fort agréables. Plus tard Nanteuil travailla seul, surtout pour l'Opéra- Comique. Lorsque Etienne devint censeur impérial, il lit entrer m»i ancien collaborateur dans l'administration dont ii faisait partie. La carrière de Nanteuil n'offre aucun incident remarquable. Parmi ses nombreuses productions nous citerons seulement celles qui ont été imprimées. La Confession du Vaudeei le (avec Étienne); Paris 1801, in 8° ; — Im Désirée, ou La Paix de village , allégorie-vaudeville (avec Étienne et Moras ) ; ibid.; — L'Apollon du Belvédère, on l'oracle, folie vaod impromptu (avec lesmêun s); ibid.,id. ;— Les deux Mères, comédie (avec Etienne); Paris, 180?, in h"; — Le Pacha de Suresne, ou l'amitié des femmes, com. (avec Ktienhe ) ; ibid., id. ; — l té de François-Kené Mole, comédien français et membre de l'Institut (avec Ltienne); Pans, 1H03. in-t2;
— Le Tu te tir fan far on, ou la vengeance d'une femme; Paris, an xi (1803), in-8°; — La petite Ecole des Pères, com.; ibid , id ; — La Mode ancienne et la Mode nouvelle, comédie en vers; Paris, an xu ( 1804 >, in H", — L'Eau et le feu, ou le gascon à l'épreuve, opéra bouffon ; ibid., id. ; — Isabelle de Portugal, ou l'héritage, com. historique (avec Ltienne); ibid., id. ; — Les Mans garçons, com. mêlée d ariettes (avec Etienne) ; l aris. 1806, in-8° ; — Lenottveau Réveil d '£/>iMc>ii<fr,num;dieé|Msodique (avec le même); ibid., id ; — Le Carnaval de Beaugency, oit mascarade sur moscarade, com. (avec Éllenne) ; Taris, 1807, in 8°;
— t.e Charme de la voix, opéra comique (avec Loraux); Paris, 1812, in-S° ; — LuHtj et Quinault.ou le déjeûner impossible; Paria, 1812, jn g« . ie Trésor ; Paris, 18(5 ; — L'Amour et le Procès, com. en vers; Paris, 18?0, in-8*.
Collrrtion des mémoires relttHft ù Tart dramatique.
— Mc»r*.ult. Marteroiooe titéraire Pari», i*ie, ln-f).
— Catatauue de la liihlio'hrquc <<ru>rati<}uc rte M. de Sol. Imtr*. — «Juér iM, Lu tranre littéraire, — Él tenue. (tEiiwrrs Paris, 1S16, 4 vol. in-»*).
;.Nastkitil (Charles- François Lfmci'F ) , sculpteur français, né à Paris, en 1792. Il étudia la sculpture chez Cartellier, et obtint le grand prix de Rome au concours de 1817 sur le sujet (V \jax mourant II termina ses cinq années d'étude par une statue A'Euridice pujuée par un serpent (\*Vi), figure remarqinble parla vérité du mouvement, la griV e de l'ensemble et la correction du modèle; elle est aujourd'hui dans le jardin du Palais-Royal. M. Nanteuil exécuta ensuite : Sainte Marguerite, pour l'église de ce nom à Paris; Saint Jean et Saint LéU, en bronze, pour l'église de Saint-Gcrvais, â Paris; une Xatade, statue colossal-- en pierre pourSnint- Cloud ; le buste de Prud'hnn , pour le musée du Lonvre; les bas-reliefs pour le dessus des portes du péristyle du Panthéon; le fronton de l'église Notre Dame de Lorettc; cnlin, en der-
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nier lieu , les bustes de Qnalremère de Quincy et de lioneher Desnoyers. M. Nanteuit a été nomme membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1 831 , en remplacement de son maître Cartrilier, et chevalier de la Lésion d'Honneur, le 2 avril 1837. G. de F.
Annuaire statistique det Artistes français.
ou NANT1CHILDE, reine des Franes, née vers 610, morte en 642. Elle fut Tune des nombreuses épouses de Dagobert Ier. Son origine est inconuue : on sait seulement qu'elle était Neustrienne et l'une des suivantes de la reine Gomatrude, première femme de Dagobert. Les seigneurs neustriens et austrasiens se disputaient la faveur royale. « Les Neustriens, rapporte Mézeray, qui connoissoient l'inclination amoureuse du prince, le portèrent à répudier Gomatrude f qui étoil Australienne), sous prétexte de stérilité, pour épouser Nanlilde, l'une de ses suivantes (qui éloit de leur nation). » Le nouveau mariage s'accomplit à Paris, en 629. Les Neusl riens, représentés par leur maire Ega, devinrent tout-puissants; mais Nantil le ne jouit pas longtemps seule de l'amour de son époux ; dès l'année suivante, comme il visitait le tour de PAustrasie, il appela dans son lit une fort belle jvune fille, nommée Ragitetrurfe, dont il eut un fils, Steebert. Quelque temps après, il épousa encore deux autres femmes Wulfegunde et Bcrchilde (I). Malgré les nombreuses infidélités de Dagobert, il ne parait pas que son affection pour Nantilde se suit sensiblement refroidie ; car en 034 cette reine accoucha d'un fils, qui reçut le nom de Clovis , avec l'assurance de régner, dès sa naissance, sur la Neustrieet la Bourgogne, et lorsque Dagobert mourutà Saint- Denis,lu 17 janvier 638, se* dernières paroles furent pour recommander instamm> nl Clovis et sa mère aux leudes qui entouraient son lit de mort. Nantilde s'empressa défaire proclamer roi son enfant, et en prit la tutelle sous la protection du maire de la Neustric Éga. En 64t elle parvint, dans une assemblée «les leudes, tenue a Orléans, à faire élire son proche parent Floehat, maire de In Bourgogne. Malgré les intrigues des Austrasiens et la difficulté des temps, elle gouvernait sans trouble depuis quatre ans et demi, lorsque la mort vint la trapper, encore jeune. Elle fut fort regrettée de ses sujets.
frrdrpairc, Chron., cap. LViu-Li, p. M«, 43"; cap. I.XXIII, p. m ; cap. I.XXIX, p. U8. — Mailr. Val' Mii*. De Rebut Franc., |ib. XIX. — Getta regntn Franrnrum, cap Xi.i ft s*. — Meieray, Jbreqé chronolontque de rmstotre 4e traitée, t. III, p. 8, U, 115, u. — sismondl, Hist des Français, t. Il, p M, t\, 33, 3S. — U Cas, iHct encyclopédique de la France.
llAO-tiRORGOg. Voy. KiacnsuiER (Thomas).
kapier (Jnhn), baron db Mercbiston-, mathématicien écossais, célèbre par l'invention des
il) a El avr-c reli II prit tout auUnt de maltrrsacs quVd peut ittsirer li-gout du (-hanffcmrnt, qui r*l (nûni. Ojwnl n fur* num«, connue il y en atoll beaucoup, J'.il rr ;.}iiir i.i r.nituc <lc le* In-uirer dans celle chronljuc. » fFrcdrgure, cj;>. LX, p. *37).
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logarithmes, néon tô.'iO, au château de Merehiston, près d'Edimbourg, murl le 3 avril 1617. Un de ses ancêtres, Honald, seton t tils du comte de Lennox, ayant fait, sous le règne de David II (au quatorzième sièeie), une action sans égale, reçut le surnom de Mepair, que la famille a conservé, en écrivant tantôt Sapvir, ft'uper, Papier, et aussi Neper, de sa forme latine A«perits. .Nous avons choisi la forme adoptée par les Yapier existant aujourd'hui.
En 1563, John Napier commença ses études au collège de Saint-Andrews; il en sortit quelques années après j>our voyager sur le continent. Revenu à Merchiston en 1571, il s'y maria l'année Minante; puis il partagea son temps entre l'administration des domaines de sa famille, que lui avait confiée son père, et les études théoiogiques et mathématiques. Nous le voyons bientôt prendre part aux luttes du puritanisme et de la royauté, et déployer un zèle fanatique dans les synodes presbytériens. Par une singulière disposition d'esprit, Napier, au lieu de se consacrer uniquement aux mathématiques, ne les considérait que comme un délassement du travail exégétique qu'il avait entrepris lorsqu'il était encore à Saint-Andrew s, savoir l'interprétation de l'Apocalypse. Il publia la première édition de ce travail en 1593 (Edimbourg, in-4° j; il ep donna une autre en 161 1, intitulée : A plaine disenvery of the whole révélation of S. John, sel down in Iwo (rendes : the one searefiing and proving the true interprétation thereoj ; the olher npplying the same paraphrasticallic and histoncatlic to the text; set forth by John Xapeir, L. of Merchiston, and new revised, corrtcled and inlarged by linn, xiith a résolution of certain dottbls moved by some wellaffected brethren; vltereuuto are annexed certain oracles oj Sibi/Ua agreing tvith the révélation and other places of Scripture ( Londres, in-4°J. Dès 160?., une traduction française avait paru à La Rochelle sous ce titre : Ouverture de tous les secrets de V Apocalypse de saint Jean, par deux traités •' l'un recherchant et prouvant la vraie interprétation d'tcelie ; l'autre appliquant an texte celle interprétation parophrastiqurment et historiquement, jmr Jean yapier (c'est-à-dire) non pareil, sieur de Merchiston, revue par lui-tnesme, et mise en français par Georges Thomson , t'cossois (in 4% 2e edit., 1605). On en connaît aussi plusieurs traductions allemandes, et deux éditions presque consécutives publiées â Edimbourg, en 1641 et 1645, in 4 ".
L'Apocalypse avait déjà été le texte de nombreux commentaires. L'univrede Napier oflre ceci d'original, que son argumentation est toute mathématique, quant à la forme. Ku admettant certains postula ta , l'auteur arri\e à démontrer diverses propositions telles que celles-ci : Prop. XXV. La bêle à deux cornes est l'Ante-