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ses cantiques de glorification finissent par fatiguer. Après la guerre de Crimée, Napier eut la fantaisie de faire une promenade en Russie, et se rendit à Saint-Pétersbourg. On était parfaitement instruit de toutes ses vanteries, ce qui devait rendre ses relations un peu délicates. Il fut présenté au grand-duc Constantin. « Pourquoi, lui dit le prince, croyant l'embarrasser beaucoup, n'êtes vous pas entré à Cronstadt ? — Mais, monseigneur, répartit l'amiral, pourquoi n'en éteS'Vous pas sorti? Allusion spirituelle à l'inaction de la flotte russe, commandée par le prince, et qui resta inutile a l'abri des canons de la forteresse. J. Coawjt.
Naval Biographlcal Dietionarw, 6y William R. Or Btrne, grand In -S», 1841. — Cfcloptedia, Engliih biographe. Le ter N - Men ofthe T%me. — tjondon Times, Pottand Datif New$,tprè* ie< novembre 1SS0. - United service MaauUne, décembre 1880.
napirb ( Macvey ), littérateur anglais, né à Kirkintilloch , dans le comté de Stirling , en Ecosse, le 12 avril 1776, mort à Édimbourg, le 11 février 1847. Il reçut sa première éducation dans sa ville natale , et acheva ses études aux universités de Glasgow et d'Edimbourg Destiné à la carrière judiciaire, il se fit recevoir dans la compagnie des écrivains du sceau, la plus haute classe des avoués écossais. Mais son goût pour les lettres et la philosophie le détourna des occupations actives de sa profession, et il accepta avec plaisir la place de bibliothécaire de sa compagnie qui' lui permettait de poursuivre ses études, favorites. Il ne négligea rien pour augmenter et rendre accessible le précieux dépôt de livres qui lui était confié. Les écrivains du sceau le chargèrent plus tard de faire on cours sur les contrats de tranfert. Ce cours devint ensuite un enseignement à l'université d'Édimbourg, et Napier s'en acquitta jusqu'à la fin de sa vie avec une grande distinction. Quelques années auparavant, en 1820, il s'était porté candidat à la chaire de philosophie morale, vacante par la mort de Thomas Brown Malgré l'appui chaleureux de Dugald Stewart, il échoua, non que ses titres parussent être insuffisants, mais il était connu comme vrhig , et c'était assez pour le faire exclure par une administration tory. En 1814, M. Constable,undes principaux éditeurs écossais, devenu propriétaire de Y Bncyclopxdia Britannica, résolut de donner un Supplément à cet ouvrage, et en confia la direction à Napier. Celui-ci remplit cette tâche avec tant de succès que Constable le chargea de donner une seconde édition entièrement refondue de YBncyclopmdia Britannica. L'éditeur fit de mauvaises affaires ; mais l'entreprise ne succomba pas avec lui. Les MM. Black la poursuivirent selon le plan original , et Napier la conduisit avec un talent et un tact qui contribuèrent puissamment à faire de Y Bncyclopxdia Britannica un des meilleurs ouvrages de ce genre, peut-être même le meilleur. Les articles que Napier écrivit dans le Supplément de Y Bncyclopxdia Britannica
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et pour la seconde édition sont dans le sons libéral. Il était depuis 1805 un des rédacteurs de YFdinburgh Krvieic, lorsque à la retraite de Jeffrey il fut , sur la recommandation môme de son prédécesseur, choisi pour diriger cet important organe «lu parti whig. Sans avoir les qualités brillantes de Jeffrey, Napier n'était pas inoins capable que lui de conduire une grande revue. VEdinburgh Jlevïcw ne dégénéra pas entre ses mains, et Jeffrey a pu dire que le public n'avait pas eu sujet de regretter sa retraite. En 1830, à l'avènement du parti whig, M. Napicr devint principal clerc de session. Il dut cette place à ses opinions politiques ; mais il la méritait par ses connaissances judiciaires.
Parmi ses plus anciens projets littéraires était une édition îles ouvrages de Waîter Raleigh. Il n'exécuta point ce dessein , et les matériaux qu'il avait rassemblés à ce sujet lui servirent pour un article sur Raleigb, qui parut dans Y Ed. Ht-v. (avril 1840). Cet articlea été réimprimé à Cambridge, en 185.1, avec son Essai sur Bacon. On n'a pa* encore recueilli eu volume les divers écrits de Napier. L. J.
Biographical NntW.t <>/ M<trvtu XapU r; Londres, 18*7, ln-8°. — Dt cumrnts particuliers.
xapionë DK Cocconato (Gian-Francesco Gai.eam, comte), savant littérateur italien, né le 1" novembre 17 18, à Turin, où il est mort, le 12 juin 1830. Fils d'un sénateur du Piémont, il avait pour mère Maddalena de Maistre, tante de* cél« bres écrivains de ce nom Sa famille était originair e de Pijmcrol. Dans ses premières études il ne fit guère opérer |>ar son application ou par ses progrès ce qu'il deviendrait un jour. Impatient de la routine des classes, il recherchait volontiers la lecture des poètes et des conteurs, et méritait jusqu'à un certain point d'être qualifié par un professeur de testa sventala t tête a Pavent). Lorsqu'il passa du collège sur les bancs de l'université, où il étudia le droit un peu contre son gré , il sentit le besoin de regagner le temps perdu, et, sans cesser de cultiver les muses, il apprit seul les langues anciennes, la philosophie, l'histoire, l'économie politique, la diplomatie et les beaux-arts. Dès ses premiers écrits il donna la mesure de la variété et de la profondeur de ses connaissances. Cependant il était devenu, par la mort de son père (1768), chef d'une famille nombreuse et peu favorisée de la fortune ; il dut songer à lui venir en aide, et sollicita auprès du gouvernement un emploi auquel son titre de docteur en droit et le succès de quelques ouvrages lui permettaient de prétendre. Admis en 1776 dans l'administration des finances, il y fit un stage de trois années, qu'il mit à profit pour publier de nouveaux travaux et en môme temps pour former des liens d'amitié avec Ueccaria Pachudi, Alfieri, Durandi et d'autres écrivains! qui composaient à Turin une espèce de société littéraire. En 1 779 il obtint le rang d'intendant, et i il administra en celle qualité la province de Suze
- NAPIONE 188 (1782) et celle de Saluces (1785). Rappelé a Tarin (1787), il eut la surintendance du cadastre du Mont ferrât avec, mission d'écrire l'hi>1oire des monnaies du duché de Savoie. Après avoir visité une grande partie de i'Italie, où sa réputation l'avait précédé, Napione de\int conseiller d'État attaché aux archives (l79r>), puis inspecteur général des finances (1797), fonctions dont il se démit l'année suivante pour ne pascontre-signer un édit qu'il signala comme dangereux, ce qu? l'événement ne tarda pas à démontrer. Il se confina alors dans la retraite, d'où il ne sortit point pendant tonte la période de la domination française, et il n'accepta de l'empereur Napoléon, qui l'avait désigné à une préfecture, que la croix de la Légion d lionneur. Au retour de la maison de Savoie (1814), il fat nommé surintendant des archives royales , emploi qu'il occupa jusqu'à sa mort II prit aussi part à la réforme des études, et ce fut d'après ses conseils que l'on créa à l'université de Turin les chaires de droit publie et «l'économie politique, supprimées dans la suite. Napione mourut à l'âge de quatre-vingt-deux ans, après avoir vu ses deux femmes et ses quatre fils le précéder au toml>eau. Il fit partie de presque toutes les sociétés savantes de l'Italie, notamment «le l'Académie des Sciences de Turin, «lont il fut plusieurs fois président. Sa correspondance avec la plupart des érudits italiens e<t fort étendue et formerait, si elle était publiée, une histoire littéraire de son époque, riche dj lenseignernents et d'observations.
Les principaux écrits du comte Napione sont : La Morte di Cleopatray poemetto; Turin, 1767, in-8*; — liajionamcnto intorno at Saggio sopra la durata del regno de' re di Roma del conte Algarotti; ibid., 1773, in-s»; — Saggio sopra l'arte slorica ; ibid., 1773, in-8", dédie au roi Victor-Amédée III; — Dell' Vso e dei Pregi délia lingua italiana, con un Discorso intorno aile storie del i'iemonte; ibid., 1791, 2 vol. in-8°; cet ouvrage estimé, et qui a donné lieu à plusieurs éditions , avait été écrit dix ans auparavant ; aussi Cesarottt a-t-il vainement prétendu que Napione avait mis à contribution son Saggio sopra la filosofia deVr lingue pour le composer; — iïotisiadei principali scrittori d'arte militare itaiiani; ibid., 1803, in-8°; — Dissertation* intorno alla palria di Cristo/oro Colombo; ibid., 1805- 1822, in-4°; on y trouve de savantes recherches pour établir que Christophe Colomb était Pieinontais et natif de Cuccaro, château du Mootferrat; elles n'ont pas persuadé beaucoup de lecteurs; — Dell' Origine délie stampe délie figure in ligno ed in rame; ibid., 1805, in-4»;
— Traduzione délie Tusculane di Cicérone; Florence, 1805, 2 vol. in-8"; — Discorso intorno allé antichità cristiane ed agli scrittori di esse; Florence, 1805, in-8°; — Traduzione délia Vita d'Agricola di Tacito, con un discorso intorno alla conqutsta délia
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Srifannia /alla dai Romani ; Florence, 1806, ia-8° ; — Dell' Origine dell' ordtne di San- Giovanni di Gerusalemne ; Turin, 1809, in-4"; — Del primo scopritore delta terra ferma e >H pi à antichistorïci che ne scrissero; ibid., 1609, in 4"; — Ricerche sloric/ie intorno ai (erre mol i anlichidel Piemonte; Turin, 1810, in-V; — Dissertazione intorno al manoscritto De Imitatione Christi delto il codice di Arona; ibid., 1810-1829, in-4°; il revendique l'imitation en faveur de Jean Gersen; — Esame critico del primo viaggio di Amerigo Vespucci d nuovo momdo; ibiii., 1811, in-4°; — Osserlazioni intorno ad alcune monele antiche ilel Piemonte; ibid., 1813, in-4°; — Estratti i'opere di grido; Pise, 1816, 2 vol. in-8*; — Varagone tra la caduta delV imperio romano t gl' evenementi del fine del secolo AT/// con aggiunte; Turin, 1817, in-4°; — luttera il Francesco Bencdetti, con osservazwni iopra il merito dell' Alfieri; Florence, 1S18, in a°; — / Monumenti delV archUetlura an- /îca, con alcuni opuscoli concernant i aile celle arti figurative; Pise, 1820, 3 vol. in-4% lig.; Fauteur prétend que des monuments magnifiques ne peuvent guère s'élever sous un régime républicain, que la période du beau style en architecture est plus courte que dans le* autres arts, et que la moderne Rome, en fait d'édifices publics, peut être regardée comme supérieure: à l'ancienne; — Notizia storiche sulla milizia istuita dal duca Emmanuele- FUiberto di Savoia; Turin, 1821, in-4a; — Drt Templari e delV abolizione delV ordine loro ; ibid., 1823, in-4°; il se déclare pour l'a- Lolition de cet ordre célèbre, qu'il juge coupable de tous Ica crimes qu'on lui a imputés; — Discorso sopra la scienza militare di Egidio
Colonna ; ibid., 182 i, in-i°; — Opuscoli di letteratura e di belle arti; Pise, 1826, 2 vol. in-8°; — Vil» ed Elogii d'illustri Italiani ; Pise, 1818, 3 vol. in-8°; — Del regale délia zecca in italia nei secoli X ed XI; Turin, 1829, in-4°;— Sludi sulla scienza di stato ml secolo XVI ; ibid , 1830, in-4«>; — ïfotizie suite antiche biblioteche délia real casa di Savoia; ibid., 1831, in-4° ; — Osservazioni intorno alla discesa ed inuzione dei Cimbri; ibid., 1837, in 4"; — Con'siderazioni intorno alV arte stonca; ibid., 1839, in-4°. Un grand nombre d'autres écrits de Napione sont disséminés, sous la forme de lettres ou do mémoires, dans les recueils littéraires et académiques. Ses travaux manuscrits s'élèvent à plus de deux cents. On a donné vers 1820, à Florence, une partie de ses œuvres en 16 vol. in-S°. P.
Loreozo Martini. fila del conte C.-F. Wapione; Turin, ln-*»,atc<î portr. •- Anlolugirt di t'irenu:,
t»30. - Parafa, dans la Dtoçr. degli Italiani Uluttri, I.
napioxb ( Carlo-Antonio Gaif.am, chevalier), métallurgiste italien, frère du précédent, né à Turin, mort en 1814, à Rio-Janeiro. Il servit d'abord en qualité de major au corps royal d'artillerie. En 1800 il. quitta le Piémont pour passer en Portugal, y obtint le grade de généra), et apporta dans l'artillerie de ce pays des changements très-utiles. Il suivit la cour au Brésil. C'était un savant minéralogiste ; il avait reçu des leçons du célèbre Werner, avec lequel il entretint des rapports très-suivis. Il appartenait aux Académies des sciences de Turin et de Lisbonne. On a de lui plusieurs mémoires eu français, insérés dans des recueils scientifiques et relatifs à divers points de chimie et de métallurgie. P.
Biogr. nouv. des Conttmp.