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contrées insalubres, comme la Sologne, etc. Les fonds, ainsi dépensés, soulagent les pauvres sans les humilier et deviennent en même temps une source de bénéfices pour la société. Dans les conilits entre patrons et ouvriers, le gouvernement de l'empereur s'est toujours appliqué à démontrer que leurs intérêts bien entendus r-ont au fond identiques , que ce qui tourne à l'avantage des uns contribue au bien-être des autres, et que toute société serait impossible si chacun voulait pousser à l'extrême l'exercice de ses droits (1).
Le gouvernement de Juillet avait laissé unedette flottante de près de 500 millions de francs avec une dette de 42 millions de rentes de plus que le gouvernement de la Restauration. La République de 1848 ne put que suivre la même voie. Cependant le défaut complet d'équilibre entre les recettes et les dépenses n'a fait que peu d'impression en présence de l'énorme élasticité que les recettes de l'État et la production nationale ont déployée dès 1852. Les recette?:, qui de 1,351 millions et demi étaient tombées, en 1848, à 1 ,207 millions, s'élevèrent, dans la première année du second Empire, à 1,391 millions, dépassant de 40 millions les recettes de n'importe quelle année antérieure. Cette augmentation du revenu est principalement due aux contributions indirectes, c'est-à-dire à l'accroissement de la richesse nationale. Le budget atteint aujourd'hui près de deux milliards, en y comprenant 550 millions de dépenses qui, d'après le système de comptabilité suivi, n'y figurent que pour ordre. Quoi qu'il en soit, il s'agit, non pas de savoir de combien le budget actuel dépasse le budget des gouvernement» passés, mai* si son accroissement a été utile à la grandeur de la France et au déve- Joppement de la richesse sociale. Voilà le terrain sur lequel un esprit impartial et éclairé portera toujours la question des finances.
Le décret du 24 novembre 1860 a inauguré une ère de réformes intérieures. Le droit d'adresse accordé au Sénat et au Corps législatif, droit qui permet à ces corps de discuter la politique impériale; la publicité de discussion , la publication complète des débats législatifs, le droit d'amendement, rendu plus accessible aux députés: ces divers changements, apportés à l'esprit de la constitution, ont une signification importante qui se trouve clairement indiquée par l'empereur lui-même dans sa lettre au ministre d'État, à l'occasion du décret du 1 2 novembre 1 86 1 , qui étend considérablement le droit d'e\amcn des dépenses, exercé par le Corps législatif. Adoptant le système proposé par M. Foiild (2), Tempe- .
(I) l e* <l«'l< gallon* ouvrière», rnvoyées n la dernière Btposlllon universelle de Londres (18611, Iranien!, dans leur* rapport», sur la formation de chambre* syndicales, | composes de tou* le* élément* nécessaire* pour régler cqmtablement le* conflit* qui pourraient s'élever cuire le* patrons et le» ouvriers au sujet de* question* de salaire*.
(J) Volel le* mesures Indiquée* par M. FouM pour éta- ; blir l'équilibre entre le* recette* et le* dép'n«e* : séduction de IVirecUf de I armée au chiffre de quatre cent mille 1