‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; sous la direction de m. le dr. HoeferChapitre 87 sur 206 · G9 N A USÉS · texte numérisé non relu

G9 N A USÉS

«tenante à l'égard deBélisairc ne causât la raine f Goths; mais ao moment même on il croyait la de l'Italie, rappela Narsès en 5.19. j délivrance fie PltaKe effectuée, il fut surpris par Durant les douze années suivantes, Narsès est une nourelle invasion des barbares. Soixanteà peine mentionné dans les annales de l'empire ; quinze mille Alemans et Franks descendirent cependant il contimia de jouir rfune grande in- des Alpes sous les ordres de deux vaillants chefs fluence auprès de Justinien. A l'étonnement gé- afemans, Leutharis et Buccellin, écrasèrent Fanerai, ce prince mit un vieil ennuque'de près de vant-garde romaine dans l'amphithéâtre de Parme, quatre-vingts ans, qui n'avait encore montré au- et malgré les efforts de Narsès se répandirent cun talent mtHtaire, a la tête de l'armée destfré » comme un torrent sur l'Italie méridionale, Leuà reconquérir PItalfe sur les barbares, tâche «les tharis ravagea l'Apulic et la Calabre; Ruccellin plus difficiles, que Bélisaire, contrarié par les j pilla la Catnpanic, la Lucanie et le Rruttium. circonstances, n'avait pas pu accomplir. Narsès j Mais les barbares étaient plus propres à dévasemploya son cré«Jit snr l'empereur pour oble- ter Ptralie qu'à la conquérir. Leurs bandes, qui nir l'argent et les troupes nécessaires à une telle s'étaient <iis|>ersées pour piller, furent partielleexpédition. Les prépatatffs dorèrent pins d*un menl détruites par les Romains. Leutharis monan. Enfin tout fut prêt au printemps de 552. j rut <Fnne maladiu contagieuse. Buccellin fut tué Comme les Grecs ne possédaient plus sur le lit- dans nne bataille livrée à Narsès près de Casi-

toral de l'Adriatique entre Ravenne et Otrante Hnum sur le Vulturne. Ce dernier combat mit fin que le port d'Ancône, et que les Goths, malgré à la domination des Goths. Justinien pacifia eî leur récente défaite de Sinigag+ia, étaient encore organisa cette contrée par son célèbre édit apposants sur mer, Narsès n'osa pas confier anx pelé Prnrpnatiqite. Narsès , nommé gouver-

d'un combat naval le sort de» cent mille neur de l'Italie , établit sa résidence a Ravcnnc.

hommes placés sons ses ordres, et il pénétra en ]| administra sa conquête avec énergie, intrlli-

Italie en tournant le rivage septentrional de FI- j gence et dureté. Il accabla d'impôts l'Italie, déjà

taire. Il avait à traverser nne région formée par ! rninée par tes guerres des dernières années ; mai *

les embouchures de l'Adige et du Pe, marée»- il la préserva pendant treize ans de l'occupation geuse et presque impraticable aux bords de la '■■ des barbares, et comprima ptomptement les rémer et gardée au passage des fleuves par les voltes du comte Yidrnos et de Sindual, chef de* Franks et les Goths. Narsès triompha de cet ob- î Hérules. Ces victoires ne le sauvèrent pas de h»

stacle par un emploi judicieux de sa iotte, qui. disgrâce à l'avènement de Justin, en 565. côtoyant de très près le rivage, fournissait au La mort de Justinien comme celle de tous le besoin des moyens de transport aux soldats en* princes def potiques qui ont régné longtemps fut gagés dans le delta des deux fleuves. L'armée ! suivie d 'une réaction contie ses principaux ser byzantine atteignit Ravenne, oh elle se reposa viteurs. Les plaintes «les Italiens touchant l'avidité neuf jours. Narsès se dirigea ensuite vers Ri- ' de leur gouverneur arrivèrent jusqu'au trône «le mini, et, sans s'arrêter à faire le siège de cette ! l'empereur. Justin en prit prétexte pour faire à place, il marcha sur Rome en suivant la voie Narsès des remontrances que le vieux généra! flamînîenne. Le roi Totilas t'y attendait avec sa accueillit fièrement. L'empereur alors le destitua, principale armée. La bataille se livra dans la et le remplaça par Longsnus. L'impératrice Soplaioe de Lentagii* (juillet 5»2), et se décida en phie, ajoutant l'Insulte à la disgrâce, envoyaitfaveur de l'armée romaine, composée en partie on, au vainqueur des Goths et des Franks une d'auxiliaires barbares. Totilas et six mille des quenouilleet un fuseau; elle l'avertissait en même siens restèrent sur le champ de bataille. Cette temps de laisser là le métier des armes qui ne vicloke donna à Narsès les plus fortes villes de convenait qu'à un homme, et de revenir à Cons- Fltalie, entre antres Rome, qui se rendit à Da- tantinople reprendre sa place parmi les eunugisthée, un de tes meilleurs lieutenants. Téias, que» et filer de la laine avec les filles du palais, successeur de TotHas, ralliant les fugitifs autour Exaspéré, Narsès répondit, «l'après Paul Diacre, «le Pavie et «le Vérone, franchit le Pô, q«ie Narsès qu'il ourdirait à l'impératrice une telle toile avait fait garder par Valérien, et s'enfonça dans qu'elle ne pourrait pas la défaire de sa vie. Il se l'Italie méridionale pour venger le sort «Je Toti- retira ensuite dans sa magnifique vHta de Nalas. Une nouvelle bataille s'engagea (mars 553 ) pies. En ce moment même les Lombards placés au pied du Vésuve, aux bords du Sarnns ( flrece), sur la frontière de l'Italie menaçaient de fran,pelite rivière qui coule dans la baie de Naples. cbir les Alpes. Telle était l'imprévoyance de la La bataille dura deux jours; Téias y périt, cour de Constantmople qu'en «tisgraeiant le seul et ses soldats, s'avouent vaincus, deman'lèrent a général capable de tenir tête aux barbares, Juspouvoir évacuer librement l'Italie avec leurs ba- tin ne lui envoya pas immédiatement de succèsgages. Narsès y consentit. Mai» cette convention seur. Dans le désordre où la retraite de l'anfut mal observée de part et d'autre. Tandis que cien gouverneur jetait les affaires, tons les liâtes débris de l'armée de Téias se repliaient m- liens s'attendaient avec terreur à voir paraîtrepidement suc Pavie et Vérone, Narsès, se diri- les Lombards au printemps prochain. On disait géant aussi vers le nord, soumettait l'une après que, pour se venger d'une conr ingrate, Narsè* l'autre les forteresses restées au pouvoir de» , les excitait secrètement à envahir nn pays sans

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