CHAPITRE TI
ÉTIOLOGIE
À ce point de vue il en est des myomes comme des autres tumeurs, on sait encore peu de chose. Le sexe a-t-l une influence ? Dans la thèse de Phélisse nous trouvons 10 cas chez des hommes, 11 chez des femmes. Nous avons nous-même 12 observations d'hommes et 13 de femmes.
Pouvons-nous en tirer des conclusions ? nous ne le pensons pas; du moins des conclusions scientifiques, car les résultats obtenus sont dus purement au hasard des recherches. Nous pensons qu'il en est de même pour l’âge. Ainsi Phélisse signale les dermatomyomes de cinquante-deux à soixante ans, les myomes localisés, à partir de vingt-quatre ans seulement. Nos recherches nous ont fait découvrir des myomes uniques dans l'enfance (cas de Nové-Josserand, cas de Vincent).
Nous avons été assez heureux pour trouver un cas de léiomyome congénital diagnostiqué par un examen histologique. Puis nous voyons les myomes apparaitre vers vingt, trente, quarante ans. Le cas d'apparition la plus reculée était celui de Mermet, la malade portait sa tumeur depuis l’âge de cinquante-cinq ans. Puis
nous avons trouvé le cas de M. J. où le début se fit à cinquante-huit ans; c’est la dernière limite jusqu’à présent.
Nous ne parlons pas de l'âge des sujets au moment de l'observation, car certains portent leur tumeur depuis quatre à cinquante ans (cas de Vallas).
Il serait plus commode de faire jouer un certain rôle au traumatisme.
Nous pouvons citer deux casde myomes apparusaprès traumatisme, lun de Phélisse, où la malade reçut un coup de sabot à la jambe et eut un myome à cette région ; l'autre, celui de l'observation IIT, où le malade avait fait une chute sous une voiture.
L'activité fonctionnelle trop grande d'un organe équivaut à la longue à un véritable traumatisme. Pourrait-on appliquer celte éliologie aux myomes de la peau quand, d’après Terrillon, les myomes utérins viendraient surtout chez les nullipares.
L'hérédité n'a pas d'influence. Du moins, jusqu’à présent nous n'en avons pas d'observation.
Les maladies dyscrasiques influent-elles sur Pétiologie des myomes, Elles pourraient en être une cause assez facilement acceptable. En tout cas, dans deux de nos observations, le diabète pourrait au moins expliquer les démangeaisons violentes éprouvées par les malades. Dans l'observation V, nous trouvons une syphihide ulcérée de la racine du nez. Dans celle inédite de Phélisse, la malade avait une bronchite avec craquements humides; celui de l'observation I avait eu la variole, le second malade de Vallas eut des abcès après
sa fièvre typhoïde, et ce serait peut-être une raison
Cr a pour attribuer une influence aux phlegmasies chroniques ou autres sur le développement des tumeurs.
Nous ne pensons pas que la profession influe du tout sur l’évolution des myomes. En effet, nous trouvons que nos malades exercent les professions les plus variées.
Les malades sont bien portants, vigoureux bien développés au point de vue physique et intellectuel.
CHAPTTRE II