‹ Nouvelle Contribution à l'Étude des Myomes de la PeauChapitre 7 sur 35 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Pour décrire les symptômes des myomes, Phélisse adopte dans sa thèse la division proposée par Besnier en myomes multiples et myomes uniques. Nous conservons ces deux catégories de myomes et nous groupons dans une troisième classe quelques cas bien différents au point de vue clinique, et que nous proposons d'appeler cancer musculaire lisse de la peau, par analogie avec ce que MM. Bérard et Paviot ont décrit sous le nom de cancer musculaire lisse de l'utérus.

Myomes multiples.

Les myomes multiples se présentent sous la forme de petits nodules ovales, arrondis, ayant la grosseur d’un grain de plomb à un pois ou une fève au plus. Suivant leur volume, ils font saillie à la vue sous la peau, ou ne sont perceplibles seulement qu’au toucher.

Ces nodosités, ces efflorescences, comme on les appelle en Allemagne, sont dures, élastiques, mobiles avec la peau sur les parties sous-jacentes, et souvent

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mobiles elles-mêmes sous la couche tégumentaire superficielle.

Elles sont dispersées un peu partout sur le revêtement externe ; Phélisse signale leur absence sur la tête, la face, tout en admettant que la localisation peut se faire vraisemblablement sur toute l'étendue du corps. Nous en trouvons en effet, dans nos observations IV et VI, sur la face, la joue, le cou, le nez, le cuir chevelu et, plus le nombre des observations augmentera, plus on trouvera de sièges différents.

Il semble que l’éruption se manifeste plus volontiers sur les membres, du côté de l'extension et au voisinage des articulations.

Plusieurs membres peuventètre pris en même temps et l'éruption peut coïncider aussi sur le tronc. Puis elle gagnerait ensuite le côté de la flexion et n'envahirait les petites extrémités que plus tard (obs. IT).

Ces nodosités présentent une répartition tout à fait irrégulière et ne suivent pas le trajet des nerfs. Elles sont bien limitées et paraissent incrustées dans la peau.

Elles laissent entre elles des intervalles de peau saine. Quelquefois ces nodosités sont si peu nombreuses qu'elles peuvent devenir confluentes, On n'a pas cité d'engorgement ganglionnaire.

La coloration varie suivant l'âge de la tumeur et aussi suivant le siège plus où moins profond dans le derme. On en a décrit de rosées, de rouges, de jaunes, de brillantes, de brun clair, de blanchâtres.

La peau est saine au-dessus de la-tumeur. La peau n'offre pas d'anesthésie, pas de troubles trophiques.

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