A M. LOUIS NICOLARDOT
Ce 27 août 1868.
Mon cher monsieur.^
Je vous remercie de vos communications. Conférer la 'prêtrise est, en effet, inexact; vous me faites revoir mes auteurs originaux, qui disent seulement : envoyer à la -prêtrise.
Quant à la charge de Racine, ce n'est pas moi qui parle, c'est un contemporain, M. Vuillart, et par conséquent il sait la chose d'original. C'est en effet le prix de la propriété que probablement a voulu dire l'ami bien infarmé de Racine. Cela mériterait peut-être une note explicative.
Quant aux gens de Port-Royal qui se détruisent par leurs austérités, je tiens bon, et cela est positif. Il ne s'agit pas seulement de jeûnes à certains jours et de diète végétale : mais de M. de Pontchâteau, qui travaillait comme un paysan tout le jour, et qui se refusait en même temps le nécessaire, excédait toutes les règles de Cornaro; et ce n'est que de cet excès qu'il s'agit dans les passages indiqués» L'hygiène et la diète de Port-Royal étaient, en général, fort mal entendues.
Je vous remercie encore une fois de vos remarques, et il
en sera tenu compte dans Terrata, en tête de la Table des
matières.
Tout à vous.
GCLYl.
A M. LE DOCTEUR CAZIN, SURVEILLANT DE LA LOGE MAÇONNIQUE DE BOULOGNE-SUR-MER.
Ce 30 août ises.
Monsieur et cher concitoyen.
Des félicitations comme les vôtres, comme celles de vos amis de la Loge de Boulogne, ne sont jamais tardives : ce qui est l'essentiel, ce sont les sentiments qui les inspirent, et ces sentiments ont surtout leur prix en ce que, une fois établis, ils durent et font lien, — un lien d'estime et de sympathie.
Veuillez dire à tous vos amis combien je suis heureux et touché de ce témoignage collectif et unanime qui m'arrive au nom d'un groupe si respectable et si uni de mes chers Boulonnais; — et agréer pour vous en particulier, très ho~ noré docteur, l'assurance de mes sentiments dévoués.
P.-S, — J'aurais adressé directement au Président et Vénérable, si je n'avais craint de faire què que confusion due à l'écriture.
DE C.-A. SAINTE-BEUVE
CCLYIL