‹ Nouvelle correspondanceChapitre 66 sur 188 · A M. PHILIBERT SOUPÉ, PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES LETTRES DE LYON · texte numérisé non relu

A M. PHILIBERT SOUPÉ, PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES LETTRES DE LYON

Ce -12 février 1867.

Monsieur,

C'est nous-mêmes qui serions très malheureux et dans notre tort, si nous ne lisions pas les bons travaux qui se font et ne nous tenions au courant. Vos articles se signalent à la fois par le sujet et par la signature, qui est d'une plume sérieuse Cette connaissance d'Outre-Rhin et de tout ce qui s'y passe est de pins en plus indispensable, et c'est être manchot dans les choses de l'esprit que d'en être privé. Vous qui avez l'outil, vous avez un rôle tout trouvé : c'est de nous traduire, et par là je veux dire de mettre à notre portée el de nous présenter à notre mesure ce qui se fait d'important, là-bas, en littérature ou en philosophie. Je serai charmé de faire personnellement votre connaissance, aux vacances prochaines. Vous serez bieii aimable alors de m'aviser par un petit mot jeté à la poste, en me laissant votre adresse, pour nous appointer et ne pas nous chercher vaguement. Je serai charmé de causer de nos études communes.

Agréez, monsieur et cher collaborateur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

1. Sainte-Beuve fait allusion, dans cette lettre, à deux articles publiés par M. Philibert Soupé, dans la Revue contemporaine des 15 et 31 janvier 1867, sur Diderot, d'après un ouvrage allemand. De là le titre de collaborateur, Sainte-Beuve ayant fourni quelques articles à cette Revue.

GLXXY.

A M. PHILIPPE BU Rï Y.

Ce 26 février (i867).

Cher monsieur,

Je ne cesserai pas plus que vous : — vous, de ni'étre spirituellement agréable, — moi, de vous remercier. Je voudrais avoir la plume de Saint-Victor de ce matin, pour démêler toutes ces curiosités que vous possédez si bien ; mais, quoique confusément, je sens les mérites de l'homme de gOLit, et, par conséquent, le prix de son suffrage,

Tout à vous.

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