CCLXVIII
A UN CORRECTEUR DE l'imPRIMERIE IMPÉRIALE POUR LE JOURNAL DES SAVANTS.
Ce 22 octobre 1868.
Monsieur,
J'ai peine à comprendre la manière de faire de l'Imprimerie impériale. J'ai renvoyé une épreuve lundi matin, en demandant une révision. Je n'ai pas reçu cette révision j et voilà que, ce soir jeudi, M. Pauthier a l'obligeance de me venir apporter une mise en pages de mon article qu'il a reçue par méprise. Mais je n'y trouve pas l'épreuve première, qui peut seule me permettre de vérifier avec certitude, et sur laquelle j'avais fait d'assez nombreuses additions. Il me faut rattraper tout cela de mémoire. Je vous serai obligé, monsieur, défaire rechercher cette épreuve ; mais je vous avoue que je ne suis point habitué, si elle ne se retrouve pas, à donner un bon à tirer dans ces conditions, et je vais écrire à M. Lebrun pour qu'il veuille bien ajourner mon article à un prochain cahier.
Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.
Ce 23 octobre -1868.
Monsieur le directeur *,
Veuillez m'excuser si, sans avoir Thonneur de vous connaître personnellement, je viens réclamer votre bienveillance pour un pauvre homme de mon quartier, Brunet, mécanicien, qui allait être reçu, en qualité de graisseur, dans Fadministration, lorsqu'il a passé à la visite d*usage devant Tun des médecins, M. d'H... Celui-ci, Tentendant tousser à son entrée, et sans même l'examiner. Ta déclaré incapable du service comme atteint de bronchite aiguë. Or, il paraît bien que Tétat de cet homme, qui remonte déjà à deux ans, est simplement un asthme qui ne Tempêchera nullement de faire le service, un service qui se fait en plein air, et c'est pour vous prier, monsieur le directeur, de vouloir bien le soumettre à l'examen d'un des autres médecins de l'administration, plus humain et plus attentif, que je viens solliciter votre indulgence.
Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma h^ute considération.
A UN CORRECTEUR DE l'iMPRIMERIE IMPÉRIALE