Les Fleurs de mon printemps
2. M. Gustave Reviiliod a publié, en 1860, à ses frais, un recueil posthume de Poésies inédites de madame Valmore. « Et qu'on le sache bien, M. Reviiliod n'est pas un éditeur; c'est un ami des lettres, libéral et généreux, qui ne se fit éditeur, cette fois, que pour avoir le droit de meltre un prix aux Poésies posthumes dune muse qu'il respectait et admirait. » (Nofe de Sainte Beuve dans le premier article sur Madame Desbordes-Valmorc^ Nouveaux Lundis^ t. XII.)
Heureux qui peut cultiver et cumuler ainsi les délicatesses secrètes du cœur, les curiosités de l'art et les traditions du patriotisme !
Veuillez agréer, cher monsieur, Tassurance de mes sentiments de haute estime et de dévouement.
GXCIX.
A M. JULIEN PIOGEY, AVOCAT.
Co s février 186S.
Monsieur,
Je me suis hasardé hier à parler à monsieur votre frère* d'une pensée que je voudrais mettre à exécution à Toccasion de la loi sur la presse.
Je ne voudrais adresser au Sénat que quelques observations sur un seul point: un regret pour le présent, un vœu pour l'avenir.
C'est au sujet du délit qui est spécifié, je crois ( car j'ignore tout en fait de lois), — délit contre la morale publique et religieuse et les bonnes mœurs.
1® Je voudrais exprimer le regret qu'on ait confondu, sous le même chef, des délits d'un ordre fort dififérent, ceux qui sont en effet contre les bonnes mœurs et d'une nature assez vile, et ce qui peut paraître atteindre la doctrine religieuse dominante et qui appartient à un ordre tout différcni.